Auteur : Gwenaelle D.
Adresse : karrakoln@yahoo.fr
Origine : Gundam Wings
Disclaimer : ai pas inventé les persos malheureusement… mais ça serait pas une fanfic sinon ^^
Genre : romance et tout le tra la la
Couple : on en a une bonne idée maintenant
Remarque 1 : j'ai eu cette idée en sortant du taff… cherchez pas ! )
Remarque 2 : AU complet, sûrement quelques OOC à prévoir, mais rien de bien grave. Ah si, z'ont pas 15 ans les gars, mais bon… :o)
Jeunes cadres dynamiques Chapitre 2 : Rencontres- « Eh si nous entamions l'entretien ? » fit Trowa à l'assemblée.
Les trois jeunes gens en face de lui le regardèrent avec gratitude.
- « Bien, Monsieur Yuy… »
- « Heero Yuy, c'est original comme prénom… Vous êtes japonais ? »
Heu, c'est pas à moi de poser les question là ? se dit Trowa.
Qu'est-ce qu'elle me veut celle-là ? se demanda Heero.
Mais elle ne sait même pas se tenir à un entretien ! s'exclama Quatre intérieurement.
La pauvre… prit pitié Duo.
- « Oui. » répondit froidement Heero.
- « Bien. » reprit Trowa en souriant à Relena et en l'empêchant ainsi de continuer son papotage hors-propos. « Vous connaissez probablement nos activités, je vais donc passer outre et vous parler directement de votre mission. »
Signe de tête affirmatif du concerné. Heero appréciait le fait que le chef de projet aille droit au but. Lui au moins, il ne parle pas pour ne rien dire !
- « Mon projet concerne les échanges internationaux entre banques, et seulement les gros montants, ceux qui se chiffrent en milliers voir millions d'euros [1]. Je viens juste d'engager un prestataire pour s'occuper des relations et des évolutions du côté asiatique de la plate-forme. J'ai aussi besoin d'un autre chef de projet junior pour gérer tout ce qui est échanges et évolutions avec les pays anglophones, principalement les Etats-Unis et la Grande Bretagne. D'après votre CV vous avez fait votre stage de fin d'études aux Etats-Unis, vous devait donc être relativement calé en anglais ? »
- « Tout à fait. J'ai travaillé pendant 6 mois à Boston, Massachusetts pour être précis [2]. »
- « Comme cela devait être joli ! »
Heu, là, la minute de silence est obligatoire. Tant de stupidité dans une si petite tête, ça force le respect !Effectivement, un silence gêné s'abattit dans la salle. Trowa le rompit au plus vite.
- « Vous pourriez m'en parler plus en détail ? Ce que vous avez fait, les outils utilisés, l'environnement technique… »
Heero partit donc dans une longue tirade [3], résumant le où, pourquoi, comment de son stage.
Duo était un peu calmé. Son challenger ne s'en sortait pas si mal après tout, et Trowa devait aimé son sens de la synthèse et son élocution parfaite. Il buvait chaque parole prononcé par Heero Yuy, sans en comprendre le sens : c'était le son de sa voix qui le captivait. Pas trop grave, veloutée, aux intonations variant constamment, comme une mélodie. Et en plus, son accent japonais était à croquer. Il gardait ses yeux baissés, et louchait imperceptiblement sur la cuisse droite de Monsieur Yuy. Leurs cuisses n'étaient séparées que de quelques centimètres, et cela suffisait à l'émouvoir. Mon Dieu mais je dois vraiment être accro pour être perturbé à ce point là. Quatre a peut-être raison. C'est probablement l'attrait de la compétition et du doute qui me pousse à toujours en faire trop face à ce charmant garçon. C'est vrai ça, en y réfléchissant bien, d'habitude je ne saute pas sur les gens comme ça, j'ai un peu plus de retenu, j'ai suffisamment confiance en mon charme inné…
Quatre faisait semblant de gribouiller des notes sur son bloc, et ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'œil à Trowa Barton toutes les dix secondes. Cette stature… ces épaules… ces yeux… Par Allah il est vraiment magnifique. Je suis vraiment chanceux. Je m'attendais à tout, et j'ai le meilleur. De plus, cela ne me dérange pas du tout que ce soit un homme. Après tout, Duo m'a vanté les avantages et les inconvénients des deux parties, femmes et hommes. Et en fait, ils sont ex aequo. Il posa les yeux sur ses feuilles et s'aperçu qu'il avait machinalement commencé à faire un croquis du jeune chef de projet. Cela lui mit un coup au cœur, et il arrêta vivement son œuvre, rangeant son calepin dans sa mallette discrètement.
Trowa appréciait beaucoup le jeune homme qui discourait. Il ferait un élément parfait pour son équipe. Il avait l'air d'une efficacité redoutable, il allait droit au but, et sa capacité d'analyse avait l'air bien entraînée. Le seul hic était son attitude froide et distante, qui pouvait aisément être perçu comme du mépris. Ce que ne va pas pouvoir s'empêcher de penser Wufeï, j'en mettrais ma main au feu. Le jeune chinois qu'il avait engagé la semaine précédente était d'une droiture impressionnante. Il respectait le règlement à la lettre, et faisait ses heures à la minute près. Il s'entendait relativement bien avec ses collègues masculins, mais c'était un peu plus dur avec ses collègues féminins, sauf avec Sally, avait-il remarqué. Probablement parce qu'ils étaient de la même origine raciale. Ouais… je le sens mal entre mes deux jeunes chef de projets juniors. Mais bon, Monsieur Yuy a l'air d'être pile l'élément manquant dont a besoin le projet. Tant pis s'il y a des étincelles de temps en temps.
Relena Peacecraft quand à elle, ne pigeait absolument rien à ce que racontait monsieur les-plus-beaux-yeux-du-monde Yuy, tout d'abord car elle n'avait jamais appris à se servir d'un ordinateur, elle avait appris à manager, nuance, et deuxio, parce qu'elle était trop éblouie pour pouvoir réfléchir.
- « Très bien, monsieur Yuy. Votre présentation m'a beaucoup plu. Vous correspondez à ce que je cherche, mais je ne peux malgré tout vous donner de réponse ce soir, je dois encore voir deux autres candidats pour ce poste avant de décider à qui je confierais cette mission. »
- « Je comprends. »
- « Mais rassurez-vous, vous avez de très grandes chances de rentrer chez nous… Enfin je veux dire, de travailler en tant que prestataire de Gundam Force chez nous. » essaya de rectifier Relena. Décidément, ma langue fourche face à un apollon de toute beauté, se dit-elle. J'espère que le directeur de Gundam Wing ne va pas mal le prendre.
Quatre tiqua, mais ne rajouta rien.
Finalement ça a peut-être du bon qu'elle en soit amoureuse, se dit Duo. Un nouveau contrat, avec une nouvelle société en plus, c'est bon pour mon augmentation ça. D'autant plus que cette nouvelle société est l'une des banques les plus prestigieuses.
- « Monsieur Maxwell, » fit Trowa en se levant de sa chaise, « je vous appelle dès jeudi soir pour vous notifier de ma décision. »
- « C'est parfait. » fit Duo en se levant à son tour et en serrant la main de son ami.
- « Monsieur Winner » continua ce dernier en se tournant vers Quatre, « ce fut un plaisir. »
Il avait les yeux pétillants et les pommettes rosies, à l'identique de son compagnon lorsqu'il lui serra la main en retour.
- « Pour moi de même. » répondit poliment le petit blond. J'espère que ma main n'est pas moite !
- « Maintenant si vous voulez bien m'excusez » fit-il en regardant sa montre, « j'ai une réunion dans moins de cinq minutes. »
Et il prit congé, au grand damne de Quatre qui l'aurait bien gardé en face de lui plus longtemps, rien que pour le plaisir des yeux.
- « Je vais malheureusement devoir y aller moi aussi » fit Relena, surtout à Heero. « J'ai été ravie de vous rencontrer monsieur Yuy. »
- « Moi de même » fit-il en lui serrant la main.
Bon alors, elle va me lâcher oui !
La pouffe-fushia garda la main de monsieur Yuy dans la sienne pendant presque quinze secondes, chronométra Duo. Puis elle daigna se tourner vers Quatre afin de lui serrer la main rapidement. Et elle l'ignora ostensiblement avant de partir sans refermer la porte. Duo en resta sur le cul, la bouche ouverte. Mais…
- « Non mais vous avez vu ce manque de courtoisie ! »
Son patron le regarda ironiquement, l'air de dire : « ouais mais t'as vu comment tu l'as regardé aussi, tu l'as un petit peu cherché non ? »
Hmmm, mouais, peut-être.
- « Bien. Monsieur Yuy, je pense que vous avez fait très bonne impression. Je vous félicite, votre conduite a été exemplaire durant cet entretien. »
- « Merci monsieur. »
- « Même si la mission ne vous revient pas, je pense que nous avons de toute façon besoin d'éléments forts comme vous dans notre société. Si vous le voulez bien, je peux faire rédiger votre contrat de travail ce soir, ainsi vous pourrez passer demain le signer. »
- « Je préfères voir si j'ai la mission d'abord. »
- « Comme bon vous semble. » fit le directeur de Gundam Force, pas contrarié pour un sou.
Quoi ? Mais… Mais… Mais pourquoi il veut pas signer tout de suite ? Hein ? Mon petit Heero, aller, viens chez nous…
Un regard de son patron lui intima le silence, et Duo faillit s'étouffer en réprimant la phrase qui lui montait à la gorge.
- « Mon commercial vous tiendra au courant de l'évolution de cette affaire. »
Signe de tête affirmatif de la part des deux jeunes hommes.
- « Et sur ce, messieurs, il est temps que je reparte à l'agence. »
- « Nous rentrons aussi. » fit Duo.
***~~~***
Duo était affalé sur son canapé, la télé allumé, une pizza dégoulinante de fromage sur la table basse… Ce soir il avait envie de jouer à l'américain de base. L'une de ses mains tenait une part de pizza en équilibre, et l'autre son téléphone.
- « Allo ? »
- « Trowa ? C'est Duo. »
- « Je l'aurait parié ! »
- « Gna gna scroumpf ! Reuuuh ! Arâââââh ! Kof kof kof… Nom de Dieu! »
- « Ta pizza se rebelle ? »
- « … vache de morceau de chorizo qu'est passé de travers… C'est bon, c'est passé… Bon, alors… (kof kof)… Mon prestataire… »
- « Ouais c'est bon je le prends. »
- « Wouaaaah Trowa t'es géniaaaaaaal ! T'es mon pote hein ! Tu sais que je t'aime, tu le sais ? »
- « Mais oui mais oui… De toute façon le PDG le veut aussi. »
- « L'autre pouf… Heu… Mademoiselle Peacecraft ? »
- « Relena Peacecraft, oui. Elle l'a beaucoup apprécié. »
Bruit inintelligible.
- « Allo ? Duo ? Qu'est-ce que t'as dis j'ai rien compris ? »
- « Rien du tout, je ruminais dans ma barbe. »
- « T'en as pas. »
- « J'vais m'faire pousser le bouc. »
- « Tu veux lui faire peur ? »
- « A Relena… pourquoi pas ? C'est une idée. »
- « Mais non, à Monsieur Yuy. »
- « Lui ? Ah non au contraire je… Mais … Mais pourquoi tu me poses cette question, toi ? » fit Duo d'une voix suspicieuse.
Silence au bout du fil.
- « Allo ? T'es toujours là Trowa ? »
- « Voui voui. » lui fit une voix peu assurée.
- « Me dit pas que tu te retiens de rire ! »
- « Nan, nan, » fit le jeune français au prix d'un spectaculaire effort de volonté pour reprendre son sang froid, « pas du tout, la situation est plutôt dramatique. »
- « Je n'irais pas jusque là. »
- « Vraiment ? »
- « Bien sûr ! Je suis sûr de gagner. »
- « Ah. »
- « Quoi tu en doutes ? »
- « Nan nan. »
- « Bizarre comme je te crois pas d'un coup. »
- « On verra bien. »
- « Me dit pas que cette pét… heu… que tu crois qu'elle a toutes ses chances ! »
- « J'en sais rien… Tu crois que monsieur Yuy en est ? »
- « Heu… »
- « C'est bien ce que je pensais ! »
- « Hey ! Avec mon charme légendaire et ma tresse, je peux faire tourner un hétéro du côté homo les doigts dans le nez ! »
- « Quelle expression poétique… On verra ça, hein ! Je tiens le pari. »
- « Tu peux mon pote ! »
- « Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai ma bavette à la crème qu'est en train de roussir là. »
- « Okay je te laisse avec ta bonne bouffe française… T'aurais pu m'inviter. »
- « A plus. »
- « Hey ! Hey ! »
- « Quoi ? »
- « T'aurais pas le programme télé ? J'ai oublié de l'acheter et avec ces dizaines de chaînes… »
- « Bonne soirée Duo. »
- « J'aurais essayé. » fit-il avant de raccrocher.
***
- « Allo. »
- « Duo ? C'est Quatre. »
- « Yo patron, comment ça va ? »
- « Très bien, très bien. »
- « T'es plus au bureau là j'espère. »
- « Je pars après ce coup de fil. »
- « Quatre, il est 20h45 ! Les heures sup' ça nourrit pas son homme. Je suis sûr que tu n'as même pas fait de pause dîner. »
- « Je mange dès que j'arrive. »
- « Quaaaaaaatre ! »
- « Je sais, je sais Duo. Pas la peine de me faire la morale. »
- « Hmmm… Alors, qu'est-ce qui t'amène ? »
- « Eh bien… »
- « Voui ? »
- « Heu… »
- « Ben vas-y Quatre, lance toi. Y'a un problème quelque part ? »
- « Non non, c'est pas ça du tout. »
- « Quatre, je t'ai connu quand tu portais encore des couches… Je parlais de toi, là. »
- « Ah… Heu… Ben en fait, heu… Hmmm… Ton ami, Trowa Barton… heu… il est gay ? » demanda-t-il maladroitement.
Duo en recracha sa gorgée de coca.
- « Trowa ? Wouahahahahahahahahahahahahaha !!! … Heu.. . J'en sais rien en fait… Je l'ai jamais vu avec une nana, ni avec un mec d'ailleurs. »
- « Ah bon. »
- « Mais c'est vrai qu'il a un charme fou avec ses beaux yeux verts… Sa musculature fine… Ses longues jambes… »
- « Oui bon ça va ! »
- « J'te taquines Quat-chan ! Alors comme ça il te plaît ? »
- « Plutôt oui. »
Au son de sa voix Duo sentit qu'il rougissait à l'autre bout du fil.
- « Il te plaît…beaucoup ? »
- « Oui. »
- « Vraiment beaucoup ? »
- « Je pense que c'est mon âme sœur. »
De nouveau recrachage de boisson gazeuse.
- « Roooh, flute Quat-chan ! Ma table basse est toute sale maintenant! Heureusement que j'ai pas visé le canapé. »
- « Désolé. »
- « Ton âme sœur tu dis… Tu en es sûr ? »
- « Oui, et je crois qu'il m'a reconnu aussi en quelque sorte… En tout cas il ne m'a pas lâché des yeux quand on s'est vu pour la première fois. »
Il devait être rouge carmin son ami.
- « Rôôôôôôôôh, c'est bôôôôôôôô ! »
- « Duo… »
- « L'amoooour, les petits oiseaux cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui… »
- « Duo ! »
- « Désolé, j'ai pas pu m'empêcher… En tout cas je suis heureux pour toi… Te voilà enfin amoureux.. Depuis le temps que tu l'attendais, l'homme de ta vie. »
- « Oui. »
- « Pis il est temps que tu passes à l'acte aussi ! »
- « Duo ! »
- « Okay je me tais. »
- « Bon, j'y vais je suis crevé. »
- « Ok. Mais Quatre… »
- « Oui ? »
- « C'est un mec génial Trowa. T'es tombé sur quelqu'un de bien. »
- « Je sais. »
- « Je suis déjà jaloux. »
- « Ne mets pas la charrue avant les bœufs Duo, rien n'est fait encore. »
- « Mais ça ne saurais tardé… »
- « J'espère… Bon, cette fois j'y vais. A demain au bureau. N'oublies pas que tu as un rendez-vous à neuf heure. »
- « Ah ouais c'est vrai ! Tu fais bien de me le rappeler… »
- « Je suis la pour ça ! »
- « Oui patron ! »
- « Aller bonne soirée. »
- « Fait de beaux rêves Quat-chan. »
- « Hmmm… »
Et sur ce, son ami amoureux raccrocha.
***
Duo regardait son plafond depuis presque une heure. Il pensait à l'amour. Il ne l'avait encore jamais rencontré. Il avait chercher et essayer de se remémorer, toutes ses aventures avaient été sans lendemains. Il aurait bien aimé être un peu comme Quatre : savoir ce qu'il voulait et avoir assez de patience et de fidélité pour l'attendre. Cela devait porter ses fruits, vu que son ami venait d'avoir le coup de foudre pour Trowa. Et lui. Qu'est-ce qu'il ressentait pour Heero Yuy ? De l'amour ? Hmmm, pas encore. C'était avant tout un désir physique, comme à chaque fois. L'amour ça ne vient pas en un jour… En tout cas il ne l'envisageait pas de cette manière. Il fallait se connaître et apprendre à se comprendre et à se respecter, jour après jour, pour que son cœur s'attache à l'autre. Enfin, c'était de la belle théorie tout ça, mais il n'empêche qu'il avait fortement envie de conclure avec monsieur Yuy. Il soupira. Duo mon vieux, va peut-être falloir changer ta philosophie de l'amour…
***~~~***
Duo rongeait son frein en attendant le lundi matin suivant. Trowa lui avait téléphoné le jeudi soir pour lui confirmer que Heero Yuy faisait bien parti de son équipe dorénavant. Il avait donc averti ce dernier (il lui avait d'ailleurs fallu un bon quart d'heure pour reprendre ses esprits), qui était venu signer son contrat de travail à la société le vendredi. Malheureusement, il n'avait pas pu être là pour le recevoir, car il avait un rendez-vous important chez un autre de ses clients. C'est donc Quatre lui-même qui s'en été chargé.
Pour éviter d'être obsédé tout le week-end par une paire d'épaules musclées, un ventre plat, des jambes de compétition, des yeux bleus cobalt et des cheveux en bataille, Duo s'improvisa « agence matrimoniale ».
- « Allo, Quatre ? »
- « Salut Duo. »
- « J'te dérange pas ? »
- « Non, pas du tout. »
- « Dis moi, ça te dit de faire prendre l'air à Sandrock ? »
- « Ouais c'est pas une mauvaise idée, il ne pleut pas en plus aujourd'hui. »
- « On se donne rendez-vous devant l'Auberge du Pont à la sortie de la ville ? »
- « Okay, vers quelle heure ? »
- « Heu… 14h ça te va ? »
- « C'est parfait. »
- « Ok, à toute. »
- « Allo, Trowa ? »
- « Salut Duo. »
- « J'te dérange pas ? »
- « Non, pas du tout. »
- « Dis moi, ça te dit de faire prendre l'air à Heavy Arms ? »
- « Ouais c'est pas une mauvaise idée, il ne pleut pas en plus aujourd'hui. »
Ils sont faits pour s'entendre ces deux là.
- « On se donne rendez-vous devant l'Auberge du Pont à la sortie de la ville ? »
- « Okay, vers quelle heure ? »
C'est moi ou j'ai déjà vécu cette conversation y'a pas cinq minutes ?
- « Heu… 14h ça te va ? »
- « C'est parfait. »
- « Ok, à toute. »
***
Duo arriva en avance au rendez-vous. Il ne voulait surtout pas que ses deux amis se retrouvent face à face comme ça, sans préavis. Il fallait qu'il serve de « tampon » entre les deux.
C'est Trowa qui arriva le premier. Un éclair gris métallisé fut visible de loin sur la nationale. Il n'arrivait pas à toute allure : son ami était le roi pour respecter les limites de vitesse. Il devrait d'ailleurs en prendre de la graine, il avait déjà eut quelques amendes salées à ce niveau là. Mais c'était toujours lorsqu'il était déprimé et qu'il prenait Deathscythe pour se changer les idées, qu'il avait tendance à appuyer sur le champignon. Il ne se considérait pas comme un danger public pour autant : il maîtrisait sa machine à la perfection. Le seul danger, c'était les autres.
Il admira la moto du français, une Ducati 999 grise de toute beauté. Il avait failli se l'acheter, mais elle était un peu trop grosse pour lui. Elle sciait parfaitement bien à Trowa, qui était plus grand que lui. Il avait donc opté pour une ZX12R Kawazaki, un monstre de puissance. L'une des meilleures sportives du marché.
Trowa s'arrêta à côté de lui, et mit son moteur au ralentit, prêt à repartir.
- « Salut. »
- « Yo. »
- « Prêt ? »
- « On attends quelqu'un d'autre. »
- « Ah bon ? »
- « D'ailleurs, le voici. »
Le français n'eut que le temps de tourner la tête avant de voir arriver un fin pilote sur une Triumph 600 dont le doré reflétait la chaleur du peu de rayons de soleil qu'il y avait en cet après-midi nuageux.
- « Salut Duo. » fit Quatre en se garant de l'autre côté de l'américain, puis en enlevant son casque. « C'est un ami à toi qui nous accompagne ? » finit-il en faisant un signe de tête à l'autre pilote.
Ce dernier resta stoïque un moment puis finit par enlever aussi son casque.
- « Bonjour monsieur Winner. »
Les ligaments de la mâchoire de Quatre se relâchèrent d'un coup.
- « Mon… Monsieur Barton ! »
Puis, doucement, les deux jeunes gens tournèrent des yeux suspicieux vers le pilote de la moto noir, qui tripotait nerveusement sa natte.
- « Me regardez pas comme ça ! »
- « Duo. » grondèrent Quatre et Trowa de concert, leurs yeux se faisant menaçant.
- « Mais … heu… » Il releva des yeux de chien battu sur ses deux compagnons, mais comme cela ne marchait pas, il changea de stratégie. « Et puis de toute façon, je n'ai rien à me reprocher ! Je n'ai fais que faciliter le travail de Dame nature ! »
Le grand brun faillit s'étouffer, tandis que le petit blond subissait un violent coup de sang au visage.
- « Duo Maxwell, tu es mort. » fit le jeune pilote d'Heavy Arms.
- « Je t'enterrerais moi-même. » ajouta celui de Sand Rock.
- « Vi vi vi… Faudra d'abord me rattraper pour ça ! »
Et sur ce, il tira la langue et mit les gaz.
Les deux jeunes restants se regardèrent un bref moment, puis leurs yeux luirent du même éclat meurtrier.
- « On le grille ? » fit le plus petit.
- « Prépare les brochettes. » répondit le plus grand, ce qui les fit sourire tout les deux.
Un dernier regard complice, et les deux jeunes gens s'élancèrent à la poursuite de la ZX12R noire comme l'Enfer de Duo. Ils le rejoignirent à l'entrée du circuit d'entraînement.
- « Prêt à prendre votre raclée ? » fit-il avec un petit sourire arrogant à ses deux amis.
- « Ca va être du deux contre un. » le prévint Quatre.
- « Quoi ? Vous êtes déjà ensemble ! »
- « DUO !!! » s'exclamèrent les deux autres pilotes.
- « Nananèreeeeuuuuhhhh ! »
Et sur ce, il s'élança sur la piste. Le blondinet soupira.
- « Il ne changera jamais ! »
- « Je crois bien que non. »
- « Mais pour une fois, je ne lui en veux pas trop. » fit-il en souriant timidement au grand garçon aux yeux émeraude.
Ses yeux criait pour lui son attirance pour le français.
Ce dernier ne répondit rien. Il avait perdu son sourire et semblait s'être perdu dans ses pensées. Puis il se reprit et sourit de nouveau.
- « Bien, allons lui mettre la fessée. » fit-il en rabaissant la visière de son casque.
- « Déculottée. » précisa Quatre, avant de s'élancer lui aussi dans la course.
***~~~***
Ils étaient tous rentrés chez Duo complètement cassés. Ils avaient bien tourné pendant presque deux heures, concentrés à leur maximum pour allier vitesse et grâce, tout en évitant de se planter au détour d'un virage. Le circuit était bondé. Duo essaya de repéré une R6 blanche dans le lot. Il en vit cinq, mais n'eut pas le temps de les détailler assez à loisir pour reconnaître ou non son petit brun mal coiffé.
Ils s'affalèrent sur le canapé de Duo à peine les blousons enlevés.
- « Pfiouuu » soupira Quatre, les joues rosies par la vitesse et le froid.
- « Comme tu.. aïe qu'est-ce que ? » fit Trowa en essayant de s'asseoir sur le canapé et en rencontrant une canette de bière vide en chemin.
- « Désolé. » grimaça Duo avant de retirer l'ancienne canette des mains de son ami et de se diriger vers la cuisine. « Vous voulez boire quelque chose ? »
- « Un thé, s'il te plaît, merci. »
- « Une bière pour moi, s'il t'en reste. »
- « Pas de problèmes. »
Trowa s'était assis à l'autre extrémité du canapé par rapport à Quatre. Ce dernier en était tout attristé, et aussi tout énervé. Lorsqu'il lui avait tendu la perche, avant de se lancer dans leur course effrénée, le jeune homme avait éludé la question... et n'avait pas eu l'air particulièrement joyeux. Il faut dire que Duo n'y était pas allé de main morte. L'arabe ne savait donc pas si ses sentiments étaient bien vu par son compagnon. Cependant, si Duo avait organisé ce petit manège, c'est qu'il devait penser qu'il avait toutes ses chances avec le français. Son uuchu no kokoro ne lui indiquait aucune hostilité de la part du français… mais il ne dégageait pas non plus d'aura amoureuse envers lui. C'était frustrant. D'après ce qu'il voyait, ce dernier avait opté pour une attitude amicale et posée.
Il ne savait pas s'il devait remercier Duo ou pas. Il était ravi d'être en compagnie de Quatre, d'avoir l'occasion de le connaître un peu mieux. Un bon point déjà, c'est qu'il conduisait très bien sa Triumph 600, et qu'il était du coup un adversaire redoutable. Mais… tout cela n'allait-il pas trop vite ? Et Duo qui jouait les marieuses… Le petit blondinet devait avoir le béguin pour lui, c'était certain.
Bon d'accord, lui aussi avait flashé sur le jeune homme lors de leur première rencontre… mais c'était juste comme ça, parce qu'il était mignon et gentil. Ca n'avait rien à voir avec de l'amour… Si ? Bah, autant ne pas se poser de questions, il n'y connaissait rien à l'amour de toute façon.
- « Voilà les gars ! » fit l'américain en s'asseyant sur son gros fauteuil en forme de poire. « Reste plus qu'à commander des pizzas ! »
- « Je vais cuisiner. » répondirent en cœur ses deux amis.
Ils se regardèrent, surpris, puis sourirent en grand.
- « Quelle est ta spécialité ? »
- « Les tajines. Et toi ? »
- « Le creusois au café. C'est un dessert. »
- « Eh ben c'est parti alors ! » fit Duo en s'étirant.
Il rouvrit des yeux sur deux visages dubitatifs.
- « Ben quoi ? »
- « Je pense que t'as pas les ingrédients. »
- « Et ça prend du temps à cuisiner ça. »
- « Ben, l'est que 17h ! »
- « Tu te sens pour faire les courses ? » fit Quatre sceptique.
- « Ouaip ! Il faut quoi ? »
- « Beaucoup de choses ! » soupira Trowa.
- « Attendez… Ayé, j'ai le calepin et le crayon, vous pouvez y aller. »
- « Okay », fit Quatre. « Alors, il faut, du coriandre, des pommes de terre… »
***
Duo était fier de lui. Il avait réussi à forcer le destin, et deux de ses meilleurs amis se retrouvaient actuellement seuls en tête à tête dans son appartement, pendant qu'il faisait les courses. Il espérait bien que la situation aurait avancée quand il rentrerait. Cela faisait une heure qu'il était parti, et il se dirigeait maintenant vers les caisses. Il fut soudain tirer de ses réflexions lorsque son caddie percuta un jeune homme.
- « Oh pardon ! Je suis désolé, j'étais ailleurs et… je ne vous ai pas vu arriver. » termina-t-il dans un souffle.
Devant lui se trouvait l'homme de ses rêves.
Ce n'est pas une coïncidence, ce n'est pas possible.
- « Monsieur Yuy ! » fit-il avec un grand sourire. « Comme on se rencontre ! Vous allez bien ? »
- « Hmmm » et signe de tête affirmatif.
- « Je ne savais pas que vous habitiez le quartier. »
C'est vrai ça. Je suis abruti ou quoi ? J'ai même pas pensé à regarder son adresse sur son CV.
- « Oui j'habite deux rues plus loin. »
J'ose ou pas… Aller, j'ose. On ne me surnomme pas Shinigami pour rien !
- « Si vous voulez, je fais un repas avec monsieur Winner et monsieur Barton ce soir chez moi, en toute amitié bien sûr, ce sont de bons amis… Voulez-vous vous joindre à nous ? »
Gros yeux exorbités en réponse.
- « Entre nous, cela ne serait pas un mal que vous connaissiez Monsieur Barton avant de faire votre entrée lundi dans son projet. »
Argument professionnel, y'a que ça qui pourra le décider je pense.
- « Et puis il y a aussi votre nouveau directeur… » et votre nouveau commercial au charme fou et irrésistible « … cela est toujours profitable de bien connaître les gens avec qui et pour qui l'on travaille… C'est une occasion unique que je vous offre là… A moins que vous ne soyez déjà pris bien entendu. »
- « N… non, je n'ai rien de prévu. »
- « Je vous embarque alors ? » fit le natté en souriant.
Damned ! J'aurais dû avoir un peu plus de tact.
- « Eh bien… »
- « Honnêtement, je vous vois mal refuser. »
- « Je sais… Bon, les caisses sont par là. »
Victoiiiiiiire ! Roooh, la vache ! Monsieur Yuy dans mon appartement alors que je ne l'ai rencontré que deux fois ! Je suis trop fort ! Franchement, je me félicite là… Bon, c'est vrai, je lui ai un peu forcé la main… Limite chantage… Mais ! Tout est bon pour arriver à ses fins, non ? … Non, bon d'accord, j'admets, je suis un triste sire, un mesquin, un égoïste… Mais bon, tout de même, je vais lui présenter les deux collègues qui seront les plus importants au cours de sa mission, c'est un bon point ça, non ? … Bon, j'aurais préféré qu'on y fasse autre chose dans mon appartement que de dîner avec les grands ponts mais…
- « Heu… C'est notre tour. Il faut pousser le caddie et étaler vos achats sur le tapis roulant. »
- « Hein ? Oh oui, excusez-moi »
Ressaisit toi Maxwell ou il va te prendre pour un abruti.
Cette soirée s'annonce très mal, se dit Heero en commençant à sortir les achats du caddie.
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Duo entra dans l'appartement en lançant un énorme « Je suis de retouuuuuuuur !!! » pour laisser le temps à ses amis de se remettre dans une position plus acceptable, au cas où ils auraient fait des bêtises.
A son grand désappointement, aucun des deux n'avait bougé, mais ils souriaient grandement, Quatre avait même les larmes aux yeux.
- « Eh bien on ne s'ennuie pas à ce que je vois ! »
- « Non pas du tout, Trowa me racontait… Monsieur Yuy ! »
Le français se retourna sur ces mots.
- « Monsieur Yuy, quel bonne surprise. Je ne savais pas que vous étiez aussi un ami de Duo. »
- « Depuis quand tu parles autant, toi ? » lui demanda ce dernier un peu gêné.
- « Nous ne sommes pas amis, nous nous connaissons juste professionnellement. »
- « Ah bon. »
- « Heu, Duo, je vais t'aider à ranger les courses. Installez-vous monsieur Yuy, faites comme chez vous. »
- « Merci. » fit ce dernier en s'asseyant sur le gros fauteuil.
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- « Mais enfin Duo qu'est-ce qu'il t'a prit de l'amener ici ? »
- « Quoi ! Mais je fais ce que je veux ! Je l'ai croisé au supermarché, j'allais pas raté l'occase quand même. »
- « Nan mais tu te rends compte ! Tu le mets en face de son nouveau patron et de son nouveau chef de projet ! Il va être super stressé toute la soirée et essayer de faire bonne impression ! Tu viens de lui gâcher son week-end là ! »
- « Meeeuuuuh... »
Les yeux de l'arabe se réduirent à deux fentes.
- « Comment tu l'as convaincu de venir ? »
- « … Chantage… »
- « Duo ! »
- « Chuttttttt… Ca va, ça va ! »
- « Non mais franchement… Des fois je me demande si tu sais réfléchir… Il va te détester après cette soirée… Et nous aussi, car on commençait à vraiment bien rigoler avec Trowa… Là c'est foutu, va falloir rester pro. »
- « Les choses avancent bien alors ? » demanda l'américain, ravi de changer de sujet.
- « Duo, il est adorable. Il a mit un peu de temps à se décoincer, on a parlé de la pluie et du beau temps, pis je lui ai raconté la fois où j'ai cuisiné ma première tajine… »
- « Ah oui cette aventure faut absolument que je la note quelque part pour la ressortir aux copains. »
Gros soupir de la part du petit blondinet.
- « … Et donc, il a commencé à me raconter ses histoires de cirque, et là ça a été crise de fou rire sur crise de fou rire. Je ne savais pas qu'il était dompteur et clown. Je l'imagine très bien entouré de lions et de tigres… Il doit avoir une classe folle ! »
Celui connu sous le nom de Shinigami lors des compétitions de moto lui fit un petit sourire triste.
- « Tu as de la chance tu sais. »
- « Oui je sais… Et toi… Tu t'y prends de travers avec monsieur Yuy. Il n'est pas extravertie ni très ouvert sur les autres. A mon avis tu le terrifie avec tes propositions et tes avances sous-entendues… La patience n'est pas l'une de tes qualités, je sais, mais là, si tu veux parvenir à tes fins… Ben va falloir que tu prennes le temps… Ok ? » finit-il en posant une main rassurantes sur l'épaule de son ami.
- « Ouais… Mais c'est frustrant, tu ne peux pas savoir ! »
- « Oui mais c'est ce qui est bien, d'attendre avant de recevoir… Cela n'en ait que meilleur après. »
- « Ca va quand même être sacrément long. »
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- « Alors monsieur Yuy, comment allez-vous ? »
- « Très bien, merci. »
Pitié, faites qu'il ne parle pas boulot…- « J'ai cru vous apercevoir cet après-midi sur le circuit Carole [4]. »
Merci…- « Effectivement j'y étais. »
- « Vous pilotez une R6 blanche, c'est bien ça ? »
- « Exactement. »
- « Vous avez l'air de bien vous défendre. »
- « Oui je maîtrise Wings parfaitement depuis… »
Et là il se rendit compte de sa gaffe. Cela ne se fait pas de donner un nom à une moto. Il en rougit jusqu'aux oreilles. Trowa eut un micro-sourire.
- « Je surnomme la mienne Heavy Arms. C'est une Ducati 999 grise. »
Heero soupira de soulagement intérieurement. Décidément, je l'aime ce mec, il est pas prise de tête !
- « J'aimerais bien vous affronter un de ces jours… en toute amitié bien sûr. » rajouta-t-il devant l'air surpris de son future chef de projet. « J'aime bien la compétition. »
- « C'est ce que j'avais cru comprendre… Pourquoi pas ? Cela peut être intéressant. Nos deux motos se valent. Cela se jouera sur la maîtrise et l'expérience du pilote. »
Heero acquiesa.
- « Une bière ? »
- « Avec plaisir. »
- « Duo ? Tu peux rapporter une bière pour monsieur Yuy s'il te plaît ? »
- « C'est Heero. »
- « Entendu. »
- « Ca arrive de suite… » fit l'américain en émergeant de la cuisine.
- « Où est Quatre ? »
- « Il commence à préparer les tajines. »
- « Ah oui c'est vrai ! Je dois m'occuper du dessert. » fit-il en se levant.
- « Je peux être utile à quelque chose ? » proposa le japonais.
- « Non c'est bon, merci. »
- « Vous en aurez pour longtemps ? » demanda Duo.
- « Deux bonnes heures ! » cria Quatre de la cuisine.
- « Ouhla… ben va falloir s'occuper en attendant ! » fit remarquer l'américain à son prestataire.
Celui-ci hocha la tête pour confirmer.
Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ? Se demanda Duo pendant que monsieur Yuy buvait sa bière sans décrocher un mot. Non, non !!!! Ne pas penser à des jeux lubriques ! Rester calme, garder son sang-froid, rester zen…Il se tritura les ménages pendant cinq bonnes minutes… Cinq looooongues minutes pendant lesquelles un silence pesant s'installa entre nos deux protagonistes. Il se surprit en train de s'imaginer docteur et monsieur Yuy un patient fort dévêtu qu'il fallait ausculter de très près… Oooops ! Vl'a que je recommence !Chuis vraiment incurable. Nan, bon, qu'est-ce qu'on pourrait faire ? Quand soudain, il eut l'idée géniale. Il se tourna tout excité vers son camarade, qui se demanda bien ce qu'il lui prenait.
- « Je suis imbattable à Tekken , tu connais ? »
- « Bien sûr ! Qui n'y joue pas ? »
Vas-y, prends moi pour un crétin, mais je m'en fous, car vous allez visiter ma chambre dans deux minutes, monsieur Yuy !
- « Chiche que je vous met la pâtée. »
Il ne se fit pas attendre pour mordre à l'hameçon.
- « Dans tes rêves ! »
Cela sortit tout seul, et Heero en rougit une nouvelle fois. Cela ne se faisait pas d'être aussi familier avec son commercial. Mais ce dernier ne sembla pas mal le prendre, au contraire.
- « Génial ! Les gaaaaaaars ? On est dans ma chambre. »
Quatre sortir telle une tornade de la cuisine.
- « Dans ta chambre ???? »
- « Oh ça te va bien le tablier de cuisine rose que ma maman à oublier de ramener. »
Plom ! Rouge pivoine jusqu'aux oreilles. Hé hé ! Ca marche à tous les coups.
- « On va faire un jeu vidéo en attendant que la cuisine soit faite. » rajouta Duo en regardant son ami l'air de dire : « Tu me tends vraiment les perches, toi ! ». Il avait été à deux doigts de répliquer « Ben, on va forniquer bien évidemment. » pour rigoler. Heureusement qu'il avait pour une fois réfléchi avant de parler, sinon il aurait été bon pour entendre la porte claquer et voir monsieur Yuy disparaître.
- « Vous me direz qui a gagné. » cria Trowa de la cuisine.
- « Pas besoin de poser la question, c'est moi » fit Duo sûr de lui.
Heero Yuy le regarda alors avec le regard le plus noir qu'il ait jamais reçu.
- « Tu crois que je suis trop sûr de moi ? » fit Duo.
- « Effectivement. » répondit Heero.
- « Eh bien on va voir ça. » fit le Shinigami en souriant et en se dirigeant vers sa chambre, suivi par monsieur belles fesses en personne.
Mama miaaaaaa ! Apollon dans ma chambre. Finalement je pense que cette soirée sera plus heureuse que prévue.
A suivre….
Gwenaelle D., 21 décembre 2002
[1] Vi je suis chauvine alors j'ai choisi les euros. Et pis Trowa est français d'abord, na !
[2] Super pays, y'a plein d'européens là-bas, on se sent comme à la maison, et en plus Boston est une ville super agréable, en été ou recouverte de 20cm de neige, c'est une ville géniale !
[3] C'est exceptionnel ! Mais là il est en entretien, faut qu'il en raconte un minimum quand même.
[4] Désolé mais il est juste à côté de chez moi, du coup ben y'a que ce nom qui me vienne à l'esprit, et j'arrive pas le à remplacer, donc voilà.
