Souffrance

Sujet : violence, amour, réconfort

Note : la violence est un sujet délicat et tout le contenu de cette fic l'est…

note 2: désolé d'avoi mis du temps, mes cours me prennent beaucoup et même si j'aime écrire les études avant tout bonne lecture

Chapitre 2 : veilleur

Le premier week-end, Ron avait eu de la peine à rentrer, il voyait qu'Harry était bien quand quelqu'un était là pour veiller sur lui. Avec tout ce qu'il lui était arrivé, le brun ne pouvait pas rester seul, il avait besoin de quelqu'un pas pour lui éviter une bêtise mais pour le réconforter, le rassurer, lui rappeler qu'ici il ne risquait rien.

Ron qui avait déjà fait part de son inquiétude à son tendre époux avait finalement trouvé une solution au milieu de la semaine.

Harry se réveilla tard ce mercredi matin. Le soleil était déjà haut dans le ciel et la pendule murale de la cuisine affichait 11h07. Il se fit du café en essayant de pas trop regarder les grands couteaux de cuisine laissés là par Madame Weasley avant son départ en Roumanie avec Arthur et Ginny.

Il essayait de penser à autre chose que les souvenirs noirs que John avait laissé dans son esprit mais c'était dur compte tenu du fait qu'il avait été marqué, très marqué psychologiquement et physiquement. Les miroirs étaient devenus ses ennemis jurés.

Assis à table, regardant par la fenêtre de la cuisine en buvant lentement son café, il fut étonné d'entendre trois coups contre la porte. Il se leva légèrement apeuré par ce qu'il pourrait trouver derrière cette porte. Il déverrouilla lentement et ouvrit grand les yeux en voyant la personne qui lui faisait face, des valises posées à ses pieds. Un jeune homme d'une tête de plus que lui, les cheveux blonds presque blancs, un visage pâle et des yeux d'un magnifique gris métallique.

- Potter. Dit-il d'une voix grave en hochant la tête.

- Malfoy ? Entre.

Le blond et lui avaient prit l'habitude de se côtoyer depuis que Blaise et Ron étaient ensemble et ils avaient même arrêté leur stupide guerre datant de Poudlard. Ils leur étaient même arrivés de s'amuser lors de leurs sorties à quatre.

Harry s'effaça pour le laisser passer et l'aida à entrer ses valises. Drago lui tendit la main et après un moment d'hésitation, le brun la serra. Il n'était pas vraiment rassurer. Pas qu'il est peur de Drago, loin de là, le blond ne lui ferait jamais de mal, il le connaissait trop bien et puis Ron et Blaise le tueraient s'il lui faisait la moindre difficulté, mais le contact humain était encore une épreuve difficile pour lui.

- Je suis venu veiller sur toi. Répondit l'ex-Serpentard comme s'il lisait dans ses pensées.

- Encore une idée de Blaise…

- Non ! Elle vient de l'écureuil.

Harry fut encore plus étonné. Déjà comment se faisait-il que Ron ait pensé à lui alors qu'il aurait pu envoyer Hermione ou Neville et surtout pourquoi Drago avait accepté alors qu'il ne l'aime pas particulièrement. C'était sûr, le rouquin avait une idée précise derrière la tête mais quoi ? En regardant Drago, il se rendit compte qu'il lui faisait penser à John, qu'il appréciait ce genre d'homme. Il lui désigna une chambre vide et alla finir son petit-déjeuner. Ca faisait deux ans qu'il n'avait pas vu le blond mais il était toujours aussi beau. Ce dernier alla poser ses valises et s'assit sur le lit. Il repensa à ce que Ron lui avait dit :

Flash back :

-« Surtout vas-y en douceur avec lui, il a vécu deux années très difficiles

- Alors pourquoi m'envoyer moi ?

- Pour deux raisons : parce que ça ne peut être que positif pour toi et lui en suite le fait d'être avec quelqu'un censé être son ennemi va le faire penser à autre chose qu'à ce qu'il lui est arrivé… »

fin du Flash back

C'était certes une bonne raison mais avec tout ça, il n'avait pas apprit ce qui était arrivé au brun et ça le perturbait. Pourquoi avait-il eu l'air si tendu et pourquoi s'était-il dépêché de retirer sa main ? Il n'avait jamais eu peur de lui et ce n'était pas demain la veille. Il avait vraiment du passer deux années affreuses pour avoir ainsi peur de lui et pour avoir essayé de retenir ses tremblements.

Harry sursauta en sentant une main sur son épaule et lâcha sa tasse qui alla se briser sur le carrelage de la cuisine. Il se plaqua une main sur le visage et Drago un peu surpris par sa réaction s'excusa.

- Non c'est moi désolé…

En disant ça, le brun se baissa pour ramasser les débris de porcelaine mais Drago le retint par l'épaule le faisant à nouveau sursauter.

- Je vais le faire.

C'est en se penchant à son tour que le blond remarqua que Harry pleurait. Drago se demanda pourquoi Potter avait eu une réaction excessive, comme s'il ne l'avait pas entendu arriver. Ca le perturbait énormément, Harry aurait du l'entendre avec le planché qui craquait et lui qui rentrait dans la cuisine en sifflotant.

- Potter ? Ca va ?

- Mh… Ca passera ce n'est rien.

- Je ne pensais pas te faire peur à ce point.

- Excuses-moi…

Le blond était un peu perturbé. Harry n'avait aucune raison de s'excuser. Ça n'allait vraiment pas et il avait besoin de savoir ce qui n'allait pas. Seulement, il voulait que ça vienne d'Harry, il ne voulait pas le forcer à se confier. Le brun se leva et dit :

- Je vais aller prendre une douche…

- Pas de problème. Je finis de ramasser les débris de porcelaine…

Harry monta à l'étage pratiquement au pas de course comme s'il voulait échapper à ce regard gris, inquiet, posé sur lui depuis cinq bonnes minutes. Drago jeta les restes de la tasse à la poubelle et se fit également un café.

10 minutes plus tard, il monta à l'étage, téléphone en main, en essayant de se rappeler quelle était sa chambre. Il entra dans la première pièce à sa droite alors que Blaise répondait à l'autre bout du fil. Drago lâcha un : « Oh! Mon dieu » et Harry hurla un : « Ne me regarde pas ! »

- Blaise… je te rappelle plus tard.

La voix de Drago était rauque, on aurait dit qu'il allait pleurer alors qu'Harry essayait désespérément de se cacher derrière sa serviette pas plus grande qu'un essuie-main. Chose plutôt difficile compte tenu du fait qu'il était en caleçon et que ça laissait à Drago la possibilité de l'observer. Ce dernier se plaqua une main sur la bouche pour retenir un cri.

A suivre…