Disclaimer: Les personnages ne sont toujours pas à moi, mais je suis en préparation d'un TRF ( Tentative de Récupération Forcée). Ils n'ont pas besoin de m'appartenir pour que je leur fasse endurer les pires atrocités. Mais la jeune femme dont vous apprendrez le nom est à moi!

Petit mot; Second chapitre moins captivant à mon goût (surtout que j'avais pas d'inspiration ni un bol de fraises sous la main...Aaaah gourmandise quand tu nous tiens!). Bonne lecture!!


Point de vue d'Iruka

Peu à peu elle reprenait des couleurs, et au bout d'une journée elle sortit de la léthargie que lui avait infligée le calmant de l'Hokage. Elle hurlait à présent, d'un cri aigu et strident. Bien pire que la sonnerie de la cloche de l'académie qui comparé à ça était un plaisir pour mes oreilles. Tsunade-sama m'a informé de son état. On l'avait transfusé, ses plaies ont été désinfectée, pommadées et bandées. L'on pourrait croire que j'avais affaire à une momie vivante. Mais d'un coté elle me rappelait quelqu'un, ses yeux me semblaient familiers. La femme se tordait dans tous les sens, s'agitait, suppliait qu'on la détache et promettait de ne plus s'échapper. Je la rassurais en lui disant qu'elle était hospitalisée depuis deux jours au village caché de la feuille, que ses jours n'étaient plus en danger, et qu'elle était en sécurité ici. Elle lâche un soupir de soulagement en retombant sur son oreiller, les yeux irrités et rouges, baignés de larmes. Je lui demandais son nom:

- Keiko Kaneda, répondit elle, d'une voix plus faible qu'un murmure, presque inaudible.

Je notais les renseignements qu'elle s'appliquait à me donner et posais des questions qui ne la fatigueraient pas trop. 24 ans, captive depuis l'âge de 10 ans, utilisée dans des expériences et torturée. J'arrêtais ma course aux informations quand je vis le bandage qui lui obstruait la vue s'humidifier et une larme salée rouler le long de sa joue rose. Keiko était épuisée, et ses sentiments devenaient trop intenses. Depuis ce jour, j'essayais pendant le peu de temps libre qui m'était attribué d'aller lui rendre visite. On me disait bien trop souvent que j'étais trop généreux et que mon âme de bon St Maritain me jouerait un tour. A chaque visite je voyais l'épaisseur de son bandage diminuer et ses yeux purent enfin voir, depuis des années, la lumière du soleil autrement que par le petit trou d'une serrure ou les barreaux d'une cage. Keiko cligna des yeux, elle n'avait pas l'habitude. Dans l'après-midi, quelqu'un allait venir pour lui couper les cheveux, car cette longue tignasse est bien lourde. J'allais partir, lorsque elle fit une remarque qui rendirent mes joues cramoisies-heureusement que j'avais le dos tourné!-:

- Iruka-san, vous êtes charmant.

Shikamaru prit la suite des évènements, et grâce à lui, on apprit beaucoup de choses sur le compte de la jeune femme.

Point de vue de Shikamaru

On l'avait assise sur une chaise, ses poignets attachés par précaution aux accoudoirs, et l'on avait changé sa perfusion. Elle ne faisait plus peine à voir. Ses joues pâles ont repris des couleurs, ses cheveux tombaient gracieusement sur sa poitrine, ses yeux voyaient le jour. Elle avait repris du poil de la bête. Keiko Kaneda gardait son dos voûté, et son visage baissé vers la couverture de laine rouge que l'on avait posé sur ses genoux, de peur qu'elle n'attrape froid. Avant de venir, j'avais mené ma petite enquête, et trouvais la trace d'un passé pour Keiko, dans Konoha même. Ses parents, de gentilles personnes qui ne refusaient jamais le travail, ont signalé sa disparition il y a 14 ans. Mais depuis, on raconte que le clan Kaneda fut anéanti par un virus mortel qui s'est propagé. Plus une seule personne, plus aucun parent n'était là pour la réclamer. Une vraie épidémie qui n'avait touché que ces habitants-ci. Etrange. Je m'asseyais en face d'elle, mais Keiko fut plus rapide et commença son récit:

- Il m'avait convaincue. Il me disait; « tes parents veulent que je m'occupe de ton entraînement. Ils ne tiennent pas à toi, tu sais…J'étais naïve, je l'ai suivie, et amèrement regretté par la suite. Déclara-t-elle, les yeux bouffis.

- Ensuite…Que s'est il..

- Ce n'était pas pour un entraînement, mais pour des expériences. On m'opérait, m'infligeait des traitements, je me tordais de douleur et eux me regardaient agoniser. Je n'en pouvais plus parfois, et même l'on m'a retrouvée un matin, à moitié morte. Mais ils avaient encore besoin de moi. On me fouettait, me transportait dans une boîte, et la torture était quotidienne.

Une larme coula sur sa joue et tomba sur la couverture. Iruka-sensei m'a dit de ne pas insister. La plaie n'était pas encore cicatrisée, et ce n'était pas la peine de la faire venir ici si ce n'est pour la faire souffrir en remuant le couteau dans la plaie. On m'avait prévenu qu'elle était fragile, émotionnellement instable, et qu'il fallait la ménager. Déjà que l'on avait énormément de travail , que nos ninjas sont tous occupés, alors quelle galère si cette affaire s'ajoute à la pile!

- Il faut que je vous demande…

Un long moment de silence suivit ce début de phrase. Encore une requête de plus!

- J'avais un ami d'enfance ici. C'était, selon mes souvenirs, un excellent ninja. Je suis sûre qu'il est encore en vie. Connaissez vous Kakashi Hatake? Demanda-t-elle, une lueur d'espoir dans les yeux. Je ne l'ai pas revu depuis qu'il est parti en mission pour rompre un pont afin de faire reculer les ennemis.

Point de vue de Keiko

Je me rappelle encore de mon enfance comme si j'étais entrée d'un pas furtif dans le monde des adultes. Je me rappelle de ces soirs d'été où je restais cachée dans les herbes hautes et craquantes pour admirer les étoiles. Parfois je me réveillais dans la rosée du matin, entourée par le chant des oiseaux. Bien sûr, je passais un sale quart d'heure lorsque j'osais remettre les pieds à la maison! Je n'avais pas énormément d'amis et maintenant je me rappelle d'un petit garçon orphelin, et sujet de moqueries. Jusqu'à présent je ne parvenais à mettre un nom sur ce visage barré d'une cicatrice au milieu du nez, mais maintenant j'en suis sûre; c'est Iruka. Et aussi ce garçon âge de seulement deux ans de plus que moi, et que je considérais comme un grand frère; Kakashi Hatake. Il refusait de me tenir la main en public, parce qu'il était grand. Il était froid et distant envers moi, mais je crois qu'au fond de lui il m'aimait bien. Parfois il lui arrivait d'être de bonne humeur, et l'on discutait pendant des heures! Tous les soirs, lorsqu'il n'était pas en mission, Kakashi-sempai m'aidait à m'entraîner, et jusqu'à épuisement. Je voulais lui prouver que moi aussi j'étais forte. Combien de fois il m'a ramenée chez moi, moi qui était endormie dans ses bras. Je l'entendais dire à mes parents que j'étais courageuse, et un peu lourde à porter aussi. J'attendais des heures aux portes de Konoha pour le voir revenir de mission. Kakashi-sempai prenait toujours le temps de me raconter dans les moindres détails le déroulement de la mission, en finissant toujours par; « toi aussi….si tu travaille bien… ». Si seulement il avait eu raison! Souvent on s'allongeai en haut de la colline, à observer les lucioles danser autour de nous. Un soir, il m'a offert un cadeau que j'ai parvenu à conserver durant toutes ces années. Dans deux boites séparées, il y avait dans chacune d'elle une pierre montée en pendentif. L'une était bleu océan, l'autre était vert pomme. Il me tendit la seconde. Kakashi sempai m'expliqua alors que lorsque ces deux pierres sont à proximité l'une de l'autre; elles se mettaient à briller. Elles sont uniques au monde. Dans ma prison de fer, pendant ces dernières années, j'ai cru voir à plusieurs reprises mon collier scintiller. Il était tout prés de moi, inconscient du calvaire que j'endurais. Mais revenons au dernier jour où je l'ai vu. Il partait en mission et venait d'être promu jounin . Ce jour là, il me dit; « je suis fier de toi ». Ce sont les derniers mots que j'ai souvenirs de lui. Plus jamais je ne l'ai revu depuis.


Ah, et j'ai oublié de préciser qu'il était un peu court aussi... Désolé mais bon le brevet approche!

Naruto; Tu n'as ouvert aucun livre!!

Mwa; Mais j'apprends rien qu'en regardant la couverture, c'est psychologique!

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