Disclaimer : Les personnages de la saga Twilight appartiennent à Stephanie MEYER

Rating : T pour le langage et quelques scènes à venir...

Personnages principaux : Kera Undersky et Jacob Black

Personnages secondaires : Quil Ateara, Embry Call, Paul, Sam Uley, Seth Clearwater et d'autres à venir

Genre : amour, amitié, aventure, humour


Chapitre 1 - J'aurais préféré qu'il s'agisse d'un cauchemar

Jamais de ma vie je n'avais ressenti une telle douleur. Il n'y avait pas de mot pour décrire ce que je vivais.

J'étais allongée sur mon lit dans ma chambre, en sueur.

Mon front, trempé, brûlait comme si on venait de me marquer au fer chaud. Mon corps explosait. J'avais des crampes dans chaque centimètre de muscle de mon corps. Je luttais pour ne pas hurler et contre cette voix dans ma tête. Elle ne cessait de murmurer encore et encore.

Ça m'avait pris sans crier gare. Tout allait bien pourtant aujourd'hui. Je suis sortie comme d'habitude, je me suis rendue à l'école où j'ai appris pleins de trucs inutiles, je me suis amusée avec des amis et je suis rentrée dîner. Tout m'a parut normal jusqu'à l'heure du film.

A ce moment là, j'ai commencé à avoir chaud, mais vraiment. Comme si quelqu'un avait allumé 5 radiateurs dans la même pièce. Je me suis sentie bouillir de l'intérieur. D'ailleurs je suis devenue irascible, tellement que mon père m'a demandé de filer au lit pour me calmer.

Maintenant j'étais là, à me tordre de douleur, me demandant ce qui pouvait bien m'arriver. Est-ce que j'allais mourir ? Peut-être que j'avais mangé quelque chose de pas frais. C'était mon père qui avait fait la cuisine après tout…

Il s'est passé quelques minutes et après je pense m'être assoupie parce que j'ai commencé à rêver de choses totalement bizarres. J'ai vu des loups immenses, la forêt, ils m'appelaient.

Des visages sont apparut. Je les connaissais tous, ils faisaient partie de ma tribu. Il y avait Quil Ateara, Embry Call, deux de mes anciens amis avec qui j'avais perdu le contact ces derniers mois. Puis je vis Sam Uley, Paul, Seth Clearwater et Jacob Black. Tout était flou, confus. Je voulais qu'ils partent.

Pourquoi étais-je en train de rêver d'eux ? Moi qui me donnait tant de mal pour les éviter. C'est vrai quoi, ils étaient tous connus pour être infréquentables. Toujours à se balader torses nus, à faire des trucs dingues comme sauter du haut de la falaise située en amont de Forks, à passer leur vie dans la forêt pour y faire Dieu sait quoi. Ils s'étaient même fait faire le même tatouage… franchement, trop gay.

Pour ma part j'avais toujours trouvé Jacob Black et sa bande quelque peu… dérangés. Je crois d'ailleurs que c'était l'avis de tous ici.

J'ai rouvert les yeux. La douleur était toujours là. Je pense que devais juste divaguer un peu à cause de la fièvre.

Satanées douleurs. C'était à me rendre folle.

Pourtant, croyez-le ou non mais je n'étais pas du genre chochotte. J'étais tout de même issue d'une des dernières tribus Quileute connue sur les terres de Washington.

Chez nous, il y avait des histoires et légendes plus effrayantes les unes les autres – totalement invraisemblables aussi, soit dit en passant.

Nous autres enfants indiens, nous préférions nous battre, grimper aux arbres et bouffer des vers cru plutôt que de jouer à la marelle, la corde à sauter ou aux petites voitures comme c'était coutume chez les blancs. On apprenait à chasser les animaux, garçon ou fille, avant même de savoir lire. Nos rituels ancestraux remplaçaient les dimanches à la messe.

Mes origines m'avaient value pas mal d'ennuis à « l'école des blancs » comme on l'appelait. J'avais été punie bon nombre de fois. Sur mes bulletins on pouvait souvent lire « dissipée ». Cette remarque était fausse d'ailleurs. J'étais juste… Pleine d'énergie.

L'année dernière en entrant au lycée, j'avais finalement intégré l'école dirigée par nos responsables au sein de la tribu. Je dois avouer que je préférais cette école aux autres établissements publics que j'avais côtoyés. Les cours étaient moins stricts et on nous enseignait tout un tas de faits historiques en rapport avec les amérindiens. Je m'y sentais plus à l'aise qu'auparavant, tout y était moins… superficiel.

En plus, les heures de cours étaient moins denses. Nous avions souvent nos après midi de libre. J'en profitais alors pour découvrir la vie à ma façon.

Quoi qu'il en soit en ce moment même, j'étais loin de me sentir aussi forte que je l'étais au quotidien. Je voulais que tout ça se termine, c'était un supplice.

Soudain, une odeur a assaillie mes narines, tellement puissante que j'en eu le souffle coupé. Je tournais difficilement la tête vers ma fenêtre restée entre ouverte. J'entendais le vent s'engouffrer dans les feuilles, le hululement d'une chouette au loin, le craquement des arbres. Les sons semblaient amplifiés, c'était totalement surnaturel. L'odeur que j'avais sentie quelques secondes auparavant me chatouilla à nouveau le nez. C'était à la fois âpre, fort… animal.

Sans que je ne sache pourquoi, je me suis traînée hors de mon lit, me suis accrochée au rebord de la fenêtre. J'ai regardé en bas. L'herbe se pliait sous une légère brise. Le bruit des arbres me parvint encore plus nettement, le vide m'appelait. Mes yeux, alors qu'il faisait nuit noire, voyaient chaque mouvement à l'orée de la forêt. Cela m'effraya et me grisa dans le même temps. Et puis je l'ai senti à nouveau… cette odeur... J'avais envie de la suivre, je ne savais pas pourquoi.

Je posais un pied sur le cadre de la fenêtre, comme guidée par mon instinct. Notre maison avait un second étage qui en paraissait trois, mais pourtant, sans aucune hésitation, je me penchais en avant et sautais. J'atterrie sur mes pieds aussi agile qu'un chat.

Un rire rauque s'échappa de mes lèvres. C'était si étrange. J'avais toujours mal, mais peu à peu je sentais cette douleur se transformer en force. J'eus une envie folle de courir à travers la forêt, de suivre la trace de ce « parfum » qui revenait sans cesse. Et c'est ce que je fis. Je me suis mise à courir, vite, sans m'arrêter. Je me sentais bien, vivante, libre.

Jamais je n'avais connu pareil sensation, tout me paraissait physiquement possible.

J'ai levé les yeux et j'ai vu la lune à travers les arbres tandis que je courais, elle était pleine, lumineuse, magnifique.

Puis je me suis crispée, j'ai grimacé. J'ai senti comme une décharge me traverser de part en part, mon corps a explosé. Ce fut aussi rapide que soudain.

La seconde d'après, j'ai repris ma course à travers la forêt. Mais je me sentais différente, je n'étais plus vraiment moi-même… je me déplaçais à quatre pattes.

Ma vue s'était encore améliorée, je voyais avec tellement de clairvoyance que j'aurais pu chasser n'importe quel animal de cette forêt sans aucun problème. Je les voyais tous s'enfuir devant de moi : lapins, biche, oiseaux…

Que se passait-il ? que M'ARRIVAIT-IL ? Est-ce que c'était un cauchemar ? ça ne pouvait être que ça. Qu'allais-je bien pouvoir faire ? Je voulais me réveiller.

J'étais littéralement prise de panique.

Mais je n'ai pas eu le temps de réfléchir plus avant à ce qui était en train de m'arriver. Je me suis soudain arrêtée net. J'ai entendu le frôlement de quelqu'un qui se fraye un chemin à travers des branches. C'était rapide, ça se rapprochait. J'ai senti plusieurs odeurs. Tellement fortes que j'ai grimacé – enfin je crois.

Puis ils ont tous surgit. Immenses, effrayants… des loups. Ils étaient 6.

Comment était-ce possible qu'il y ait des loups ici ? On était dans l'état de Washington, ce n'était pas une réserve naturelle. Et je me demandais bien quel pouvait être leur régime alimentaire… on aurait cru qu'ils avaient souffert d'excroissance ou ingurgité trop d'O.G.M. C'était à proprement parlé pas normal du tout.

J'ai reculé de 3 pas, prête à m'enfuir. S'ils voulaient me bouffer, je n'allais certainement pas leur rendre la tâche facile. Cauchemar ou pas cauchemar.

L'un des loups, celui qui était en tête s'avança d'un pas. Il était roux, parmi l'un des plus gros de la bande.

« Ne crains rien, nous ne te voulons pas de mal » intervint une voix dans ma tête.

Je me suis figée. Qu'est-ce que c'était ? Qui avait parlé ?

J'ai tourné la tête à droite et à gauche mais il n'y avait personne à part ces loups.

« Tu dois te demander ce qu'il t'arrive. Ça n'a rien d'un rêve. Nous sommes tous passés par là ».

Alors j'ai pensé : « Tu deviens totalement frapadingue ma vieille… tu entends même des voix ».

Quelqu'un de la bande à rit dans ma tête.

Le loup roux s'est tourné vers un autre loup gris – probablement celui qui avait ricané - et lui à semble-t-il lancé un regard qui l'a dissuadé de recommencer. Puis il s'est tourné à nouveau vers moi.

« Suis-nous, nous allons tout t'expliquer ».

Je n'allais rien faire du tout oui, j'allais retourner chez moi, dans mon lit et oublier tout ça.

Le loup semblait perdre patience.

« Suis-nous ».

Cette fois son ton était moins conciliant, en fait c'était plutôt un ordre. Je n'ai rien compris. J'ai baissé la tête, comme un enfant pris en faute. Il y avait comme une force qui m'imposait d'agir ainsi. J'avais l'impression que quelqu'un avait appuyé sur ma tête pour que je m'incline. Qu'est-ce que c'était ?

Les loups on fait volte face et ont foncés droit devant à vive allure. Ils ne se préoccupèrent pas de savoir si je les suivais ou non. Bien entendu c'est ce que je fis… bien malgré moi.

Finalement nous sommes sortis de la forêt pour nous retrouver dans une sorte de clairière. C'était vaste, plein d'herbe avec quelques pierres parsemées par-ci par-là. Un endroit que je n'avais jamais vu.

Je suis arrivée derrière eux, un peu en retard vu la vitesse où ils étaient allés.

Le loup roux s'est de nouveau tourné vers moi.

« Je n'aurais jamais pensé que la métamorphose te toucherait toi, Kera Undersky… une fille qui plus est ».

Je l'ai regardé bouche bée. Comment connaissait-il mon nom ?

« Je ne vais pas y aller par quatre chemins » Continua-t-il. « Tu as certainement entendu parlé de nos légendes, celles qui se rapportent aux hommes loups ».

J'ai fouillé dans ma mémoire. Ah oui, la légende qui concerne le vieil Ephraïm Black. Un comte à dormir debout.

« Il ne s'agit pas d'un comte, loin de là »

Il ne pouvait pas arrêter de lire en moi comme ça, c'était agaçant à la fin !

« Tu es l'une des nôtres. Une louve toi aussi ».

Là je l'ai regardé comme s'il avait perdu la tête. Il avait probablement fumé quelque chose d'illicite.

En remarque j'étais quand même en train d'avoir une conversation mentale avec un loup, qui de nous deux était le plus fou, d'après vous ?

Il a soupiré agacé par mon scepticisme.

Il a fait un signe de tête qui signifiait que je devais le suivre.

Nous nous sommes approchés de ce qui semblait être un cours d'eau. Je ne l'avais pas remarqué quand nous étions arrivés.

« Regarde ton reflet ».

C'est ce que j'ai fait, bêtement et OH MON DIEU !

Je me suis reculée en criant. En fait mon cri ressemblait plus à une plainte de loup blessé.

Le loup roux a attendu patiemment.

Je me suis à nouveau approché de l'eau pour regarder mon reflet. J'y voyais…. Une louve, immense, blanche et grise. Ça ne pouvait PAS être moi.

« Comment est-ce que… »

« Je te l'ai dit, tu as été frappée par la « malédiction » toi aussi ».

Il a rejoint les autres loups qui étaient restés silencieux, se mettant à leur tête.

Je les ai regardé, complètement perdue. Eux aussi ? Je n'y comprenais rien. Ça signifiait qu'ils étaient… humains, comme moi ? Qui étaient-ils ?

« Il faut qu'on décide ce que l'on va faire avec toi » Reprit le loup qui semblait manifestement être le leader de cette… « meute ? ».

« Ce que vous allez faire de moi ? » M'étonnais-je.

Il ne pouvait pas y aller plus doucement ? Je ne comprenais rien à ce qu'il se passait, j'étais paumée totalement et il voulait déjà statuer sur mon sort ?

« Nous allons reprendre forme humaine, ça sera plus commode pour discuter »

Hein ? Comment ça ?

Je n'ai pas eu le temps de me poser plus de questions. Les 6 loups, d'un même mouvement se sont changés devant moi, ils se sont… métamorphosés.

Je me suis retrouvée face à 6 hommes, nus comme des vers qui m'observaient tranquillement. J'ai à peine eu le temps de reconnaître Quil, Embry et Jacob Black.

Après ça… j'ai tout simplement tourné les talons et j'ai détalé à vive allure.

J'ai juste pu entendre des ricanements derrière moi.

- J'crois qu'on l'a choquée. Disait Embry mort de rire.

à suivre...