Bonjour ou bonsoir. Voici mon premier chapitre. Alors, dans le prologue, je me suis surtout basée sur la présentation et les aptitudes de Koúkla pour la présenter. Maintenant, je me suis attelé à son intégration dans la Marine et aux craintes des soldats plus ou moins gradés.

Alors, merci aux personnes qui ont décidé de s'interesser à mon histoire en la suivant et merci à Ic'ilver pour sa review. Même si j'y ai déjà répondu, elle m'a vraiment fait plaisir quitte à le redire et radoter comme une vieille.

Ah, petit mea culpa de ma part par rapport à Hina: elle n'est pas vice-amiral mais contre-amiral. Pardon pour cette incohérence qui est entièrement de ma faute. C'est juste que j'ai du mal avec les grades de chacun. Il y en a trop !

Alors, j'ai aussi fabriqué deux OC de soldats de la marine parce qu'à part les hauts gradés, nous ne connaissons aucun nom de soldats sauf Belmer, Corazon ou Coby et Hermep. Mais comme deux sont morts et les deux autres avec Garp, il m'a bien fallu en inventer. Mais ils ne sont pas des non plus trop parfaits ou envahissants. Mais ils ont leur caractère bien à eux.

Disclamer: les personnages de One Piece sauf mes OC ne m'appartiennent absolument, et malheureusement, pas. Petit risque d'OOC.


Sengoku marchait dans les couloirs en compagnie de Tsuru inquiet. Il se demandait si il avait bien fait d'autoriser que Koúkla subisse une période de tests. Il aurait préféré que cette chose soit enterrée sous une tonne de pierres et que Vegapunk passe à autre chose de moins... humanoïde et effrayant. Mais il ne pouvait ne pas prendre la remarque en compte car il y avait quand même une part de vrai: si des humains-poupées faisaient partie des rangs de la Marine, l'arrestation de certains pirates seraient certainement beaucoup plus facile avec leur quasi-invulnérabilité. Et il devait prendre cela en compte et non pas sa propre horreur des poupées pour juger si cette invention de Vegapunk pouvait être utile ou pas. Et ça risquait de ne pas être facile tant ce monstre de chair humaine était un atout majeur. Il ne pouvait le nier. Mais au niveau de l'ethique...

- Tout va bien, Sengoku ? lui demanda Tsuru.

La vice-amiral marchait aux côtés de son ami et elle non plus ne savait que penser de Koúkla. L'amiral en chef aurait aimé répondre que oui mais cette femme était l'un de ses plus anciens amis et il ne voulait pas lui mentir.

- Je ne sais pas. finit-il par dire. Cette créature me trouble beaucoup. Elle fait trop... enfin je veux dire...

- Elle ressemble à un humain sans en être un ? devina Tsuru. Je comprends. Moi aussi je me sens mal à l'aise avec elle. Mais après dis-toi que ce n'est qu'une apparence. Il faut songer à l'avenir de la Marine et non pas à ce que cette chose est vraiment.

- Je le sais. Bon sang, soupira le Bouddha. Je me demande parfois si Sakazuki n'a pas raison: je devrais laisser la main à un ou une autre.

- Ne dis pas ça. Tu es un bon amiral en chef. Peut-être un peu trop relâché parfois mais tu sais comment gérer la Marine. Ne laisse Akainu te mettre des bâtons dans les roues. Tu le connais: il est beaucoup trop épris dans son désir de justice pour connaître la valeur d'une vie humaine contrairement à toi. Il faut que tu gardes ceci à l'esprit.

- Pourtant tu as bien vu tout-à-l'heure que j'ai laissé... comment Vegapunk a nommé sa créature, déjà ?

- Koúkla il me semble. lui répondit Tsuru. Quel nom étrange quand même... désigner une poupée par le nom grec de « poupée ».

- Ce n'est pas le plus important. Je l'ai laissée tuer ces soldats sans rien faire ou dire. J'ai laissé Sakazuki diriger à ma place.

Un silence s'installa entre les deux amis puis la vice-amiral finit par lâcher:

- Peut-être que c'était une erreur. Mais dis-toi que c'était des sacrifices nécessaires si cela peut soulager ta conscience.

Sengoku hocha la tête peu convaincu. Puis il interpella la vieille dame:

- Au fait, Tsuru, tu penses que c'est une bonne idée d'autoriser Vegapunk de créer des humains-poupées ? Je sais bien qu'il est trop tôt pour dire si ce projet est réalisable ou non mais je voudrais ton avis.

Tsuru le regarda avant de plonger son regard dans le vague en réfléchissant:

- Je ne sais pas. Il est trop tôt pour le dire. Il faut d'abord observer Koúkla avant de donner un avis positif ou négatif. Mais je suis sûre que cette humaine-poupée est pleine de surprises.

Sur ces mots, elle partit.

Au même instant, Smoker mâchait ses cigares de colère. Il n'aimait pas ce truc étrange qui ressemblait à un humain. Mais alors pas du tout. Et il le montrait très clairement.

- Tu ne devrais pas fumer autant. retentit la voix de Fujitora dans son dos.

- Je suis énervé.

- Contre monsieur Vegapunk ?

- Oui. Il m'énerve avec ses créations à la con ! Même si elles sont très utiles, je trouve qu'il va trop loin et ce machin de chair humain est la goutte d'eau ! J'espère que l'amiral en chef va en interdire la production et que le prototype va finir brûler quelque part.

- Hina pense que ce serait une mauvaise idée.

La contre-amiral aux cheveux roses s'assoit près du Chasseur Blanc avant de dire:

- Monsieur Sengoku va choisir ce qu'il y a de mieux et il choisira la production. Car ce que Hina a vu montre que cette créature est puissante et bien dressée, elle sera une très bonne arme. Mais Hina croit qu'il faut d'abord l'éduquer avant toute chose.

Elle n'avait pas tort mais Smoker ruminer toujours autant pas très convaincu.

- De toute façon, fit Fujitora, nous allons devoir nous plier à la décision de Sengoku.

Pendant ce temps, Koúkla observait des poissons colorés dans un aquarium. Elle avait été conduite dans le bureau d'Akainu suite à la demande de ce dernier. Mais son attention ne s'était pas porté sur Sakazuki mais sur ses poissons. Kuzan et Borasalino la regardait d'un air amusé. Le "chien rouge" un peu moins. Mais il préféra se concentrer sur son créateur.

- Cette création est parfaite. Comment est-elle faite ?

- Je ne sais pas si je peux vous le dire. répliqua Vegapunk.

Une brusque tension s'installa et un peu de magma commença à apparaître sur le corps de l'amiral au costume rouge.

- Dites-le moi. exigea-t-il.

- Et bien...

Alors que le scientifique parlait, Koúkla plongea sa main dans l'eau pour attraper l'une de ses curieuses bestioles sans pattes. Mais elles s'échappèrent hors de sa portée. Kizaru retenu difficilement un rire. C'était plutôt drôle de voir cette étrange poupée découvrir ce qu'était un poisson. Aokiji ne put s'empêcher de penser que cette jeune fille avait un potentiel dévastateur si elle était bien guidée. Et quelque chose lui disait que Sakazuki avait très envie de l'utiliser pour arriver à ses fins. Mais pour le moment, Koúkla préférait chopper les poissons dans l'aquarium plutôt que de s'intéresser à eux. Elle semblait être très curieuse par ailleurs...

- Vegapunk, demandez de suite à votre créature de bien vouloir arrêter de pêcher mes poissons ! s'exclama Akainu en voyant ses jolis piranhas colorés sortir les uns après les autres de l'aquarium.

- C'est quoi un poisson ? demanda l'humaine-poupée.

- C'est ce que tu es en train de sortir de l'aqurium. la renseigna Kuzan.

- Tu devrais les remettre dedans. lui indiqua Kizaru.

- Mais ils vont pas se noyer ? demanda l'adolescente.

- Ils vivent dans l'eau justement. lui expliqua Borsalino. Si tu ne les remets pas dans l'eau, ils vont mourir.

- Mourir...

Ce mot lui était étranger mais lui semblait important et grave. Aussi elle remit les pauvres piranhas qui sautillaient partout dans leur eau.

En sortant du bureau de l'amiral de magma, Vegapunk ne savait pas vraiment quoi penser de son entretient. Le chien de la marine semblait avoir beaucoup d'intérêt envers sa nouvelle création. Peut-être un peu de trop. Il n'aimait pas tellement cet homme en vérité. Trop centré sur la justice à n'importe quel prix. Certes, bien faire son travail est essentiel mais après tuer ses propres hommes pour accomplir ce travail n'était pas franchement correct. Car même si le scientifique se fichait royalement pour qui il travaillait, il mettait toujours un point d'honneur à ne pas prendre de vie humaine dans ses recherches. Ça avait toujours été d'ailleurs un sujet à conflit entre lui et son ancien second. Ce dernier pensait que pour être numéro un mondial, il fallait obligatoirement prendre des vies. Cela avait engendré bien des disputes à ce sujet pour au final en venir à une catastrophe il y avait environ deux ans. Plus jamais une telle chose devait se produire.

Sengoku était à présent assis dans son bureau en compagnie de Tsuru et de Garp. Il regardait dans le vague en réfléchissant.

- Tu penses à quoi ? demanda Garp en mâchonnant un biscuit.

- Je vais réunir les marines et faire un discours pour annoncer l'arrivée des humains-poupées. Cependant, je ne sais pas où l'affilier. Je ne veux pas perturber le travail des équipes principales. Vous avez une idée ?


L'univers des humains était vraiment un autre univers pour Koúkla. Cette dernière observait les soldats avec curiosité.

- Pourquoi ils portent tous les mêmes vêtements ? demanda-t-elle

- C'est ce que l'on appelle un uniforme lui répondit Tsuru. C'est pour appartenir et signaler son appartenance à un groupe ou une institution. Ici, c'est pour signaler que l'on est soldat. Et tu devras le porter prochainement.

La poupée de chair hocha la tête resserrant légèrement sa prise sur le réceptacle qui contenait son cœur. C'était un geste qui marquait souvent qu'elle n'était pas à l'aise. Et qui était très... humain. Un peu trop peut-être. Ce qui donna un goût amer de bile dans la bouche de la vice-amiral. Au bout d'une semaine à l'observer avec Garp et Sengoku, elle avait put constater que certains de ses agissements ressemblaient énormément à ceux des humains. Elle en avait parlé en privé avec Vegapunk mais ce dernier lui avait certifié que Koúkla ne faisait que ce qu'il avait qualifié de « mimétisme ». En d'autres termes, elle copiait certaines expressions et agissements des humains pour « se fondre dans la masse » comme l'avait préciser le scientifique.

- Il faut qu'elle soit aussi humaine que possible. Cela rassurera un peu plus les soldats.

- Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée. avait répliqué la vieille dame. C'est... dérangeant.

- Pour les prochains modèles, je ferais en sorte qu'ils ne se comportent pas ainsi. Mais laissez mon prototype faire. S'il vous plaît, madame Tsuru.

La femme n'avait rien trouvé à répliquer. Mais elle n'aimait pas ce semblant d'humanité. C'était une poupée, bon sang ! Pas une humaine ! Et dire qu'on allait annoncer ce projet aux soldats !

En effet, les trois piliers de la Marine et l'humaine-poupée se tenaient sur une estrade devant plusieurs milliers de soldats. Sengoku s'avança alors sa fidèle chèvre près de lui et annonça:

- Vous devez vous demander pourquoi je vous ai réunis ici. Rassurez-vous, ce n'est pas pour une attaque massive ou un Buster Call. Je voudrais vous présenter une nouvelle création de Vegapunk: l'humain-poupée. Il n'y a qu'un prototype pour le moment. Il sera avec l'unité Zyro mais vous pouvez interagir avec lui. Ou devrais-je dire, elle. Elle se nomme Koúkla.

Ce disant, il fit signe à ce que l'on allume un escargophone de transmission et fit s'approcher la poupée de chair. Un murmure s'éleva quand les soldats la virent sur l'écran géant au-dessus de l'estrade. Il fallait dire qu'avec sa peau de porcelaine, ses cheveux noirs légèrement ondulés masquant le coté droit de son visage et ses habits un peu gothiques, elle était plutôt mignonne cette Koúkla.

- Je vous rappelle qu'elle n'est pas humaine. dit l'amiral en chef. Koúkla, relève ta frange.

L'adolescente cala sa poupée contre sa hanche gauche et souleva les mèches qui masquait son oeil-bouton. Aussitôt une exclamation d'horreur fusa. Et quand l'on remarqua que du sang dégoulinait de la poupée vaudou, l'exclamation s'intensifia. Manifestement, elle n'était plus si adorable que ça la Koúkla.

- Fermez-la ! rugit Garp faisant se taire tout le monde. Elle n'est pas dangereuse ! Sauf si vous êtes un pirate !

Même si la clameur s'était tue, les soldats ne semblaient pas tellement rassurés. Alors, il venu à l'idée à Koúkla de parler pensant les rassurer.

- Il a raison.

Un malaise se fit sentir. Manifestement, son intervention avait causé l'effet inverse. Sengoku essaya de rétablir la situation.

- Heu... bon cette création a pour but d'éradiquer les pirates et seulement les pirates. Nous sommes en train de tester ce prototype mais attendez-vous à en voir d'autres d'ici quelques mois. Ils seront intégrés dans vos rangs.

Cette nouvelle ne semblait absolument réjouir aucun soldat mais personne n'osait élever la voix pour protester. Et pourtant, ce n'etait pas l'envie qui manquait à certains

- Quelle poisse ! s'exclama un peu plus tard une femme.

Cette dernière était vêtue de l'uniforme des soldats de la marine et avait de courts cheveux bruns avec quelques mèches tombant sur son front. Ses yeux étaient gris clair.

- Calme-toi, Marron. essaya de la calmer un jeune homme aux cheveux courts et noirs tout comme ses yeux.

- Tu crois que c'est facile, Stan ? demanda sa coéquipière avec agressivité. On va devoir se coltiner cette... chose. Pourquoi l'intégrer dans l'équipe Zyro, bon sang ?!

Ce disant, elle serra si fort la table que ses jointures blanchirent. Marron n'aimait pas Koúkla. Même si elle ne lui avait directement adressé la parole. Mais elle refusait de devoir travailler avec une créature aussi bizarre.


Sengoku regardait Akainu avec fermeté et sévérité. Ce dernier soutenait son regard sans ciller.

- Pourquoi tu as décidé de prendre la décision de sacrifier ces hommes à ma place ? demanda le Bouddha.

- Vous refusiez de prendre une décision. Hésiter peut être dangereux.

- Nous ne sommes pas sur un champ de bataille ! Je devais réfléchir avant de prendre une décision. Tu n'avais pas à t'en mêler ! Dois-je te rappeler que je suis ton supérieur hiérarchique, Sakazuki ?

- Je sais quelle est ma place mais j'estime que quand notre supérieur ne peut prendre de décision, il faut s'en charger à sa place.

- Qu'insinue-tu par là ?

- Vous le savez bien. Mais sachez que je ne remets pas votre autorité en cause si cela vous effraie.


Au même instant, Koúkla se tenait devant la porte du bâtiment de l'équipe Zyro. Elle avait délaissé ses habits noirs pour un uniforme de marine basique. Mais elle n'avait aucune arme et à sa ceinture, pendait sa poupée vaudou. Elle ne savait pas vraiment comment qualifier l'uniforme qu'elle avait sur elle. Ce n'était pas franchement joli ou autre et elle trouvait que le blanc rendait mal avec sa peau de couleur identique. Enfin, si elle devait vraiment le porter...

Elle ouvrit alors la porte en entra. Un grand silence se fit à son entrée. Mais ce silence signifiait surtout qu'elle n'etait pas la bienvenue en ce lieu. Et au vu du regard meurtrier de Marron, il n'y avait besoin d'aucune parole pour le comprendre. Du moins, pour un humain ordinaire. Car Koúkla ne connaissait pas très bien la mécanique humaine et ne comprenait pas trop ce regard envers elle. Aussi elle lui adressa un petit signe amical de la main. Ce qui finit de mettre Marron en colère.

- C'est quoi ton problème ?! s'exclama-t-elle en se levant brusquement. T'es une créature bizarre qui n'a rien à faire ici !

- Monsieur Sengoku m'a demandé d'intégrer votre unité. C'est avec lui qu'il faut parler.

- Tu n'es pas une humaine. Et je ne vois pas pourquoi tu devrais te mêler aux humains !

- C'est comme ça.

Marron la regarda durement et finit par lâcher:

- Je ne t'aime pas.

- Pourquoi ? Je ne suis pas humaine ?

- Ouais et en plus t'es une chose de Vegapunk. Double raison pour ne pas t'aimer.

- Vous n'aimez pas monsieur Vegapunk ? Il est gentil pourtant.

- Tu connais les Pacifistas ?

- J'en ai jamais vu mais monsieur Vegapunk m'a dit qu'ils étaient vraiment géniaux.

- Ce sont des humains qui ont été modifiés pour être des machines de guerre et ressembler au Grand Corsaire Batholomew Kuma.

- Et c'est mal ?

Un blanc se fit entendre et la femme soldat reprit la parole avec plus d'énervement:

- Voilà une nouvelle raison pour ne pas t'aimer ! Tu ne comprends même pas la logique humaine !

Koúkla la regarda sans rien dire pendant quelques secondes puis dit:

- J'ai été créée pour tuer des pirates. Ma logique est simple: pirates égal ennemis et les autres égal amis. Et qui dit ennemi dit arrestation ou mort. C'est aussi simple que cela. Ça ne fonctionne pas comme cela chez les humains ?

Marron allait répliquer mais Stan s'interposa:

- Laisse tomber, Marron, elle ne possède aucun raisonnement ou une éthique digne d'un humain. C'est une sorte de machine comme un Pacifista. Ça sert à rien de t'escrimer à lui expliquer des choses. Enseigne-lui juste les règles et basta.

- J'ai un prénom. fit l'humaine-poupée. Je m'appelle Koúkla. Et vous madame c'est madame Marron si j'ai bien compris.

De la surprise se lue sur les traits de l'intéressée. Jamais on ne lui avait témoigné une telle forme de respect. C'était plutôt flatteur en fait. Mais d'un autre côté, elle n'aimait pas que ce machin dise son prénom.

- En effet. finit-elle par dire. Je m'appelle Marron. Mais ce sera Capitaine Marron. Je suis la chef de l'unité Zyro. Et je vais t'expliquer les règles vu que discuter avec toi ne sers à rien. Ici, JE commande et j'exige une stricte obéissance. Donc, lever à six heures tapantes, passage sous la douche, habillage et tout le monde à table pour sept heures. Ensuite, entraînement jusqu'à midi et ensuite repas puis encore entraînement et ensuite repas, études de missions et de rapports, douche et au lit ! C'est bien comprit ?

- Oui, Capitaine Marron. Mais...

- Tu oses discuter le programme ?! s'énerva Stan. Marron l'a concu avec un parfait équilibre !

- Je crois que ce programme est bien mais je tiens à préciser que je ne dors et ne mange jamais. J'en ai pas besoin. Je peux me mettre en état végétatif mais pas possible de dormir.

- Et si tu ne mange pas, comment tu te nourris ? lui demanda le soldat.

- Je ne me nourris pas. Je n'en n'ai aucune utilité. De toute façon, je ne pourrais pas digérer quoique ce soit vu que n'ai pas d'organes.

- QUE...

La capitaine et le vice-capitaine ne purent retenir une exclamation de surprise. Ça, ils ne s'y attendait pas. Mais vraiment pas. Ça rendait Koúkla encore plus étrangère à eux encore.

- Quelque chose ne va pas ? demanda la jeune fille.

- Il faut qu'on sache encore quelque chose ? voulut savoir Marron. On sait que t'es pas humaine, que t'as un bouton en guise d'œil droit, que tu n'as pas d'organes et pas de sentiments. On doit savoir quoi d'autre ?

- Je ne possède aucune sensation et j'ai une force identique à celle de Monsieur Garp. Après, j'ai un cœur mais il est dans ma poupée vaudou. Elle doit rester avec moi sinon je tombe évanouie si je m'éloigne de plus de cent mètres d'elle. Mais si jamais vous m'abîmez, je ne serais pas tuée. Il faut percer le ventre de ma poupée pour que je sois tuée.

Au fur et à mesure qu'elle parlait, le visage de ses deux interlocuteurs perdaient de leur couleur. Jamais ils n'auraient crû qu'une telle créature pouvait exister et la peur commença à s'emparer d'eux. Car si jamais il lui venait en tête de les massacrer, ce serait un jeu d'enfants pour elle. Malgré le fait qu'elle leur ai avouer son, certainement, seul point faible et mortel.

- Vous n'allez pas bien ? demanda l'adolescente.

- C-c'est juste... hésita Stan.

- Je ne suis pas dangereuse pour vous. dit Koúkla.

- On ne te fais pas confiance. finit par avouer Marron. T'es trop bizarre pour nous !

- Confiance ? C'est quoi ? voulut savoir l'humaine-poupée perplexe.

- Ah tu ignores le sens de ce mot... soupira la femme soldat. Hum comment dire... la confiance c'est... heu... c'est un lien très important entre les personnes qui doivent travailler ensemble ou vivre ensemble ou autre. Cela permet de... hum c'est pas simple d'expliquer cela. Pour faire clair, tu vois ce qu'est une corde ?

- Oui, Capitaine Marron.

- Bien. Et bien disons que cette corde est attachée au poignet de deux personnes. Admettons pour l'exemple moi et Stan. Elle paraît solide mais en fait, c'est assez fragile et ça peut casser si jamais l'un fait quelque chose qui puisse mettre l'autre en danger. Donc, il faut pouvoir nouer une corde à ton poignet mais comme on ne t'aime pas ça va être difficile. Tu comprends ?

- Je crois. Donc si je veux votre confiance, je dois être une humaine. Mais c'est pas possible. Alors je dois trouver autre chose. Peut-être cela...

Ce disant, elle attrapa l'une des mains des deux soldats, attrapa et posa sa poupée sur ces dernières.

- La corde peut être ma poupée, non ? Le fait que je vous laisse la prendre est ma confiance car je ne donnerai pas mon cœur à tout le monde. Ça vous va ?

Les deux autres ne savaient pas vraiment quoi dire suite à ceci. Du coup, ils se jetèrent un regard surpris et finirent par serrer doucement la poupée pour ne pas faire mal à Koúkla plus par peur de sa réaction que de vraiment s'inquiéter pour elle même si ils doutaient que ça puisse lui faire mal. Du sang tâcha brutalement leur main: l'entaille dans le ventre de la poupée laissait s'échapper du liquide rouge. Ils se consultèrent du regard et rendirent son bien à la créature de Vegapunk qui la nettoya un peu avant de la remettre à sa ceinture.

- J'ai votre confiance, alors ? demanda-t-elle.

- Pas vraiment mais si tu nous offre ta confiance, c'est déjà ça. dit Marron. Bon, nous allons te présenter au reste de l'unité. Et ne leur fait pas peur. Alors, arrête ta poker face !

- Poker face ? répéta l'humain-poupée sans comprendre.

- T'as aucune expression faciale ! C'est pas humain ça ! Il faut que tu ai un minimum d'expression.

- Mais j'en n'ai pas besoin pour faire mon travail.

- Si. Tu seras plus humaine comme cela.

- Je ne suis pas certaine de pouvoir faire des expressions faciales.

Marron et Stan soupirèrent de concert avant de la guider vers la salle d'entrainement.

Il y avait environ une douzaine de soldats qui s'entraînaient soit au tir soit au sabre dans la salle. Tous s'arreterent et se mirent au garde à vous quand ils virent Marron. Mais ils pâlirent en voyant Koúkla. Et la voir dans l'uniforme de la marine ne semblait pas les ravirent.

- Repos. fit Marron. Bon, comme vous le savez, l'amiral en chef Sengoku a décidé de nous accorder à nous, la plus faible brigade d'intervention, l'équipe Zyro la responsabilité de faire la série de tests qui diront si le prototype de la nouvelle invention de monsieur Vegapunk répond à ses attentes. Donc, nous allons devoir gérer cette chose qui répond au nom de Koúkla. Je vais donc vous demander de bien vouloir lui apprendre les bases et de la traiter comme si elle était une nouvelle recrue mais avec respect. Vous pouvez disposer et retourner vous entraîner.

Alors que les soldats observaient du coin de l'œil leur nouvelle recrue tout en s'eloignant. Stan s'approcha d'un établi couvert de sabre et en attrapa un qu'il donna à la jeune fille qui le regarda d'un air curieux. Elle savait que c'était une arme mais elle se demandait à quoi cela allait lui servir vu qu'elle utilisait ses mains pour se battre.

- Tu vas te battre avec ce sabre. lui dit le soldat aux cheveux noirs.

- Mais j'utilise déjà mes mains.

- Je m'en fiche ! Tu dois pouvoir utiliser des armes aussi ! Il y a des fruits du démon qui rendent insensibles aux coups !

- Des fruits du démon ? C'est quoi, monsieur Stan ? répéta Koúkla.

- Hein ?! Oh bon sang ! Mais on ne t'as rien apprit ou quoi ?! Argh, il va falloir tout t'apprendre ! Tu sais lire, au moins ? s'énerva le vice-capitaine.

- Oui. Mais pas beaucoup.

- D'accord. Bon, je vais déjà t'enseigner quelques techniques au sabre. Essayons d'abord avec l'attaque d'estoc.

D'un geste vif, il étendu son bras le sabre en main. Koúkla l'imita mais quelque chose gêna Stan.

- C'est pas ce qu'il te faut. Une lame plus longue devrait te convenir.

Il partit chercher une lame plus grande. Cela semblait aller mieux.

- Il est important d'avoir une lame qui corresponde bien à notre style de combat et à notre prise en main. expliqua-t-il. C'est plus facile de se battre ainsi.

- D'accord. Mais, je ne sais pas le sabre me correspond bien. Je veux dire, je n'aime pas la prise en main de ce genre d'arme. J'ai déjà essayé d'en prendre en main. Je me demande si une sorte de lame très longue mais au manche plus fin ne serait pas mieux adapté.

- Tu penses à quoi exactement ? voulut savoir le sabreur.

- Je ne sais pas. Il faudrait que je réfléchisse.

- Très bien. Mais je veux quand même t'enseigner un peu le sabre. Commençons par l'estoc puis par...


Quelques heures plus tard, Koúkla était dans sa chambre personnelle quand Stan arriva avec plusieurs livres dans les mains.

- Voilà. dit-il. Ça fera ta culture personnelle. Si tu as un soucis avec un mot, regarde dans ce livre. Ça se nomme un dictionnaire. Tu verras: avec toutes ses connaissances, tu connaîtras mieux le monde qui t'entoure et tu pourras mieux exécuter ta mission.

- Merci, monsieur Stan.

- Tu ne dormiras pas ?

- J'en n'ai pas besoin.

- Comme tu le veux.

Quand il referma la porte, Stan remarqua que Marron était adossée au mur.

- Tu lui a fourni une sacrée liste de lecture. sourit-elle.

- Oui. Je pense qu'elle réussira mieux si elle sait à quoi elle a à faire. En connaissant les fruits du démon et les différents types de ces derniers, elle sera en mesure de mieux stopper les pirates. En plus, elle saura comment se battre au mieux.

- C'est sûr. Mais, je ne sais pas pour toi mais moi, elle me fait peur.

- Par sa nature ?

- Oui. Elle est clairement plus poupée qu'humaine. Elle n'a qu'une enveloppe d'humain. C'est trop étrange. Elle ne semble pas méchante mais après je suis inquiète.

- Oui. Si jamais elle décide de s'en prendre à nous ou autre, la seule chance que nous avons de l'arrêter est de percer ou de détruire sa poupée. Et cela va être très difficile si elle « disjoncte » un jour.

La jeune femme hocha la tête avant de reprendre:

- C'est ma plus grande crainte. Et je sais qu'elle est forte. Vegapunk a créer un monstre dangereux. Espérons qu'elle sera aussi docile que les Pacifistas.

- On ne peut que l'espérer.

Le lendemain matin, quand Marron et Stan entrèrent dans la cantine, ils y trouvèrent Koúkla. Cette dernière regardait sans la toucher une grosse araignée. Elle tendu alors sa main et cette dernière alla se mettre dessus.

- Elle est mignonne. finit-elle par dire.

Elle s'avança vers une fenêtre et laissa l'arachnide partir vers de meilleurs horizons.

- Tu as dormi ? demanda Marron en voyant la pile de livres sur la table.

- Non. Je n'ai pas besoin de dormir. Je suis une sorte de zombie en gros. Je ne mange pas. Je ne dors pas et je suis quasiment invulnérable. N'est-ce pas beau ? Même si je sais que vous n'aimez pas ce que je suis. Je vous ai entendu hier soir parler de moi. Un conseil: quand vous parlez de moi, veillez à ce que je ne sois pas dans les parages. Et pour répondre à vos inquiétudes, je ne suis pas dangereuse pour vous. Et je ne suis pas une Pacifista. J'obéirais mais pas comme eux non plus. Je suis une soldat comme vous mais plus poupée qu'humaine pour reprendre vos termes, mademoiselle Marron.

Marron et Stan ne savaient absolument pas quoi dire tellement son ton était sérieux. Peut-être qu'après tout, Koúkla pouvait être qu'une simple poupée humaine inoffensive pour les marines...