Ce qui suit révèlent des faits maintenant passés.

C'était un soir, il était 19 ou 20 heures, l'heure l'importait peu... Il marchait tout droit, à la rectiligne, dans ce long couloir. Des lumières étaient accrochées au plafond, il n'était pas très haut. Ces lumières disposées par paires formaient des lignes parallèles.

En marchant, il observait son environnement, son entourage. Il y avait des portes, des gens, certains qui parlent entre eux, d'autres qui n'étaient juste que de passage, des soldats, mal équipés et à l'allure délabrés... Mais ce n'était pas surprenant, il fallait voir aussi les conditions de travail. Au loin, au fond de ce couloir qui lui semblait sans fin, il aperçu son objectif.

Il pensait à tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'il fait, et tout ce qu'il fera maintenant. C'est sur, s'adapter risquait d'être difficile pour lui. Il s'arrêta un moment, pour se demander s'il avait fait le bon choix. Après tout, rien ne l'empêchait de faire demi-tour. Tout ces gens nouveaux, tout ces visages qu'il ne connaissait pas, la peur de l'inconnu et le doute omniprésent le submergeaient.

L'idée de revenir là d'où il venait lui effleura l'esprit, mais, c'était déjà trop tard. La trahison est une maladie qui ne possède qu'un seul remède, la mort. Ses amis, ses supérieurs, son équipe, il les avaient tous quitté. D'autant plus qu'il n'hésiteraient pas à l'abattre froidement si ils le revoyaient, du moins, c'est ce qu'il pensait.

Il reprit sa marche avec hésitations et résignations. Quelque part, il regrettait ce qu'il venait de faire.

Il atteint enfin son but, il se trouvait désormais devant le sas d'entrée. Son rythme cardiaque s'emballa, le stress en était sans doute la raison. Des voix retentissaient de l'intérieur, plusieurs voix.

Il avait du mal à les distinguer dans cette cacophonie. Tantôt grave, tantôt aigu, parfois forte et faible. Mais une voix l'interpella, modérée aussi bien dans son ton que dans son intensité... Une voix féminine.

Il regardait le capteur digital, encore un moment de doute pour lui, il hésitait à l'enfoncer. Avait-il fait le bon choix ? Tout se jouait maintenant, il savait parfaitement que sa vie aller radicalement changé. Après maintes hésitations et incertitudes, il se redit qu'il était déjà trop tard et qu'il ne pouvait plus marche arrière maintenant. Il souffla d'un trait bref et fort puis il appuya fortement sur le capteur. Le sas s'ouvrit d'un seul coup, et il pu enfin découvrir les responsables de cette cacophonie.

La première personne qu'il remarqua, car elle se distinguait des autres, fut un homme âgé mais pas vieux, qui se tenait debout, droit, une main dans le dos. Cette personne le regardait non pas sans cacher un certain étonnement. Apparemment, il ne s'attendait à son arrivée.

Mengsk : "Pardonnez-moi monsieur, mais qui êtes-vous ?"

Grayson : "Bah ca ne se voit pas ? Le père noël !"

Mengsk : "Ecoutez-moi monsieur, vous vous trouvez dans une salle de réunion, au beau milieu d'un briefing, avec des recrues qui ne semblent pas bien comprendre ce que je leur demande et je ne suis pas d'humeur à plaisanter. Je répète une dernière fois, qui êtes-vous ?"

Grayson : "Ça tombe bien moi non plus... Je suis le colonel Pierce Grayson... Votre nouvelle recrue si vous préférez."

Mengsk : "Notre nouvelle recrue ? Si c'est bien vous, vous êtes en avance. Vous auriez du arriver après le briefing."

Raynor : "Sauvé par le gong …."

Mengsk : "Raynor, s'il vous plait, concentrez-vous un peu !"

Grayson : "Raynor ? Voyez vous ça ...tête de gibbon va, tu me rappelle un capucin ….."

Raynor : "Mais, je ne vous permet pas !"

Grayson : "Tu savais que ta tête vaut un sacré paquet de pognon ?"

Duke : "Bon, écoutez, vous n'allez pas commencer à vous chamailler alors que vous ne vous connaissez même pas. Un peu de concentration, je vous signale qu'on est dans un briefing."

Raynor : "C'est à dire que le briefing ça tournait autour de lui et de sa venue... Et d'ailleurs c'est pour ça que personne n'est d'accord, pour moi c'est un bâtard de confédéré et il le restera. Surtout qu'il a pas hésité à trahir sa faction alors pourquoi pas nous. Bref, je ne lui fait pas confiance, et je contre son arrivée."

Duke : "D'un certain coté, c'est pas faux, d'autant plus que d'un seul coup il a décidé de venir chez nous, ca sens l'espionnage à plein nez."

Grayson : "Merci, c'est sympa mais je vous rassure, j'ai connu pire... C'est vrai, entre une tête de macaque et une tête de gibbon je sais pas trop à qui me fier..."

Mengsk : "Raynor, vous fessiez bien parti des confédérés avant, en plus vous êtes devenu un hors la loi, puis vous avez rejoins la rébellion et je vous ai accepté sans vous poser de questions."

Raynor : "Ouais, mais moi c'est pas pareil, je me suis d'abord retourné contre ma faction avant de vous rejoindre et … "

Grayson : "Et t'es un double traitre..."

Raynor : "Comment il me parle le nouveau, je vais lui péter la gueule !"

Kerrigan : "Bon aller ça suffit les conneries maintenant, Grayson, asseyez-vous et bienvenu parmi nous."

Grayson tourna subitement le regard vers Kerrigan, une expression bizarre s'imprimait sur son visage. Il était mélangé entre l'étonnement et …. la fascination. Il tira la chaise qui se trouvait à coté d'elle et s'assit. … Raynor lui envoya un regard noir, mais il n'y fit pas attention, il était bien trop absorbé...

Mengsk : "Je vous remercie Kerrigan. Donc reprenons... qui êtes-vous Grayson ?"

Grayson ne répondit pas. Normal en même temps, son esprit était bien trop distrait...

Mengsk : "GRAYSON !"

Grayon : "Hein.. Que … Quoi, oui ? ''

Raynor : *à voix basse* "Bouffon !"

Grayson : "C'est à moi que tu parles ?"

Raynor : "Yes fuckin' bastard, you face me !"

Grayson le regarda … Puis, soudainement, se leva avec la ferme intention de le corriger, mais il fut rattraper dans son élan.

Kerrigan : "On reste calme, il est toujours comme ça avec les nouveaux, n'en tenez pas compte."

Grayson : "Mais bien sur, tout ce que vous voulez …"

Puis il se rassit.

Grayson : "Je suis le colonel Pierce Grayson, ex-opérateur des forces Delta au service de la confédération et maintenant à celui de la rébellion."

Mengsk : "Je vous remercie... Les autres, présentez vous aussi."

Grayson : "Non merci j'ai pas envie de les connaitre … Sauf la dame..."

Tout les regards se pointèrent vers lui.

Grayson : "Quoi ? J'ai un bouton sur le nez ?"

Kerrigan : "Vous … êtes sérieux là ?"

Grayson : "Bah oui, est-ce que j'ai une tête à plaisanter ?"

Kerrigan : "… Je suis le lieutenant Sarah Kerrigan, Ghost au service de la rébellion."

Grayson : "Ghost ? J'en ai déjà entendu parlé, il paraît que se sont des assassins professionnels."

Kerrigan : "C'est vrai, je connait douze moyens de vous tuer sans bouger de ma place."

Dit elle en affichant un sourire.

Grayson : "Ça tombe bien, je connait 32 moyens de vous neutraliser sans bouger la mienne."

Ils échangèrent un bref regard … Bref, mais significatif. Tout les doutes de Grayson s'envolèrent ainsi.

A suivre...