Hello everybody. Ce chapitre aurait dû sortir mercredi mais je n'ai pas pu. Je suis allée voir Les Animaux Fantastiques (film que j'ai adoré d'ailleurs). Eddie Redmayne est vraiment l'une des personnes les plus mignonnes de ce monde. Pendant tout le film, j'avais envie de le prendre dans mes bras et le protéger. Enfin bref, je n'ai pas pu écrire. J'aurais écrit plus tôt mais ma mère m'a acheté ma place par surprise donc. En résumé, j'ai peaufiné mon petit chapitre aujourd'hui et pendant le week-end. J'espère que vous allez l'aimer autant que j'ai pris plaisir à l'écrire.

L'intrigue commence à démarrer, enfin j'en ai l'impression x) Et je fais enfin apparaître Hannah, qui est un peu moins douce que dans la série. j'espère que ce petit changement de personnalité ne vous changera pas. Elle est juste un peu plus dure et froide.

Bonne lecture !

(Je rappelle que cette fiction est assez vulgaire et qu'on y parle souvent de sexe donc jeune gens, passez votre chemin si vous êtes perturbez par cela.)


Chapitre 1 : Délice d'amitié et d'amour.

"Les secrets sont durs à porter. Partage les avec quelqu'un de confiance, qui t'aidera à soutenir leur trop grosse charge."


Dean était barista, et il adorait sincèrement son job. Il travaillait au bar, occupé à préparer des cafés toute la journée, le nez plongé dans les effluves. Il portait toujours un tablier rouge sang où le logo du petit café où il travaillait était inscrit. Il aimait discuter avec ses clients en mélangeant des épices, ou en servant des desserts variés.

Il avait rencontré Lisa de cette manière.

C'était un très beau matin de printemps, à l'heure où la rosée du matin n'a pas encore séchée. Elle s'était installée au bar, l'air totalement épuisé et le maquillage fait à la va-vite. Elle était pourtant charmante, et Dean l'avait bien remarqué. La jeune femme avait de longs cheveux qui retombaient comme une chute d'eau sur ses épaules délicates, de grands yeux marron et un joli petit sourire en coin.

Il lui avait souri pour la charmer mais elle l'avait à peine vu tant elle était absorbé par son téléphone. Ce dernier diffusait une douce lumière sur son visage concentré. Lisa avait soupiré longuement en attrapant la carte du café, et Dean avait eu l'impression que tout le malheur du monde reposait sur ses épaules.

« As-tu fait ton choix ? » Avait-il demandé.

« Non… Pas du tout même. C'est la première fois que je viens ici, que me conseilles-tu ? »

Elle n'avait pas été choquée par le tutoiement, et y répondait de la même manière.

« Un cappuccino. C'est la meilleure boisson que je fais si tu veux mon avis. » Fit-il en effectuant un clin d'œil. « Et prend un Délice Rouge, ça se marie très bien avec. »

« C'est quoi un Délice Rouge ? »

« Mousse aux fruits rouge, saupoudrée de chocolat et d'une crème au citron. C'est la clé du bonheur cette pâtisserie. Une fois goûtée, plus rien n'aura le même goût. »


Castiel nettoyait ses mains d'un geste rageur, les joues rouges et le nez plissé sous la colère. Hannah se tenait à ses côtés, l'air tranquille en buvant le médiocre café que proposait la machine dans le hall. Elle observait son collègue, les yeux complètement figés sur le chirurgien.

« Explique-moi Castiel. » s'exclama-t-elle.

« Ce connard va voir sa pute le jour de notre rencontre ! Je suis sûr qu'il a oublié cet égoïste ! »

« Je commence à le connaître ce Dean à travers tous tes dires et... » Elle avala une gorgée du liquide. « Pourquoi tu ne lui dis pas tout simplement la vérité ? »

Castiel essuya ses doigts, l'air déjà plus calme et complètement rougissant. Ses colères étaient rares et il était rapidement apaisé par de bons discours.

« Eh bien, je ne sais pas. C'est à lui de s'en souvenir, non ? »

« Oui, et je suis d'accord avec toi sur ce point. Par contre, lui dire tes sentiments serait une bonne chose, Castiel. Tu te sentiras soulagé. »

« Quels sentiments ? »

« Arrête de te voiler la face, Novak. Si t'es pas amoureux de cet idiot, je suis la reine d'Angleterre. »

Le dénommé frotte ses temps d'un geste las en soupirant.

« Et dire qu'il m'a proposée de s'entraider. Je l'aide, il m'aide. Je te drague, il drague Lisa. »

« Moi ? Nous un couple ? »

La figure d'Hannah s'éclaira d'un grand sourire.

« Quelle blague. Je t'aime bien mais t'es beaucoup trop accro pour voir quelqu'un d'autre que Dean. Il ne l'a jamais sincèrement remarqué ? »

« Bah, il semblerait que non. »

Alors que Castiel allait ouvrir la bouche, la porte des toilettes des hommes s'ouvrit brutalement dévoilant Meg, une jeune infirmière à l'air malicieux et à l'humour un peu douteux. Elle semblait complètement excitée et heureuse. Et une seule chose au monde arrivait à la mettre dans un tel état : une opération de grande envergure. Ça, Castiel le savait.

« Hey, les grosses têtes. Opération de type atomique. Ils vont vous bipper bientôt le temps de préparer le bloc opératoire mais j'ai voulu vous l'annoncer moi-même. »

Devant les visages des deux chirurgiens, elle eut une moue et ajouta :

« Qu'est-ce qui se passe ici ? Clarence ? »

« Comme d'habitude, Meg. Le cas Dean Winchester. » Déclara Hannah.

« Ah, encore. » Elle sourit. « Je te l'ai déjà dit, Clarence, pompe lui la bite à ton mec, il comprendra bien ton message. »

« Meg ! » Hurla le concerné, le visage cramoisi.

La porte s'ouvrit à nouveau et Balthazar, vêtu d'une blouse plus si blanche que ça, apparut. Il sembla un peu surpris de voir tout ce beau monde dans les toilettes – surtout qu'elles étaient censées être pour hommes à la base.

« Qu'est-ce que vous faites tous là ? Une partouze ? » Dit-il en ricanant bêtement. « Et pourquoi t'es aussi rouge Cassie ? »

Castiel sembla sur le point d'exploser entre gêne et colère, ce qui amusait beaucoup ses collègues qui adoraient le taquiner ouvertement et sans cesse. Il sortit de la pièce, furibond.

« Cassie, attends ! »

« Clarence ! On rigolait, fais pas ta prude !n»

« Novak ! »

Des rires amusés accompagnaient tous ses appels.

Pourquoi personne n'était conciliant avec lui ? Et surtout pourquoi personne dans ce putain d'hôpital n'appelait Castiel par son vrai prénom au lieu de tous ses surnoms !?


Lorsque Dean rentra, il était très tard. Quelque chose comme minuit, ou peut-être plus qui sait. Le barista avait cru son colocataire endormi mais de la lumière filtrait sous la porte de la salle-de-bain. L'instant d'après, Castiel surgit. Les cheveux en bataille, le souffle court, le teint rougissant. Il n'était recouvert que d'une serviette jaunâtre, au niveau de la taille, et son corps était luisant d'eau chaude. Ses genoux étaient rougis, l'air passablement abîmes.

« D-Dean ? » Bégaya Castiel, surpris. « Je ne t'attendais pas si tôt. »

Balthazar sortit de la salle-de-bain, uniquement vêtu d'un boxer un peu trop moulant aux yeux de Dean.

« Oh Dean ? Qu'est-ce que tu fais là ? Déjà rentré de ton rendez-vous ? » S'exclama Balthazar.

« Balty, c'est pas le moment. » Soupira Cas.

Dean posa ses clés de voiture sur le buffet, ne sachant que dire. Tourmenté entre choc et colère dévastatrice.

« Cas ! »

Sa voix gronda, et le concerné savait que son meilleur ami était très mais très énervé.

« Pourquoi t'as ramené ce mec chez nous ? Et surtout depuis quand tu baises avec des mecs ? T'es devenu une pédale ? »

Ce fut au tour de Castiel d'être en colère, il fronça des sourcils et s'approcha de Dean. Il brandit son majeur, le plaquant d'autorité sur le torse de Dean.

« C'est une putain de blague ? Depuis quand t'es devenu homophobe Dean ? Je t'avais bien dis que j'étais bi, non ? Je fais ce que je veux de mon cul et je m'en branle de ton avis ! Et peut-être que je ne coucherai pas avec lui si mon salopard de meilleur ami n'avait pas oublié les 3 ans de notre amitié ! »

Ils étaient si proches à présent, qu'ils respiraient le même air. Dean ne pouvait s'empêcher d'avoir envie de poser ses lèvres contre celles qu'il s'imaginait douces de Cas. Son esprit vagabondait entre ce besoin primaire et les paroles de Castiel.

Oh bordel ! Il avait bel et bien oublié leur anniversaire de rencontre. Il écarquilla des yeux brutalement en le réalisant mais il avait été si occupé par Lisa ses derniers temps.

« Je… J'suis désolé Cas. »

« Je m'en fous de tes excuses ! »

Castiel attrapa Balthazar par la main et se rua vers sa chambre. Il claqua la porte.

Et ce fut le silence.