Chap 2 : Avant de partir
BAM…BAM
« DEBOUT ! »
Harry se réveilla en sursaut aux coups frappés à sa porte et se leva d'un bond. Oncle Vernon semblait d'encore plus mauvaise humeur que d'habitude… Bien sûr, Vernon n'appartenait pas à la catégorie des gens qui se lèvent en chantant, mais depuis le début de l'été, son humeur était à proprement parler massacrante. Pour le bon côté des choses, il semblait avoir décidé d'ignorer Harry la plupart du temps.
Le problème, c'était le reste du temps.
Les corvées ne dérangeaient pas vraiment Harry ; au contraire. Tant qu'il était occupé à nettoyer, faire la cuisine ou jardiner, il parvenait au moins à faire passer en arrière plan de ses pensées les images de Sirius passant à travers le voile, de Voldemort, de Bellatrix… Quand il était suffisamment épuisé, il parvenait même parfois à s'endormir sans rêver, ce pour quoi il était particulièrement reconnaissant.
Mais il n'était pas le seul ici à avoir des problèmes. Si Oncle Vernon restait totalement ignorant de la guerre et de la menace que représentait Voldemort, ses problèmes de Moldu suffisaient à le rendre irascible. La fermeture imminente de l'usine… les mauvaises notes de Dudley… l'accident de voiture de Marge… et son taux de cholestérol qui, comme par magie, n'en finissait pas de monter.
Toutes ces misères n'avaient, ne pouvaient avoir qu'une seule source : Potter. Ce fichu gamin qui leur avait été imposé, à l'âge d'un an, avec sa monstruosité, son insolence, sa… Vernon voyait rouge. C'était la faute du gamin, de ce petit ingrat de gamin qui leur pourrissait la vie depuis le jour de son arrivée.
Il avait décidé, cet été là, de faire son possible pour l'oublier ; qu'il reste dans sa chambre toutes les vacances, grand bien lui fasse. Mais son délinquant de parrain était mort et le gamin hurlait toutes les nuits et les réveillait en sursaut…
Au diable ces espèces de bêtes de foire qui l'avaient menacé à la gare. Le gamin avait besoin d'un peu de discipline, et lui, Vernon, allait s'en charger ; personne ne pourrait lui reprocher de faire régner la paix dans sa maison !
Secouer un peu le garçon lui avait fait du bien. Quelques gifles pour calmer son hystérie avaient considérablement réduit son propre niveau de stress et n'avaient de toute évidence pas fait grand mal au gamin. En fait, il semblait accueillir les corrections avec une certaine résignation, comme s'il savait qu'il le méritait… ce qui était bien évidemment le cas.
Finalement, il avait peut-être trouvé le bon moyen de venir à bout de ce hooligan à baguette. Il avait toujours su qu'un peu de discipline bien placée ne pouvait que faire du bien aux enfants… et à leurs gardiens.
La porte n'opposa pas de résistance quand il l'ouvrit à toute volée et Vernon s'engouffra dans la petite chambre. Le gamin se tenait nerveusement devant son lit, attendant la suite.
« Toi ! Tu ne bouges pas. Tu ne respires pas. Tu ne touches à rien. Nous allons voir Marge à l'hôpital. De retour ce soir. TU NE SORS PAS D'ICI ! » Tonna-t-il.
Le garçon eut l'air soulagé et hocha rapidement la tête.
« Oui, oncle Vernon. »
Vernon hésita un instant. Laisser le gamin toute la journée seul dans la maison… il n'avait pas le choix. Figg était malade, Marge au plus mal à l'hôpital… pas question de laisser Dudley avec ce petit monstre, et Marge le réclamait. Avec un dernier regard menaçant, Vernon referma la porte de la chambre et entreprit de fermer tous les verrous. Avec ça, le garçon n'irait pas bien loin de toute façon…
Harry avait du mal à croire à sa chance. Une journée entière seul, c'était un vrai cadeau d'anniversaire ! Bien sûr, il n'aurait pas l'occasion de chaparder de la nourriture aujourd'hui, mais il comptait bien sur Hedwige pour lui apporter les habituels gâteaux d'anniversaire que Mme Weasley, Hagrid et Hermione ne manquaient jamais de lui faire parvenir.
Evidemment, il n'aurait rien de son parrain cette année… Il sentit son estomac se nouer dans une crampe familière. Un événement de plus qui se déroulerait sans Sirius…
Harry se raidit. Dehors, des portières claquèrent et un moteur rugit. Un instant plus tard, la voiture quitta l'allée et le garçon se détendit. Il était seul pour la journée, libre de faire ce qu'il voulait ! Ou plutôt songea-t-il, de ne rien faire.
Avec un soupir, il s'étendit sur son lit. Il avait fait un rêve étrange, la nuit dernière, après s'être rendormi. Il n'arrivait pas vraiment à s'en rappeler les détails, mais il lui semblait que Sirius y figurait, ainsi que son père et sa mère, qu'ils lui souhaitaient un bon anniversaire. Bizarrement, le rêve ne lui laissait pas ce goût amer qu'ils avaient d'habitude quand il rêvait d'eux. Ils ne lui avaient rien reproché … Il était en paix, il se sentait aimé et il y avait eu cette sensation de chaleur douce qui pénétrait à travers sa peau…
Oui, c'était un rêve étrange. Dommage que Vernon l'ait réveillé juste pour lui dire de ne pas bouger. Harry ferma les yeux et tenta de s'accrocher à la sensation de chaleur, de se rappeler les détails, mais le rêve lui échappait.
Il commençait à s'assoupir quand un bruit familier le réveilla : un bec tapait rageusement contre la vitre ! Harry ouvrit les yeux et se précipita pour ouvrir la fenêtre : une chouette blanche pénétra dans la pièce avec un fracas de plumes, mécontente d'avoir dû attendre.
« Désolée Hedwige, j'aurai dû laisser la fenêtre ouverte ! » S'excusa le garçon.
La chouette poussa un petit cri désapprobateur, mais vint aussitôt se percher sur son épaule et mordiller affectueusement les doigts du garçon. Il sourit.
« Merci Hedwige. Toi aussi, tu m'as manqué ! »
Il caressa sa tête blanche et remarqua le petit paquet accroché à sa patte. Souriant, il le décrocha et le posa sur son lit avant de déposer Hedwige dans sa cage. Il lui tendit un vieux biscuit qu'elle croqua avidement et, fière de sa mission accomplie, se posa sur son perchoir pour un petit somme.
Harry sourit en la voyant ; Hedwige était non seulement son seul lien avec le monde des sorciers pendant les vacances, mais aussi une compagne terriblement attachante ! Il se sentit soudain moins déprimé et entreprit d'ouvrir ce qui devait être son premier cadeau d'anniversaire.
Une lettre s'échappa du papier brun : une écriture soignée, des lignes droites… Hermione !
Cher Harry,
J'espère que ton été se passe bien avec ta famille et que tu ne penses pas trop à ce qui est arrivé au ministère.
Je viens d'arriver au Terrier après un mois passé avec mes parents dans le sud de la France : c'est un endroit vraiment fascinant, tant au niveau historique que magique, les sorts de protections jetés sur tous ces vieux châteaux sont absolument incroyables ! J'ai beaucoup appris sur les traditions locales, et j'ai pu rencontrer des élèves de Beauxbatons ( Pas de Fleur en vue).
J'ai peur d'avoir pris un peu de retard sur les lectures de 6eme année, mais je suis trop nerveuse d'attendre les résultats des BUSES. Ils ne devraient plus tarder à présent !
Le bracelet que tu trouveras dans le paquet vient d'une petite boutique d'un village que j'ai visité cet été : il s'agit d'un Porte-Secours. Le vendeur, un sorcier français, m'a expliqué qu'il était utilisé lors des dernières guerres moldues par des sorciers : lorsque son porteur est grièvement blessé, le bracelet le guide vers la personne la plus apte à le soigner tout en le lévitant légèrement. Il me semble que c'est à toi qui sera le plus utile !
J'espère que tu n'as pas eu d'ennui cet été et que tu passes un bon anniversaire malgré tout.
Ron et moi sommes très pressés de te voir, Mme Weasley a demandé à Dumbledore de te faire venir rapidement au terrier, Ginny est impatiente également et les jumeaux meurent d'envie de te montrer leurs dernières inventions (Mme Weasley menace de les expulser s'ils continuent de les utiliser au Terrier !)
Prends soin de toi !
Bon anniversaire !
Hermione
Harry sourit en reposant la lettre. Hermione n'était certainement pas du genre à profiter de l'été pour bronzer !
Il ouvrit le paquet avec curiosité et en sortit un petit bracelet argenté, en forme de tresse, qui glissa entre ses doigts. Harry l'observa : rien ne le distinguait d'un bijou ordinaire, mais on pouvait faire confiance à Hermione pour savoir de quoi elle parlait. Une chaude sensation de réconfort l'envahit tandis qu'il passait le bracelet à son poignet : Sirius et ses parents n'étaient plus là pour veiller sur lui, mais ses amis ne baissaient jamais leur garde…
Le bracelet s'étira et j'ajusta naturellement autour de son poignet. Harry n'eut pas le temps de ranger la lettre d'Hermione qu'une tornade de plumes vint s'écraser sur ses genoux, à bout de souffle, croulant sous le poids d'un gros colis.
Harry s'empressa de délivrer Errol et de lui offrir de l'eau ; le vieux hibou avait passé l'âge des longs courriers !
Reconnaissant, l'oiseau plongea dans le bol d'eau et manqua de se noyer. Harry le soutint en lui tapotant les ailes sous l'œil indigné d'Hedwige, réveillée en sursaut.
Quand il fut sûr que le hibou pouvait se tenir seul sur le perchoir, Harry s'empressa d'ouvrir le colis qui avait failli causer la perte du volatile.
Il sourit en voyant l'énorme gâteau que Mme Weasley, fidèle à la tradition, lui avait cuisiné. Il se servit une large part avec reconnaissance : son ventre affamé grondait famine.
Il ouvrit l'enveloppe qui se trouvait sur le côté :
Harry mon petit,
Dumbledore m'a promis qu'il te ferait venir au Terrier lui-même dès que l'Ordre sera moins occupé, ce qui ne devrait pas tarder. Nous sommes tous impatients de te voir ici, j'espère que tout se passe bien pour toi dans ta famille. Même si ce n'est pas amusant, pense que tu es en sécurité là-bas, et ne t'éloigne pas de la maison !
À très bientôt, bon anniversaire !
Molly Weasley
Harry se sentait de plus en plus rasséréné ; il serait sûrement bientôt au Terrier, et l'été pourrait enfin commencer !
Avant qu'il n'ait eu le temps de se servir une deuxième part de gâteau, un fracas à la fenêtre le fit bondir sur ses pieds : il se retourna à temps pour voir trois hiboux lourdement chargés entrer en collision et se débattre pour rentrer par la fenêtre.
Harry ne put s'empêcher d'éclater de rire quand le plus petit des trois, Coq, à peine plus grand qu'un poussin, émit un cri strident, coincé entre les gros hiboux d'Hagrid et des jumeaux.
Il le prit rapidement dans sa main pour le réconforter, mais il ne fallut pas une minute au minuscule hibou pour se remettre et piailler de toute la force de ses poumons après les deux hiboux qui l'avaient renversé.
Harry remercia le ciel que les Dursleys se soient absentés pour la journée : Les cinq oiseaux, en plus de transformer la pièce en volière, avaient l'air décidé à faire le plus de bruit possible pour fêter son anniversaire.
Il tenta de calmer le plus bruyant, Coq, en décrochant son paquet et en le récompensant.
Il ouvrit rapidement la lettre qui l'accompagnait, de Ron évidemment :
Harry,
Qu'est-ce que tu attends pour venir à la maison ? Hermione est déjà là et Fred et Georges ont des centaines de trucs incroyables ! Est-ce que tes moldus te retiennent prisonnier ? Si c'est le cas, on vient te chercher ! On connaît le chemin !
Regarde dans le paquet : je sais que ça n'est pas aussi cool que le miroir de Sirius, mais je pense qu'on peut en faire quelque chose !
Dépêche-toi de venir !
Bon anniversaire !
Ron
Intrigué, Harry s'empressa d'ouvrir le paquet. Un balai miniature en sortit et vint se poser dans sa main. Quand il referma ses doigts, un long bout de parchemin se déroula du manche :
« Balai-note : faites voler vos messages ! Réinscriptible jusqu'à 10000 fois par rouleau avec une plume standard ! Interdit lors des examens officiels. »
« Sans blague, » Pensa Harry, riant à l'avance. L'idée de retourner à Poudlard n'avait jamais été aussi séduisante.
Le deuxième gros colis, porté par un hibou aux allures étranges était rempli de gâteaux maison faits par Hagrid, le troisième contenait un vaste échantillon des produits des frères Weasleys, avec la promesse d'en montrer plus dès son arrivée au terrier.
Harry soupira : Il n'avait pas eu de nouvelles de Dumbledore de l'été. Quand pensait-il venir le chercher ? Ce n'était pas une raison pour se laisser décourager : les nouvelles étaient bonnes et il serait sûrement au terrier avant la fin de la semaine.
La journée passa rapidement, à écrire des lettres de remerciement et à jouer avec le balai miniature. Le petit balai était vif et, à défaut d'un vrai, il remplaçait agréablement un vif d'or.
Harry se sentait presque léger quand il entendit la voiture se garer à nouveau dans l'allée. Les portières se refermèrent lourdement et le garçon sentit un poids retomber sur son estomac. Pris d'un mauvais pressentiment, il ouvrit la cage d'Hedwige.
« File, » murmura-t-il. « Va m'attendre au Terrier, ce n'est pas la peine que tu restes ici. Je ne serai pas long. »
La chouette lui becqueta les doigts avec inquiétude. Il lui caressa la tête pour la rassurer et ouvrit à nouveau la fenêtre. Avec un regard teinté de regret, Hedwige prit son envol.
Harry la regarda s' éloigner, tandis que des pas résonnaient dans l'escalier. C'était l'oncle Vernon, il le reconnaissait à son poids, mais ce n'était pas sa démarche habituelle…
Les verrous s'ouvrirent un à un et Harry sentit sa gorge se serrer. La porte s'ouvrit et se referma aussitôt sur Vernon.
Harry avait toujours craint son oncle, en particulier lors de ses colères. Mais le visage de Vernon à cet instant était plus qu'effrayant… Le garçon sentit une vague de haine envahir la chambre. Le visage de Vernon était rouge vif, mais pas de façon uniforme : les jointures de la mâchoire et les contours de ses yeux étaient blancs, tandis que des taches pourpres parsemaient sa figure. Il était presque muet de fureur.
« Elle est morte, » parvint-il à articuler.
« Je… je suis désolé. » Bégaya Harry. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser : Marge. Marge était morte. Elle n'était finalement pas indestructible comme il l'avait toujours pensé…
« Désolé ! Hurla finalement Vernon. Tu peux l'être ! C'est ta faute ! Ta faute ! »
Harry resta sans voix. Il ignorait les détails de l'accident de Marge, mais il était certain de n'y être en aucun cas impliqué !
« Toi, tes petits tours de magie… ta faute… toujours ! Tu portes malheur ! Tu attires la mort ! »
Harry chancela. L'image de Sirius passant à travers le voile vint le frapper de plein fouet.
« Jamais… jamais nous n'aurions dû te recueillir. Te jeter dans la rue, voilà ce qui aurait été raisonnable… combien de fois j'ai voulu… mais non ! » Vernon ne parvenait toujours pas à articuler, fou de colère. « Le malheur… la mort… c'est toi qui aurais dû mourir ! Ingrat, horrible petit ingrat ! Mauvais, jusqu'à la moelle ! Le mal en lui… pire qu'un insecte, j'aurais dû t'écraser depuis longtemps ! »
Tétanisé, Harry tentait de trouver sa respiration. Sa vue subitement devenue floue, il vit sans comprendre Vernon retirer sa ceinture et le regarder d'un air mauvais.
« Tu l'as tuée. Tu les tues tous… tes parents… Porte-malheur ! Tu ne vaux rien, tu ne mérites pas l'air que tu respires ! Tu pourris tout ! Tu tues tout ! »
La ceinture fouetta l'air et atterrit sur la poitrine d'Harry de toute la force d'un Vernon fou de douleur. Les mots résonnaient encore dans sa tête et il ne réalisa la douleur du premier coup que quand le deuxième l'atteint au visage. Plus le troisième. Sortant de sa transe, Harry leva un bras pour se protéger ; ses lunettes étaient tombées à terre et il ne parvenait pas à se concentrer à la fois sur les mots et les gestes de Vernon.
« Tués ! Combien encore ? Ma famille, qui t'a accueilli ! Sale petit monstre, qu'est-ce que tu vas encore nous faire ? Tu es une malédiction ! »
Et les mots sonnaient juste. Et les coups sonnaient juste. Et si Vernon avait raison, après tout ? Assommé par la violence des mots et des coups, il en oublia toute résistance. Peut-être le méritait-il vraiment ? Pour ses parents, pour Sirius, pour le reste… peut-être y avait-il un sens à tout cela. Il devait payer.
La colère de Vernon ne retombait pas. Il avait raison et ce petit monstre le savait… il attendait les coups et il allait les recevoir ! Quand finalement, après un long moment, il n'eut plus de force, il s'arrêta pour regarder la forme couchée à ses pieds, gémissant et visiblement mal en point. Il le repoussa d'un coup de pied dégoûté et essuya la sueur de son visage, tentant de regagner assez de calme pour parler.
« Demain… demain, petit ingrat, tu seras parti. Fais tes bagages. Préviens tes amis. Qu'ils viennent te chercher, ou que tu ailles dormir dans le caniveau, ça m'est égal. Tu n'habites plus ici. Ne t'avises plus jamais de t'approcher de ma famille. Plus. Jamais. »
Crachant sur le garçon à demi-inconscient dans un dernier signe de mépris, l'homme fit demi-tour et sorti de la chambre, sans fermer les verrous cette fois.
La nuit était presque tombée. Dehors, un vent glacial balaya la rue… Deux silhouettes noires apparurent et se rapprochèrent de la maison. Elles s'arrêtèrent à quelques mètres du jardin, à la fois impatientes et triomphantes.
Dans la petite chambre du 4 Privet Drive, Harry Potter baignait dans une inconscience bienfaitrice… le noir, le rouge… mais il fallait partir. Partir avant de causer un malheur. Une mort. Des morts. Il aurait voulu se lever, mais ne parvenait pas à bouger, ni à sentir son corps… Il fallait s'en aller pourtant. Vite. Il sentit le bracelet réchauffer son poignet, comme pour le réveiller doucement. Oui, il fallait suivre le bracelet, mais d'abord… Il devait faire quelque chose.
Quoi ?
Confusément, les paroles d'une berceuse lui revinrent en mémoire.
Lorsque vient la nuit… une étoile…
L'instant d'après, il ouvrit les yeux. Il faisait nuit, pourtant il voyait comme en plein jour. Il se releva, à la fois surpris et rassuré de voir qu'il tenait sur ses jambes. Ses quatre jambes. Tout son corps lui faisait mal, mais… mais ? Quelque chose lui échappait. Que faisait-il ici ? Il devait partir, mais pourquoi ?
Quelque chose de doux et rassurant brillait autour de son cou, et il se sentit soudain plus léger. Il savait où aller… ou du moins, quelqu'un le savait pour lui.
Un instant plus tard, un chat noir et maigre se glissa à travers les barreaux de la petite chambre du 4 Privet Drive et sauta dans le jardin avant de s'enfuir sous la palissade fraîchement repeinte.
Au même moment, Deux Mangemorts passaient la porte d'entrée, aussi souplement et furtivement que le chat avait quitté la maison.
