Juillet ou Aout 1993

Je savais qu'un jour je le verrais. Je savais ou l'on l'avait emmené en ce jour funeste. Mais je ne pensais pas que je ressentirais ce que je ressens. Le vent souffle légèrement et le buisson ou je me trouve me chatouille. Mais je n'y accorde pas d'importance. Il vient de sortir de la maison numéro quatre en claquant la porte. Avec une valise. Quelqu'un hurle au loin. Je le suis, parmi les buissons. Comme il ressemble à James. Il finit par s'arrêter pas très loin d'une aire de jeu. Il regarde autour de lui et s'arrête sur moi. Je me rends compte alors que je m'étais avancé. Il a peur de moi. Il fait un mouvement de sa baguette. Une détonation retentit et je me mets à courir, loin, vite. Je sais alors ce qu'il me reste à faire. Les retrouver en ce lieu qui fut témoin de notre amitié, car je sais qu'ils s'y retrouveront tous les trois. Quedver, bien sûr ce traître. Lunard, y a trouvé un travail. Je l'ai suivi quelques jours avant de venir ici. Et Cornedrue, repose en paix à jamais en cet endroit magique. Son esprit n'a jamais quitté cet endroit ou nous sommes devenus amis, cet endroit où il a rencontré Lily.

2 Septembre 1993

Il est dix heures, je suis venu ici malgré ma promesse de retourner au château car alors que je courais en direction de l'écosse, je me suis souvenu de la première fois ou nous nous sommes rencontrés. C'était dans un train. Je me glisse sous un banc de la gare. Je viens juste de m'installer quand alors je le vis, Lunard. Il ne m'a pas vu. Je me rends compte alors qu'il a vieilli, beaucoup plus que moi. Mais je sais pourquoi. Tout d'un coup, j'ai envie de sortir de ma cachette. Après tout il n'y a personne. De crier que je suis là. De retrouver mon vieil ami. Alors je me souviens que j'ai passé douze ans à Azkaban, qu'il me croit coupable, que des gens vont arriver et surtout que je suis en mode sac à puces. Il monte dans le train mais à la dernière minute se retourne. Je le suis du regard, je sais que son instinct de lycanthrope m'a détecté. Il marche jusqu'au dernier wagon, notre wagon. Alors j'attends que des gens commencent à arriver. Il n'arrive que cinq minutes avant le départ du train. Il est avec une famille de rouquin. Les Weasley d'après le journal. Quedver est avec eux. Plus pour longtemps. Ils montent dans le train, sauf lui. Monsieur Weasley sans doute, lui parle à part. Je m'approche discrètement et là, de mon ouïe de chien, j'entends ce que tout le monde pense.

-Tu dois faire très attention Harry.

-A cause de Sirius Black, Monsieur ?

-Oui, Harry les autres ne voulaient pas que je t'en parle mais.....

-Sirius Black s'est échappé d'Azkaban pour me retrouver ? »

Ce que tout le monde pense. Ce n'est pas si loin de la réalité. Certes je veux le retrouver mais pas le tuer. Je retourne à ma cachette, le train démarre. Il monte dedans.

J'attendrai que tout le monde s'en aille puis je suivrai la voie de chemin de fer. Vers le lieu de notre grande amitié. Et Cornedrue, je te promets que je le sauverai. Ton fils. Harry Potter.