Et voilà le premier one-shot ! Je tente le POV extérieur ce coup-ci !
J'aime bien l'idée qu'on se connaisse avant de se connaître…Dites-moi ce que vous en pensez et si vous en voulez d'autres !
C'était un dimanche ensoleillé et Esmé Hale avait choisi de le mettre à profit pour passer du temps avec ses enfants. Les jumeaux venaient de fêter leurs sept ans et avaient reçus deux magnifiques bicyclettes pour l'occasion. Ils avaient gentiment demandé à leur mère s'ils pouvaient les utiliser au parc, et ne pouvant résister à leurs bouilles d'ange, elle avait accepté.
Voici donc la petite famille qui entrait dans le parc, les enfants tout fiers d'exhiber leurs nouveaux vélos.
-Maman, on peut les utiliser tout de suite? réclama Jasper.
-D'accord, mais mettez vos casques et ne vous éloignez pas trop. Vous devez rester dans mon champ de vision.
-Oui maman, clamèrent-ils en cœur.
Esmé rit et les regarda s'éloigner d'un air émerveillé. Parfois elle avait encore du mal à croire que ces deux petits anges étaient ses enfants.
Les jumeaux s'amusèrent à pédaler sur le sol plat et à faire des courses avec les autres enfants pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que Rosalie en ai marre.
-Jazz, gémit-elle, je m'ennuie. C'est pas drôle.
-Et tu veux faire quoi ?
-On pourrait dévaler des pentes !
Jasper, qui d'ordinaire suivait sa sœur n'importe où, se mordit la lèvre inférieur, pas sûr que ce soit une bonne idée.
-Ca pourrait être dangereux, fit-il remarquer.
-Mais non, on a nos casques ! Et puis ce sera marrant !
-D'accord, céda-t-il, on va où ?
Elle l'entraina jusqu'à un coin un peu plus reculer, où le terrain était légèrement surélevé.
-On commence par une petite, hein ?
Rosalie soupira mais se dirigea néanmoins vers une petite pente de même pas un mètre. Rassuré, son frère l'imita rapidement. Ils augmentèrent l'inclinaison et la longueur des pentes au fur et à mesure mais ne dépassèrent pas les sept mètres. A nouveau, Rosalie en eu rapidement marre mais son regard tomba sur ce qu'elle cherchait depuis le début.
-Jazz, c'est celle-là que je veux !
Son frère suivit son regard et pâlit brusquement.
-Mais t'es folle ! Elle fait au moins un kilomètre !
Bon, un kilomètre pour un enfant de sept ans, ça faisait juste un vingtaine de mètres en vrai. Mais c'était vingt mètres parsemés de trous, de pierres, grosses ou petites, et de beaucoup d'autres embûches.
-Justement c'est ça qui est génial ! s'enthousiasma Rosalie en commençant à grimper.
-Mais attends ! C'est dangereux ! Il faut demander à maman !
-Arrête de faire ton trouillard !
Une fois arrivée en haut, elle prit son élan, donna un bon coup de pédales et dévala la pente à toute vitesse en riant. Jasper la regarda anxieusement, priant le ciel pour qu'il ne lui arrive rien. Ses prières furent exaucées car Rosalie arriva en bas sans encombre.
-Tu vois ? On ne risque rien et puis c'est trop génial !
-T'es sûre ?
-Puisque je te le dis ! Vas-y essaye !
Une boule se forma dans la gorge de Jasper. Mais sa sœur l'avait fait, alors lui aussi pouvait y arriver ! Il regarda vers le bas et déglutit péniblement. Allez ! Il devait le faire !
Comme Rosalie avant lui, il donna un coup de pédale et commença à descendre à toute vitesse...
Voyant le paysage défiler aussi rapidement, il fut pris de panique et freina brusquement. Son vélo s'arrêta immédiatement, mais lui continua dans son élan et fit un magnifique vol plané avant de retomber sur le sol et de faire un roulé-boulé vers le bas, jusqu'à ce qu'un gros caillou vienne lui couper le chemin en se fracassant contre son casque.
-MAMAN ! hurla Rosalie.
Esmé, qui s'était laissée emporter par ses pensées et avait malencontreusement perdu ses enfants de vue, sursauta au cri déchirant de sa fille et se précipita vers elle. Elle se stoppa net devant le spectacle qui l'attendait. Rosalie était debout, pleurant à s'en étouffer et pointait le doigt dans la direction de son frère, qui était allongée par terre, couvert de terre et de feuilles. Son bras gauche et son genou étaient en sang et il regardait autour de lui d'un air hébété, sans bien comprendre ce qui venait de lui arriver.
Esmé courut dans la direction de son fils et l'aida à se redresser.
-Jasper ! Ca va aller ?
Le petit garçon se mit à pleurer lorsqu'il dut s'appuyer sur jambe douloureuse.
-Ca fait maaaaal !
-Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-On…on j…jouait aux p…pentes, sanglota Rosalie, m…m…moi j'ai réussi mais Ja…Jazz il est tombééé !
-Je vous ai dit mille fois de ne pas jouer à ça, les sermonna leur mère.
Elle enleva son foulard afin d'éponger les plaies de Jasper avec. Lorsque le vêtement fut tellement imbibé de sang qu'il était devenu inutile, elle le jeta dans une poubelle, de toute manière il était fichu.
-Allez viens, dit-elle en prenant Jasper dans ses bras, l'hôpital n'est pas loin. On va y passer parce que tu es vraiment dans un sale état mon chéri.
Rosalie les rejoignit et ils se mirent en route, laissant les vélos derrière eux. De toute manière, Jasper ne risquait pas d'en refaire avant longtemps.
Ooo0ooO
Après qu'ils se soient présentés aux urgences, une infirmière lui demanda d'attendre quelques minutes qu'un médecin arrive.
Esmé se dirigea vers un siège libre et s'y assit. Elle retira délicatement le casque de Jasper qui continuait à pleurer dans ses bras.
-J'ai mal maman, gémit-il.
-Je sais mon lapin, tu es très courageux.
Elle passa doucement sa main dans les cheveux dorés de son fils et le serra délicatement contra elle, prenant bien garde à ne pas toucher ses plaies.
-Et ben dites donc, en voilà des vilaines blessures !
Un grand médecin blond se tenait devant eux, un air bienveillant sur le visage.
-Bonjour, je suis le docteur Cullen. C'est moi qui vais m'occuper de ce petit bonhomme. Alors dis-moi, tu t'appelles comment ?
-Jasper.
-Très bien Jasper, comment tu t'es fais tout ça ?
-Je suis tombé de mon vélo, avoua-t-il avec un sourire timide.
-Ah les vélos ! C'est encore plus dangereux que les motos parfois, fit semblant de s'indigner le docteur, bon tu viens avec moi pour qu'on puisse soigner tout ça ?
Jasper hocha vivement de la tête puis grimaça.
-Ca fait mal de marcher, expliqua-t-il avec une petite moue.
-Bon ben alors je vais te porter ! Ou tu préfères que ta maman vienne aussi ?
-Non, tout seul comme un grand !
-Très bien, tout seul comme un grand, rit le médecin en le prenant dans ses bras.
Esmé embrassa rapidement Jasper sur le front.
-On t'attend ici mon chéri.
-Je vais en prendre soin pendant ce temps, la rassura le médecin avec un sourire.
-Merci.
Elle les regarda s'éloigner jusqu'à ce qu'ils soient hors de sa vue. Puis elle se tourna vers Rosalie, qui était étrangement calme.
La petite fille s'était assise à côté d'elle et tenait son casque entre ses mains tout en le fixant tristement, son petit corps toujours secoués de sanglots silencieux. Esmé lui redressa doucement le menton et la força à la regarder.
-Hé ben Rosalie, qu'est-ce que tu as ?
-J'ai…j'ai failli tuer Jaaazz ! sanglota la fillette.
-Mais non, ma puce, ce n'est pas de ta faute.
-Si, il voulait pas le faire mais moi je l'ai forcé en le traitant de trouillard.
Esmé se leva et prit sa fille dans les bras.
-Ecoute ma chérie, ce n'est pas à cause de toi. C'est la vie qui est comme ça. Mais la prochaine fois que je vous dis de ne pas vous éloigner, obéissez.
-C'est promis maman.
-C'est bien. Maintenant arrête de pleurer. Ton frère va bien.
-T'es sûre ? s'assura Rosalie en essuyant ses larmes.
-Mais oui, tu as vu le gentil médecin qui s'occupe de lui ?
Le visage de la petite s'éclaira.
-Oui, il ressemble au prince charmant ! C'est lui que je veux comme papa.
-Rosalie, je t'ai déjà dit qu'on ne recevait pas de papa sur commande. Alors inutile de le marquer sur ta liste au Père Noël.
Rosalie fronça les sourcils, vexée. Elle voulait un papa pour avoir une petite sœur. Mais malgré tout ses efforts, sa maman refusait de coopérer. Voyant son air boudeur Esmé se mit à rire et lui ébouriffa les cheveux.
-Tu veux à boire ? J'ai vu un distributeur.
Ooo0ooO
-Et voilà ! déclara Carlisle, même pas besoin de points de suture.
Il sortit un paquet de Haribo et le tendit à son jeune patient.
-Sers-toi.
-Je peux en prendre une pour ma sœur aussi ?
-Bien sûr !
-Merci, répondit timidement Jasper.
-De rien mon bonhomme ! Tu es un gentil garçon. Tu sais, j'ai trois enfants de ton âge. Tu me rappelle mon fils, Edward.
-Il est gentil ? Ca peut-être mon copain ?
Le médecin rit devant l'innocence de l'enfant.
-J'en doute, on n'habite pas ici. Je suis en séminaire depuis une semaine et ils sont restés à la maison avec la nounou.
-Et leur maman ?
Le visage de Carlisle s'assombrit.
-Elle est morte quand ils étaient tout petits.
-Oh…c'est triste, chuchota Jasper en baissant la tête.
-Oui, mais j'ai mes enfants, et je les aime plus que tout.
Le visage de l'enfant s'illumina soudain, alors qu'une idée le traversait.
-Puisque j'ai pas de papa, et qu'Edward n'a pas de maman. Et que ma maman est gentille et que vous êtes gentil, si vous vous mariez avec ma maman, tout le monde serait content !
Le médecin rit à nouveau.
-Ce n'est malheureusement pas si simple, déclara-t-il, bon, on retourne près de ta maman ? Elle doit s'inquiéter.
-D'accord ! s'exclama Jasper en sautant sur ses pieds, vous êtes magicien ! J'ai plus mal !
L'enfant se mit à courir dans les couloirs, en direction de la salle d'attente. Il se jeta dans les bras d'Esmé.
-T'as vu maman ! Je suis tout guéri !
-C'est bien mon chéri !
-Et il a été très courageux, ajouta Carlisle en arrivant.
Rosalie tira timidement sur son pantalon.
-Merci d'avoir soigné mon frère.
-Mais ça a été un plaisir, répondit-il en s'agenouillant pour être à sa hauteur, je préfère les patients comme ton frère plutôt que les vieux grincheux qui râle pour un rien.
Les deux enfants rigolèrent puis Jasper se tourna vers sa sœur.
-Tiens Rose, c'est pour toi, dit-il en lui tendant la friandise qu'il lui avait réservé.
-Merci.
Jasper se lança alors dans une description détaillé des soins qu'il avait subis pour sa jumelle.
-Merci de vous être occupez de lui, déclara Esmé en tendant la main.
-C'est mon travail, et c'est réellement un patient merveilleux, répondit Carlisle en lui serrant la main.
Un curieux courant électrique passa entre eux lorsque leurs peaux se touchèrent, mais il n'était pas désagréable, juste…étrange. Ils se fixèrent pendant quelques secondes. Un merveilleux instant qu'ils souhaitaient tous les deux, sans vraiment le savoir, interminable. Mais il ne le fut pas. Carlisle rompit brusquement le contact entre eux, son amour pour sa défunte épouse encore trop récent.
-Bon les enfants, vous voulez aller manger une glace ? s'enquit Esmé.
-Oui ! Une glace !
Ils quittèrent alors l'hôpital, et Carlisle retourna à ses autres malades. Aucun des quatre n'imaginait que, quelques années plus tard, ils vivraient tous ensemble. D'ailleurs, aucun des quatre ne se souvient de ce dimanche ensoleillé. Quoique, ne dit-on pas que les médecins se rappellent de tous leurs patients ?
Alors ?
Jasper et Rosalie doivent être trop mignon petits^^
Le prochain, j'essaye de le faire sur les Cullen. Si vous avez des idées, n'hésitez pas, je suis preneuse !
Vous préférez que je continue en POV extérieur ou que je fasse POV d'un personnage ?
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