Disclaimers : Ils ne sont pas à moi

Chapitre 1 : Shouyou Hinata, 15 ans, omega :

Hinata avait dix ans quand le médecin lui avait annoncé qu'il était un oméga. Vu que sa famille en était essentiellement composée, cela ne l'avait pas étonné. Son père, par contre, était un béta ce qui était chose rare car on disait souvent que les betas et les omegas arrivaient difficilement à avoir un enfant.

Pourtant sa mère les avait eu Natsu et lui. Sa petite soeur était aussi une omega. Elle avait été diagnostiquée très tôt et cela inquiétait grandement Shouyou. La petite fille pouvait déjà déceler les odeurs des personnes donc il ne voulait en aucun cas qu'un enfant alpha la malmène.

Leur mère l'avait toujours rassuré sur ce point. Si l'odorat de Natsu restait particulièrement développée, ses phéromones étaient encore endormis. Elle n'était qu'une enfant après tout.

Par contre, Shouyou était en pleine adolescence. Cela préoccupait grandement sa mère qui savait que les premières chaleurs n'allaient pas tarder. Le roux prenait son petit-déjéûner aussi demanda-t-elle : "Shouyou, tu as pris tes suppresseurs?" Celui-ci hocha la tête en grommelant. La femme savait que ces pilules étaient des armes à double-tranchant mais elle insista : "Je sais que tu n'aimes pas ça, moi non plus, mais c'est pour ton bien."

Le roux souffrait d'allergies à ces cachets. Il n'était pas le seul bien entendu mais les effets secondaires le rendaient..."Il faut que tu y ailles, tu vas être en retard."

Shouyou prit alors son sac, mit ses chaussures puis salua sa mère et sa soeur tout en se mettant sur son vélo. Il commença ensuite à rouler en direction du lycée. Il avait souvent été complexé par le fait d'être un omega. Sa petite stature y contribuait davantage et puis il n'y pouvait rien, c'était dans sa nature.

Certes, il possédait un tempérament plus que maternel envers Natsu et il avait une énorme manie de construire des petits nids douillets pour dormir (pour la grande joie de ses camarades omegas du club et au grand dam de Kageyama), cela dit le club de volley dont il faisait partie lui avait bien montré que les apparences pouvaient être trompeuses. Les alphas et les omegas étaient bien différents des archétypes édictés par la société à quelques exceptions près. De plus, il avait des amis de n'importe quelle classe.

Le lycée de Karasuno avait la particularité de n'avoir que peu de betas. Beaucoup d'élèves là-bas étaient le plus souvent soit des alphas, soit des omegas même si on ne le voyait pas au premier abord. La nouvelle du meurtre fit encore jaser mais beaucoup moins que la nouvelle de la venue des chaleurs de certains.

Beaucoup d'omegas de seconde stressaient là-dessus donc les omegas de première et de terminale venaient souvent les voir pour les rassurer. Hinata se demandait si tout allait bien pour Kageyama. Même s'il avait l'air d'un alpha, son ami était un omega comme lui.

Il le trouva à la pause déjeûner, aux toilettes, en train de vomir. "Tu attends un enfant, Kageyama?

- Mais non, imbécile, grogna-t-il en sortant du cabinet après avoir tiré la chasse, c'est ces foutus suppresseurs."

Le passeur était aussi allergique aux pilules mais les symptômes qu'il avait étaient plus gérables que les siens. "Ah, pourquoi je suis né omega?, maugréa-t-il en s'essuyant la bouche avec un bout de papier toilette. "J'ai tout d'un alpha, merde.

- C'est la vie, fit Hinata en haussant les épaules, ça va sinon?

- Oui, je vais mieux, heureusement que je n'ai pas mes chaleurs. De toute manière, je te ferai signe si c'est le cas."

Le roux hocha la tête en souriant. "Compte sur moi."

Les suppresseurs aidaient à minimiser les chaleurs mais ils ne les supprimaient pas. Kageyama et Hinata avaient tous deux convenus de s'entraider si l'un ou l'autre commençait à les avoir. Hors de question de se donner à un alpha si celui-ci ne leur convenait pas. Il ne vallait mieux pas qu'ils se fassent marquer dans ces cas-là, cela rendrait la situation plus compliquée.

"Les cours vont commencer, on y va?"

Kageyama hocha la tête et le suivit. Tout ce qu'il voulait, c'était que les cours finissent pour aller à l'entrainement. Faire du volley lui ferait du bien.

Voili, voilou, la suite pour bientôt.