Coucou tout le monde ! :)

Je vous avais promis de publier au mois de juillet et j'essaie de tenir mes promesses le mieux possible ! :P

J'ai passé beaucoup de temps sur ce chapitre, surtout à présenter la situation de la façon la plus agréable qui soit, ce qui n'était pas une mince affaire ! =/

J'espère qu'il vous plaira autant que le prologue, j'avoue d'ailleurs avoir été émue que vous l'aimiez ! :')

Je vous remercie de m'avoir mise dans vos favoris et vos alertes, en espérant vous voir encore plus nombreux la prochaine fois ! :D

Une dernière petite chose : tous les personnages appartiennent à la magnifique Stephenie Meyer. Je ne fais que les mettre en scène dans une histoire qui a germé dans ma tête ! ;)

Je vous souhaite à présent une très bonne lecture et on se retrouve en bas, comme d'habitude ! ;D

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1 - NEW-YORK & HIS INHABITANTS

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- « Oui maman, je te promets de te rendre visite dès que je peux ! »

J'étais au téléphone depuis une demi- heure avec Renée qui me demandait comment ma semaine s'était déroulée, si mon boulot n'était pas trop difficile, si j'avais rencontré un jeune homme à lui présenter, … C'était devenu notre petit rituel depuis trois ans, depuis que j'étais venue m'installer à New-York en fait.

Une fois mes études de droit terminées, nommée deuxième de ma promotion, j'avais envoyé différentes demandes d'embauche dans des cabinets renommés de la « Big Apple », la ville dont je rêvais depuis mes onze ans. Ma route avait été semée d'embûches car j'avais dû essuyer de nombreux refus, m'éloignant toujours plus de mon but.

Je commençais alors doucement à prendre conscience que malgré mes bons résultats et mes stages bien notés, mes chances d'exercer à New-York s'amenuisaient considérablement. Mon caractère déterminé m'empêchait de baisser les bras trop vite et mon instinct me dictait de persévérer.

J'attendais encore la réponse de deux cabinets prestigieux, dont un qui occupait une place de choix dans ma liste. Les cabinets Black & Clearwater. Si New- York me tournait le dos pour de bon, je devrais malheureusement me résoudre à rester en Floride.

En ouvrant la boîte aux lettres un jour, mon souffle s'était coupé en découvrant une enveloppe timbrée sur la côte Est. Je m'empressais alors d'entrer dans la maison familiale, mes mains moites tenant la lettre de tous mes espoirs. Je m'étais assise sur une chaise de notre modeste cuisine et l'avais ouverte, dépliant fébrilement le papier entre mes doigts.

J'avais poussé un cri de joie incontrôlable lorsque j'avais lu qu'ils étaient heureux de m'accepter au sein de leur cabinet en m'invitant à les rejoindre dès septembre et les rencontrer en personne. New-York m'avait finalement ouvert ses bras.

J'avais aussi sauté dans ceux de ma mère et Phil s'était arrêté net sur dans le vestibule de l'entrée en nous voyant tournoyer comme des folles dans le salon.

- « Qu'est-ce que vous fêtez là, je peux participer ? »

- « Je suis engagée à New- York ! »

- « C'est génial Bella ! »

Il m'avait enlacée dans ses grands bras pour me féliciter et nous avions sabré le champagne après qu'Emmett nous ait rejoints. Le fils de Phil que je considérais comme le frère que je n'avais jamais eu, m'avait écrasée contre son torse. Nous avions tous les deux envoyés nos curriculum vitae, en souhaitant qu'au moins l'un d'entre nous réalise son rêve.

Emmett jouait dans l'équipe de baseball de l'Etat mais il désirait intégrer celle de New-York, plus prestigieuse : les fameux Yankees. J'avais déjà assisté à des matchs pour le supporter et même si je n'étais pas une spécialiste, je pouvais déceler un très grand potentiel derrière cette masse musculaire qui le caractérisait. A vingt-huit ans, il possédait presque toutes les qualités requises pour faire partie des plus grands du baseball.

Emmett avait une chance sur deux cents candidats d'être choisi parmi les neufs joueurs que comptait l'équipe. Il m'avait appris que deux d'entre eux comptaient prendre leur retraite très bientôt et qu'il espérait faire partie des remplaçants. Tous les joueurs potentiels étaient jugés selon divers critères comme la rapidité, la précision & un esprit vif, tactique.

Mon frère était doué de nature & il travaillait toujours très dur pour s'améliorer. J'étais intimement persuadée qu'il avait toutes ses chances, j'avais foi en lui.

- « Bella, tu me manques ma chérie. Cela fait six mois que tu n'es plus venue nous voir Phil et moi ! »

- « Je sais maman mais j'ai beaucoup de travail ces derniers temps. Je ne peux pas partir sur un coup de tête, on a besoin de moi ici. »

- « Tu vas finir par te tuer au travail, prends juste quelques jours pour rendre visite à ta pauvre mère... »

- « Maman … Bon d'accord ! Je vais essayer de me libérer dès que j'ai terminé le dossier mais je ne te promets rien ! »

- « Tant que tu essaies, c'est le principal ! Au fait, tu as des nouvelles d'Emmett ? Je me doute qu'il s'entraîne beaucoup mais si tu sais, essaie de l'embarquer avec toi ! »

- « Je ne sais pas maman, nous avons des activités très différentes et tu sais qu'il a encore moins le droit que moi de prendre des vacances ! »

- « Depuis que vous nous avez quittés tous les deux, j'ai l'impression qu'on n'existe plus ! »

- « C'est faux maman ! Je t'aime et tu me manques aussi mais essaie de comprendre … nous avons des obligations et même si j'aimerais venir te voir, je ne peux pas tout laisser en plan. Je demanderai à mon patron quelques jours de congé pour début mars ! »

- « Et Emmett ? »

- « Je lui en parlerai dès qu'il passera à l'appartement ! »

- « D'accord ! Je vais te laisser alors. Je t'aime ma fille, je suis fière de toi ! »

- « Moi aussi je t'aime maman ! Fais un bisou à Phil de notre part ! »

Nous raccrochâmes enfin et je replongeai aussitôt dans mon travail. L'affaire sur laquelle je bossais en ce moment me donnait des maux de tête à n'en plus finir. J'aimais mon métier mais parfois, je mourrais d'envie de prendre l'avion et me réfugier dans mon ancienne maison.

Ma mère avait parfaitement raison, j'avais besoin de vacances mais je n'osais pas me présenter au bureau de mon chef. Il était nerveux ces derniers temps et son humeur n'incitait pas à lui demander quoi que ce soit.

Malgré ce petit nuage dans le ciel, le cabinet tournait bien et l'ambiance était géniale. Nous nous entendions tous à merveilles et c'était un réel plaisir de travailler ensemble.

Mon collègue et meilleur-ami, Jasper Whitlock, m'avait aidée à m'intégrer parmi eux et il avait réussi à me cerner avec une facilité déconcertante. Son talent était très apprécié et recherché. Quant à son physique, aucune fille ne savait y résister. Lorsque nous sortions ensemble entre collègues, de nombreuses jeunes femmes l'observaient ce qui avait le don de me faire rire car Jasper était un éternel timide.

Pourtant lorsque nous nous étions rencontrés, nous avions discuté comme si nous nous connaissions depuis des années.

J'aimais le taquiner sur son charme naturel et il s'empressait de fixer le fond de son verre quand une fille tentait une approche.

- « Comment un avocat qui a l'habitude de plaidoyer face à des jurés n'ose-t-il pas approcher les filles ? »

- « Et toi Bella, pourquoi une fille aussi gentille et mignonne que toi reste-elle célibataire ? Nous sommes deux cas sociaux j'ai l'impression ! »

Nous avions ri en constatant que nos situations personnelles se ressemblaient. Jasper et moi exercions un travail remarquable mais lorsqu'il s'agissait de relations privées avec le sexe opposé, nous nous refermions sur nous-mêmes. Je connaissais les raisons de notre handicap désormais et nous craignions de souffrir une fois de plus.

Je partageais ma vie depuis presque un an avec Tyler et nous nous aimions ou du moins, je l'aimais beaucoup, trop pour mon propre bien. Je pensais avoir trouvé l'homme qui me rendrait heureuse jusqu'à la fin de mes jours mais quelle ne fut pas ma déception en le découvrant dans sa chambre, son bassin entre les cuisses de Lauren, que j'avais toujours détestée.

Ses excuses n'avaient entraîné qu'une peine supplémentaire pour mon pauvre cœur. Il m'avait fallu des semaines pour m'en remettre mais j'avais doucement réussi à remonter la pente. Je m'étais alors promise de me protéger pour ne plus souffrir.

Quant à Jasper, je n'osais imaginer son état quand sa presque future femme, Maria, l'avait laissé sur l'autel le jour de leur mariage. Elle s'était enfuie aux bras d'un homme qu'il ne connaissait pas et il ne l'avait plus jamais revue depuis ce moment abominable. Il avait du faire face aux regards de toute l'assemblée venue assister à son mariage avorté.

Je comprenais très bien sa réticence à s'ouvrir à d'autres femmes et même s'il avait conscience de son attitude fermée, il ne parvenait pas à oublier et passer à autre chose.

Nos dossiers nous maintenaient à flot et nous donnaient une raison d'exister. Nous voulions rendre le monde meilleur et enfermer ceux qui mettaient à mal le système. Pour réussir cette tâche, nous étions dirigés par nos deux patrons, Seth Clearwater & Jacob Black.

Ils étaient sensiblement plus vieux que moi mais ils méritaient amplement leur place. Seth était un jeune homme de trente ans plein d'entrain, à la joie de vivre communicative. Il avait fait ses preuves et monté rapidement les échelons du pouvoir par son travail assidu.

Jacob Black, mon patron direct, avait quant à lui succédé à son père après son accident de voiture qui l'avait contraint à se déplacer en chaise roulante. Paraplégique, Billy Black avait alors cédé les rênes à son fils Jacob pour diriger le cabinet. Malgré des débuts quelque peu hasardeux, il s'était rapidement imposé comme un chef efficace et bon conseiller.

Nous ne le voyions cependant que très peu contrairement à Seth qui passait souvent dans nos bureaux pour s'assurer de l'avancement de nos affaires. Il avait pris l'habitude de me taquiner, étant novice, et je riais toujours de bon cœur jusqu'à ce que Jacob nous rappelle à l'ordre.

Tous les deux m'avaient très bien accueillie lorsque je me m'étais présentée et j'avais pu lire sur leurs visages à quel point ils étaient vraiment contents que je fasse partie de l'équipe. Je m'étais sentie intimidée au début mais ils m'avaient rapidement mise à l'aise.

Seth était devenu un bon ami et nous sortions souvent ensemble avec Jasper et Angela, la secrétaire de Jacob. Nous n'étions que deux femmes dans le cabinet et elle s'était empressée de venir me voir, me remerciant de ne plus se retrouver seule parmi ces mannequins ambulants.

- « Je vais enfin pouvoir me confier à quelqu'un ! J'espère que tu ne vas penser que je … »

- « Ne t'inquiète pas Angela, je comprends tout à fait ce que tu veux dire ! Au lunch, on pourra commencer si cela te dit ? »

- « Oh oui, t'es géniale ! »

Par contre, je ne savais pas comment me comporter avec Jacob. Nous nous entendions très bien au début, nous nous étions trouvés des points communs et son sourire communicatif me mettait toujours d'excellente humeur. Cependant, j'avais commencé à sentir une légère transformation de son attitude à mon égard.

C'était un chic type, très séduisant je devais l'avouer mais son regard brillant quand il me regardait ne me disait rien qui vaille. Je ne voulais pas d'une relation avec un homme pour l'instant, encore moins avec mon patron.

Malheureusement, suite à une soirée un peu trop arrosée, nous nous étions retrouvés chez lui par je ne sais quel moyen et nous avions assouvi nos besoins le plus primaires. Je ne me souvenais que de quelques bribes de la veille mais je savais très bien que nous n'avions pas joué au scrabble. Je m'étais rhabillée en catimini et j'étais montée dans un taxi pour rejoindre mon appartement.

J'avais énormément regretté cet écart de conduite, c'était d'ailleurs la première et la dernière fois que je buvais autant sur une soirée.

Le lendemain, j'avais dû affronter les regards interrogateurs de mes collègues puisque évidemment, ils avaient tout vu. Je devais ressembler à un piment rouge du Chili mais je ne répondis rien, tout était lisible sur mon visage. Lorsque Jacob était arrivé, il avait demandé à me voir dans son bureau de toute urgence. S'en suivit alors une discussion assez mouvementée et des explications nécessaires.

- « Jacob, on avait bu ! C'est arrivé mais cela ne se reproduira plus. »

- « Je sais qu'on avait bu mais même sans l'alcool, je te voulais déjà … »

- « Jacob, s'il te plaît ! »

- « Bella … tu me plais beaucoup et j'aimerais qu'on essaie tous les deux … »

- « Je … Ecoute, je t'apprécie beaucoup mais … »

- « Tu m'apprécies, content de le savoir ! » Dit-il, ironique.

- « Mais je ne veux pas m'engager dans quoi que ce soit. Tu es mon patron ! » Répondis-je, poussée dans mes retranchements.

- « Et alors ? Tu ne serais pas la première femme à sortir avec son patron ! Il n'y a que cela qui t'ennuie ? »

- « Jacob, ce n'est pas ça. Ce qui s'est produit hier, c'était une erreur ! Tu es mon ami, mon patron et je ne te vois pas autrement ... »

J'avais sursauté lorsque son poing s'était abattu sur son bureau, sa mâchoire serrée et ses yeux noirs de rage.

- « Jacob, ne le prend pas comme cela s'il te plaît … C'est parce que tu es mon ami que je tiens à te le dire, je ne veux pas que tu miroites quelque chose en vain … »

- « Merci pour ta sollicitude, ISAbella ! » Cracha-t-il, acide. « J'ai des choses importantes à faire alors tu peux rejoindre ton bureau, je n'ai plus besoin de tes « services » … »

- « Bien, puisque c'est comme ça que tu le prends … » Soufflai-je, ouvrant la porte puis la claquant sous les regards inquiets de tous.

J'avais préféré éclaircir la situation tout de suite et lui permettre de tourner la page plus vite. Ni Angela, ni Seth, ni Jasper ne m'avait forcé à parler de ce qui s'était passé et je leur en étais extrêmement reconnaissante. Depuis cet événement fâcheux, nous ne sortions plus que tous les quatre, Jacob préférant retourner directement chez lui après le boulot.

Bien que cet événement soit survenu, je m'étais créé un cercle d'amis dans la ville qui m'avait toujours attirée. J'aimais ma nouvelle vie malgré cette distance significative avec ma famille. Emmett n'avait pas été accepté dans l'équipe et ce refus l'avait anéanti quelques jours avant qu'il ne reprenne du poil de la bête. Il avait repris ses entraînements intensifs et représentait le point fort de l'équipe.

La chance allait forcément tourner, Emmett avait le mental et la carrure d'un champion.

Deux mois seulement après mon arrivée à la « Big Apple », confortablement installée dans mon divan avec un livre en main, on frappa énergiquement à ma porte. Il arrivait parfois qu'Angela vienne me rendre visite pour discuter un peu mais elle veillait toujours à me prévenir. J'allais tout de même ouvrir et je fus surprise de rencontrer un Emmett tout sourire, un tee-shirt à l'effigie des Yankees tendu devant moi.

- « Non ! »

- « Siii ! »

Je criai alors de joie et il me serra dans ses bras avant de nous faire tournoyer . Je n'avais pas hésité une seule seconde à l'inviter pour qu'il s'installe dans ma chambre d'ami le temps de trouver un appartement.

- « Je pensais qu'ils avaient refusé ? »

- « Oui mais un des nouveaux s'est désisté … trop de pression paraît-il ! »

- « C'est génial pour toi, cela fait tes affaires ! »

- « Ils vont voir de quel bois je me chauffe ! Ils ne se débarrasseront pas de moi si facilement ! »

- « Tu vas leur en mettre plein la vue, je savais que tu allais y arriver ! »

Quelques jours plus tard, Emmett partit à l'entraînement & il me raconta le soir même à quel point il avait bluffé l'équipe avec sa course & son lancer de balle. Le premier match avait lieu dans les prochains jours mais il ne savait pas si l'entraîneur le laisserait vraiment faire ses preuves. Même si nous ne le savions pas, il avait réussi à me trouver deux places et j'avais invité Jasper à m'accompagner.

Les Yankees menaient haut la main mais Emmett n'avait toujours pas bougé du banc des joueurs remplaçants. Ils furent un peu rattrapés et un changement se produisit parmi les joueurs. Le numéro neuf sortit du terrain et Emmett prit sa place au pied levé. Je criais de là où j'étais lorsqu'il fut présenté au micro. Je me sentais si fière en cet instant et la foule ne cessait de crier son nom pour le soutenir.

Jasper riait à côté de moi en me voyant si expressive et il ne tarda pas à me rejoindre dans mon délire.

Emmett s'apprêtait à faire son premier vrai lancer. S'il réussissait, il représenterait une valeur sûre pour l'équipe. J'agrippais alors vivement le bras droit de Jasper qui fit la grimace en sentant la pression. Je retins ma respiration quand Emmett leva la jambe et propulsa la balle dans le gant de l'attrapeur. Le batteur n'avait pas bougé d'un poil. Je criai de joie avant qu'il ne répète son lancer.

La batte fendit l'air mais la balle percuta de nouveau le gant de l'attrapeur. Je vis mon frère souffler fortement avant de fixer son adversaire. Il fit tourner la balle dans sa main avant que sa jambe ne se lève une troisième fois et que son bras s'élance vers l'avant. Je vis à peine la balle filer dans l'air quand on coup de sifflet retentit, annonçant le troisième essai manqué & par la même occasion la fin du match.

Je sautillai en hurlant de joie, voyant mon frère recevoir des accolades viriles de ses coéquipiers. Jasper massait son biceps en gardant le sourire et nous sortîmes vite du stade pour attendre Emmett à la sortie. Je le vis arriver de loin, prête à me lancer vers lui quand une horde de femmes hurla dans sa direction. Il signa des autographes et se fit photographier avec ses fans, comme s'il avait fait cela toute sa vie.

Nos rêves étaient devenus réalité et nous comptions bien les prolonger le plus longtemps possible.

Quatre mois plus tard, il vivait dans son propre appartement, plus grand encore que le mien. Il comportait assez de chambres pour inviter huit personnes à dormir. Une grande cuisine équipée trônait dans la pièce principale. Emmett ne vivait que pour le baseball, la nourriture et les filles. Depuis qu'il jouait pour les Yankees, elles tombaient d'ailleurs toutes comme des mouches mais je lui avais conseillé de se méfier.

L'argent provoque toujours énormément de convoitise et les femmes étaient prêtes à tout pour obtenir ce qu'elles désiraient.

Il profitait de sa jeunesse et je ne pouvais pas l'en blâmer. Je le savais suffisamment responsable pour se protéger pendant ses rapports. Quand à son alimentation, il se nourrissait toujours dès que la faim le tiraillait… ce qui revenait à dire qu'il mangeait sans arrêt! J'osais à peine jeter un coup d'œil dans son frigo, de peur que tout m'explose à la figure.

Je m'étonnais toujours lorsque je le voyais engloutir deux steaks à lui tout seul tout en avalant ses légumes et son énorme ration de pommes de terre.

- « T'es un ogre Emmett, je me demande encore comment t'arrives à ne pas t'étouffer ! »

- « C'es une quession d'habidude ! » Répondit-il en mâchant bruyamment.

A part mes amis, Emmett et les sorties, je ne vivais que pour mon travail. Lorsque je franchissais la porte de mon appartement, le silence régnait tout autour de moi. J'aimais beaucoup mes moments de solitude, j'en profitais toujours pour me plonger corps et âme dans un bon petit livre, un petit verre de vin pour agrémenter le tout.

Ces derniers temps pourtant, je ruminais des pensées négatives concernant ma vie privée. Je venais de constater que j'avais vingt-sept ans et une seule relation sérieuse qui s'était mal terminée. J'aimais sortir mais je ne laissais jamais la possibilité aux hommes de m'approcher, trop effrayée à l'idée de me faire rouler dans la farine. Jacob semblait sincère mais je ne ressentais pas cette petite étincelle en le voyant ou des papillons voleter dans mon estomac.

Peut-être croyais-je trop aux contes de fées, que mon prince charmant viendrait sur son grand destrier pour me conquérir et m'épouser. Bon, pas jusqu'à ce point-là tout de même mais je voulais rencontrer quelqu'un de doux, gentil & qui sache me faire rire. Je devais changer mon fusil d'épaule afin de m'ouvrir un peu plus aux autres. Cela représentait déjà en soi un premier pas vers le changement.

Nous étions vendredi soir & comme d'habitude, je comptais sortir avec mes amis pour fêter la fin d'une enquête. Jasper avait gagné son procès et il allait payer une tournée générale pour notre plus grand plaisir. Nous nous rendîmes à pied jusqu'au pub que nous adorions tous, le Soho. Angela et moi discutâmes sur le chemin pendant que Jasper racontait à Seth et Jacob, pour la troisième fois de la journée, la tête que les jurés avait arboré au fur et à mesure de son plaidoyer.

La réputation du pub avait fait le tour de la ville: Sam le patron était d'une gentillesse sans pareille, la sécurité veillait au grain et l'ambiance était à la fête constamment. Jasper entra le premier dans la salle et nombreux furent ceux qui le félicitèrent.

- « Tournée générale ! »

Des cris fendirent l'air et Sam accompagné de sa femme Emily servirent les clients avec une rapidité ahurissante. Nous nous assîmes à la table qui nous avait été réservées avant de commander nos boissons. Le pub semblait encore plus rempli que d'habitude et j'attribuais ce changement à l'écran plasma que Sam avait fait installer cette semaine.

- « Bella ? »

Je me retournai vivement vers Angela qui riait un peu.

- « Tu étais encore dans la lune ! Je te demandais si tu étais intéressée par une petite virée shopping demain ? J'y vais avec une ancienne amie de l'Université qui doit normalement venir ce soir. »

- « Merci Angie mais le shopping & moi … »

- « Allez, je parie que tu vas bien t'amuser ! Alice est vraiment géniale tu verras, elle te convaincra encore mieux que moi ! » Répondit-elle en souriant.

Après tout, une petite sortie me permettrait peut-être de moins ruminer sur mes problèmes personnels. Je fixai Jacob un instant qui regardait la foule d'un air absent. Nous étions un peu rabibochés mais il restait encore du chemin à parcourir avant de retrouver notre complicité des débuts.

- « Angelaaaaa ! »

- « Alice ! Tu as pu te libérer ! »

Je vis soudain une femme menue s'avancer vers nous, un sourire contaminant collé sur le visage. Ses cheveux noirs de jais en pique lui donnaient un air explosif, survolté et son regard brillant exprimait toute l'étendue de sa joie. Ses vêtements lui saillaient à la perfection et je m'étonnais de me demander où elle avait bien pu les acheter.

- « Alice, je te présente mon amie et collègue Bella Swan ! Bella, voici Alice Brandon. »

Elle s'approcha de moi et me serra dans ses bras comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Sa spontanéité devait grandement l'aider.

- « Heureuse de te rencontrer Bella ! J'adore ta veste ! »

- « Contente de te connaître Alice ! J'avoue que ta tenue me plaît beaucoup ! Sans indiscrétion, où l'as-tu achetée ? »

J'entendis Angela rire à côté de moi et Alice sourit à ma question.

- « Angela ne doit pas t'avoir prévenue, la coquine ! Je suis styliste de mode et ce que tu vois, c'est moi qui l'ai dessiné ! »

- « Et bien, c'est superbe Alice ! »

Angela la présenta ensuite à tout le petit groupe avant de s'asseoir entre nous deux. Elle commanda ensuite à Emily un cocktail fruité. Nous discutâmes toutes les trois de la journée de demain avant qu'un homme ne crie.

- « COME ON YANKEEEEEES ! »

Zut ! J'avais complètement oublié qu'Emmett jouait ce soir, j'avais promis de le regarder. En parlant du loup, la caméra montrait un gros plan de son visage puis de son corps en pleine action, lançant la balle vers le batteur qui la manqua.

- « Celui-là, son avenir est assuré dans l'équipe, je le sens ! » Dit Alice, convaincue.

- « C'est le frère de Bella ! » Répondit Angela, me coupant l'herbe sous le pied.

- « En fait, c'est le fils de mon beau-père mais je le considère comme mon propre frère. » Ajoutais-je.

- « Sérieux ? C'est génial ça ! Ca tombe plutôt bien Bella, j'ai justement une amie qui s'est mise martel en tête depuis qu'elle l'a vu à la télé … Tu serais d'accord de m'aider à les présenter ? »

Je ne savais pas trop quoi penser de cette question inopinée. Alice m'avait l'air d'être une fille sincère mais son amie l'était-elle autant ?

- « Euh, je ne sais pas … tu sais, j'ai beau aimer mon frère, il a tendance à beaucoup s'amuser … avec les filles. »

- « Ne t'inquiète pas, Rosalie ne cherche pas à se marier avec lui. Disons qu'elle bave littéralement devant son écran à chaque fois qu'il apparaît. C'est limite si elle ne fait pas l'amour à la télévision ! » Expliqua-t-elle en pouffant.

- « Je ne te promets rien mais je vais essayer. » Rétorquai-je en riant. « J'essaierai d'organiser un repas à mon appartement et je vous inviterai. Qu'est-ce que vous en dites ? » Proposai-je, emballée.

- « Je te dis que c'est d'enfer ! Bella, je sens que toi et moi, nous serons de grandes amies ! » Répondit-elle en gigotant sur sa chaise.

Quand le match se termina, nous décidâmes de danser un peu pour dégourdir nos jambes ankylosées. Le diable avait littéralement pris le corps d'Alice qui se déhanchait comme une furie sur la musique. Je jetai un rapide regard vers les garçons qui discutaient entre eux, sauf Jasper qui nous observait curieusement. Lorsqu'il s'aperçut que je le fixais, je vis ses joues se colorer avant de fixer le fond de son verre.

Il me cachait quelque chose et j'étais persuadée qu'une fille se trouvait derrière ce virement de couleur.

- « Dis ton ami, Jasper je crois, il a quelqu'un dans la vie ? »

Haha, je le savais ! Jasper avait tapé dans l'œil d'Alice. Je ne connaissais pas vraiment les goûts de mon meilleur ami en matière de femmes mais cette fois, je voulais lui donner un petit coup de pouce.

- « Non, il est aussi seul que je le suis ! »

Elle me fixa étrangement, comme si elle prévoyait quelque chose avant que ses yeux ne s'agrandissent.

- « Vous avez déjà … »

- « Non Alice ! C'est mon meilleur ami ! Il est juste un peu timide. »

C'est à ce moment-là qu'il releva le regard vers nous et rougit bien plus fort en voyant Alice lui sourire. T'es foutu Jasper …

- « Je crois que je vais tenter le coup Bella, il me plaît bien. »

- « Tu as ma bénédiction ! » Répondis-je en riant comme une sotte en découvrant le regard affolé de Jasper quand Alice s'approcha de lui.

Je repris ma danse là où je l'avais arrêtée et pouffai avec Angela quand Alice attira mon meilleur ami sur la piste de danse improvisée. Jamais son visage n'avait atteint une teinte aussi cramoisie depuis que je le connaissais. Alice possédait ce petit quelque chose supplémentaire qui pouvait le faire craquer.

Je la vis poser les mains de Jasper sur ses reins avant d'enrouler les siennes autour de son cou. Leurs yeux ne se quittaient pas un seul instant et j'étais heureuse que Jasper s'ouvre plus. Alice devait bien lui plaire aussi car il exprimait toujours sa réticence à se donner en spectacle en dansant. Je détournai rapidement la tête pour leur donner de l'intimité quand Alice se rapprocha de lui et posa sa tête sur son épaule.

Cette soirée m'apparut soudain bien plus spéciale que toutes celles que j'avais vécues auparavant. Mon instinct me trompait en de très rares occasions. Je fermai alors les yeux & le laissai s'exprimer librement, me soufflant que quelqu'un allait bouleverser ma petite vie si tranquille jusqu'ici.

Alice … Que me prépares-tu ?


Alors alors, à quoi vais-je avoir droit pour ce premier chapitre ? Tomates pourries ou roses rouges ?

Je sais que je me répète mais je n'ai fait qu'installer un peu la situation, je sais quelle direction je prends mais j'espère que ce chapitre n'aura fait qu'attiser votre envie de plus ! :)

J'attends vos remarques avec impatiente alors n'hésitez pas à cliquer sur le joli ballon orange comme la dernière fois ! ;)

J'essaierai de poster un chapitre toutes les semaines ou deux semaines, je ne sais pas encore car cela dépend de mes autres activités qui me prennent aussi du temps ! =S

Gros bisous à toutes (tous?) & à très bientôt pour la suite des aventures ! :D

ValouPili