Et bonjour à tout le monde ! Voici un nouveau point de vue !

Bonne lecture.


C'était un tout petit village, perdu dans les montagnes. Je l'aimais bien ce petit village. Tout le monde me connaissait et je connaissais tout le monde. On avait jamais réellement besoin d'aller à la ville, sauf pour l'école. Nous avions un temple, une clinique, des commerces, un bar, … nous avions tout ce qu'il nous fallait.


Nous avions tout mais nous étions isolés. C'était peut-être pour ça que tout avait basculé.


Tout avait commencé par une étrange maladie durant le mois de juillet. Cela commençait tout bêtement. On devenait las. Mais avec la chaleur de l'été, ce n'était pas vraiment étonnant. Qui donc avait envie de bouger quand il faisait trop chaud ?

Mais peu à peu, sans que l'on s'en rende compte au début, les gens mourrait autour de nous. Ça avait commencé par quelques personnes âgés. Même si cela était triste, ce n'était guère étonnant avec la chaleur que nous avions essuyé cet été-là. Puis ç'a été au tour des moins jeunes, des adolescents parmi tant d'autres.

La première à mourir a été une amie de longue date. Quelques jours auparavant, elle avait disparu, à peu près quand une famille était venue habiter dans l'étrange château, un peu à l'extérieur de la ville.


Ce château m'avait toujours induit un sentiment de malaise, comme s'il n'avait rien à faire là. Et oui, peut-être n'avait-il rien à faire là finalement.


Après ça, les mois suivants furent peuplés de morts. Trois jours après avoir contracté ce mystérieux rhume d'été, les gens finissaient par mourir. Et cela finit par m'effrayer, de plus en plus. Même si je refusais encore de le voir, je savais bien que rien n'était normal.


Ce château ne cessait de revenir me hanter, que je sois endormie ou éveillée. Ce château nouvellement habité, ces habitants qui ne sortaient presque que de nuit, … Tout. Tout ce qui concernait ce château me paraissait tellement effrayant.


Un jour, mon frère m'y emmena. Il avait dit avoir vu un des morts entrer dans ce château. Mais cela n'était pas pensable ! Ce n'était pas possible ! N'est-ce pas ? Les okiagari, ces êtres revenus d'entre les morts, ce n'était qu'une légende pour faire peur aux enfants qui ne sont pas sages … Ce n'était qu'une légende ! N'est-ce pas ?


Je me suis fourvoyée, longtemps, encore et encore. Malgré qu'on ait vu ce cercueil vidé de son occupant … Bien que j'avais entendu celle que j'avais considéré comme ma meilleure amie … Malgré tout je n'avais cessé de me fourvoyer.

Les okiagari n'étaient qu'une légende ! Les okiagari n'étaient … Oui. Ils n'étaient qu'une légende. Mais en fin de compte, les dictons avaient raison : les légendes ont toujours une part de vérité.


Malgré tout ils soient revenus d'entre les morts … Ils étaient si semblables à ce qu'ils étaient …


-Quelles différences y a-t-il ?

Pardon ?

-Vous ne tuez pas les animaux pour vous nourrir ?

Oui, c'est vrai.

-En quoi sommes-nous si différents ?

En quoi … ? Oui, en quoi ?


Alors que je me réveillais à l'hôpital, hors de notre village, ces paroles tournaient sans cesse dans mon esprit vide. Qui donc me les avait murmurés ?

Les okiagari … ceux qui dépendaient de nous pour vivre … ceux qui nous tuaient, comme nous nous tuions les animaux pour vivre … ceux qui ont détruit mon village … Non, c'est faux. C'était nous qui l'avions détruit. Les okiagari ne cherchaient qu'une place à eux, là où ils seraient en sécurité eux aussi.


-En quoi sommes-nous si différents ?

Oui, en quoi ? Cette phrase ne cessait de tourner et retourner dans ma tête.


En quoi sommes-nous si différents ?


Je sais, c'est déjà fini ! Soyez pas trop triste y'a encore une partie la semaine prochaine !

Cependant, le point de vue des humains (par l'intermédiaire de Kaori) est fini ! J'espère qu'il vous aura plus !

Passez une bonne semaine et à mardi prochain !

Sur ce ...

Angel.