Disclaimer: Les persos ne sont toujours pas à moi.

Note de l'auteur: Je tiens à remercier ceux qui m'ont envoyé mes premières reviews. Ce chapitre est pour vous !


_ Vos filles sont charmantes Hiashi, lui dit Mikoto en revenant. Hinata est si attachante et Hanabi possède déjà un fort caractère pour son âge. J'ai toujours rêvé d'avoir une fille à pouponner. Hélas, ce n'est qu'un rêve.

_ Que dirais-tu si cela devenait réalité, lui proposa son mari. Hiashi et moi avons décidé d'unir nos deux familles. Ce sera le mariage du siècle !

_ Je vois déjà les faire-part, continua Hiashi. Hinata Hyuuga et Itachi Uchiha !

_ Désolée de contrarier vos plans mais cela me paraît impossible.

Le ton sec et sans appel de Mme Uchiha anéantit le rêve des deux hommes.

_ Pourquoi donc ma chérie ?

_ Tu n'écoutes jamais tes enfants Fugaku ! Itachi a déjà une petite amie et, avant que tu ne dises quoi que ce soit, je tiens à te préciser qu'il semble tenir à Hana. Si ce n'est cela, je trouve ignoble de votre part de vouloir jouer les entremetteurs avec ces pauvres enfants. Ils ne se connaissent même pas. Peut-être qu'ils vont se détester –j'espère bien que non, ajouta-t-elle intérieurement. Je refuse de cautionner de telles inepties.

Les deux hommes se dandinèrent dans leurs sièges et baissèrent la tête. Fugaku essaya d'une petite voix :

_ Hanabi et Sasuke ? Ca te plaît plus ?

Elle lui jeta un regard noir :

_ Tu n'as pas écouté un traître mot de ce que j'ai dit n'est ce pas ?

Elle marqua une courte pause et ajouta tristement :

_ Elle est bien trop jeune. Je pencherais plus pour Hinata et Sasuke. Je ne crois pas que je vais dire ça mais, puisque vous tenez vraiment à les marier autant faire en sorte qu'ils s'apprécient au moins. Surtout ne leur dîtes rien. Je vais prendre l'affaire en mains mais à une seule condition !

Un regain d'espoir avait germé dans le cœur des amis d'enfance :

_ Ce que tu veux et tu l'auras ma chérie !

_ J'ai votre parole, demanda-t-elle.

D'un même élan, ils répondirent « OUI »

_ Je m'occupe d'eux à condition que vous ne vous mêliez en rien de cette histoire de cœur. Me suis-je bien fait comprendre ?

La déception se lisait sur leurs visages encore si souriant quelques secondes auparavant. Ils avaient promis et comme chacun le sait, Uchiha et Hyuuga n'avaient qu'une parole.

_ Tout d'abord, je tiens à savoir ce qui vous pousse à vouloir marier vos enfants, interrogea Mikoto.

Ce fut Hiashi qui lui répondit le premier :

_ C'est une promesse que nous nous étions faîtes dans notre jeunesse.

_ Oui, se souvint Fugaku. Une promesse faite lorsque j'ai quitté notre village natal. Nous devions marier nos enfants pour être sûr de nous retrouver. Nous étions bien jeunes à l'époque mais j'ai donné ma parole.

« Quelle chance ! Juste au moment où il a de gros soucis financiers, se dit la maîtresse de maison. »

Son air suspicieux dût se refléter sur son visage puisque son mari lui expliqua :

_ Ne te méprends pas : c'est moi qui aie retrouvé Hiashi. Cela faisait un certain temps déjà que je voulais le revoir et j'avais à ma disposition tous les moyens de le faire.

_ Si tu le dis, dit-elle d'un air peu convaincu. Néanmoins, je ne comprends pourquoi avoir fait une promesse si… idiote, acheva-t-elle après une courte hésitation.

_ Dans notre village natal, ce sont aux parents qu'est confiée la tâche de marier leurs enfants, lui apprit son invité. Normalement cela se passe le jour de leur naissance mais en ce qui nous concerne, c'était différent car Fugaku étant orphelin, il n'y eut personne pour s'occuper de lui. Mes parents l'ont recueilli et nous avons grandi ensemble jusqu'à ce qu'il décide de partir et de tenter sa chance de par le monde. Avec succès je dois dire, remarqua t-il joyeusement.

_ Merci, répondit fièrement ce dernier. Quoiqu'il en soit, lorsque je suis parti j'ai promis à Hiashi de lui offrir en mariage un des mes enfants ce qu'il a accepté. Ce n'est pas seulement une histoire de promesse comme on pourrait le penser ; dans notre village, c'est avant tout une question d'honneur car chaque parent veut celui ou celle qu'il considère être le meilleur parti pour le bonheur de leur enfant. Ainsi à travers ce mariage, je cherche à exprimer ma gratitude envers Hiashi et le remercier pour tout ce que sa famille et lui ont fait pour moi à l'époque. Sans eux, je serai peut-être mort à l'heure actuelle. Je me dois de leur rendre hommage.

Au fil de ce discours, Mikoto se sentit de plus en plus émue. Elle avait fini par être emplie de fierté en se rendant compte que son époux avait tant d'estime pour leurs fils : ce n'était plus un simple mariage mais une dette d'honneur !

Les flammes qui s'étaient mises à brûler dans les yeux de sa femme avaient de quoi effrayer Fugaku. Au lieu de cela, M. Uchiha prit part à cet étalage de passion en se relevant et en rejoignant son épouse qui levait les poings l'air triomphant. Hiashi, devant un tel spectacle, s'enfonça le plus possible dans son siège espérant se faire oublier. Peine perdue !

_ Hiashi, tiens bon ! Il y a des années, je n'ai pu remercier ta famille mais grâce à mes fils, je rendrai son honneur à ton nom, lui dit théâtralement son ami.

_ Oui et sachez Hiashi que je suis fière de faire partie d'un tel projet, renchérit Mikoto qui ne semblait plus gênée de se servir de ses fils. Itachi et Sasuke seront tes dignes héritiers mon chéri, lança-t-elle à son mari d'une voix solennelle.

Ce dernier fut stoppé dans son élan. Il lui fit face et lui rappela :

_ Je croyais qu'Itachi sortait avec Hana !

Une lueur ravageuse traversa les yeux sombres de sa femme et son visage, si doux lors de leur rencontre, rappela à Hiashi une représentation d'un démon de la guerre qu'il avait vue dans un musée quelques années auparavant.

_ Rien ne doit interférer dans la roue du destin !

Elle avait hurlé cela en se plantant au beau milieu de la salle. Les deux hommes la fixaient l'air hagard.

_ La roue du destin ??!

_ Evidemment que voulez-vous que ce soit d'autre, continua Mikoto –en plein dans son trip. J'ai bien écouté votre histoire et j'en ai tiré cette conclusion.

_ Et peut-on savoir ce qui vous a amené à penser cela, s'intéressa Hiashi.

_ Bien sûr ! Ma théorie se base sur les faits suivants : alors que tu ne l'as pas revu depuis des années, tu parviens enfin à retrouver celui que tu considères comme un frère au moment où il a le plus besoin de toi. Ensuite, il est évident que la Providence s'est jointe à nous pour mener ce projet à terme : Hiashi a deux filles et nous avons fait deux merveilleux fils. Nous aurions pu avoir des filles nous aussi ou pire n'avoir aucun enfant. Seigneur, j'ose à peine y penser. Heureusement, le ciel est de notre côté et tu as la chance d'avoir épousé la plus grande conseillère matrimoniale de tout le pays Fugaku. Ces éléments ne sont pas que des hasards, ajouta-t-elle en riant triomphalement.

Fugaku et Hiashi qui prenaient conscience de la véracité de ces propos –sauf sur le dernier point où Fugaku avait failli s'étrangler avec la gorgée de thé qu'il venait de boire- se serrèrent la main pour officialiser leur accord. Ils prirent cependant soin de s'éloigner de Mikoto qui avait définitivement pété les plombs –elle riait toujours aux éclats. D'ailleurs, Hiashi fut si impressionné qu'il se renseigna auprès de son ami.

_ Mikoto est quelqu'un de si passionné qu'il lui suffit de peu pour se lancer dans des délires, lui expliqua M. Uchiha. Le pire c'est que ça ne s'arrange pas avec l'âge. Mais ne t'en fais pas, elle recouvre ses esprits rapidement.

_ C'est à dire, s'enquit le Hyuuga.

_ Oh ! A vrai dire, je ne sais pas, lui dit Fugaku en souriant bêtement, mais je pense qu'à son retour elle ira mieux. En attendant…

Il ne finit pas sa phrase se contentant de rire nerveusement et de désigner du doigt son épouse.

Mikoto se représentait un des possibles rendez-vous entre Itachi et Hanabi –Itachi étant une bouteille de jus de fruits et Hanabi, un verre d'eau vide. Hiashi pensa à ce moment-là qu'il ne se poserait plus de question sur sa santé mentale.

De son côté Hinata, qui était à des années lumière de penser que la charmante femme qui les avait accueillis était bonne pour l'asile, profitait de la sieste de sa sœur pour se rafraîchir sous la douche. L'eau glacée lui faisait un bien fou et après avoir entendu Hanabi lui raconter tant d'idioties, elle se dit qu'elle prenait un repos bien mérité. La fille aux yeux blancs se remémora ce qu'elle venait de vivre. Quand Mme Uchiha leur avait montré leurs chambres, les jeunes filles étaient aux anges. Pour l'aînée, d'avoir une chambre chacune était inespéré mais pour la cadette, ce fut de découvrir ce qui composait leur chambre. En plus du lit, d'un vaste dressing-room et d'un bureau il y avait une télé avec le câble et une chaîne hi-fi dernier cri. Un petit salon composé de deux fauteuils et d'une méridienne regroupés autour d'une jolie table de bois accompagnait l'enfilade qui contenait de quoi recevoir un visiteur. Hinata n'en revenait pas : cette chambre possédait plus de mobilier que leur salon dans les derniers temps de leur vie au village. Leurs chambres étaient voisines et on communiquait de l'une à l'autre par la salle de bains –la seule chose qu'elle devait se partager. Hinata sourit en en se souvenant la petite moue qu'avait fait Hanabi quand Mikoto le lui avait annoncé. Heureusement que leur hôtesse n'avait rien vu ! Sa sœur, pour sa défense, lui avait fait remarqué que d'après ce qu'elles avaient vu, les Uchiha pouvaient se payer une salle de bains par chambre. Hinata ne put s'empêcher de rire et fit une fois encore l'inventaire de la salle d'eau : deux lavabos, deux douches, une baignoire, deux toilettes et un immense placard.

« Tu n'auras pas de quoi te plaindre petite sœur ! Tous mes vêtements ne pourraient pas remplir ce placard, se dit-elle une pointe d'ironie dans la voix. »

Hélas, c'était la pure vérité. Tout ce qui leur restait de leur vie avait été rassemblé dans quatre grosses valises, deux sacs de sports et trois sacs à dos. Dans le village de son enfance, où le nom des Hyuuga était respecté, leur père avait tout perdu dans un terrible incendie qui avait détruit l'entreprise familiale. Ils vécurent près de neuf mois sur les économies qu'ils possédaient puis leur père décida de repartir de zéro. Malheureusement, un nouveau coup du sort eut raison de leurs résolutions et ils durent faire face à l'horrible vérité, quand un à un les meubles de leur maison furent vendus. Son père était désespéré et ne savait plus à quel saint se vouer : il enchaînait les petits boulots obtenus par ce qu'il appelait de la pitié. Un soir, il rentra complètement transformé et lui annonça que leurs vies allaient enfin reprendre. C'était il y a deux semaines. Deux semaines pendant lesquelles, ils avaient vendu tout ce qui leur restait, y compris leur maison afin d'économiser de l'argent pour leur voyage. Elle régla tous les problèmes courants et au bout d'une semaine et demie, ils quittèrent tout ce qu'il connaissait pour venir chez les Uchiha. Hinata n'aimait pas vraiment l'idée de devoir vivre chez des étrangers mais son père avait retrouvé sa joie de vivre en même temps que son ami, elle se voyait mal le contrarier en ces temps critiques.

_ Après tout, ce n'est pas une si mauvaise idée que ça, jugea-t-elle en voyant Hanabi affalée sur le lit.

Sa sœur avait besoin de stabilité dans la vie et cette stabilité reviendrait en même temps que le travail de son père. C'est l'esprit tranquille qu'elle profita du confort retrouvé en se pelotonnant dans le canapé et alluma la télé.

Le second fils des Uchiha travaillait sérieusement sans se douter de ce qui se passait sous son propre toit. Après avoir fait une dissertation de philosophie et quelques exercices de maths, il était plongé dans des exercices de physique qu'il finit assez rapidement. Il avait déjà abordé ce sujet avec Itachi à l'époque où son frère l'aidait encore –c'est à dire, il y a bien longtemps. Il referma brusquement son livre et se rejetant en arrière, se lança dans la contemplation de son plafond. Son frère était un génie, tous s'accordaient à le dire –lui le premier- malgré tout Itachi ne le comprenait pas. Il fallait bien avouer que les deux frères s'étaient un peu perdus en route depuis quelques temps. Ils essayaient de faire bonne figure devant leurs parents mais leur complicité fraternelle était au point mort. Le jeune garçon se leva d'un bond : il détestait penser à son frère et il y pensait souvent car son but dans la vie était de le surpasser donc…

Il rejoignit sa salle de sport et commença par quelques étirements avant d'enfiler ses gants de boxe. Au bout d'une heure et demie de coups et de cris contre un pauvre sac innocent, il jugea qu'il s'était bien défoulé et se dirigea vers le balcon. Arrivé dehors, il respira l'air frais ce qui le décontracta un peu. Il s'appuya contre la balustrade et contempla la vue qui s'offrait à lui quand soudain il entendit sa mère crier :

_ Rien ne doit interférer dans la roue du destin !

Il soupira en secouant tristement la tête.

« Qu'est ce qui s'est encore passé ? »

Il se dit que les invités de son père devaient y être pour quelque chose car cela faisait longtemps que sa mère s'était calmée. Il les revit se ressemblant avec leurs cheveux d'ébène et leurs yeux laiteux. Il n'en avait jamais vu de telle couleur. Sur l'instant, il ne s'en était pas aperçu mais maintenant il se dit que c'était beau. Il aimait bien ce qui sortait de l'ordinaire sans pour autant être extravagant. Sans qu'il sache vraiment pourquoi l'image des filles Hyuuga s'imposa à son esprit. Il fallait bien avouer qu'elles étaient mignonnes. Ringardes mais mignonnes. La petite paraissait encore un peu jeune et l'aînée devait avoir son âge. Plongé dans ses pensées, il rentra et se dirigea vers sa salle de bains. Il se déshabilla et ouvrit le robinet d'eau froide. Le choc du contact avec l'eau glacée passé, ses idées furent une nouvelle fois envahies par la vision de ces filles. Il n'était pas du genre à se laisser impressionner facilement et ne comprenait pas pourquoi elles l'obnubilaient ainsi. En plus, il les trouvait mignonnes certes mais il en connaissait de plus belle. Il sortit de la douche et s'empara rageusement de sa serviette qu'il noua autour de sa taille. Il se jeta ensuite sur son lit récupérant son MP3 laissé la veille sur sa table de chevet et décida de ne plus penser à elles. Il fit le vide dans son esprit en se concentrant sur la musique qui lui martelait les tympans et attendit avant de se rhabiller. Il ajustait son col quand il se débarrassa de ses écouteurs et entendit le bruit du moteur de la voiture d'Itachi. Si son frère était de retour, il pouvait descendre sans risques. Lorsqu'il referma la porte de sa chambre, il vit au bout du couloir une silhouette qui se dirigeait vers lui d'un pas rapide.

_ Eh ! Attends-moi !

Il se renfrogna. Il attendit pourtant se rappelant les paroles de son père. Personne dans la maison n'aurait osé l'interpeller de cette manière : il devait donc s'agir d'une de ces maudites filles. En effet, la cadette de la famille Hyuuga s'arrêta face à lui quelques secondes plus tard.

_ Merci, fit-elle. Euh…! Sasuke c'est ça ?

Il opina du chef et se mit en marche.

_ OK ! A première vue, t'es pas très causant. C'est pas grave puisque je voulais pas te parler, dit-elle en déballant une sucette à la fraise.

Il y eut un silence puis Sasuke lui demanda :

_ Pourquoi tu m'as appelé alors ?

_ Je voulais pas descendre seule, l'informa-t-elle. Quand je me suis réveillée, ma sœur n'était plus dans la chambre Je l'ai cherchée mais aucune trace donc je suppose qu'elle a rejoint papa. Et je ne sais plus où se trouve le salon. Il faut dire que votre maison est si grande que je m'y perdrais facilement. J'ai vraiment eu de la chance que tu descendes toi aussi.

Sasuke posa sur elle ses yeux sombres et le dévisagea avant de lui rappeler :

_ Tu avais dit que tu n'avais pas envie de me parler.

_ Oh ! Ne fais pas ton malin, j'ai compris que tu voulais avoir une discussion à cœur ouvert avec moi. Je suis d'accord.

Il leva les yeux au ciel préférant ne rien répondre. La jeune fille continua sur sa lancée :

_ Tu sais quoi : question mauvais caractère, j'en connais un bout et à ce petit jeu, je suis plutôt douée. Sous tes airs de mauvais garçon, il y a un petit cœur qui bat alors autant te prévenir que ton manège ne fonctionne pas sur moi. Ah ! C'est ici. Je m'en souviens maintenant, merci, annonça-t-elle en s'élançant vers la porte du petit salon. Au fait mon nom c'est Hanabi, ajouta la jeune fille se retournant vers lui. Rappelle t'en !

La brune entra dans le petit salon laissant derrière elle un Sasuke bluffé. Décidément elle avait de l'audace cette petite. Il aimait ça.

_ Je vais bien m'amuser avec toi Hanabi, murmura-t-il en la suivant.


Un auteur sans reviews, c'est comme une voiture sans roues: ça ne va pas bien loin ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire.