Bonjour à toutes et à tous,

Merci beaucoup pour toutes vos sympathiques reviews ça fait plaisir de voir que le travail de l'auteur Minnimoi est apprécié et que ma modeste traduction est appréciée aussi ^^

Voilà le chapitre deux fraîchement terminé, j'ai chassé les mots anglais et j'espère que je n'en ai pas laissé qui traînent.

Je rappelle que la fiction originale en anglais appartient à Minnimoi, dont le lien vers le profil est disponible sur ma page :)

Bonne lecture, je vais essayer de publier un chapitre par semaine mais vu que les partiels arrivent, je ne suis pas sûre à 100% de tenir le rythme.


Traduction chapitre 2 :

« Vous avez QUOI ? »

James Grafton, Responsable du Département des Mystères, était totalement estomaqué. La surprise flagrante sur son visage ridé était presque comique.

« J'ai décidé d'accepter l'année à Rome. » répéta-t-elle calmement. « C'est un grand honneur et une merveilleuse opportunité d'apprendre dans l'un des plus beaux et des plus anciens lieux au monde. Et les bibliothèques … » s'enflamma-t-elle, souriante.

« Oui, oui, bien sûr… Je n'ai aucun doute qu'il s'agisse d'une merveilleuse opportunité sur tous les champs possibles, J'ai simplement … excusez-moi, mais je suis surpris. Jusqu'à aujourd'hui vous avez toujours refusé catégoriquement les offres des italiens, malgré mes propres efforts de persuasion. Je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qui a provoqué un tel retournement. » Son visage ridé la regardant curieusement tandis qu'il grattait sa tignasse d'épais cheveux blancs.

Elle lui sourit aimablement, le sourire n'atteignant pas ses yeux alors qu'elle ajustait la robe noire qu'elle portait. « J'ai … communiqué avec mes amis les plus proches, Monsieur Grafton, et j'ai réalisé que cette proposition était dans mon intérêt. Je serais une idiote de la laisser passer. » Inutile de lui dire qu'il avait fallu une lettre lui disant essentiellement qu'elle n'était plus sur leur radar collectif pour l'aider à faire son choix, pensa-t-elle.

Les yeux bleus perçants du vieil homme plongèrent dans les siens, d'un brun chocolaté. La jeune femme semblait … engourdie, pensa-t-il. Quelque chose s'était produit. Mais ce n'était pas à lui de la pousser.

« Bien sûr, ma chère, » dit-il à haute voix. « Je suis ravie que vous acceptiez cette très avantageuse proposition. Je suppose que le salaire et le logement sont à votre convenance ? »

« Comment pourrait-il en être autrement ? » répondit-elle simplement. Tous frais payés, l'appartement, fourni par le Ministère, donnant sur la stupéfiante et exclusive Via Veneto (1), et un salaire de 40 000 régine, l'équivalent de 50 000 galions ou 150 000 livres sterlings, l'offre était plus que généreuse. En tant que Officielle du Ministère, elle avait également le droit de créer des Portoloins internationaux, quelque chose qui était bien plus limité en Grande-Bretagne.

« En effet, » sourit-il. « De plus, votre emploi au Ministère de la Magie vous attendra à votre retour, quoique quelque chose me dit que les italiens pourraient tenter de vous convaincre vers un arrangement plus permanent pendant que vous serez là-bas. »

Elle se contenta de sourire poliment et attendit.

« Bon, et bien, très bien, je vais transmettre votre acceptation. Quand seriez-vous d'accord pour commencer ? Je suis sûr qu'ils seront d'accord pour vous donner quelques semaines afin de mettre de l'ordre dans vos affaires … » réfléchit-il.

« C'est plus que généreux, Monsieur. Je suis à leur disposition des après-demain. Mes objets personnels ont été emballés, mes affaires sont en ordre et je serais tout à fait disposée à prendre un Portoloin demain. » Elle essaya de garder sa voix stable tandis qu'elle disait ceci. Il n'y aurait pas de retour en arrière, et elle ne voulait pas trahir le moindre signe de nervosité, étant donné que ça pouvait conduire à des questions.

« Demain ? Ma parole, vous êtes vraiment pressée. Bien, je vais les en informer si vous le souhaitez, bien que je ne puisse m'empêcher de vous demander de repousser votre départ de quelques semaines. Donnez au moins une chance au Département de vous faire ses adieux ! »

Elle sourit encore une fois, la chaleur n'atteignant pas tout à fait ses yeux. « Vous êtes très aimable, Monsieur, mais je me dois d'insister. Je suis très … pressée de commencer cette nouvelle phase d'apprentissage. »

Grafton fronça les sourcils, ses épais sourcils reliés ensemble. Oui, quelque chose n'allait pas. Le vieil homme avait une place dans son cœur pour la jeune femme aux cheveux bouclés, qui aimaient tant ses livres et vivait pour apprendre. Elle lui faisait penser à lui à son âge. En plus de cela, la sorcière avait un cœur en or. Vraiment impossible de ne pas l'aimer. Et tant pis pour le protocole de l'employeur. Quelque chose n'allait pas, il le savait, il ne pouvait pas expliquer comment mais il savait que quelqu'un ou quelque chose l'avait profondément blessée.

« Ma chère, j'espère ne pas vous offenser en m'insinuant dans vos affaires, mais qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Pardonnez-moi mais je m'inquiète. Je suis plutôt … attachée à vous ma chère. »

Elle cligna des yeux à cette question d'ordre plutôt émotionnel venant de son chef de département, habituellement bourru. « Merci pour votre inquiétude, Monsieur Grafton, mais je vous assure que je vais bien. » Je ne peux pas vous le dire, pensa-t-elle, touchée par son inquiétude.

« Et bien, il semblerait que vous êtes déterminée, Miss Granger, et je vais transmettre votre accord au Signor Martinelli immédiatement. Il sera ravi, j'en suis certain. »

Elle sourit poliment. J'ai l'impression de faire ça très souvent aujourd'hui, pensa-t-elle.

« Ma chère, j'espère que vous excuserez la témérité d'un vieil homme, mais je serais très heureux si vous pouviez m'écrire de temps à autre. Je serais ravi de savoir comment vous vous installez et ce que vous pensez de Rome. »

Elle ne put s'empêcher de cligner des yeux encore une fois, surprise. « Je … serai très heureuse de correspondre avec vous Monsieur Grafton. » et elle le pensait.

Il sourit. « Comme je ne suis plus votre supérieur, je vous en prie appelez-moi James. »

Elle hocha la tête et sourit, agréablement surprise. « Très bien. Merci, Mons – James. S'il vous plaît appelez-moi Hermione. » Elle se prépara à partir.

« Oh et Hermione ? »

Elle se retourna. « Oui James ? »

« Joyeux anniversaire. »

Hermione sourit à elle-même pendant qu'elle quittait le Ministère de la Magie pour la dernière fois. Ou du moins la dernière fois jusqu'à l'année prochaine, pensa-t-elle.

Elle avait été si surprise que Monsieur G - James, que James, sache que c'était son anniversaire. C'était vraiment touchant de savoir qu'il s'intéressait assez à ses employés pour regarder son dossier du personnel. Elle lui écrirait, pensa-t-elle. Il ferait un correspondant très intéressant. Et il serait incapable de dire à quiconque où elle se trouvait, à cause du Secret des Mystères, comme on l'appelait. C'était un contrat magique que chaque Langue de Plomb devait signer, de la nouvelle recrue du bas de l'échelle au Chef du Département, et qui empêchait de révéler quoique ce soit se déroulant au Département des Mystères à quelqu'un de l'extérieur. Il y avait de fortes pénalités pour avoir brisé le contrat, et une peine de deux ans de prison faisait pâle figure à côté d'une perte de magie pour un an. Elle frissonna. En fait, son ancien collègue (maintenant installé à Rome), qui avait convaincu les italiens de l'embaucher en premier lieu n'était pas passé loin de briser le contrat en la recommandant et en vantant ses capacités. La seule chose qui l'avait sauvé était qu'il n'avait mentionné aucune affaire liée au département, juste ses compétences.

Heureusement, son nouvel emploi tombait dans cette merveilleuse catégorie d' « Affaires du département » et donc James ne pouvait rien dire. Non pas qu'elle s'attendait à ce que quelqu'un demande, mais tout même, valait mieux être préparé. Elle ne voulait pas prendre le risque de voir quelque chose détruire sa nouvelle vie.

Il est temps de partir, pensa-t-elle. Il est temps de laisser toutes ces choses qui me rappellent mes pertes derrière et de prendre un nouveau départ.

Avec cette pensée fermement ancrée dans son esprit, elle transplana chez les Lupin et toqua à la porte.

Elle entendit plusieurs fracas et quelqu'un jurer. Tonks, pensa-t-elle en souriant.

La porte s'ouvrit pour révéler une jeune femme au visage en forme de cœur et aux cheveux roses, grimaçant et frottant son coude gauche.

« Woaw, Hermione ! Joyeux anniversaire ! Tu es en avance. Je pensais qu'on était supposés te retrouver aux Trois Balais ce soir ? Merlin, il est déjà l'heure ? » Paniqua Tonks, une main sur sa bouche.

« Non, non, le diner n'était pas prévu avant sept heure. Il est juste quatre heure, Tonks c'est bon, Je suis … juste venue pour une petite visite. » Sourit-elle nerveusement.

« Oh, c'est bon alors. Whew ! J'ai pensé qu'on était finis, Remus n'est même pas encore rentré du travail. Entre, entre. »

Hermione suivit l'Auror aux cheveux roses dans le couloir couleur crème et dans le salon, dans lequel un petit garçon aux cheveux bleus était assis sur l'accoudoir du canapé en cuir beige, mâchouillant. Il sauta immédiatement en voyant Hermione et courut vers elle. Elle le souleva dans ses bras et l'enlaça avec force.

« Bonjour Teddy, chéri, as-tu été un gentil garçon avec maman aujourd'hui ? » roucoula-t-elle, frottant son nez contre sa joue douce.

« Moi, 'entil garçon ! n'aime tata Mione ! » Cria-t-il. Ses cheveux devenant promptement châtains et ondulés.

Elle lui sourit et le reposa doucement par terre. « Je t'aime aussi, mon chéri. »

Il lui fit un grand sourire et retourna sur le canapé, reprenant où il l'avait laissé son festin d'objets. Elle secoua la tête avec indulgence, et alla s'installer en face de Tonks.

La femme aux cheveux roses pouffa. « Il est une boule d'énergie vive et sans limite, et c'est d'un fatiguant, mais je n'échangerai mes garçons pour rien au monde. » elle sourit rêveusement, pensant à sa famille.

Hermione sourit. « Tu as vraiment les deux meilleurs garçons au monde Tonks – Teddy et Remus sont une sacrée combinaison. »

Tonks sourit largement d'un air impertinent « Je suis bien placée pour le savoir, pas vrai ! »

Hermione s'éclaircit la gorge. « Ecoute, Tonks, je pensais, je pense qu'on devrait re planifier le diner de ce soir, mais, si ça te va, j'adorerai diner avec Remus et toi, ici, ce soir ? Tu vois, Harry, Ron et Ginny ne peuvent pas se libérer donc j'ai pensé que ce n'était pas la peine de prévoir quelque chose d'aussi grand. »

Tonks tiqua. « Mione, tu sais que tu es toujours la bienvenue ici, mais, et bien, c'est ton 21ème anniversaire. Tu ne penses pas que ça mérite une sorte de célébration ? » ses yeux se plissèrent. « Et qu'est-ce que tu veux dire Harry, Ron et Ginny ne peuvent pas être là ? »

Hermione remua dans sa chaise. « Et bien, j'ai quelques nouvelles à partager avec toi, Remus et Sirius. C'est, et bien, c'est compliqué. Juste … S'il te plaît ? Tu voudrais bien faire ça pour moi ? »

Tonks la regarda, les sourcils froncés par la concentration. « Ok, chérie, on va faire à ta manière. Bien sûr que l'on peut diner ici. Mais j'insiste pour que tu me laisses m'occuper du gâteau- non pas de protestations ! 21 ans est un grand jour ! »

Hermione sourit en coin. « Tant que tu ne le prépare pas, je suis sûre que ça ira … »

« Non ne t'inquiète pas, il y a ce livreur par hibou … Hey ! Je retiens ça ! » le regard blessé de Tonks était quelque peu gâché par le sourire qui relevait le coin de ses lèvres. Elle n'était pas une grande cuisinière, et elle et Remus – et tout le monde d'ailleurs- le savait. Elle et Remus se relayaient pour préparer le diner et, autant qu'Hermione sache, la plupart des gens essayaient de passer les soirs où Remus cuisinaient. C'était généralement plus … sûr de cette manière.

Hermione secoua la tête quand elle entendit Tonks implorer Delilah d'amener le message à Remus. L'oiseau avait sans doute abdiqué car les tentatives d'amadouer le volatile avec des chocolats semblaient avoir stoppé.

Elle pouffa soudainement. Même le hibou de Remus est fou de chocolat, pensa-t-elle.

Elle attrapa sa baguette et avec un rapide incendio un feu craquait joyeusement dans la cheminée. Elle se saisit du petit pot de Poudre de cheminette et jeta une pincée de poudre verte dans le feu, criant « bureau de Sirius Black, Ministère de la Magie » avant de s'agenouiller et de mettre sa tête dans le feu. Le monde sembla se déformer et se retourner avant qu'elle ne se retrouve à regarder le bureau de Sirius, où il était asis écrivant quelque chose sur son bureau.

Elle s'éclaircit la gorge, espérant attirer son attention. Il releva la tête immédiatement, jetant un coup d'œil d'abord à la porte, puis à la cheminée, souriant largement quand il y vit la tête d'Hermione.

« Mione, amour ! A quoi dois-je cette très agréable opportunité ? » il lui fit un clin d'œil tandis qu'il se levait et se rapprochait de la cheminée, s'agenouillant face à elle.

« Oh chut, Monsieur-j'ai-une-petite amie ! »

« C'est vrai, » soupira-t-il. « Hélas, je suis pris. Si j'étais célibataire en revanche … »

« Tu verrais une fille différente chaque soir et m'oublierais entièrement. » contra-t-elle.

Il haleta and agrippa sa poitrine, comme si blessé. « Moi ? Oublier ma Mione ? Vous me blessez Madame ! »

« D'accord, espèce de grands bouffon, sois sérieux un moment – et n'OSE MÊME PAS sortir tout ce non-sens à propos de toujours être 'Sirius' ! » (2)

Il bouda de se voir refuser sa plaisanterie favorite. « Bon, bon, si tu veux me refuser tout l'amusement de ma vie … »

Hermione fronça les sourcils. Il lui avait involontairement rappelé pourquoi elle faisait les plus grands changements de sa vie. Ennuyeuse, Hermione l'intello n'était pas amusante. Ses amis l'avaient laissée … Pas de ça. Elle se secoua légèrement et jeta un œil à Sirius. Il avait les sourcils froncés, perplexe.

« Amour ? » demanda-t-il. « Tu vas bien ? Est-ce-que j'ai dit quelque chose de mal ? Je ne voulais pas dire que … »

Elle sourit au bel homme agenouillé devant elle. « Non Sirius, ça va, je me suis juste souvenue de quelque chose que je dois faire plus tard. » inventa-t-elle rapidement.

Il fronça à nouveau les sourcils – merde, il la connaissait trop bien – mais il laissa passer. « Et donc, que voulais tu me dire ? »

« Oh c'est juste à propos de ce soir. J'ai décidé de plutôt avoir un petit diner chez Remus et Tonks au lieu de sortir ce soir. Tonks attends tout le monde pour sept heure je crois. »

Il sourcilla à nouveau, et la regarda vraiment, ses yeux gris métalliques la transperçant. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, mais quelque chose allait vraiment mal. Il fronça les sourcils avec inquiétude, se sentant très protecteur envers la jeune fille qui était restée auprès de lui pendant ses innombrables cauchemars et lui avait rendu sa santé après son retour du voile. Quelque va mal, clairement, pensa-t-il.

Il se ressaisit et sourit gentiment à l'adorable jeune femme qui attendait patiemment devant lui.

« Je pensais qu'on sortait ce soir, pour ton anniversaire ? »

« Et bien oui, mais quelques personnes ne peuvent pas se libérer, je pensais que ce serait sympa de faire quelque chose d'un peu plus petit. S'il te plaît, dis que tu viendras ? » Demanda-t-elle avec anxiété.

« Bien sûr que je serai là, amour. Je te verrai à sept heure. » Il sourit tandis que sa tête disparaissait de l'âtre.

Hermione se leva et s'étira, époussetant la poudre de cheminette et souleva Teddy alors qu'elle entrait dans la cuisine, où Tonks leur préparait une tasse de thé. « Sirius dit qu'il sera là vers sept heure. »

« Super ! »murmura Tonks distraitement. Elle continua à marmonner pour elle-même et tapota la théière avec sa baguette, attendant que l'eau se mette à bouillir.

Hermione sourit en déposant Teddy sur une chaise autour de la table et retourna dans l'entrée, criant à Tonks, « Ne t'embête pas à me faire un thé. Je rentre à la maison me préparer. Je te verrai à sept heure ! »

« D''acco-dac, Mione ! » entendit elle en retour, avant qu'un grand fracas ne résonne jusque dans le hall, suivit par une avalanche de jurons et de marmonnement. Hermione pouffa et transplana jusqu'à chez elle.

Sirius resta agenouillé sur le sol tandis qu'il se demandait pourquoi diable elle voulait annuler le diner de son 21ème anniversaire. Zut, autant que ça puisse le concerner, elle aurait du avoir la plus grosse fête imaginable, habillée sur son trente et un et absolument magnifique, vivant les plus beaux moments de sa vie. En y repensant, Harry et les autres auraient vraiment dus organiser la chose pour en faire une fête surprise. Ah, peut-être que c'était ce qu'il y avait derrière ce changement de programme ? Il allait passer un coup de cheminette à Harry pour en être sûr.

Cinq minutes plus tard, un Sirius inquiet se tenait derrière son bureau, plongé dans ses pensées. Personne n'avait répondu à la cheminée chez Harry ou chez Ron. Ou même à l'appartement de Ginny. Il avait appelé FASF (Farces et Attrapes pour Sorciers Facétieux) pour seulement entendre Percy lui dire que George était parti en vacances en France avec les « autres ». Quelque chose clochait et il avait besoin de parler à Remus.

Juste quand il attrapait une plume pour gribouiller une note rapide, quelqu'un toqua à la porte de son bureau. « Entrez ! » répondit-il. Remus entra, plongé dans ses pensées. Quand on parle du diable …

« Patmol, as-tu reçu un hibou pour l'anniversaire d'Hermione de ce soir ? »

« A vrai dire, Mione vient juste de me passer un coup de cheminette. Elle m'a dit que c'était simplement un diner chez toi maintenant. J'ai essayé d'appeler Harry, Ron, George et Ginny, et tout ce que j'ai eu c'est Percy me disant que George était en France avec « les autres ». Qu'est ce qui se passe, bordel, Lunard ? »

Le froncement de Remus s'accentua et il sortit un morceau de parchemin de sa poche, le tendant à Sirius.

Remus chéri,

Mione est là et demande si on elle peut faire son diner d'anniversaire ici avec nous et Sirius. Apparemment Harry et les autres « ne peuvent pas se libérer ». Qu'est ce qui se passe, bordel ? Peux-tu demander à Sirius s'il sait quelque chose ? Mione est là en ce moment et je ne veux rien dire devant elle, elle est déjà probablement assez chamboulée. Bien sûr, je lui ai dit qu'elle pouvait faire la fête ici.

Je suis un peu inquiète, chéri.

Dora XX

Sirius fronça les sourcils. « Harry et les autres ne peuvent pas se libérer ? Quoi ? Ils sont en France eux aussi ? Qu'est ce qui se passe bordel ? Ils ne rateraient quand même pas son anniversaire, pas vrai ? ». Lui et Remus s'inquiétaient de la manière dont Harry et les autres semblaient négliger Hermione. Elle était plus solitaire et se renfermait davantage à chaque fois qu'il la voyait. Oh, elle continuait à discuter et à rire, mais il y avait des barrières maintenant. Elle poussait doucement tout le monde vers la sortie. Mais sûrement, Harry et les autres n'iraient pas aussi loin, pensa-t-il. Ils ne le feraient pas … n'est-ce pas ?

Remus secoua la tête, tirant Sirius de ses pensées. « Je ne comprends pas non plus, mais il semble que nous devons attendre d'être à la maison et de demander à Mione. J'ai un mauvais pressentiment à propos de tout ça. »

Sirius hocha la tête à la déclaration de son frère en tout sauf de sang. « Toi comme moi, Lunard, toi comme moi. »

(1) Via Veneto est l'une des plus célèbres artères de Rome

(2) En anglais Sirius fait souvent le jeu de mot avec la ressemblance entre son prénom et le mot sérieux en anglais « serious », qui se prononce presque pareil