Traduction de la fic 'Darkly Dreaming Harry' avec l'autorisation de LineApe.
Les RAR
klaude (le seul, l'unique) : étrange, très certainement -après tout, on parle d'un Harry psychopathe- intéressant, ça va le devenir de plus en plus.
Ep : merci pour la review.
Daffy ze hinti : parce que tu me connais trop bien, ma chère. En fait c'est ça le truc des traductions, on arrive toujours à deviner qu'il y avait quelque chose en anglais derrière ça, quelque chose dans la formulation des phrases et l'utilisation des expressions.
Chapitre un
Vous vous asseyez et attendez. Les gens sont partout; à courir partout en essayant d'éteindre le feu. Gestes inutiles; personne ne va sortir après vingt minutes passées dans ce brasier infernal.
Il y a une brise plutôt froide. Si vous pouviez le faire sans passer pour un trou du cul vous iriez probablement vous réchauffer les mains près du feu. Vous avez quitté la maison dans vos habits de nuit. Pantalon et pas de haut. Un de vos voisins a eu la décence de vous donner une couverture. Bien sur, ignorez le gamin quand il est battu et abusé(ndt : pas dans le sens physique du terme), mais quand il frissonne dans le froid ils deviennent des personnes respectables.
"Pauvre gamin, il doit être en état de choc." dit une voix.
Choc ? Pas très dur. Ça serait maintenant un bon moment pour pleurer. Faudra travailler sur ça. Bon, l'état de choc ira.
Vous sentez une main sur votre épaule et vous vous tournez pour voir un officier de police vous regarder.
"Hé gamin, tu tiens le coup ?" demande-t-il. Un groupe d'autres personnes viennent se rassembler près de vous.
Vous appliquez un air triste sur votre visage et vous baissez les yeux vers le sol. Si vous regardez en bas, alors ils ne peuvent pas voir vos yeux. "Ça va m'sieur." piaillez vous.
"Je suis désolé fiston, mais je ne pense pas que quelqu'un d'autre va ressortir d'ici."
Sans dec' Sherlock. Quel état de fait complètement évident est il sur le point de dire ? Le ciel est bleu ? NOOONNNN !
Vous frottez vos mains sur vos yeux. Si vous ne pouvez pas pleurer, alors faites comme si vous essayiez justement de ne pas pleurer. Soyez brave ! Alors vous laissez vos bras tomber, pour agripper les bords de votre couverture. Les contusions couvrant votre torse sont ouvertes à la vue du monde entier. Rien sur les bras, mais votre poitrine est couverte de haut en bas de ce qui apparait comme des contusions. Ils les voient et se lancent des regards en coin. Un corps contusionné sans marques sur les bras fait automatiquement lever des drapeaux rouges avec les adultes. Les gens qui maltraitent le font uniquement quand ils sont surs de ne pas se faire attraper, et les Dursley faisaient toujours attention de frapper dans les parties non visibles. Ce n'est pas 'normal' de maltraiter votre famille voyez vous, et les Dursley ne faisaient rien qui n'était pas 'normal'. Vu de l'extérieur bien sur…
L'officier de police vous demande ce qu'il s'est passé et vous lui donnez une bonne histoire. Vous étiez en train de dormir quand vous avez été réveillé par les aboiements du chien. En sentant la fumée vous avez su que vous deviez sortir d'ici, mais vous étiez enfermé dans votre chambre. Vous essayez d'avoir l'air terrifié, alors vous tremblez un peu en parlant. Ils gobent ça aussi; c'est une larme sur l'un de leurs visages ?
Le policier veut savoir pourquoi vous étiez enfermé dans votre chambre.
Vous leur dites qu'ils vous ont toujours enfermés. Ils ne pouvaient décemment pas se laisser contaminer dans leur sommeil par votre monstruosité, n'est-ce pas ?
Alors, vous avez défoncé la porte de votre 'chambre' et couru comme un dératé.
Ils demandent comment un petit enfant comme vous a pu défoncé une porte, alors vous leur dites exactement en quoi consistait votre 'chambre'; les petits cagibis en bois n'ont pas des portes très solides. Ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas ressentir d'émotions que vous ne pouvez pas dire ce que les autres ressentent. Vous êtes maintenant assez bon à ça puisque c'était assez utile de savoir quand Vernon était en colère. Ces gens sont en colère. Très en colère. Pas contre vous, mais contre les corps qui gisent dans la maison brulée.
Quelques voisins ont entendu votre histoire. Ils ont l'air horrifiés. Les Dursley gardaient leur neveu dans un placard ? Le pire est qu'ils ont cru tout ce que les Dursley avaient dit sur vous. Ils ne vont plus avoir d'amis posthume, ça c'est sûr.
Ils demandent d'où viennent les bleus.
Vous demandez quelle différence ça fait. Ça n'importe plus puisqu'ils sont morts.
Ils veulent toujours savoir et vous vous y pliez. Les mensonges sont fun. Quand vous avez terminé l'histoire, ils voient les Dursley comme l'incarnation du mal. Frapper un enfant une douzaine de fois dans la poitrine pour avoir eu de meilleure notes que son propre enfant ? Abject ! Bien sur les bleus n'ont rien à voir avec Vernon cette fois, mais qui le dira ? Pas Vernon, il est mort. Pas Dudley qui vous frappait et vous balançait constamment contre le sol. Il est mort. Pas son gang qui venait le défendre. Défendraient-ils l'honneur d'un homme mort au détriment du leur ? Surement pas vous, celui qui énervait Dudley en premier. Le faire tomber en classe donnait toujours à Dudley l'air d'un idiot et c'est une bonne chose à se rappeler.
Non, Vernon serait connu à titre posthume en tant que quelqu'un qui abusait et molestait les enfants. Un dernier coup pour ce bâtard. Il a dit à tout le bloc que vous étiez un voleur et un menteur alors vous dites à tout ceux qui veulent bien entendre qu'il aimait bien sentir les petits garçons. Un partout, la balle au centre. Bon, il avait raison à propos du vol et des mensonges, mais c'était quand même un bâtard. Vous avez dit 'été' -au passé- parce que vous avez remarqué qu'ils ont stoppé le feu et avec difficulté, trois pompiers musclés luttent pour faire sortir le porc par la porte.
Vous regardez ailleurs comme si c'était douloureux de voir un membre de la famille de cette façon. Oh quelle horreur ! L'homme qui a fait de chaque jour de votre vie un enfer est mort. Oh que ça vous rend triste. Attendez une minute, vous ne vous sentez pas triste... mais bien sur ! Aucune d'émotion.
Brule en enfer gros porc. Pareil pour toi 'tante', tu l'as laissé faire tout ce qu'il voulait.
Une nouvelle voix vient et vous dit que vous n'avez pas besoin de voir ça et vous guide vers une ambulance. Quelques tests montrent que vous n'avez rien à part avoir avalé un peu de fumée. Les Dursley ne vous nourrissaient pas tellement, mais vous n'êtes pas sous-alimenté. Les crochetages de serrures et les collations de minuit ont remplacés les repas manqués.
La même personne vous guide vers une voiture. Elle vous dit qu'ils vous trouveront une famille chouette chez qui vous resterez maintenant.
"Un orphelinat ?" demandez vous.
"Non." répond elle. "Les grands orphelinats ne sont plus utilisés maintenant."
"Où alors ?"
"Nous envoyons habituellement les enfants dans un foyer d'accueil avec d'autres enfants, et les plaçons sur une liste d'adoption."
Alors toutes les fois où Vernon vous menaçait avec l'orphelinat, il était visiblement soit idiot soit en train de se parler.
"Normalement nous avons des difficultés à placer des enfants dans ta situation, mais tu sembles être un gentil garçon. Je suis sure que nous n'aurons pas de problèmes à te trouver un foyer aimant." dit elle avec un ton apaisant.
Un gentil garçon, tout à fait.
