Disclaimer : Tout appartient à JKR. Je me suis amusée avec les persos et j'ai écrit une histoire à ma sauce. Je ne gagne rien, mis à part quelques reviews.

Résumé : Tout le monde sait que Severus a trahi le Lord Noir. Mais personne ne s'attendait à ce qu'Hermione trahisse ses amis en tuant Harry. Mais pourquoi ? Avec quelles conséquences ? HG/SS

Note de l'auteur : Pour ceux qui se le demandent, nos héros sont bien sûr plus âgés, la guerre a duré longtemps. Bref, ils ont dans les 23 ans. Ensuite, un grand MERCI aux revieweurs anonymes, à qui je ne peux pas répondre. Voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira :D

La Vengeance de Lord Voldemort

Harry et sa femme, Ginny, ont invité tous leurs amis pour fêter la naissance de leur fille, Solène. Ça fait presque 6 mois que la guerre est finie, et ils ont tous retrouvé le sourire, malgré les épreuves qu'ils ont traversées. Tout le monde a le cœur à la fête. Harry observe un à un ses invités. Remus se remet tout doucement de la mort de Tonks, mais il l'a acceptée et il adore son fils. Il sourit en voyant Hagrid casser une chaise et s'en excuser auprès de Ginny. La mort de Dumbledore l'a beaucoup affecté, mais il s'en est remis. Molly et Arthur observent leurs enfants et petits enfants s'amuser, le sourire aux lèvres. Ron fait rire les enfants avec ses imitations de profs ou d'amis. Son regard se pose enfin sur Severus, qui regarde les enfants s'amuser avec mélancolie. Voir l'état de Severus le fait penser à Hermione. Et son cœur se serra. Comment elle avait pu leur faire une chose pareille, ça, il ne le comprendrait jamais. Il avait juré avec Ron de penser à elle comme si elle était morte, et non en prison. C'était plus facile à surmonter ainsi, et il s'en souviendrait toujours comme sa meilleure amie et non comme une ennemie. Son mari par contre, lui, n'avait jamais vraiment surmonté la trahison d'Hermione. Il fait simplement semblant d'aller bien devant les autres, pour ne pas les inquiéter. Mais ils ne sont pas dupes. Severus Snape n'est pas heureux, il se contente de s'occuper de sa fille et de ne pas se laisser mourir. Il n'a plus de loisirs, ni de rêves ou de passions. Tout le monde redoute le jour où sa fille n'aura plus besoin de lui. Mais ce jour est encore loin, et tout peut encore arriver. Après tout, Severus a fait bien des progrès par rapport au début.

Je suis anéanti. D'après les médicomages, Hermione m'a lancé l'Avada de plein gré. Et je ne comprends pas. Dans ce cas, pourquoi s'est-elle excusée après la bataille ? Pourquoi était-elle heureuse de me revoir vivant ? Il doit y avoir une explication, on a dû faire pression sur elle. Oui c'est ça, quelqu'un l'a menacée. Dès que je le peux, j'irai la voir avec Ron et elle nous expliquera tout, et je pourrai la faire libérer. Rien que de penser qu'elle est à Azkaban, avec les détraqueurs, m'horrifie. Je la libèrerai. Il faut que j'aille voir Severus, que je lui remonte le moral. Je sais où le trouver. Nous avions aménagé une salle protégée pour les enfants. Il doit être avec sa fille. Donc je m'y rends. Mais contrairement à ce que je pensais, il n'est pas avec Anaëlle. Non, il est assis devant la porte, anéanti. Je m'approche de lui, me glisse à ses cotés, dans la même position.

-Severus ? Tu ne rejoins pas Anaëlle ?

-Harry…

-Quel est le problème ? Que se passe-t-il ?

-Tu me demandes le problème ? Comme si ce n'était pas évident ! Hermione nous a tous trahis ! Elle a joué avec nous pendant toutes ces années ! Et maintenant elle est en prison, qu'est-ce que je vais lui dire, à Anna ? Je ne peux pas lui dire qu'elle est morte, ou blessée, c'est impossible. Je lui dis qu'elle a essayé de te tuer ? Qu'elle est en prison ? Impossible aussi, je ne peux pas faire une chose pareille.

-Severus, calme-toi ! J'ai bien réfléchi, et Hermione n'est peut-être pas coupable ! Peut-être qu'elle n'était pas maitre de ses actes à ce moment !

-Comment peux-tu dire ça ? Le diagnostique des médicomages est clair, ça ne te suffit pas ?

-Non ! Hermione est ma meilleure amie. Jamais elle n'aurait fait une chose pareille ! C'est la femme que tu aimes, Severus, comment peux-tu t'arrêter à ce que disent les médicomages ?

-Ce n'est pas ça ! Je la surveillais pendant le combat. J'avais décidé de m'intercaler si un mauvais sort lui était destiné. Et elle n'a subit aucun impérium, je te l'assure.

-Mais peut-être que la magie n'a rien à voir là dedans ! Peut-être qu'on a fait du chantage avec elle !

-Non. Je l'ai vu dans ses yeux quand elle est sortie.

-Quoi qu'il en soit, j'irai la voir le plus tôt possible pour obtenir des explications. Tu voudras…

-Non.

-D'accord. Pour ce qui est d'Anna, on va lui dire que sa maman va bien, mais qu'elle ne peut plus la voir pour le moment. Si Hermione reste emprisonnée, on lui expliquera tout le moment venu.

Après sa désastreuse entrevue avec Hermione, Harry était directement retourné à Poudlard, où il avait trouvé Severus. Il était dans la même position qu'auparavant.

-Severus ?

Il leva les yeux vers lui, attendant la sentence. Harry décida d'en finir le plus tôt possible :

-Je suis désolé. Elle l'a fait parce qu'elle en avait envie. Elle a dit qu'elle nous détestait, mais je ne comprends pas…

Severus s'était levé dès les premiers mots d'Harry.

-Je ne vois pas ce que tu ne comprends pas ! lui dit-il, furieux. C'est une traitre ! Elle était à la solde de Voldemort ! Elle a joué avec nous durant tout ce temps ! Tout ça, ça n'était que de la comédie ! Bien sûr, je ne suis qu'un idiot, j'ai osé la croire ! J'ai osé penser qu'elle m'aimait réellement, mais qui aurait pu faire une chose pareille ? M'aimer moi, le sarcastique, froid, détestable mangemort ! En fait, c'était seulement la vengeance de Voldemort pour l'avoir trahi ! Et je me suis laissé avoir, je ne suis qu'un idiot…

À la fin de sa tirade, il était bien plus furieux contre lui-même que contre Harry.

-Severus, non, je suis sûr qu'il y a une autre explication…

-Tais-toi, tu sais bien que non, Potter ! Je n'ai pas besoin de ta pitié !

Sur ce, il partit à grandes enjambées. Harry resta stupéfié. Ça ne s'était pas exactement passé comme ce à quoi il s'attendait. Il allait faire demi-tour lorsqu'il se rappela qu'Anaëlle était encore là, dans la salle, à attendre le retour de ses parents. Il décida de s'occuper d'elle, le temps que Severus se calme.

Il lança les contres-sorts adéquats sur la porte et dès qu'il l'ouvrit, une petite fille lui sauta dans les bras. En le reconnaissant, elle murmura, les larmes aux yeux :

-Pourquoi c'est toi, Ry ? Ils sont allés au ciel ?

-Oh, non, ma chérie, répondit Harry, bouleversé. Ils vont bien, tout les deux. Seulement, ta maman n'est pas là pour un long moment et ton papa se repose, tu comprends ?

La petite acquiesça, perdue. Ses petites yeux noisette étaient emplis de larmes, et elle enfouit sa tête dans le cou de son parrain. Harry caressa doucement ses cheveux bruns, tout en se dirigeant vers là où était parti Severus. En chemin, il croisa sa femme. Il lui confia Anaëlle, la regardant à peine, obnubilé par son inquiétude pour son ami.

Il le retrouva vite, dans la salle où reposaient les morts. Il observait de loin Remus. Remus qui venait de perdre sa femme. Il était dévasté et lui tenait fermement la main, comme pour tenter de la retenir. Le Survivant s'approcha de Severus et posa une main sur son épaule.

-Je l'envie… murmura ce dernier.

Harry ne comprit pas. En quoi Severus pouvait-il envier Remus ?

-De quoi ? Il vient de perdre la femme de sa vie !

Puis il comprit, et s'emporta :

-Non mais ça va pas ? Tonks est morte ! Morte ! Hermione, tu peux la revoir quand tu veux !

-Mais lui n'a pas été trahi. Dit Severus d'un ton tout aussi neutre, avant de se diriger vers l'infirmerie et de s'asseoir sur un des lits vacants.

Harry, furieux, le rejoignit et lui cria dessus :

-Je t'interdis de dire une chose pareille ! Tu ne viens pas juste de perdre l'être que tu aimes le plus au monde ! Tu…

Mais Harry s'interrompit : bien sûr qu'il venait de la perdre ! Par trahison, de la pire manière que ce soit. Il comprenait la réaction de Severus.

-Écoute, repose-toi, on en reparlera plus tard.

Le serpentard ne répondit rien.

-Severus ?

Toujours aucun mot. Le maitre des potions fixait le vague, muet.

-Severus ! insista Harry en le secouant.

Toujours sans rien répondre, ce dernier s'allongea sur le lit et ferma les yeux. Harry était stupéfié. Qu'est-ce que tout cela signifiait ?

-Pompom ? Je crois que Severus ne va pas bien.

L'infirmière le rejoignit et lança un sort de diagnostique sur son nouveau patient.

-Il va très bien Harry. Laisse-le se reposer, il doit digérer ce qui est arrivé. Tu es allé la voir ?

-Oui. Répondit-il d'un air sombre. J'ignore pourquoi, mais elle nous a trahi car elle nous détestait, moi et Ron.

-Vous détester ? C'est impossible. Vous avez traversé tellement de choses ensembles… C'est sûr que Voldemort n'y est pour rien ?

-Oui. Sinon, pourquoi aurait-elle continué à nous dire des choses pareilles, alors que tout danger est maintenant écarté ? Même en craignant des représailles, elle nous l'aurait fait comprendre, d'une façon ou d'une autre.

Ils gardèrent le silence, jusqu'à ce que Ginny entre, portant Anaëlle dans ses bras, endormie.

-Tout va bien, Harry ? chuchota-t-elle, regardant Severus d'un air inquiet, avant de déposer la petite sur un lit.

Sans prendre la peine de lui répondre, Harry s'avança à grands pas et l'enlaça, cherchant du réconfort. Ginny répondit à son étreinte, lui transmettant son amour, comprenant sa détresse. Il ne put retenir plus longtemps ses sanglots et se laissa aller, dans les bras de sa dulcinée.

-Comment a-t-elle pu…

-Je sais Harry, calme toi.

-Trahi… par ma meilleure amie… ma… sœur… c'est impossible, dis-moi que c'est un cauchemar Ginny ! Je ne veux pas…

-Chuut Harry, calme-toi. Elle a fait un choix. On ne le comprend pas mais elle l'a fait. Dis-toi que tu es entouré, tu n'es pas seul.

Sous ses paroles réconfortantes, Harry se calma peu à peu. Il avait retenu sa peine devant Severus, il avait voulu l'enfouir au plus profond de son être, mais voir Ginny l'avait fait craquer. La trahison d'Hermione le faisait tellement souffrir ! Malgré la disparition de Voldemort, il n'arrivait pas à être heureux, soulagé. Peut-être qu'avec le temps… Et il n'osait même pas imaginer l'état dans lequel devait être Severus. Hermione était tout pour lui. C'est elle sa raison de vivre. Qu'allait-il advenir de lui ?

Et Harry avait eu bien raison de s'inquiéter pour Severus. Il était resté quatre jours sans dire un mot, mangeant à peine, ne réagissant à rien ni à personne. Ils tentaient tous de le faire réagir, en vain. Même l'appel de sa fille n'y avait rien fait. La petite était dans tous ses états. Sa mère n'était pas là, on lui disait qu'elle ne pouvait plus la voir, et son père n'était plus le même. Harry, à bouts, qui venait encore de tenter de rassurer Anaëlle, se mit en colère.

-SEVERUS ! Tu vas me répondre bon sang ! cria-t-il. Ta FILLE a besoin de toi ! ANAËLLE, tu te rappelles ?

Toujours aucune réponse. Cela l'énerva au plus haut point.

-SEVERUS ! et il le gifla.

Le maitre des potions lui lança un regard noir de fureur avant de hurler :

-Lâches-moi Potter ! Tu n'y comprends rien !

-Au contraire ! Je sais exactement ce que tu peux ressentir ! Même peut-être plus !

-Non ! Elle n'était pas la femme de ta vie ! Ce n'est pas Ginny qui t'a abandonné ! Elle était ma raison de vivre ! La seule en qui j'avais confiance ! Celle qui connaissait tous mes secrets, toutes mes peurs ! Celle que j'aime ! Elle m'a trahi ! Tout ce qu'on a vécu n'était que mensonges, pour servir sa couverture ! Pour me punir de ma trahison envers le Lord ! Toute ma vie n'est qu'une blague stupide ! Elle m'a trahi Potter, tu comprends ça ? Je suis seul, comme avant, comme je l'ai toujours été. Et elle n'est pas là pour m'en sortir cette fois…

Au cours de son discours, sa rage s'était transformée en une peine immense. Harry le prit dans ses bras et lui murmura :

-Tu n'es pas seul. Tu nous as, nous tous. Et tu as Anaëlle. À jamais.

-Je veux la revoir, Harry… sentir son odeur, caresser ses cheveux, lui dire que je l'aime…

-Tu peux toujours aller la voir… proposa Harry, hésitant.

-Elle n'existe plus, Harry. La femme que j'ai aimée n'était qu'un leurre. Destiné à me briser.

-Si c'est ce que tu penses, alors ne les laisse pas gagner. Montre leur que tu es plus fort que ça. Mais surtout, pense à Anaëlle. Ta petite fille qui veut voir son papa. Qui ne comprend pas ce qui lui arrive.

-Où est-elle ?

-Dans mes appartements, avec Ginny.

Severus s'y rua :

-Anaëlle !

Et il l'enlaça. Lui murmurant qu'il ne la quitterait pas. Lui promettant d'être toujours là pour elle.

-Je t'aime mon ange.

-Moi aussi papa.

C'est ainsi que Severus avait décidé de vivre pour sa fille. Laissant tous ses fantômes au plus profond de son être, cachant sa détresse autant qu'il le pouvait. Pour elle.

Alors vous en pensez quoi ?

D'après vous, pourquoi Hermione a-t-elle voulu tuer Harry ? Et pourquoi ne dit-elle rien ? Tout sera dévoilé la semaine prochaine…