Coucou les filles ! Merci à Niagara, Pims10, xTenShiax, larosesurleau et Josye pour leur review qui me font très plaisir !
Niagara : On peut dire ça, malgré tout, l'histoire en générale sera assez calme, plus que la plupart des fics que j'ai déjà écrit. Il y aura une tempête, mais ce ne sera pas un ouragan !
Josye : Merci à toi de commenter ! Oh que tu es gentille, merci beaucoup ! Et qui vivra verra, mais ton hypothèse est la bonne, pourrais tu me dire ce qui te fait penser ça ? Je suis curieuse d'en savoir les raisons, mais pour être claire, je ne confirme, ni n'infirme ta proposition !
Ce qui est intéressant c'est que vous avez une vison différente entre chaque lectrice comme en témoigne celles qui pensent que sera Bella qui déménagera et les autres que c'est Edward. J'aime beaucoup vos hypothèses et je suis vraiment curieuse d'en connaître les raisons. Alors n'hésitez pas à vous expliquez, j'adorais lire vos suppositions !
Sinon, c'est un démarrage tout en douceur en nombre de commentaires ou de lectrices, j'espère que vous vous ferez de plus en plus nombreuses et surtout retrouver toutes celles qui étaient présente sur le tome 1 !
Merci à crazybells pour la correction. Crazybells qui vient de commencer une nouvelle fic sur l'univers médical et qui est très prometteuse, donc si vous ne l'avez pas encore fait, allez vite jeter un coup d'oeil !
Bonne lecture !
Je discute avec mon petit ami jusqu'à la fin de ma pause, lui doit s'occuper de démarches administratives pour son projet mais il me promet de me rappeler demain. La fin de journée arrive rapidement, je pars heureuse et fatiguée du lycée. Les classes qui m'ont été attribuées cette année ont globalement un bon niveau pour ce que j'ai pu en voir, bien sûr certains élèves commencent, même à partir du deuxième jour de cours, à décrocher. J'ai dans l'idée d'instaurer un système d'aide entre les élèves, une sorte de tutorat ayant remarqué qu'il n'en existait pas dans ce lycée. Les parents ont sans doute les moyens de payer des professeurs particuliers, mais lorsque ce sont d'autres élèves, qui sont confrontés aux mêmes exercices que vous, c'est légèrement différent. Il faut que je peaufine l'idée et que je la soumette au proviseur, mais ça pourrait fonctionner. Je continuerai à aider Victoria à l'option art théâtral, j'y avais pris beaucoup de plaisir l'année dernière.
Et puis, le théâtre me permet de m'exprimer autrement : c'est libérateur d'être une personne différente, ce n'est pas un exercice facile j'en conviens mais c'est gratifiant surtout lorsqu'on réussi à transmettre l'émotion au spectateur, comme lors du spectacle de fin d'année qui a rencontré un franc succès malgré son thème audacieux, le 11 septembre 2001, mais j'en avais été émue aux larmes et j'étais loin d'être la seule. Mais en plus de développer leur culture artistique, ce qui n'est pas compliqué et qui est une chose plus favorisée pour ces adolescents de Manhattan que pour ceux vivant dans le Queens ou dans une petite ville, ils doivent aussi réussir leurs études. J'aime enseigner, j'aurais pu continuer sur un doctorat et faire de la recherche dans une grande entreprise, ou enseigner en faculté, mais c'est au lycée que les jeunes s'intéressent le plus et développent un esprit critique. Un large panel de possibilités s'offre à eux, dans la limite de leur champ de compétences et d'aptitude mais il toutefois plus important que pour une personne âgée de 30 ou 40 ans.
En arrivant à la maison, je me pose quelques instants sur mon lit avant de trouver le courage d'aller me laver et me préparer le repas du soir. Pendant que le tout cuit, je m'installe devant mon ordinateur pour lire, j'aime lire et je dévore tout ce qui se trouve à ma portée bien que j'ai un léger faible pour les histoires romantiques, historiques et de sciences fictions. Je n'ai malheureusement pas le temps de lire autant que je le voudrais mais ça me détend. Les premiers jours de cours, et les derniers, sont en général les plus calmes, en effet il n'y a pas encore de contrôles à corriger, mes cours sont prêts, je réutilise ceux de l'année précédente malgré quelques modifications, le programme n'a pas changé mais des découvertes ont été faites, parfois, et il faut donc modifier ça. C'est la sonnerie de mon téléphone qui me sort de la lecture passionnante d'une saga de livres qui mélange tout ce que j'aime. Je souris en regardant le nom de mon correspondant.
-Allo ? Je m'inquiète.
-Bonjour ma belle, salue une voix enthousiaste.
-Alors la traîtresse, il fait si mauvais que cela à Seattle ?
-Pfff, m'en parle pas mais c'est encore calme, c'est pire en hiver paraît-il.
-Angela, tu le savais, je la taquine. Et sinon avec Ben et ton nouveau poste, c'est comment ?
-Avec Ben c'est fantastique, il est merveilleux et tu as eu raison d'aller enseigner dans un lycée privé sans quoi je ne l'aurais pas rencontré, se réjouit ma meilleure amie. Et le lycée est plutôt bien, je ne connais pas encore tous mes collègues puisque tu te doutes bien que je reste avec Ben mais certains ont l'air sympa donc je ne vais pas me plaindre et toi ?
-Quoi, moi ? Je la questionne, surprise.
-C'est pas trop dur de te retrouver toute seule comme ça ? Je sais que cela t'a porté un coup au moral alors je m'inquiète.
-Non, ça va. C'est plus calme qu'avant, c'est indéniable et il faut que je m'habitue à vivre seule mais pour l'instant je ne sombre pas dans la dépression, je dis en tentant de faire de l'humour.
-Tu me rassures et puis tu n'es pas vraiment seule ta sœur jumelle vie dans la même ville tout comme Leah, renchérit Angela. Et puis tu sais que si tu as le moindre problème, je saute dans le premier avion.
-Je sais, je réponds. Tu sais que ce sera plus difficile de se faire une après midi spa maintenant ? Je la questionne en ricanant.
-Je crois que je vais pouvoir survivre surtout que Ben est un exceptionnel masseur, soupire de ravissement ma meilleure amie.
-Je ne sais pas si je veux savoir, je rétorque. Et puis pense un peu à toutes celles qui ont leur homme à l'autre bout du pays ! Je ne peux même pas profiter de lui ! Je boude.
Nous continuons de parler pendant encore quelques minutes avant de raccrocher. Je finis de préparer mon repas du soir et je dîne en lisant, chose pas très pratique mais cela me permet de passer le temps. Je me cale ensuite devant le poste de télévision et je regarde la série qui est adaptée du livre que je lis. C'est une rediffusion, le début de la période des shows inédits n'est pas encore arrivée et il me tarde de découvrir tout ce que les scénaristes nous ont concoctés ! Je suis devenue accro aux séries lorsque j'ai vu tout le panel de possibilités que cela offre. J'adore tous types de séries mais j'avoue avoir un faible lorsque c'est de la science fiction ou adapté d'un livre car dans ce dernier cas, c'est un double plaisir puisque je peux aussi lire. Certains élèves, pas en biologie (encore que ça m'est déjà arrivé), ressortent des références à des séries ou des films qu'ils ont pu voir. Je me souviens que c'est le cas en philosophie : Dans une copie l'année dernière, une élève avait cité Doctor Who tandis que le sujet était « Peut-on dire d'une machine qu'elle travaille ? ». Aro nous avait fait lire cette copie plutôt bonne et j'avais ris devant l'argumentation de la jeune fille.
D'autres, n'ouvrent jamais un manuel d'histoire et regardent simplement des films sur la période en question, c'est plus dangereux car les cinéastes prennent parfois des libertés avec la réalité, mais certaines séries sont très bonnes Victoria en est le parfait exemple car il nous permet d'en apprendre plus sur la vie et le règne de la mythique reine d'Angleterre en se basant sur les journaux intimes qu'écrivait Victoria. D'autres séries ne sont absolument pas possible à regarder tant le scénario ou le jeu des acteurs est médiocre.
Au terme de deux épisodes, je monte me coucher. Finalement Edward n'a pas rappelé, il doit être bien occupé car j'imagine que disparaître de la circulation pendant un an d'Hollywood puis revenir pour devenir réalisateur ne doit pas être chose aisée. Car c'est bien connue que dans l'industrie cinématographique, si tu disparais longtemps sans une bonne raison, et même avec une bonne raison, c'est pas dit que tu réapparaîtras de sitôt dans un quelconque film. Chaque année, des dizaines de jeunes talents sont découverts, tandis que les plus vieux sont éjectés, pas tous heureusement mais ils ont moins de propositions ou pour des rôles secondaires ou inintéressants.
Je m'endors en pensant à mon petit ami qui se trouve à 3 heures de décalage horaire, et à plus de 3000 kilomètres. J'ai envie de le prendre contre moi, de l'enlacer pour seulement ressentir sa chaleur et sa présence. J'aime nos étreintes passionnées, ça oui, mais j'aime tout autant voire même plus être simplement à ses côtés et discuter de tout et de rien, de débattre sur le choix du programme à la TV, se taquiner et finir par nous embrasser. Si pendant de nombreuses années, le célibat ne me gênait pas, maintenant que j'ai une personne à aimer et qui m'aime en retour, je dois le faire à distance ce qui est rageant et frustrant.
Le pire c'est que toutes les personnes qui m'entourent sont heureuses avec leur moitié qui sont tout prêts d'elles. Seth a Jane, Leah va se marier avec Gillian, Alice et Jasper, Rose et Emmett, Angela et Ben je suis la seule à devoir subir l'éloignement. Je suis un peu amère parce que c'est le début, bien que je doute que cela deviendra plus facile avec le temps. Je me réveille en entendant mon téléphone sonner. Je regarde le nom de mon correspondant et je ressens un petit pincement au cœur en m'apercevant que ce n'est que Victoria.
-Allô ? Je réponds avec une voix pâteuse.
-Bella ? Je suis navrée de te déranger aussi tôt mais Laurent est malade et James est en déplacement pour son travail, je ne peux pas venir travailler aujourd'hui et vu qu'on a la réunion avec le conseil d'administration aujourd'hui, qui est super tôt cette année, je voulais te prévenir.
James est le mari de Victoria et Laurent est leur fils qui n'a pas trois mois, mais Vicky voulait reprendre de bonne heure le travail après sa naissance, en général c'est son mari qui s'en occupe travaillant surtout à domicile, mais il semble qu'il n'est pas présent ce matin.
-Ne t'en fais pas, je connais le déroulement de l'option cette année. Prends bien soin de ce petit bout de chou et de toi.
-Oh merci, tu es un ange, me remercie ma collègue.
Je rigole un peu avant de lui rétorquer :
-Faut quand même pas exagérer ! Fais plein de bisous au petit.
-Pas de soucis, je te laisse et encore désolée de t'avoir réveillée.
Elle raccroche et je regarde l'heure à mon réveil, je dois me lever dans moins de cinq minutes. Maintenant que je suis éveillée, je me lève pour me préparer, adoptant une tenue plus stricte que ce j'ai l'habitude de porter en prévision de la réunion qui m'attend. Le souvenir de celle de l'année dernière me revient en mémoire et j'en frissonne, nous nous étions faits tailler des vêtements pour tout l'hiver. Notre option n'est pas la plus populaire du lycée, alors que nous recevons pourtant des professionnels de qualité ainsi que de grandes stars mais le sport est toujours le favori ou l'économie dans ce lycée privé.
La journée qui passe est terne et morne, seulement égayée par l'appel d'Edward. Il est pas mal occupé entre son agent, des réunions pour son projet de film, à chercher des investisseurs et il réfléchit aussi au scénario. Ce dernier point n'est pas le plus compliqué il en a déjà deux en tête dont un écrit par Victoria, qui s'adonne en guise de passe temps, à l'écriture. Ma collègue et amie, bien que dotée d'une personnalité extravertie, n'avait pas donné tout de suite son manuscrit à Edward, c'est lui qui avait remarqué qu'elle écrivait souvent pendant les pauses et puis surtout durant les deux derniers mois de sa grossesse, elle avait assisté aux répétitions du spectacle et il l'avait enfin démasquée, si on peut dire. Victoria avait finalement cédé, et avait fait lire le script à l'acteur. Il l'avait tout de suite adoré et je sais qu'il pense fortement à le choisir pour l'adapter au cinéma.
Cependant, Victoria est elle aussi passionnée par son métier de professeur dans un lycée, et comme moi lorsque j'avais tenu tête à Edward qui me voyait comédienne, elle avait consenti à lui céder son manuscrit mais c'est le seul, elle écrit seulement pour le plaisir et ne se voyait pas en faire son métier. Comme je peux la comprendre. Si beaucoup rêve(nt) de célébrité et de gloire, nous sommes quand même un certain nombre à aimer notre petite vie tranquille loin des strass et des paillettes de l'industrie cinématographique la plus prolifique au monde.
J'assiste une nouvelle fois au conseil d'administration, je m'ennuie du début à la fin et subissant surtout une nouvelle fois les remarques désobligeantes des parents de Jessica Stanley, j'encaisse tout sans rien dire puis l'avenir de l'option est abordé.
-Je constate que Madame Hunter n'a pas jugé bon de venir, commence M. Stanley.
-C'est indépendamment de sa volonté, je le coupe pour expliquer. Son fils est malade et elle n'a malheureusement pas pu se libérer pour assister à cette réunion.
-Bien, reprend-il vexé que je ne lui ai pas laissé le temps de plus incriminer mon amie.
« Connard » souffle une petite voix au coin de ma tête.
-Dans ce cas, ce n'est pas la peine de s'attarder sur un sujet aussi futile.
-Je vous demande pardon ? Je m'étrangle presque. Je suis bien présente, il me semble et l'un des sujets de ce comité est l'option théâtre qui, si je dois vous le rappeler, a rencontré un franc succès avec l'intervention de divers professionnels dont un acteur reconnu. Plusieurs de nos élèves ont été approchés par des agents alors nous allons aborder cette question futile comme vous dites, je m'énerve légèrement.
Seigneur, je sens que la suite sera pénible, je n'en peux déjà plus de ce vieux snob, heureusement pour moi, la moitié du conseil me soutient ainsi que le proviseur, j'espère que ce sera notre jour de chance.
Alors ? Vous aussi vous avez envie d'étrangler les Stanley ? Vous n'êtes pas les seules !
Pour la petite anecdote, citer « Doctor who » dans une copie de philo est véridique, hum c'est ce que j'ai fait… Et j'en avais eu une bonne note et de bon commentaire, je trouvais drôle de le mettre ! Voilà !
