Fandom : Kuroko no basuke
Titre : Par un dimanche enneigé
Disclaimer : Les personnages de Kuroko no basuke ne m'appartiennent pas et heureusement, sinon, les vestiaires se seraient transformés en lupanars ! Sinon et malgré le porte-monnaie vide de fin d'année, je ne fais pas d'argent avec cette fanfic
Rating : Hem… Enfin, M, quoi, parce que bon, hein…
Genre : En voilà une question qu'elle est bonne !
Pairings : Midorima x Takao (la base), Kuroko x Momoi (je voulais le faire, je l'ai fait)
Remerciements : Je remercie ma fidèle beta Riddikulus, pour sa relecture alors qu'elle est débordée par la préparation des fêtes de Noël… Je n'oublierai jamais ton sacrifice !
Précisions (au cas où) : je ne peux répondre directement aux reviewers anonymes. Sachez cependant, s'il y en a, que je reçois les commentaires avec grand plaisir, mais que si vous voulez papoter, il faudra s'inscrire !
Chapitre 2 : La balade des gens heureux
Elle faisait sensation partout où elle posait le pied, il n'y avait pas à dire. Ce qui permettait à Kuroko de passer complètement inaperçu, invisible face au charme flamboyant de Satsuki. Et cela l'arrangeait bien, car ainsi, personne ne le voyait se faire vigoureusement traîner de magasins en magasins, arborant son éternelle moue impassible. Il était content d'avoir proposé à Momoi-san d'aller se balader au centre commercial près de la station de Yebisu. En plus d'y trouver de bons restaurants et un Maji Burger, il y avait énormément de magasins de vêtements et d'accessoire dans la galerie marchande, ce qui faisait le bonheur de la jeune fille aux cheveux roses. Et même si lui se contentait de suivre passivement le train, il devait avouer que la voir si enthousiaste le remplissait de bonheur, d'autant plus qu'elle lui avait donné un sacré coup de main pour ses révisions de Mathématiques.
Il lui devait bien ça.
Et puis, ils n'avaient plus trop eu l'occasion de sortir ensemble, avec la Winter Cup… Et pour des amoureux comme eux, lui-même reconnaissait que ça ne le faisait vraiment pas. Il regrettait quand même l'époque du collège, où ils pouvaient se voir tous les jours.
« Tetsu !
-Satsu…
-Qu'est-ce que tu penses de ce bonnet ? »
Devant un miroir en pied, elle revêtit ses cheveux roses par un bonnet en laine à pompon, dans les tons pastels et se retourna vers son petit ami, qui fit un signe négatif de la tête.
« Non. Ça ne va pas à ton caractère.
-Ah ? Et pourquoi tu voudrais l'associer à mon caractère ?
-Parce que je n'y connais rien en vêtements, je pensais que tu t'en souvenais.
-Bien, alors… Que dis-tu de celui-ci ? Est-ce que ça va plus avec mon caractère, comme tu dis ? »
Elle déposa le bonnet pour en prendre un autre, noir avec un tag blanc et à la coupe clairement masculine.
« Mmm… Avec tes cheveux lâchés, ce serait encore mieux, attends… Tu permets ? »
Il se rapprocha d'elle et lui enleva la barrette qui retenait ses cheveux en une queue de cheval et ceux-ci chutèrent sur les épaules de l'adolescente.
« Ce bonnet tranche avec ton allure féminine… C'est assez sexy…
-Vraiment ?
-Eh bien, ça te va mieux : tu es manager d'une équipe de basket et passe ton temps à t'entraîner avec des gars, plutôt que de papoter avec des copines…
-C'est vrai, mais… Tetsu, est-ce à dire que je ne suis pas assez féminine ?
-Alors ça… Tout ce que je sais, c'est que tu es très bien pour moi.
-Oh, Tetsu…
-On devrait pouvoir trouver un compromis, s'empressa-t-il d'ajouter, voyant qu'elle était à deux doigts de se jeter dans ses bras et de l'étouffer plus que de raison. Que dis-tu d'une coupe comme ça ?
-Un béret ?
-C'est plus original.
-Et mignon. Laisse-moi l'essayer !
-D'accord, tiens. »
Il lui choisit un béret gris anthracite, très austère dont elle se saisit et qu'elle posa sur sa tête rose. Elle fit face au miroir, de nouveau, tourna la tête à droite et à gauche à plusieurs reprises avant de donner son verdict :
« Non. Trop discret. Quoique… D'un autre côté, ça ne surclasse pas ma tenue. Discret, en effet, mais… Ça me met en valeur sans être trop voyant, c'est un peu comme…
-Comme quoi ?
-Comme toi, Tetsu !
-Ah… Mais je suis bien plus discret que ce béret.
-C'est vrai que parfois, je me demande si tu es bien là.
-Tu veux vérifier ? La tenta-t-il en ouvrant grand les bras. Mais pas trop fort, hein…
-Bien sûr ! »
Elle se rua dedans et l'enlaça fort, en faisant quand même gaffe pour ne pas que son petit ami ne rende l'âme trop vite… Ce serait fâcheux…
« Bien, alors, tu veux faire d'autres essais ou tu fais un choix parmi tous ceux que tu as déjà vus ?
-Que dirais-tu d'une toque en fourrure, comme ça ? »
Elle déposa le béret pour prendre une toque et la posa sur sa tête, puis se retourna vers Tetsu :
« Mmm… Comment dire ?
-Ça ne va pas à mon… caractère ?
-Aussi, ça fait trop guindé. Surtout…
-Quoi ?
-Tu la perdrais à chaque fois que tu te jettes dans mes bras.
-Ah… Tu paries ?
-Tu n'as qu'à essayer pour voir.
-D'accord ! S'exclama-t-elle en se mettant en position pour foncer sur lui.
-Euh… Ménage-moi quand même, Satsu…
-Ready ?
-Euh…
-Go !
-N… Ah ! Attention ! »
Le petit couple, emporté par la fougue et la force d'une Momoi lancée à pleine puissance comme un bolide de course, tomba lourdement au sol, entraînant au passage tous les couvre-chefs qui étaient jusqu'à présent tranquillement étalés les uns contre les autres sur un plateau de table, posé sur deux tréteaux métalliques. Kuroko se cogna d'ailleurs la tête contre l'un d'entre eux. Sur son ventre, sa chérie était tout contre lui, la toque de fourrure partie de ses cheveux pour échouer elle aussi par terre.
Alerté par ce désordre, les quelques autres flâneurs tournèrent la tête en leur direction et deux vendeurs se précipitèrent à leurs côtés pour les aider :
« Vous allez bien ? » Leur demanda l'un d'entre eux en tendant la main.
Satsuki se retourna vers lui, lèvres entrouvertes, ses adorables orbes framboise et ses cheveux épars sur ses épaules qui tombaient gracieusement sur le manteau noir de Kuroko…
Ils ne se firent pas incendier pour leur raffut. Et eurent même droit à un bonnet gratuit de la part du vendeur…
XxXxXxXxXxXxX
Après une semaine harassante partagée entre l'école, les devoirs et le basket, un samedi dévolu à l'entraînement et un dimanche en grande partie dédié aux révisions, Takao et Midorima aimaient prendre le temps de se détendre un peu avant de recommencer leur routine hebdomadaire. Souvent, ils allaient sur un terrain de street déverser leur hargne et régler leurs différends de la semaine écoulée avec un ballon de basket. Mais en ce dimanche de Février, la neige avait tout recouvert, leur arrivant aux mollets. Alors ils s'adonnaient à leur seconde activité favorite, pour laquelle ils comptaient leur argent de poche respectif accordé pour la semaine, faisaient leur choix et coupaient la poire en deux.
Ils avaient fermé les cahiers, Takao avait fait son sac afin de rentrer plus tard directement chez lui et ils s'en étaient allés, marchant jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche pour se rendre en centre-ville. Assis l'un à côté de l'autre, ils avaient passé le temps en partageant les écouteurs du brun afin d'écouter de la musique et en avaient même failli s'assoupir et manquer leur descente. Leurs pieds s'étaient brutalement écrasés dans la neige lorsqu'ils avaient précipitamment sauté en même temps du bus pour atterrir sur le trottoir.
« Hé bé ! C'était moins une, Shin-chan…
-Il n'y a qu'avec toi que ce genre de choses m'arrive… Et pourtant, j'ai bien pensé à amener avec moi mon porte-bonheur du jour…
-Ah, ta barrette bleue dans les cheveux… Je me disais aussi… Les Cancers étaient combien, à l'horoscope d'Oha Asa ?
- Sixième. Ce qui signifie que je dois me montrer plus vigilant…
-Enfin, on a juste failli manquer l'arrêt de bus où on descendait, pas de quoi fouetter un chat…
- Encore une fois, ton insouciance a parlé… Imagine que nous nous étions endormis jusqu'au terminus ? Nous aurions dû faire tout le chemin en sens inverse et nous aurions perdu beaucoup de temps !
-Ah, ainsi donc, Shin-chan, tu avoues ton impatience ? Nota le brun aux yeux bleus métallisés, une lueur démoniaque dans le regard.
-Bien sûr que non », répliqua Midorima du tac au tac, sans se démonter le moins du monde.
Sauf que Takao ne l'écoutait plus et partit en courant devant eux, les bras en l'air et criant à tue-tête, comme s'il avait régressé mentalement :
« Shin-chan est un tsundere !
-Je ne suis pas un tsundere !
-Et en plus de ça, il a l'esprit pas catholique ! Du tout !
-Arrête de raconter n'importe quoi ! Contra le grand basketteur à lunettes en commençant à lui courir après, inquiet, malgré tout, qu'il n'arrive quelque chose à son camarade et coéquipier.
- Shin-chan est un obsédé !
-La… La ferme, Takao !
-Jamais ! Conclut le susnommé en se retournant pour lui tirer la langue, avant de se mettre cette fois-ci à trottiner gaiement, en entamant une comptine de son cru :
« Shin-chan a des pensées louches ! Alors que pourtant, il est une sainte-nitouche ! »
Stoppé net dans son élan par ces paroles ahurissantes, sentant sur eux les regards des passants, des habitués et des travailleurs du coin, Midorima sentit son sang geler dans ses veines, tant la gêne et la honte l'empêchaient de faire le moindre geste. Quelques mètres devant, le point guard de Shûtoku continuait, très satisfait de lui-même :
« Devrais-je le prendre sous la douche ? Ou alors, devrais-je prendre sa bouche ? »
Le shooteur ne savait plus où se mettre et se frappa une main aux doigts bandés sur le visage… Avant de se ressaisir, boosté par les murmures désapprobateurs des personnes de tous les âges qui l'entouraient. Et par réflexe, il fit ce qu'il savait faire de mieux. Il ramassa de la neige et en fit une jolie boule ronde qu'il lança de toutes ses forces vers sa cible qui se la prit sur le crâne. Surpris, Takao se retourna brutalement en se tenant le sommet de la tête des deux mains :
« Hé, Shin-chan, c'est pour quoi, ça ?
-A ton avis ? » Rugit ce dernier en s'élançant vers le brun pour lui donner une bonne leçon.
Taquin, mais pas masochiste pour un sou, le possesseur de l'œil de faucon se tira vite fait bien fait, histoire de semer son poursuivant. Qui avait de bien plus longues jambes que lui, malheureusement. Mais Takao courait vite. Et bien. En plus de sa taille assez commune pour un adolescent de son âge, ses yeux peu ordinaires lui permettaient de zigzaguer aisément entre les autres piétons tout en esquivant plus ou moins les projectiles enneigés de Shin-chan, qui ne ralentissait même pas pour viser, le salaud !
Sans se formaliser de son manque de délicatesse lorsque Takao se dérobait à sa vue subrepticement et qu'une boule de neige atterrissait droit sur une victime collatérale qui passait par là, Midorima prit tout ceci très au sérieux, comme à son habitude : opération "Mort à la pipelette !", dont le but était de fermer le clapet de cet impertinent qui osait déblatérer des paroles obscènes à son sujet dans un lieu public ! Rien d'autre ne comptait à ses yeux émeraude. Et pour être sûr de ne pas perdre de vue ce satané renard en le quittant du regard, le grand à lunettes ramassait la neige non pas au sol, mais sur les rebords des étals, des comptoirs ou des fenêtres du rez-de-chaussée. A la guerre comme à la guerre !
Midorima et Takao ne surent jamais qu'ils firent un tel scandale dans cette rue commerçante qu'ils furent fichés par les habitués du quartier durant des mois…
