Chapitre 2 :


_ C'est une bonne réponse Miss Granger, sourit le professeur Flitwick, 5 points pour Gryffondor. Poursuivez la lecture Mr Nott.

La première semaine de cours se terminait sur le cours de Sortilège à 15h00, les élèves trépignaient d'impatience pour profiter de l'heure de libre qui leurs était accordée. L'emploi du temps des Gryffondor en avait fait abattre plus d'un : tous leurs cours, sans aucune exception étaient en commun avec les Serpentard. Les Rouge et Or étaient constamment suivis par les Vert et Argent et vice versa dans tous les couloirs et le moindre regard échangé provoquait une guérilla sans fin. Résultat, tout le monde était à cran, se retenait de lancer une pique venimeuse à la maison adverse et ne souhaitait qu'une chose : le week-end et une couette au coin du feu. En ce moment Dumbledore était d'humeur taquine.

Hermione n'avait pas parlé à ses amis de la claque que lui avait administré Malfoy il y a de cela une semaine. De toute façon elle avait presque oublié, mais elle voyait que le blond avait gardé à l'esprit leur rencontre avec Blaise et lui jetait des regards assassins. La Gryffondor n'en n'avait que faire. C'était à peine si elle daignait poser ses yeux sur lui.

La fin des cours sonna et les élèves s'en allèrent rapidement, rejoindre leur dortoir ou la bibliothèque et même le parc pour trainasser. Pour sa part Hermione alla dans le dortoir des filles, certes à contrecœur, mais Ginny voulait tellement passer du temps avec elle et pour une fois les deux jeunes filles avaient une heure de libre au même moment. Installées sur le lit de la rouquine, celle-ci commença à l'assaillir de

questions.

_ Alors ? Avec Zabini ? Cet idiot n'est pas trop insupportable ?

_ On ne se parle presque pas. Il est sympa de part sa discrétion. C'est plus Malfoy qui m'énerve.

_ En plus il vient squatter dans ta salle commune ? S'étonna Ginny.

_ Ouais, grinça Hermione. C'est pour ça que je suis là pour éviter la compagnie de ce singe.

A peine avait-elle finit sa phrase que Ginny s'était relevé et l'avait prise par le bras en la trainant dans les couloirs.

_ Hey ! Qu'est-ce qu'il t'arrive Ginny ? Je ne suis pas d'humeur à me promener !

_ Petite sotte ! On ne va pas se promener ! Hors de question que cette fouine prenne ton espace vital ! On va dans tes appartements !

Hermione ne put se débattre contre la rouquine qui la traina de force dans tout le château. Ses supplications ne suffirent pas pour faire abdiquer la jeune Weasley qui arriva devant le portrait les séparant de l'habitation.

_ Ton mot de passe ! Ordonna-t-elle.

Hermione resta muette, loin de là l'envie de lui fournir ce qui lui manquait.

_ Très bien. Ron sera très vite au courant des sentiments que tu as pour lui.

_ Veracrasses confits ! S'exclama Hermione rouge de honte.

Le portrait s'ouvrit et les deux jeunes filles entrèrent, un air naturel peint sur le visage. Les deux garçons arrêtèrent leur conversation pour observer les nouvelles arrivantes.

_ Bonjour Granger, Weasley, fit Blaise.

_ Bonjour, dirent-elles d'une petite voix. On peut rester près du feu ? Demanda Ginny. C'est qu'il fait froid plus vite que prévu.

_ Non Weasley. Dégage, attaqua Malfoy. Tu vois bien qu'on parle.

_ Quand je t'aurai demandé tu pourras l'ouvrir Malfoy. C'est à Zabini que je m'adresse ! Répondit du tac au tac Ginny.

_ La salle commune est assez grande pour nous quatre, négocia Blaise. Et puis c'est aussi la salle commune de Granger. Elle a tout à fait le droit d'emmener qui elle veut.

_ Merci, fit Ginny en prenant place sur un pouf à coté de la cheminée.

Hermione, elle, s'assied en tailleur en face de son amie, se mettant donc dos aux deux garçons. Elle aurait préféré être dans sa chambre, mais apparemment Ginny était elle aussi d'humeur espiègle.

_ Qu'est-ce que je voulais te dire ? J'ai vu Harry monter plusieurs fois dans tes appartements. T'es au courant de ça ?

_ Oui. Je lui prête des livres de Sortilège.

Mensonge.

Mais elle le devait. Elle avait promis de ne rien dire à ses amis. Harry avait bien sur reprit ses cours d'occlumencie avec le professeur Rogue et à chaque fin de séance, vers 18h30 ou lors de ses trous dans l'après-midi, le brun revenait le nez en sang. Apparemment, les Legilimens que lui lançait Rogue étaient si puissant qu'à peine cinq minutes après les cours, il était atteint de saignements de nez monstrueux et venait arranger les dégâts chez Hermione. Il ne voulait pas aller à l'infirmerie pour que Dumbledore et Rogue soient mis au courant. Harry ne voulait pas montrer ses faiblesses, encore moins cette année. « Ils n'ont pas à connaître ça. Ce n'est pas si grave. Et les Gryffondor n'ont pas besoin de savoir que leur Survivant saigne du nez au moindre Legilimens. »

D'un côté il avait raison. Mieux valait ne pas mettre le doute chez les élèves et de ne pas les effrayer pour si peu. Hermione avait cru comprendre qu'Harry voulait continuer les séances avec Rogue et s'il savait pour ses saignements de nez, le professeur arrêterait très certainement les séances sous ordres de Dumbledore.

_ Ah bon ? Il s'intéresse à ses cours maintenant ?

_ Ce sont des Sortilèges hors cursus scolaire qu'il apprend. Enfin bref, dit-elle pour changer de sujet, quoi de neuf ?

_ Oh ! On va se retrouver entre fille. De 17h00 jusqu'au dîner. C'est Lavande qui a eut l'idée. Tu viens ?

_ Rêve. Répliqua avec fermeté Hermione. Hors de question. Surtout si cette autruche est là !

_ S'il te plaît ! Hermione t'es une fille oui ou non ? C'est juste une séance papotage comme les filles aiment.

_ Je ne suis pas une fille comme Lavande !

Elle entendit les garçons ricaner à côté d'elle. Ce qui l'énerva, bien entendu.

_ Je suis Hermione. Point barre. Et j'ai mieux à faire que de parler chiffons.

_ Allez. Elle approcha sa bouche de l'oreille de la Gryffondor, pour que seule elle puisse entendre. On parlera des garçons, sourit-elle. Et peut être même de mon frère. A ce qu'il paraît, une des filles aurait aperçu Ron dans les vestiaires.

Hermione vira d'un coup au rouge pivoine, se mordant les joues, comme pour empêcher sa rougeur d'empirer.

_ Apparemment, le spectacle était magnifique, rajouta Ginny.

_ Mais toi Ginny tu sais déjà à quoi il ressemble munit d'une petite serviette. Ca n'intéresse personne.

_ Moi j'en connais une qui se demande comment c'est en dessous de la ceinture, dit-elle l'air de rien.

_ Je vais te tuer, murmura-t-elle à la rouquine.

_ Quelles conversations ! Fit remarquer Blaise d'un air narquois.

_ On ne peut pas en dire autant de la vôtre, répliqua Hermione. Le nom des filles conquises ou à conquérir n'est pas un sujet éminent.

_ Jalouse que ton nom ne soit pas cité, fit Malfoy.

_ Rien que de respirer le même air que toi, me répugne. Alors te toucher, autre que pour te frapper. Loin de moi cette idée.

Après les premières joutes verbales entre les quatre élèves, Zabini et Malfoy sortirent de la salle commune, tout comme Ginny. Celle-ci lui rappela l'heure du rassemblement, la menaçant presque de venir sous peine de mort lente et douloureuse.

Quelques heures plus tard, Hermione passait dans les couloirs, elle reprenait tous les nouveaux Gryffondor à l'ordre, ne laissant pas les élèves tourner dans la mauvaise direction -au sens figuré. La jeune fille était souvent sur leur dos mais ces temps-ci, c'était la seule chose qui l'occupait. Entre les cours, les délires d'adolescente de Ginny, les états d'âme d'Harry et de Ron…La vie à Poudlard était bien vide. Elle qui reprenait tant les garçons pour qu'ils se calment et arrêtent leurs bêtises, aurait tout donné pour qu'ils provoquent une catastrophe et l'occupent le temps d'une ânerie.

Arrivée à la Tour Gryffondor, une tornade rousse l'attrapa par le bras et sans comprendre ce qu'il se passait, fut projetée dans le dortoir des filles sur un lit occupé par la Serdaigle, Padma et l'autruche, Lavande. Quelle chance !

_ Hermione on n'attendait plus que toi, sourit Lavande.

_ Ah, répondit platement Hermione.

_ Tu arrives au bon moment. On avait fait le tour de la question avec Seamus, Dean et Neville. Maintenant c'est le tour du grand roux : Ron.

_ Ginny ! S'exclama Parvati, une peluche rose flanquée contre sa poitrine. Dis-nous tout !

_ Désolé les filles, avec mon frère j'ai fait un pacte de non-divulgation, rigola la rouquine. Mais je sais que Lavande a tout vu.

_ Musclé à souhait les filles ! S'extasia la fille aux yeux bleus.

Elles commencèrent toutes à glousser, le rouge aux joues pendant qu'Hermione était plutôt rouge de honte que de plaisir face à ce ragot.

_ Et vu comment il est grand…, rajouta mystérieusement Padma.

Elles réitèrent leurs rires au grand damne d'Hermione.

_ Maintenant que j'y pense, remarqua Lavande, ce n'est pas Hermione qui en pince pour Ron-Ron ?

_ Arrête tes bêtises ! Grinça la préfète.

_ On le sait toutes, tu sais. Ca se voit comme le nez au milieu de la figure. Dés qu'on aborde ce sujet, tu deviens rouge tomate mais ça se comprend…

_ Comment ça, « ça se comprend. », demanda Hermione en fronçant les sourcils.

_ Tu n'as pas un physique…parfait, sourit Lavande en regardant ses ongles d'un air innocent.

_ Personne n'est parfait.

_ En fait, ton physique est ingrat, balança d'emblé la jeune fille. Rend-toi à l'évidence.

_ On peut dire aussi que tu as le cerveau ingrat, Lavande. Très ingrat.

_ Ne te vexe pas Hermione. Je dis cela en tant qu'ami et sans hypocrisie.

_ Lavande tu vas trop loin, prévint Ginny en la toisant d'un regard mauvais.

_ Mais Gin' ! Regarde ! Dit-elle en soulevant le pull d'Hermione sans prévenir. Ce n'est plus une petite brioche à ce stade. Et regarde mon ventre plat, rajouta-t-elle en soulevant son tee-shirt, le sourire aux lèvres. Rien à voir.

_ C'est vexant. Tu aurais aimé que je te dise que t'es conne comme tes pieds ? Interrogea Ginny. Et puis tout le monde sait que tu te fais vomir deux fois par jour.

_ Comment oses-tu ? S'offusqua Lavande.

Alors que toutes les filles se crêpaient le chignon au sujet du ventre d'Hermione et de l'anorexie de Lavande, celle-ci s'était éclipsée dans la salle de bain. Lavande ne l'avait pas blessé au point d'aller pleurer sur la cuvette des toilettes, non. Ce n'était pas cette cruche qui allait lui faire quelque chose. Hermione se posta devant le miroir et remonta le tissu jusqu'à ce que son ventre soit à découvert. Elle était consciente qu'elle avait grossi, énormément grossi, en se gavant de chocolat les étés pour oublier la menace de Voldemort et son vide sentimental accablant. Pas que le célibat devenait insupportable mais voir les autres flirter, se câliner, alors qu'on est seule avec son chat n'était pas des plus agréables.

La jeune fille empoigna la graisse autour de son ventre marqué de quelques vergetures claires et disgracieuses. Ce n'était pas sa priorité. Elle ressortit en souriant ironiquement et le temps qu'elle avait passé dans la salle de bain avait suffi pour laisser toutes les filles quitter le dortoir et en laissant la pièce en plan. Hermione descendit et vit que la discussion se poursuivait dans la salle commune, Lavande, Padma et Parvati, de front avec Ron et Ginny.

_ Tu te comportes comme une pétasse ! Accusa Ginny. Tu te prends pour la fille parfaite à tous les niveaux alors que tu n'es qu'une pouffe, moche et conne !

_ La ferme ! Défendit Padma. La seule pouffe, moche et conne c'est bien toi !

_ C'est clair que t'es pas mieux lotie que ton amie le rat touffu ! Rajouta Lavande.

_ Toi, t'insulte pas ma sœur et encore moins Hermione, espèce de pouffe ratée !

_ Qu'est-ce que vous avez à défendre ce paillasson sur patte ?

_ Ce n'est pas un paillasson, fit Ron en la soulevant par le col.

_ Lâche-là ! Cria Parvati en pointant sa baguette sur lui.

_ Stop ! S'exclama Hermione.

Tout le monde se retourna vers elle mais n'y prêta pas attention. Elle se dirigea vers eux et attrapa la baguette de Parvati dans ses mains.

_ J'ai besoin de passer et si vous vous lancer des sorts, ça ne va pas être possible.

_ Hermione, soupira Ron, Tu ne vas pas te laisser faire !

_ L'avis des imbéciles ne m'intéresse pas, répondit Hermione.

_ C'est la vérité ! Fit Lavande. Si t'es grosse comme un boudin et que tu n'attires aucuns garçons, ce n'est pas de ma faute.

_ Ah ouais ? Fit le rouquin, alors qu'il serrait les poings et se dirigeait vers Lavande.

_ Ron !

Hermione le retint et le fit sortir par le portrait de la Grosse Dame. Dés qu'ils furent seuls, la jeune fille tenta de le calmer.

_ Mener ce combat ne sert pas à grande chose, fit remarquer calmement Hermione. Son avis ne m'affecte en rien.

_ Cette pimbêche a sorti de ces…Rah !

Il n'arrivait pas à se calmer sous le coup de la colère et gardait ses poings fermement serrés contre son corps.

_ Allez…, dit-elle en lui décrispant les mains. Ce n'est pas important. Cette idiote, au cerveau atrophié ne m'intéresse pas. Sache-le et n'oublie pas.

_ Ok…Mais je te jure que ce n'est plus qu'une question de temps pour qu'elle se prenne mon poing dans sa figure. Fille ou pas !

Ron respira profondément et sourit à Hermione. Celle-ci le lui rendit et le vit s'approcher doucement. Son cerveau tourna à toute vitesse et son cœur s'emballait. C'était ça…le désir ? Ron s'approchait de plus en plus et elle-même se sentait attiré et s'avança aussi vers lui. Leurs souffles, erratiques, se mêlèrent et hésitèrent. Ils étaient à deux doigts…

Ron prit les devants et déposa délicatement ses lèvres contre les siennes, comme une caresse timide et maladroite. Hermione l'était toute aussi. Ses mains s'accrochèrent à ses épaules, pendant que celles du jeune homme avaient glissé sur les hanches plantureuses de la Gryffondor. Ca n'avait pas duré longtemps, un baiser éphémère et chaste.

_ Moi je les adore, murmura Ron confus en s'éloignant légèrement.

_ Quoi ? Demanda-t-elle, n'osant plus le regarder dans les yeux.

_ Tes hanches rondes, répondit-il en lui relevant la tête.

C'était donc ça…de se sentir aimée et plus importante pour une personne en particulier ? Hermione n'avait pas réussi à croire Ginny quand elle lui avait dit que sa relation avec Dean faisait naître des papillons dans ventre. Elle trouvait cela exagéré et niais mais finalement, la sensation ressentit lors de ce premier baiser correspondait à des milliers de papillons voletant à l'intérieur d'elle.

_ Il est tard, fit remarquer Hermione, et tu me connais…

_…Les devoirs. C'est entendu, on se retrouve au dîner.

Ron ouvrait déjà le portrait, mais Hermione captura une nouvelle fois ses lèvres, se pressant un peu plus contre lui. Le roux n'eut pas le temps de répondre à son acte fugace, qu'elle était déjà partie en courant, toujours aussi rouge. Il resta un moment béat et entra pour de bon dans la salle commune.


La fin du mois de septembre était arrivée sans que personne ne s'en rende compte. A vrai dire, tout avait été calme, le train-train quotidien pour les élèves. Mais le mois d'octobre commença de manière sombre et pesante.

Un vendredi matin dans la Grande Salle agitée par les élèves, contents de pouvoir profiter du week-end après cette dernière journée de travail, le courrier arriva par une volée de hiboux. Tout était normal à cet instant, jusqu'à ce que les élèves et les professeurs ouvrent leur Gazette du Sorcier. Minerva en recracha son thé, sous le coup de la surprise.

Le système change pour le Ministère !

, par Rita Skeeter.

« Aujourd'hui à l'ouverture des portes du Ministère, les premiers agents et aurors furent accueillis par Dolores Ombrage en personne. La sous-secrétaire, ancienne professeur de DCFM à Poudlard, rétrogradée par son incompétence et oubliée par la population sorcière réapparait au Ministère et annonce d'emblée que Cornélius Fudge a prit la fuite. « Il avait peur d'une éventuelle rébellion et a sauvé ses intérêts », explique-t-elle. Cette première surprise fut accompagnée d'une autre toute aussi extravagante.

Dolores Ombrage a été promu Ministre de la Magie sans aucune élection au suffrage magique. Apparemment, Cornélius Fudge avait laissé une note, stipulant qu'il laissait les pouvoirs à Mme Ombrage et que cela serait son dernier vœux officiel à respecté. Après vérification, le texte est véridique et a bien été écrit par l'ancien Ministre. « Je suis moi-même surprise que Mr Fudge ai prit cette décision, mais j'en suis honorée et flattée. » Les aurors et autres agents du Ministère n'ont pu que constater les faits. Les questions épineuses posées à la femme en rose restent en suspend et sans réponses. « Ne vous inquiétez pas, notre population se portera bien mieux avec moi. Fudge a fait son temps et je pense pouvoir installer de nouveaux arrêtés et de nouvelles lois très prochainement. Le monde sorcier a besoin de changements ! »

La Ministre en rose nous réserve de nombreuses surprises dans les jours à venir et dit vouloir faire une visite de courtoisie au professeur Dumbledore dans l'enceinte de son école. »

Les professeurs et les élèves restèrent bouche bée devant la lecture et abasourdis par cette nouvelle. Comment cette femme avait pu atteindre aussi facilement le pouvoir ? Pour Fudge, Ombrage ne valait absolument rien et n'était plus d'actualité depuis son année à Poudlard.

_ Il y a strangulot sous roche, grinça Harry.

_ Comme tu vois, rajouta Ron. Je ne pense pas que Fudge ait pu la promouvoir de cette façon. Comme c'est dit dans l'article, Ombrage n'était rien pour le Ministre.

_ Et puis, c'est expéditif, fit remarquer Hermione. Depuis quand se fit-on à un bout de papier signé du nom de Fudge ?

_ Ils ont dit que c'était lui-même qui a écrit, contra Ginny.

_ Ne crois pas tout ce que la Gazette veut te faire avaler. De un : le sort utilisé pour ce genre de situation reconnait la plume officielle du Ministre. Ils auraient dû formuler la phrase comme « le texte est certainement véridique et a bien été écrit par la plume de l'ancien Ministre. ». De deux : Même si c'était Fudge qui avait écrit cela, quelqu'un le menaçant d'une baguette aurait très bien pu lui ordonner d'écrire ce qu'il voulait.

_ Ca pourrait expliquer sa « fuite », fit ironiquement Harry.

_ Exactement. Si ce sont les sbires de Voldemort qui ont fait ça, je comprends tout de suite pourquoi ils ont pris Ombrage et la fuite/disparition du Ministre.

_ Ca veut dire qu'on ne peut plus se fier au Ministère, affirma Ginny.

_ Et encore moins à la Gazette, renchérit Ron. T'as vu comment leurs propos sont détournés et maniés ? Skeeter a mit dans son torchon ce qui plaira à Ombrage.

_ Journalisme libre, mes fesses ! S'exclama Hermione.

_ Tu va voir, bientôt on va nous faire apprendre des chants à la gloire d'Ombrage, siffla Harry. Et puis petit à petit, le peuple qui « s'informe » grâce à la Gazette du Sorcier sera de plus en plus lobotomisé avec des affiches, des règles et des sanctions visant à lui faire honneur, rajouta-t-il en caressant la cicatrice sur le dos de sa main.

_ Ca me fait penser au régime Hitlérien tout ça, souffla Hermione en mettant le feu à l'article de Skeeter.

Alors que les dernières flammes léchaient le papier avec avidité, le regard de la préfète se posa sur la table des Serpentard relativement calme. Quelques uns avaient ouvert leur Gazette sans être surpris plus que nécessaire, d'autres feignaient la surprise et certains n'avaient même pas ouvert leur journal. La jeune fille vit Malfoy se lever précipitamment, une lettre sombre dans la main droite. Etrangement, Hermione sentait que cette lettre, l'énervement de Malfoy et la nouvelle Ministre étaient étroitement liés.

_ Toi, t'as une idée en tête, fit remarquer Ron.

_ Malfoy sait forcément des choses. Il faut que j'aille fouiner dans ses affaires.

_ Aucune chance, tous nos cours sont avec eux et nous avons les mêmes trous.

_ Et les entraînements de Quidditch ? Espéra Hermione.

_ Désolé Mione, mais avec le temps qu'il fait, ils commenceront seulement début Janvier.

Alors qu'Hermione soupirait dans son bol de chocolat chaud, énervée et frustrée de ne pouvoir mettre son nez dans les affaires des Serpentard, un cri strident retentit à la table des professeurs, suivit d'un éclat de rire général parmi les élèves.

_ C'est une honte ! S'exclama Flitwick.

Le gnome était rouge de fureur mais sa nouvelle couleur de peau empêchait de voir clairement sa rougeur. Peint de bleu et affublé d'une barbe blanche et d'un bonnet rouge, tous les Nés-Moldus reconnurent le célèbre Schtroumpf. Mac Gonagall et Sinistra firent sortir le gnome bleu qui lançait des menaces de vengeance à ceux qui avaient osé lui faire cela. La salle était toujours entrain de rire aux éclats et Dumbledore après avoir vérifié la tasse de thé de son collègue, remarqua qu'une ou deux potions y avaient été glissées. Il demanda le silence en laissant échapper un petit rire.

_ La blague du Schtroumf faite au professeur Flitwick a été certes…drôle, mais n'en reste pas moins de très mauvais goût pour lui. Bien sur, sanction il y aura. J'ai vu que plusieurs potions ont été versé dans le thé du professeur Flitwick. Je pense que le professeur Rogue pourra me dire quel niveau à pu faire ces potions et donc remonter jusqu'aux coupables.

Les élèves se regardèrent tous, murmurant déjà les noms des éventuels coupables.

_ Pour une fois, je ne suis pas responsable ! S'exclama Ron.

_ Quel miracle, ironisa Hermione. Mais ne commençons pas à porter des soupçons sur tout le monde.

Ils finirent leur petit déjeuner et allèrent en cours, les élèves rigolant encore à la vilaine blague qui avait frappé le professeur de Sortilège. Harry pensa qu'avec un peu de chance ils n'auraient pas cours cet après-midi.


Après le déjeuner, Hermione était rentrée dans sa salle commune et lisait son livre de Métamorphose, assise en tailleur à côté du feu. Soudain, on toqua à la porte et la jeune fille se leva en soufflant comme quoi, on ne pouvait jamais avoir la paix. Lorsqu'elle ouvrit son portrait, la jeune fille vit une petite fille aux cheveux blonds comme le blé et au regard azur montrer fièrement les couleurs de Gryffondor et un jeune garçon aux cheveux d'ébène tout comme ses yeux, habillé des armoiries de Serpentard.

_ Bonjour. Qu'est-ce que je peux pour vous ? Demanda Hermione.

_ On peut rentrer, demanda la fillette.

Hermione les fit rentrer et au même moment Blaise sortait de sa chambre et descendait les escaliers jusqu'à la salle commune.

_ Tu tombes bien Blaise. Il y a un des Serpentard qui a besoin de toi.

_ Euh non, s'interposa le garçon. Je suis avec elle, dit-il en en empoignant la manche de la blonde. Et on vient pour vous.

_ On peut vous parler…en privé, demande la petite fille en jetant un regard méfiant à Blaise.

Hermione acquiesça et les emmena dans sa chambre sous le regard intrigué de l'autre préfet. Les enfants s'installèrent sur le lit et Hermione sur la chaise de son bureau qu'elle tourna vers eux.

_ Alors ? Commençons par les présentations.

_ Je m'appelle Carolyn, fit la jeune fille.

_ Moi c'est John, se présenta le garçon.

_ Vous avez des ennuis ?

_ Oui et non, poursuivit John. En fait, on sait qui a transformé Flitwick en Schtroumpf.

_ Mais si on vous le dit, ils vont nous tabasser, s'inquiéta la blonde.

_ Calme-toi Carolyn. Ce sont des Serpentard qui ont fait ça ?

La blonde et le brun acquiescèrent timidement.

_ Ils sont dans votre classe.

_ Non, on les a vus préparer les potions. C'était par accident, expliqua John.

_ Je comprends que comme vous êtes des premières années, les représailles des plus grands vous effrayent…Mais il faut me le dire.

_ Vous ne direz pas qu'on les a dénoncés ? Pas vrai ? Déjà qu'ils m'aiment pas trop parce que je traîne avec une Gryffondor…

_ Ce sont les septièmes années qui ont fait ça, souffla la blonde.

_ J'en étais sûr ! S'écria Hermione en se levant d'un bond. Ne vous inquiétez pas, j'irai voir le professeur Mac Gonagall à l'instant pour lui dire et elle se fera discrète.

_ Merci ! Sourirent les deux enfants.

Ils sortirent en sautillant et fermèrent la porte derrière eux. Et voila ! Hermione n'aurait pas pu trouver mieux. Si tous les septièmes années se faisaient mettre en retenue cet après-midi, elle aurait quartier libre pour aller dans la salle commune des Serpentard découvrir ce qu'ils cachaient.


_ Voila, professeur. C'est tout ce que je sais.

_ Eh bien, Miss Granger, fit la vieille dame en sirotant sa tasse de thé, vous avez de bonnes sources. Qui sont ces courageux élèves, que je les félicite ?

_ Justement. Ils préfèrent garder l'anonymat. Ils sont effrayés par les septièmes années de Serpentard et je les comprends.

_ Dîtes-moi juste leurs noms. Je n'irai pas le crier sur tous les toits, insista Mac Gonagall avec un sourire.

_ Désolé professeur, mais je suis sous une sorte de « secret professionnel ». J'ai promis aux élèves de ne pas divulguer leurs noms et je tiens à garder leur confiance.

_ Bien réagi, Miss Granger, félicita-t-elle en se levant. Je vais de ce pas prévenir Severus que ses élèves adorés viendront en retenue toute l'après-midi avec moi. S'ils veulent jouer aux gamins, quelques pensums sur le règlement intérieur devront faire l'affaire.

Alors que Mac Gonagall partait d'une marche ferme, Hermione suivait sa professeur jusqu'aux cachots, rien que pour voir, la tête de Rogue et de ces petites vermines.

_ Professeur Rogue ! S'exclama Mac Gonagall.

L'interpellé s'arrêta dans sa marche et vint -à contrecœur- à la rencontre de sa collègue.

_ Oui ? Demanda-t-il froidement.

_ Demandez à vos septièmes années de se rendre dans leur classe de Métamorphose habituelle : ils viennent en retenue !

_ Et en quelle honneur ?

_ Je sais de source sûre qu'ils sont les responsables du problème de Flitwick. S'ils pensaient se la couler douce et bien non !

Rogue la fixa de son regard perçant, fit volte-face et se dirigea vers l'antre des Serpentard. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous alignés derrière leur directeur de maison, un regard noir flanqué sur le visage. Certains élèves essayaient de nier les faits et de n'y être pour rien mais bien sûr, pour les autres, si une partie plongeait, l'autre devrait suivre sans conteste. Hermione affichait un sourire sadique et courut se cacher dans le couloir opposé à ceux que prenaient les Serpentard.

Dés que le silence prit possession des lieux, la Gryffondor se faufila jusqu'au fond des cachots et tomba sur le portrait qui menait à la salle commune. En tant que préfète, elle avait les mots de passe de toutes les maisons -sauf de Serdaigle- et pouvait les utiliser en cas d'urgence. Sa conscience lui disait clairement qu'elle était dans un cas d'urgence : fouiner pour trouver la vérité sur Ombrage.

Elle n'eut pas de mal à entrer dans la salle commune vide, ce qui était normal car tous élèves avaient cours, aucun professeur n'était absent à part Flitwick qui avait les septièmes années à cette heure. Hermione monta des escaliers qui menèrent jusqu'à une porte et tomba du premier coup sur le dortoir des garçons.

_ Maintenant, il me reste à trouver son lit. C'est simple…Il suffit de trouver la cargaison de gel.

Elle rigolait bien, mais cela s'avérait être vrai. Trois pots de gel étaient sagement posés sur une commode et une bague aux armoiries des Malfoy était sur le lit. Elle fouilla d'emblé la petite commode mais n'y trouva rien à part des lettres dégoulinantes de Parkinson et plusieurs bijoux. Elle retourna même le lit de Malfoy mais rien. Elle avait pensé à fouiller sa malle mais Hermione avait remarqué qu'elle était rangée dans un ordre trop précis pour que sa fouille ne se remarque pas.

_ Mais où est-ce qu'il a mit cette fichue lettre !

Alors qu'elle allait s'attaquer à son cartable, elle entendit des pas.

_ « Allez me chercher une plume convenable pour faire mon pensum ! », fit une voix imitant grossièrement Mac Gonagall. Je t'en mettrais des plumes convenables moi, vieille bique !

Hermione reconnu par la suite la voix de Malfoy et poussa un juron. S'il venait chercher une plume comme il venait de le faire comprendre… La Gryffondor n'eut pas le temps de réagir. La porte s'ouvrit sur Malfoy qui la regarda perplexe.

_ Qu'est-ce que tu fous ici ? Cracha-t-il.

_ Je suis préfète et je fais ce que je veux.

_ C'est ça et moi je suis Merlin, ironisa-t-il.

_ C'est sur que non…Un Mangemort comme toi, dit-elle avec dédain.

Il la plaqua violemment contre le mur, la tenant étroitement par la gorge.

_ Je ne suis pas Mangemort ! Siffla-t-il.

_ Ton comportement le prouve pourtant !

Elle savait qu'elle était en position d'infériorité, mais Hermione ne pouvait s'empêcher de lui répondre et de le faire enrager. Peut être n'aurait-elle pas dû.

_ Comme tu veux, Granger. Je vais te montrer ce qu'un Mangemort peut faire à une Sang-De-Bourbe de ton genre.

Malfoy la relâcha et gifla de toutes ses forces la jeune fille qui s'écroula à terre. Le gout du sang envahit rapidement sa bouche. Le jeune homme ne s'arrêta pas là et lui donna un coup de pied dans les côtes qui la renversa sur le côté. Hermione l'avait trop énervé depuis la rentrée avec ses airs suffisants et l'appeler Mangemort aujourd'hui avait été la goutte qui avait fait déborder le chaudron.

Pour que la Gryffondor ne puisse pas se relever, il se mit à califourchon sur elle et la frappa une nouvelle fois au visage. Hermione toussota et cracha quelques perles ensanglantées. Il s'approcha de son oreille en dégageant plusieurs de ses mèches brunes.

_ Tu sais quelle est l'activité favorite des Mangemort ? Susurra avec un sourire malsain le jeune homme.

_ Torturer et tout détruire, cracha-t-elle.

_ Faux ! Miss-Je-Sais-Tout ne sais pas forcément tout apparemment. Ils adorent souiller les Sang-De-Bourbe. Femmes, hommes, enfants, toutes ces raclures de Moldus y passent et finissent par devenir les joujoux favoris de Lestrange…si tu vois ce que je veux dire. Je ne suis pas un Mangemort et je ne vais pas me salir avec ton sang !

Malfoy finissait ses explications en frappant la sorcière. Malfoy était-il mauvais au point de frapper à mort une élève ? Elle ne l'aurait pas imaginé, mais devant les gifles qu'elle recevait et la malveillance qui brillaient dans ses yeux glacés, le doute s'installait petit à petit.

Loin de là l'envie de rester allongée sans rien faire, Hermione essaya de le repousser avec ses bras et de lui administrer des coups de pieds dans les jambes mais elle ne réussit qu'à le griffer au cou. Il grogna de colère en voyant le sang couler sur son col blanc et lui frappa les bras. La douleur l'élançait et la jeune fille n'arrivait presque plus à bouger ses membres douloureux.

_ Bouge pas ! Espèce de Sang-De-Bourbe !

Hermione sentait le sang glisser sur ses lèvres. Elle ne tiendrait pas longtemps et Malfoy lui tirait les cheveux sans cesse. Malheureusement elle céda et au fur et à mesure qu'il voulait la faire souffrir, son regard embué de larmes se perdit sur le sommier d'un des lits et elle la vit…La lettre !

Elle l'aurait reconnue entre mille avec cette couleur sombre si particulière. Etrangement, elle n'avait pas mal, la douleur était annihilée par les pensées d'Hermione qui étaient focalisées sur cette lettre. Secrètement, elle espérait que ce bout de papier valait bien ce que Malfoy lui infligeait. Ca n'en finissait pas…il continuait à s'acharner sur son estomac, ses côtes…Y avait-il une fin à tout cela ? Enfin il s'arrêta, sûrement de fatigue et poussa sans ménagement la jeune fille.

_ Tu l'as cherché Granger, grogna-t-il. Et cette fois, Zabini n'était pas là pour prendre ta défense, sale rat touffu…

Il se releva, n'oublia pas de prendre la plume dont il avait besoin et repartit comme si rien ne s'était passé en laissant Hermione se tordre de douleur. Dés que la porte fut refermée, la jeune fille soupira et rampa vers la lettre. Elle leva son bras tremblant jusqu'au papier noir et l'attrapa maladroitement. Au cours de sa lecture, Hermione découvrait les plans mis en place par Ombrage pour détruire rapidement le monde sorcier et être sans défense face à l'assaut finale de Voldemort.

C'était tout de même étrange que Malfoy cache aussi maladroitement des informations d'une telle importance. Son cerveau se mit à fonctionner à toute vitesse entre cette lettre si capitale, son déni d'être un Mangemort. Tout ce mettait en place comme un puzzle. On lui avait très certainement confié cette lettre pour le tester, voir s'il était digne de confiance. Voir s'il pourrait intégrer le cercle des sbires de Voldemort.

Son regard vogua ensuite sur un réveil et vit qu'elle n'avait plus qu'une vingtaine de minutes avant que les premiers Serpentard ne rentrent de leur cours. Ce fut avec peine qu'elle rangea le document dans sa robe inutilisable. Ses jambes ne supportaient plus son poids et tremblaient à chaque pas qu'elle faisait. Hermione remarqua que les coups de Malfoy lui avait fait des bleus qui commençaient à foncer.

_ T'es qu'un salaud, Malfoy, grogna-t-elle.

La jeune fille sortit de l'antre des Serpentard et remonter les marches qui la mèneraient aux couloirs principaux relevait du calvaire. Finalement, la préfète arriva à ses appartements et lorsque le portrait de referma, elle se laissa tomber sur le premier fauteuil à sa portée.


_ Enfin réveillé, petite marmotte ! Chantonna une voix dans ses oreilles.

Hermione papillonna des yeux lentement.

_ Tiens. Prend un peu d'eau.

Elle accepta le verre qu'on lui avait tendu et but à grande gorgée le breuvage frais. La jeune fille sentit des couvertures sur son corps et en dessous, une matière moelleuse différente à celle des canapés de la salle commune. Elle essaya d'ouvrir les yeux et vit deux émeraudes scintillantes la regarder.

_ Harry ? Cafouilla-t-elle.

_ Oui, c'est moi, dit-il en souriant. Je t'ai trouvé endormie sur le fauteuil alors je t'ai portée jusqu'à ton lit. Est-ce que t'as envie de me dire ce qui s'est passé ou…

_ Malfoy m'a frappé dans son dortoir, dit-elle simplement en se relevant légèrement. Et pas qu'un peu !

_ Quoi ? Dit-il ahuri.

_ J'étais partie lui dérober une lettre pendant ses heures de colle mais il est revenu et voila le résultat. Des bleus, des bleus et une lèvre fendue.

_ Comment tu peux dire ça avec autant de détachement ? Il faut que tu en parles à Dumbledore pour qu'il le fasse virer.

_ Hors de question et puis j'ai la lettre Harry. Ombrage prévoit de venir ce soir pour nous arrêter : Toi, Ron, Neville, Seamus, Dean et moi. Pour Ginny, Luna et peut être même les frères Crivey, Ombrage va les placer une semaine au Ministère.

_ Pourquoi ?

_ Parce que nous somme des perturbateurs, des membres de l'Ordre et susceptibles de déclencher une rébellion. Il faut que tu donnes cette lettre à Dumbledore, qu'il puisse vérifier si cette dépêche est authentique et nous éviter Azkaban.

_ Ok, dit-il en se levant. Une dernière chose : j'ai soigné les bleus que tu avais aux bras et aux jambes. Heureusement, ce n'était pas trop grave.

_ Merci et n'oublie pas : Pas un mot à Dumbledore de ce que j'ai dû faire ! Tu me dois bien ça !

Il acquiesça et sortit de la chambre de la jeune fille. Ce soir allait être mouvementé.