PS : I love You, Edward

(suite)

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Collection "les 3 OS Noël 2014"

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par Natasha Nox

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L'univers de Stephenie Meyer appartient à Stephenie Meyer

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Bonjour,

J'ai vu que cet OS vous avait bien plu donc voici une "suite". J'ai écrit "chapitre 2" mais c'est plus "suite 2".

Bella est toujours jeune dans la plupart des fictions que je lis. Dans la mienne, non. Bella est une belle et douce mamie.

"PS : I love You, Edward" est toujours un UA/AH :)

Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 2 : Un douloureux quotidien.

Emmitouflée dans mon parka Levi's bleu foncé offert à mon dernier anniversaire par mon bien-aimé, je filais à travers la brume. J'avais toujours ronchonné face à ses cadeaux onéreux, me sentant redevable. Mais maintenant que le froid tentait de mordre ma peau avec hargne, ce manteau épais et de bonne qualité était plus que le bienvenu. Plus que quelques minutes de combat contre l'humidité et le froid me séparaient de l'abri-bus. La douleur, l'arthrose du genou, revint plus vivace et me fit souffrir. Je me mordis la lèvre inférieure. Plus que quelques minutes avant de m'asseoir sur l'abri-bus et deux minutes encore, avant que le véhicule de transport arrivât.

Depuis qu'Edward avait été hospitalisé, le jour d'Halloween, chaque jour, c'était le même capharnaüm. Se lever, préparer son café avec un bout de brioche, s'asseoir dans son fauteuil massant, allumer la télé, téléphoner au travail de ma fille Renesmée, ouvrir la porte à la femme de ménage Jessica, faire sa toilette, m'habiller, prendre mes affaires, prendre un café avec Jessica qui était particulièrement bavarde, puis partir en même temps qu'elle pour que la jeune femme m'aide à descendre les quelques marches devant l'immeuble. Le souffle, le craquement des os, la vision. Plus je vieillissais, plus ma santé empirait. Mais j'étais encore en vie.

W, ligne W. Plus que trois pas. Une femme enceinte de quelques mois me vit me presser et retarda le bus en plaçant sa poussette en travers de l'entrée. Essoufflée, je la remerciai. Elle me sourit mais sa gentillesse ne l'empêchât pas de s'asseoir à la toute dernière place, une place réservée. Devais-je réellement lui en vouloir? Mes os me faisaient souffrir et les freinages brusques et réguliers du bus étaient à deux doigts de me faire valdinguer. Toutefois, si cette femme enceinte était debout, elle prenait tout autant de risques avec la vie naissante en elle. Sans broncher, je m'accrochais à deux mains à une barre près de la sortie. Bella, je peux t'emmener le voir si tu le souhaites, entendis-je la voix de Jacob Blake dans ma tête. J'ai toujours le permis, je peux te conduire à l'hôpital comme à l'église au lieu que tu prennes des risques à sortir seule pour prendre le bus. Je serais plus rassuré. Chaque fois que je sortais de chez moi, Jacob me proposait de me conduire où je voulais mais je refusais. Je refusais car je savais que mon ami d'enfance était jaloux. Par le passé, il avait tenté de me prendre à Edward et j'avais conscience qu'il nourrissait toujours des sentiments à mon égard.

Arrivée à l'hôpital, je descendis du bus et me préparai psychologiquement à mon ascension de la rampe devant le centre. Depuis la construction de ce nouveau centre hospitalier, quinze auparavant, je n'avais jamais compris l'installation de cette rampe qui, bien qu'elle était censée faciliter l'accès à l'hopital, était beaucoup trop raide pour les personnes du troisième âge. Quand j'entrai à l'intérieur du bâtiment, Victoria, l'une des femmes de l'accueil, avec laquelle j'avais eu quelques soucis par le passé et dont la haine était clairement exhibée, me vit et balança d'une voix monotone : "Bonjour, Madame Cullen, vous venez voir Monsieur?" J'acquiesçai en silence en posant mon sac sur le comptoir. "Monsieur Cullen ne va pas mieux mais vous pouvez lui rendre visite. Je vais prévenir de votre arrivée." Après qu'elle ait passé un coup de fil, je me dirigeai vers l'ascenseur où je croisai Mike Newton, un ancien soupirant de lycée, qui m'invita à prendre un petit café à la machine au rez-de-chaussée après les visites. Je refusais poliment. Un café en la compagnie de Mike Newton m'aurait beaucoup plu en d'autres circonstances. Par les ragots, j'avais appris que sa femme était souffrante, en dernière phase d'un cancer des os. Même si je pouvais comprendre qu'il ait besoin de réconfort, je ne voulais pas manquer de respect à cette femme. En quelques mots, je m'éclipsai pour, finalement, me frayer un chemin parmi le dédale de couloir et rejoindre la chambre de mon bien-aimé. La porte était verte et un petit encadré "17" indiquait le logement. Je toquai deux fois, signalant mon arrivée à mon amour éternel, et poussai doucement la porte. Une surprise m'attendait à l'intérieur.

Renesmée! Je poussai un cri de joie car ma fille et moi, nous ne nous étions pas vues depuis des mois. Son travail lui prenait beaucoup de temps et elle se déplaçait régulièrement. Sans attendre une seconde, ma douce Renesmée se jeta dans mes bras et me câlina sous les yeux tendres de son père, allongé à quelques mètres. Quand elle se détacha de moi, je me précipitai vers mon mari et lui pris la main. "Comment tu te sens?", lui demandai-je d'une voix trahissant la panique. "Les médecins t'ont donné plus de détails?". Il me sourit en caressant de son index ma joue. "Tant que tu es là, je ne pourrais me sentir mieux, ma douce Bella." "Je suis si inquiète, Edward", lui avouai-je d'une voix larmoyante. Derrière moi, Renesmée s'éclaircit la voix et nous dit qu'elle souhaitait nous laisser quelques minutes. Elle nous fit un petit coucou avant de disparaître derrière la porte. "Quel adorable enfant nous avons fait!", s'exclama Edward. Je répondis d'un simple sourire. Ne pouvant plus attendre, je l'embrassai. Chaque jour, j'attendais mon baiser. Depuis notre rencontre, nous nous embrassions chaque jour. Cet acte me rassurait, cet acte me rappelait que nous étions ensemble, vivants. Puis il détacha ses lèvres et caressa à nouveau ma joue. "Bella, il faut qu'on parle." Mon coeur se mit à battre à la chamade, je sentis qu'il y avait anguille sous roche.

"Dans deux jours, je dois être opéré. C'est une opération assez importante et nous devons prendre les devants." Je gémis mais il poursuivit : "Si je meurs, je veux que tu continues de vivre dans le confort, Bella. Si je meurs, je veux que tu vives."