Merci à chouchoumag, Myanna, bichou85, alicia, petitelulu27, Charloon', lucie62170, titine, ely, jenny, Fanoudusud, BellaSwan12, nanaki, Fanny, petitefilledusud, popo, 4cece, Floraline, alice'n'tom, Arabella Darcy, ousna, fraise pour leur reviews qui m'ont fait très plaisir. Merci également qui m'ont mis en favoris et en alerte. Je suis contente que ce premier chapitre vous ais plu.

Merci à Hanine pour son merveilleux travail de Beta.

Ely : Merci pour tes compliments qui me vont droit au cœur. Je suis contente que tu apprécies autant ma fic.

Fanny : J'ai mis de côté pour l'instant mes deux autres fic dont Pour Eric pour me consacre entièrement à cette nouvelle fic vu qu'il y a un temps imparti pour le concours. Mais je les reprendrais une fois que j'aurais fini celle-ci, en commençant par le dernier chapitre de Pour Eric.

Fraise : Effectivement, mon inspiration vient du fille Bodyguard.

Chapitre 2

Lorsque je me réveillai le lendemain matin, je vis Edward endormi dans le fauteuil dans lequel il avait passé la nuit à côté de moi. Je le regardai pendant un moment. Il était encore plus craquant lorsqu'il dormait. Sans faire de bruit, je me levai pour aller préparer le petit-déjeuner. Après cette nuit qui avait dû être inconfortable pour lui, je lui devais bien ça. Ignorant ses goûts, je fis simplement des toasts, du café et du jus d'orange.

Au bout de quelques minutes, je le vis arrivé, encore un peu dans les vapes.

« Bonjour » l'accueillis-je en posant une assiette sur la table alors qu'il s'y asseyait. « Comme je ne savais pas ce que tu préfères, j'ai juste fait ça. Si tu veux autre chose, dis-le-moi et je te le fais. »

« Bonjour. Ne te donne pas de peine. Ça me convient parfaitement. Merci » me répondit-il avec un petit sourire.

« C'est moi qui te remercie d'être resté auprès de moi cette nuit. Tu n'étais pas obligé de le faire et tu n'as pas dû bien dormir. »

« Il n'y pas de quoi ! Tu avais besoin d'être rassuré et ce n'était si terrible que ça » m'assura-t-il.

« Tu as raison, je ne dois pas laisser ce fou prendre le dessus sur moi. Je dois aller au-dessus de ma peur » lui dis-je avec assurance.

« C'est bien que tu raisonnes ainsi. Ça me fait plaisir de voir que tu as décidé de te battre » me dit-il en serrant doucement ma main avec la sienne.

Je ressentis une décharge électrique à ce contact. Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas ressentis cela avec un homme. Sa chaleur se répandit en moi. Je fus prise d'une soudaine excitation lorsqu'il me fixait du regard.

« Je vais aller prendre ma douche » lui annonçai-je, chamboulé.

Je me levai et m'éloignai rapidement de lui. Je passai dans ma chambre pour récupérer des vêtements propres et filai dans la salle de bain. Le jet d'eau froide me fit du bien mais n'arrivait pas à calmer la tension sexuelle que j'éprouvais. Alors je fis glisser ma main jusqu'à mon intimité et commençai à me caresser.

Je fermai les yeux et gémis de plaisir lorsque mes doigts entrèrent en contact avec mon petit paquet de nerfs. J'imaginais que c'était ceux d'Edward. Je continuais de me masturber en pensant à lui. Mes cris de jouissance s'amplifiaient lorsque j'insérai un doigt dans ma fente humide, puis un second. Dans ma tête, il prenait mes fesses en coupes pour me soulever et j'enroulais mes jambes autour de sa taille tandis qu'il me pénétrait. Puis il me prenait avec fougue contre le mur de la douche.

L'orgasme me submergea et je me laissai totalement aller. Je finis de me laver et m'habillai. Je sortis et allais le retrouver. Heureusement pour moi qu'il était assis sur le canapé et qu'il lisait le journal. Sinon il aurait pu entendre mes gémissements et aurait débarqué. J'aurais été morte de honte.

« Je voudrais que tu m'apprennes à me défendre » lui annonçai-je, interrompant sa lecture.

J'y avais pensé pendant que je préparai le petit-déjeuner.

« Pourquoi ? Tu n'en as pas besoin. Je suis là pour te protéger. »

« Tu ne seras pas constamment à mes côtés. Il y aura bien des moments où tu devras me laisser seule. Et si ce type en profiter pour m'agresser ? Qu'est-ce que je pourrais faire contre lui si je ne connais aucun geste de défense ? »

« C'est vrai, je n'y avais pas pensé. Tu marques un point. Quand veux-tu commencer » concéda-t-il.

« Aujourd'hui » répondis-je, contente qu'il accepte ma demande.

Je reprenais confiance et n'avais plus peur.

Il partit prendre sa douche et j'imaginai l'eau coulant sur son corps nu qui devait être un vrai plaisir pour les yeux. L'excitation me submergea et je dus me faire violence pour stopper mes pensées. Vingt minutes plus tard, il revint et m'annonça qu'il avait réservé une petite salle de sport pour que l'on soit tranquille.

Une fois arrivés là-bas, on se changea et il m'emmena vers un sac de boxe. Il me tendit des gants et je le regardais étonné.

« J'ai dis que je voulais apprendre l'auto-défense, pas la boxe. »

« Et c'est le cas, la première leçon consiste à t'enseigner comment donner des coups sans te blesser. »

Il m'aida à enfiler les protections et me demanda de frapper fortement dans le sac. Celui-ci ne bougea pas d'un pouce.

« Mieux que ça » m'ordonna-t-il.

J'y mis plus de force mais encore une fois, j'obtenus le même résultat. Je poussai un soupir d'exaspération.

« Ça ne même à rien. Je n'y arriverais pas » lui dis-je déçu.

« Tu baisses déjà les bras. Moi qui croyait que tu étais motivée et persévérante. Visiblement, je me suis trompé. »

Ses paroles me blessèrent. Je n'étais pas une personne qui abandonnait facilement. Je me retournais et redonnai un coup dans le sac mais il bougea à peine. Il vint se placer derrière moi et se pencha pour me murmurer à l'oreille.

« Ferme les yeux. Imagine que c'est ce fou, qu'il se trouve dans ta chambre, la nuit et qu'il te regarde dormir. »

Son souffle chaud me donna des frissons de désir qui se transformèrent immédiatement en peur lorsqu'il commença à raconter son scénario. Et si c'en était pas un ? Et si ce type m'avait réellement observée durant mon sommeil sans que je ne le sache ?

« Tut te réveilles et tu l'aperçois. Il s'approche de toi. Vas-tu le laisser faire ? » poursuivit-il.

Non ! Il en était hors de question. J'ouvris mes yeux et sans réfléchir, je frappai de toutes mes forces l'objet en face de moi qui pour la première fois tangua. Poussée par la rage, je répétais mes coups plusieurs fois de plus en plus fort.

Je sentis Edward posai ses mains sur mes épaules pour me calmer.

« C'est bon, tu es en sécurité. Il n'est pas là, tu ne crains rien. »

« Et si c'était vrai ce que tu as raconté ? Peut-être qu'il se trouvait à quelques centimètres de moi et que je l'ignorais » lui dis-je, paniquée, toute ma confiance ayant disparu.

« Je suis désolé, je n'avais pas pensé à cela. J'aurais dû prévoir comment tu réagirais. Je voulais te provoquer et te mettre en colère. Pardon. Tu ne dois pas avoir peur. Il ne t'approchera plus : j'ai fais changer toutes les serrures et je suis là. Je ne le laisserais jamais te faire du mal, tu m'entends ? » me dit-il pour me réconforter et il me prit dans ses bras.

Je me sentais bien ainsi, ma tête contre son torse. Ma peur s'évanouie peu à peu pour laisser place à la sérénité. Au bout de quelques minutes, il m'écarta de lui pour me regarder.

« Souviens-toi. Tu ne dois pas le laisser prendre le dessus. Retrouve ton attitude de ce matin. »

« Tu as raison, il faut que je sois forte et que je ne me laisse pas abattre. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Je continue à frapper dans le sac ? » lui demandai-je, de nouveau d'attaque.

« Tu te sens prête à poursuivre ? On peut arrêter pour aujourd'hui et reprendre demain, si tu veux. »

« C'est bon, je vais mieux » lui assurai-je, en lui offrant un sourire.

« D'accord. »

Le reste de la séance, je m'entraînais à frapper un mannequin. À chaque coup que je lui portai, j'imaginai que c'était mon harceleur.

Au bout de deux heures, Edward décida que c'en était assez pour aujourd'hui. On se doucha et se changea. L'après-midi, j'avais une séance d'essayage de vêtement pour un prochain défilé. On s'y rendit tout de suite après. Comme promis, il ne me quitta que lorsque je devais me changer. Sa présence me réconfortait et m'apaisait. Je me sentais plus en sécurité lorsqu'il était près de moi.

Une fois que la styliste eu fini ses réajustements, nous rentrâmes à la maison. En chemin, on s'arrêta dans un magasin pour qu'il s'achète un maillot de bain. Il était nécessaire pour lui d'en avoir un puisque le lendemain, j'avais un shooting à la plage avec Rosalie.

Pour me rafraichir et pour me relaxer, je lui proposai d'aller piquer une tête dans la piscine. Il accepta et on partit se changer. Je choisis un petit bikini qui mettait bien mes formes en valeur pour voir quelle serait sa réaction et pour voir si je lui plaisais. Je sortis de ma chambre et me rendis dans le jardin. Si jusqu'à présent, j'avais réussi à me retenir de ne pas lui sauter dessus, toute ma volonté disparue face au spectacle qui s'offrait à moi.

Il était assis au bord de la piscine, les pieds dans l'eau. Pour la première fois, je pus admirer son torse magnifiquement musclé. Lorsqu'il me vit, il me sourit et vint me rejoindre. Malheureusement pour moi, il portait des lunettes de soleil donc je ne pu voir quel effet j'avais sur lui.

Le short qu'il avait choisi un peu plus tôt lui allait à merveille. Il était noué au niveau de ses hanches et laissait apparaître le V de sa ceinture abdominale. Je fondis sur place en m'imaginant le reste de son corps, celle qui me faisait fantasmer. Je nous voyais entrain de baiser au bord de la piscine. C'était torride et bestial.

« Bella ! Est-ce que ça va ? Tu as l'air ailleurs » me demanda-t-il, mettant fin à mes rêves assez chaud.

« Tout va bien, j'étais juste perdue dans mes pensées qui n'avaient rien avoir avec mon harceleur, je te rassure » lui répondis-je, souriante.

J'installai ma serviette sur l'une des chaises longues et me passais de la crème solaire sur le corps. Il fit de même et je l'observais, la bave au coin de la bouche.

« Tu peux m'en mettre dans le dos ? Je ferai de même pour toi » dit-il en me tendant le tube.

« D'accord » répliquai-je, en déglutissant alors qu'il se retournait.

Je craignais que si mes mains touchaient son corps d'apollon, je ne puisse me retenir. Alors, je m'évertuai à penser à des choses rédhibitoires afin de calmer mes ardeurs tandis que je me dépêchai.

Il me fit à nouveau face et prit le tube. Je lui tournai le dos tout en me préparant mentalement. Quand il commença à étaler la crème, je dû faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas gémir et je me mordis la lèvre inférieure pour ne laisser échapper aucun bruit.

Ses mains étaient douces et je me dis qu'elles devaient faire des merveilles lors de rapports plus intimes. Je fus submergée par le plaisir qu'elles me procurèrent. Il continuait de me masser, inconscient de l'effet qu'il produisait en moi. Je fus rapidement toute trempée. Puis il cessa.

« C'est bon. On peut y aller » m'annonça-t-il.

Je bondis de ma chaise et plongeai dans l'eau froide. Il fallait que je m'éloigne de lui car de toute évidence, je n'arrivais pas à contrôler mes envies. Si je voulais ne pas craquer, il allait falloir que je mette de la distance entre lui et moi.

Je nageai quelques longueurs savourant la fraicheur de l'eau contre ma peau brûlante. Au bout d'un moment, je le vis m'observer, appuyé contre le rebord. Je m'arrêtai pour reprendre mon souffle et il vint me rejoindre.

« Tu es une bonne nageuse » me dit-il.

« Oui, j'adore ça. Cela me détend et j'oublie tout quand je suis dans l'eau. »

« Pareil pour moi » me répondit-il avant de se lancer dans un crawl parfait.

J'admirais ses mouvements et son dos musclé. Lorsqu'il me rejoint, il me proposa de faire une course.

« Qu'est-ce que remporte le gagnant ? » lui demandai-je, d'une voix sexy.

Je voulais voir s'il n'était pas insensible à mon charme et s'il oserait me proposer que l'on devienne plus intime.

« Je ne sais pas… le droit de choisir le repas de ce soir » répondit-il, cassant le petit espoir que j'avais nourri.

« D'accord » répliquai-je, peu enthousiaste.

On se plaça l'un à côté de l'autre, pris nos appuis et c'était parti. Malgré ma déception, je voulais gagner. Je donnai tout ce que j'avais. Je l'aperçus au même niveau que moi et j'accélérai. Puis, je touchai le mur et il arriva quelques secondes derrière moi.

« Qu'est-ce que tu es rapide ! » s'exclama-t-il entre deux respirations. « Alors, qu'est ce que tu veux pour ce soir ? »

Toi ! cria mon esprit mais après ma tentative échouée, je n'osai pas réessayer.

« Une pizza » lui répondis-je, en l'éclaboussant.

Il fut surpris et j'éclatai de rire. Puis, il se vengea. On s'amusa comme des gamins à s'asperger de l'eau l'un et l'autre. Tout d'un coup, il m'agrippa autour de la taille et plongea sous l'eau. Sa bouche était si proche de la mienne qu'il aurait suffit que je me penche à peine pour goûter ses délicieuses lèvres. Il nous remonta à la surface. Mon cœur battait vite. Je sentais son souffle chaud contre mon visage. Je me détachai de lui et m'éloigna à la nage. Je grimpai à l'échelle et partis me sécher avec ma serviette.

Il s'allongea sur la chaise à côté de la mienne et j'en fis de même. Nous bronzâmes pendant une heure, en silence. Je m'efforçais de ne pas le regarder. Ce qui s'était passé m'avait chamboulé. Je n'avais plus ressenti une telle sensation de bien-être et de bonheur auprès d'un homme depuis James et ça me faisait un peu peur. Je ne voulais pas revivre la même chose.

L'après-midi passa et on finit par rentrer à l'intérieur de la maison. Je pris une douche, et à nouveau, je me donnais du plaisir en pensant à Edward. Quand j'eus terminé, je sortis de la salle de bain avec juste une serviette autour de moi car j'avais oublié de prendre mon pyjama.

Je tombai nez-à-nez sur lui. Et cette fois-ci, je pus voir dans ses yeux que je ne le laissais pas indifférente. Il fixait ma poitrine et mes jambes.

« C'est bon, tu peux y aller » l'informai-je avant de filer dans ma chambre, toute contente.

Au vu de la chaleur de plus en plus forte, et parce que je voulais le séduire, je décidai de porter une petite nuisette à brettelles fines qui moulait parfaitement mes formes. Une fois qu'il eut fini de se laver, nous nous installâmes dans le salon en attendant la pizza que j'avais commandée quelques minutes plus tôt.

« Je ne t'ai pas posé la question hier à cause de ce qui s'est passé mais est-ce que tu as un petit-ami ? » me demanda-t-il, me prenant au dépourvu.

Cela voulait-il dire que je lui plaisais ? Etait-ce une façon détournée de me le faire comprendre.

« Pour que je ne sois pas surpris s'il rentre dans la maison » poursuivit-il, devant mon silence.

Et encore une fois, il mettait fin à mes fantasmes assez brutalement. Il fallait que j'arrête sinon j'allais devenir folle à cause de lui.

« Non, il n'y a personne dans ma vie actuellement » lui répondis-je.

« C'est surprenant. J'ai du mal à croire qu'une si belle jeune femme que toi soit toujours célibataire. Comment ça se fait ? »

Il le faisait exprès ou quoi ? Un coup, il me faisait penser que je l'intéressais, puis un autre coup, il était totalement indifférent. À quoi il jouait ?

Je savais que son métier exigeait qu'il connaisse assez bien les personnes qu'il protège mais parfois, il poussait un peu trop loin. J'allais lui répondre quand on sonna à la porte. Il allait ouvrir et revint avec la pizza qu'il posa sur la table basse.

« Désolé pour tout à l'heure. Ça ne me regarde pas, c'est ta vie privée et tes choix. Je n'ai pas à m'en mêler » m'affirma-t-il en prenant une part.

« Ce n'est pas grave. Tu connais pas mal de chose sur moi mais moi j'ignore tout sur toi. »

Je me servis à manger avant qu'il m'en raconte un peu plus sur lui.

« Hé bien, j'ai 28 ans, je suis né à Chicago. Je suis fils unique. Mon père est médecin et ma mère, décoratrice d'intérieur. Je voulais suivre les traces de mon père mais quand j'étais au lycée, l'une de mes amies, Lauren, s'est faite agressée un soir. Elle a été violée et pratiquement battue à mort. La police n'a jamais pu retrouver son agresseur. Ce jour-là, j'ai décidé de devenir garde du corps afin de protéger les personnes qui en avaient besoins. »

« Je suis désolée pour ton amie. Cela a dû être horrible pour elle » lui dis-je, émue par son histoire qui me rappelait de mauvais souvenir.

« Elle va mieux aujourd'hui. Elle est fiancée à un mec génial qui a réussi à lui redonnait confiance en les hommes. »

« Et toi, pas de petite amie ? » lui demandai-je, innocemment, en prenant ma troisième part.

« Non » répondit-il simplement, en me fixant des ses magnifiques yeux. « Je suis ravi de voir que tu n'es pas l'une de ses filles anorexiques qui s'affames » ajouta-t-il en rigolant.

« Je fais pas mal de sport ce qui fait que je m'autorise à manger tout ce que je veux de façon raisonnable. »

On passa le reste de la soirée à discuter. J'appris qu'il avait deux amis qui possédaient un bar à Los Angeles et il me promit qu'il m'y emmènerait un soir.

Lorsque l'on alla se coucher, il me proposa de rester auprès de moi au cas où je ferais encore des cauchemars. Je déclinai sa proposition car trop tentante. Cette nuit, je fis des rêves torrides à propos de mon colocataire. Quand je me réveillai le lendemain matin, j'étais totalement excitée alors je fonçai sous la douche.

On arriva à la plage pour la séance photo. Il m'avait informé que comme toute mon équipe habituelle serait présente, il allait interroger et observer discrètement chaque membres de mon personnel.

Je m'installai près de Rosalie au maquillage, en attendant mon tour.

« Salut. Alors comment ça va avec ton beau mec ? » m'accueillit-elle.

« Salut. Enlève-toi cette idée de la tête. Il ne se passera jamais rien entre lui et moi » lui dis-je.

« Si tu le dis, mais sache que tu as de la concurrence ma belle » répondit-elle, en regardant attentivement dans le miroir.

Intriguée, je me retournai et vis Tanya Denali entrain de flirter avec Edward. Je fus immédiatement jalouse lorsque je la vis poser sa main sur son avant-bras alors qu'elle riait. J'allais directement les rejoindre pour éloigner cette poufiasse de mon protecteur.

« Tanya, quel plaisir de te voir ! Ça faisait un bail que l'on ne s'était pas vu. Comment vas-tu ? » lui demandai-je, faussement gentille.

« Salut, je vais très bien. Et toi ? » dit-elle sur le même ton.

Nous nous n'étions jamais réellement appréciés. C'était une pétasse prête à tout pour réussir et obtenir ce qu'elle voulait. Elle avait plusieurs fois essayé de me voler des contrats dans le passé et séduit James.

« Pareillement. Je vois que tu as fait la rencontre de mon nouveau garde du corps. »

« Oui, et il est très gentil » répondit-elle en lui offrant un grand sourire.

« Effectivement, j'ai beaucoup de chance d'avoir un homme aussi charmant à mes côtés. Désolé, mais on doit te laisser. »

J'agrippai le bras d'Edward et le tirai pour l'emmener sous la tente qui avait été aménagé pour que je puisse me changer et où m'attendais les autres gars.

« C'était très intéressant ce petit échange. J'en conclu qu'elle n'est pas l'une de tes amies » affirma-t-il.

« Alors là, pas du tout. »

Je le présentai aux membres de mon équipe et partit me changer. Pendant la séance, je le vis mener son enquête, bavarder avec les autres employés et parfois, je le surprenais entrain de me regarder. Son regard me dérangeait moins qu'avant mais je ne pouvais m'empêcher d'être excitée à chaque fois.

Les jours passèrent et je m'habituai à sa présence à mes côtés. Il s'habitua rapidement à mon rythme de vie et à mon agenda et on continuait nos séances d'auto-défense. Malheureusement, j'étais de plus en plus attirée par lui. À chaque fois qu'il me touchait ou qu'il me regardait, les battements de mon cœur s'accéléraient, mon ventre se nouait et je sentais le désir monter en moi. J'avais beau mettre une certaine distance entre lui et moi, je ne pouvais m'empêcher d'être tentée de le rejoindre dans sa chambre la nuit.

Un matin, une semaine après son arrivée, en allant chercher le journal, j'aperçu une lettre près de la porte d'entrée de ma maison. Je la ramassai et la lis.

« Ma douce,

J'ai une bonne nouvelle à t'annoncer. J'ai enfin trouvé notre nid d'amour. Je le prépare actuellement pour que tout soit parfait lorsque l'on viendra y vivre. Nous allons être heureux pour l'éternité dans ce petit coin de paradis.

À bientôt, mon cœur »

Je partis chercher Edward pour la lui montrer.

« Ça répond à ma question de savoir qu'est-ce qu'il a l'intention de faire de moi » lui dis-je, avec un faible sourire.

« Bella… » commença-t-il en saisissant mes épaules mais je l'interrompis.

« Je ne me laisse pas abattre, je te l'assure. Et je suis même impatiente pour notre leçon du jour. »

« Cela me fait plaisir de t'entendre dire ça » répondit-il, souriant.

On prit le petit déjeuner et on partit pour la salle de sport. Ce jour-là, il m'apprit comment me dégager si l'agresseur m'emprisonnait dans ses bras. Pour cela, il dû me serrer fortement contre son torse, ses bras puissants autour de moi.

Je sentais son souffle chaud dans mon cou et le parfum de son aftershave emplissait mes narines. Je pressentais que cette séance allait être longue et difficile pour moi de ne pas succomber à la tentation.

« Tu es prête ? » me demanda-t-il.

Je hochai affirmativement de la tête car je savais que si je parlais, ma voix me trahirait. Il percevrait mon trouble d'être aussi près de lui.

Il resserra son étreinte autour de moi. Je me dégageai comme il me l'avait montré plus tôt. On le refit plusieurs fois, en modifiant à chaque fois sa prise sur moi et de technique. Puis, il me montra plusieurs méthodes pour me défendre en cas d'attaque frontale. N'étant pas préparée, il me prit par surprise et on tomba tous les deux au sol. Il eut le réflexe d'atténuer sa chute avec ses mains et ainsi, il évita de m'écraser.

Il était au-dessous de moi, son visage à quelques centimètres du mien.

« Est-ce que ça va ? Tu es blessée ? » me demanda-t-il inquiet.

« Non, je vais bien. Rien de casser » murmurai-je, mes yeux plantés dans les siens.

Il s'écarta de moi et m'aida à me relever.

« Je suis désolé. Je croyais que tu étais prête » s'excusa-t-il sincèrement.

Le fait qu'il soit si attentionné fut la goutte d'eau.

Impulsivement, je l'embrassai. Ses lèvres étaient douces et sucrées. Au début, il fut surpris puis il répondit à mon baiser qui devint encore plus fougueux. Je mis une main sur sa nuque pour approfondir notre échange. Le manque d'air nous força à nous séparer.

Nous nous regardâmes sans rien dire puis je me jetai à nouveau sur ses lèvres. Ses mains se posèrent sur mes hanches et me collèrent contre lui. Sa langue vint à la rencontre de la mienne. Je gémis de plaisir. J'éprouvais l'irrésistible envie de sentir sa peau contre la mienne, de le sentir à l'intérieur de moi.

Puis soudainement, il mit fin à notre baiser et s'écarta de moi.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » lui demandai-je, surprise.

« On ne peux pas faire ça. Tu es ma patronne » m'expliqua-t-il.

« Ce n'est pas important. Tu en as envie et moi aussi, alors laisse-toi aller. »

Je m'avançai vers lui et voulu caressai sa joue mais il m'en empêcha en agrippant mon poignée.

« Non, je ne peux pas. Je ne dois pas mélanger mon travail et ma vie privée. Si on venait à se rapprocher intimement, je ne pourrais plus faire mon job correctement. Je laisserais mes sentiments prendre le dessus et je serais incapable de raisonner efficacement si jamais tu te trouvais en danger » expliqua-t-il.

Je comprenais ses raisons mais je fus blessée par son rejet. Pour la première fois depuis James, j'étais réellement attiré par un homme et pas seulement physiquement. Edward était un type merveilleux : gentil, drôle, attentionné et protecteur. Ses qualités me plaisaient énormément.

« Très bien. Le leçon est finie pour aujourd'hui » lui dis-je, désappointée.

« Bella… » commença-t-il mais je l'interrompis.

« Non, c'est bon. Je comprends. Tu veux rester professionnel et c'est tout à ton honneur. Je m'excuse. J'ai abusé de ma position et cela ne se reproduira plus » lui dis-je, sans le regarder et je partis dans les vestiaires.

Je filai sous la douche pour évacuer la tension. L'eau froide parvint à me calmer. Je pris tout mon temps pour me laver et m'habiller, repoussant ainsi notre prochaine confrontation. Mais finalement, je dus me résoudre à sortir et il m'attendait devant la porte, les cheveux encore humide, ce qui le rendait encore plus sexy.

« Je suis désolé de t'avoir blessée. Je n'aurais pas dû laisser les choses allaient si loin. »

« Tu n'as rien à te reprocher. C'est moi la fautive. J'ai cru que tu étais intéressé par moi mais je me suis trompée. Et je n'aurais jamais dû t'embrasser. C'était totalement déplacé. Est-ce que l'on peut faire comme si rien ne s'était passé ? Je ne veux pas qu'il y ait une gêne entre nous deux à cause de ça, car je tiens à notre amitié. »

« D'accord » répondit-il en m'offrant un magnifique sourire.

Le soir, nous dinions en silence. Je me sentais mal de mettre jetée sur lui comme je l'avais fait. J'étais une vraie idiote d'avoir cru qu'il pouvait être attiré par moi. Il était juste gentil avec moi. Il voulait me réconforter vu ce que j'étais entrain de vivre et voilà comment je le remerciais. Je ne m'attardais pas trop devant la télé et je prétextai que j'étais fatiguée et que j'allais me coucher.

Une fois dans mon lit, je n'arrivais pas à dormir. Je repensais à notre baiser. C'était l'un des meilleurs que j'avais véçu. J'avais l'impression de pouvoir sentir à nouveau ses lèvres sur les miennes. Je n'arrivais pas l'oublier et je commençais à fantasmer. Il venait me rejoindre et me disait qu'il n'arrêtait pas de penser à moi et qu'il me désirait plus que tout. Et là, je l'attrapais par son t-shirt pour qu'il se retrouve au-dessus de moi et nous nous embrassions passionnément. Et ensuite, il me prenait avec fougue tel un animal en rut.

Je fus toute trempée mais je ne pouvais pas combler mes envies par moi car il se trouvait juste à côté et il m'entendrait forcément. Je me levai et me dirigeai vers la cuisine pour aller boire un verre d'eau fraiche. Cela me calma et me détendit.

Je retournai à ma chambre quand je passai devant celle d'Edward et l'excitation me gagna à nouveau. Pourquoi avait-il autant d'effet sur moi ? D'habitude, je me contrôlais, mais pas avec lui.

Encore une fois, sous une impulsion, j'ouvris sa porte et entrai à l'intérieur.

« Bella ? Qu'est-ce qui se passe ? » me demanda-t-il en se relevant.

Il était torse nu. Je pouvais voir ses abdos et je devins de plus en plus humide. Cette fois-ci, j'étais déterminée à l'avoir et je ne le laisserais pas me repousser.

Je m'approchai de lui et me mis à califourchon sur lui. Je ne lui laissai pas le temps de parler et me jetai sur sa bouche sensuelle. Notre baiser était passionné et je gémis de plaisir d'avoir retrouvé ses lèvres.

« Arrête ! On ne peut pas… » commença-t-il mais je l'interrompis en l'embrassant à nouveau.

« Tu me rends folle. J'ai envie de toi » dis-je entre deux baisers.

Mais il m'écarta de lui.

« Stop ! Il faut que notre relation reste professionnelle. »

« Tu n'en as pas envie ? Je ne te plais pas ? » lui demandai-je, en caressant son torse.

Je me sentais humiliée. C'était la première fois qu'un homme me rejetait deux fois et en une seule journée. Mais je n'abandonnerais pas.

« Je te trouve incroyablement belle mais on ne doit pas continuer. Cela compliquerait tout. »

« Arrête de penser et laisse-toi aller » me plaignis-je.

Il me fixa un instant avant de m'agripper la nuque et de m'attirer vers lui. Il m'embrassa avec fougue et je lâchai un gémissement. Sans quitter sa bouche, je le poussai en arrière pour qu'il s'allonge. Je passai mes mains dans ses cheveux pour approfondir notre échange. Rapidement, nous fûmes à court d'air.

J'ondulais mon bassin contre le sien et je pouvais sentir son désir gonflé. Il passa ses mains sous ma nuisette, sur mes fesses pour me pousser contre son intimité et je devins de plus en plus humide.

Je délaissai ses lèvres pour mordiller le lobe de son oreille. Il cria de plaisir. Je continuais pendant quelques instants puis je descendis vers sa mâchoire. Je déposai de petits baisers sur sa peau en partant de ses lèvres, en passant par sa pomme d'Adam, ses épaules et son torse jusqu'à arriver à l'élastique de son boxer.

J'admirai en me léchant les babines son sexe qui déformait son vêtement. Ne pouvant plus me retenir, je le caressai à travers et il poussa un cri de plaisir. Je passai ma main à l'intérieur, saisi son manche qui était impressionnant et fis des va-et-vient.

« Oh oui ! Continue ! » me dit-il entre deux râles.

J'arrêtai pour enlever son sous-vêtement et je regardais son sexe avec désir. J'avais envie de le goûter. Je me penchai et embrassai son gland. Puis, je léchai toute sa longueur. Le regardant dans les yeux, je finis par le prendre dans ma bouche et le suçai avec délectation.

« Oh putain ! Que c'est bon » grogna-t-il.

Je me relevai pour voir qu'il avait la tête renversée en arrière et qu'il agrippait le drap du lit avec ferveur. Satisfaite, je continuai de m'atteler à la tâche. Savoir que je lui procurais autant de plaisir m'émoustillait encore plus.

Je sentis sa main dans mes cheveux qui m'éloigna de son merveilleux engin et je poussai un cri de complainte.

« Si tu continues comme ça, je ne tiendrais plus très longtemps. Et je veux être en toi quand je viendrais » souffla-t-il avant de me remonter et de m'embrasser passionnément.

Il nous bascula pour se retrouver au-dessus de moi. Il abandonna mes lèvres pour ma nuque. Il lécha et mordit mon lobe puis descendit lentement vers le creux de mon épaule. Il baissa ma bretelle et déposa de tendres baisers sur ma peau nue. Il était un amant doux et affectueux qui prenait son temps pour donner du plaisir à sa partenaire.

« Edward » gémis-je, « J'apprécie beaucoup ce que tu es entrain de faire mais passe la seconde ! Je n'en peux plus d'attendre. Je veux te sentir en moi » le suppliai-je.

« Bella, il faut qu'on arrête… »

« Quoi ? » criai-je, ahuri.

Il ne pouvait décemment pas envisager de tout stopper alors que l'on était tous les deux excités.

« Je n'ai rien pour nous protéger » expliqua-t-il.

« Dans la salle de bain, troisième tiroir en partant du haut » lui murmurai-je dans son oreille.

Il me sourit puis se leva pour aller chercher l'unique chose qui nous manquait pour que l'on passe finalement à l'action. Il revint avec la boîte et pour aller plus vite, je retirai ma nuisette. On avait assez perdu de temps comme ça !

Il vint se repositionner au-dessus de moi tandis que je saisis un préservatif avant de balancer le reste sur la table de chevet. Il prit l'un de mes seins en bouche tandis qu'il s'occupait de l'autre avec sa main. Il suça et mordilla mon téton et je criai de plaisir. Il changea de sein et lui accorda la même attention. Puis il descendit vers ma féminité toute luisante. Il y introduit deux doigts.

« Je vois que tu es prête pour moi » me dit-il fièrement, en faisant des va-et-vient l'intérieur de moi.

« Oui ! » haletai-je. « Et maintenant tu ferais mieux de te dépêcher d'enfiler cette capote. »

Je la lui tendis et je le regardais lorsqu'il l'installa sur son imposante verge. Puis, il écarta un peu mes jambes avec ses genoux pour venir se positionner à mon entrée. Il me pénétra d'un coup de reins et nous poussions tous les deux un gémissement.

Au début, il instaura un rythme lent. Visiblement, il avait décidé de tester ma patience. Je mis mes mains sur ses fesses.

« Plus vite » lui ordonnai-je.

Il accéléra en entrant de plus en plus fort en moi jusqu'à buter au fond de mon ventre. Pendant tout ce temps, il me fixait de ses magnifiques yeux intenses. Je pouvais y lire le désir et le plaisir qu'il ressentait.

« Oh oui… Comme ça… Continue »

Nos souffles étaient erratiques et bientôt le seul bruit que l'on entendait dans la chambre fut nos gémissements de bonheur.

« J'y suis presque » criai-je.

« Alors viens, ma belle » souffla-t-il avant de caresser avec son pouce mon clitoris.

Je fus submergée par un orgasme fulgurant et il me suivit en poussant un grognement lorsqu'il se déversa en moi. Tandis que l'on reprenait notre respiration, il nicha sa tête au creux de mon épaule et y déposa de doux baisers. Je fis de même avec son épaule.

Sa gentillesse et son tendresse me touchèrent. Aucun homme ne m'avait traitée ainsi depuis James.

Une fois que nos battements de cœurs furent calmés, il se redressa et me sourit avant de m'embrassant avec douceur. Il se retira et alla se débarrasser du préservatif. Il revint ensuite dans le lit et je me blottis dans ses bras, ma tête contre son torse et je m'endormis sereine.

Alors est-ce que vous avez aimé ? Pour le prochain chapitre, il va falloir patienter un peu plus longtemps car je suis entrain de l'écrire.