Chapitre 2.
4 années étaient passées depuis qu'Angelika avait chassé Sébastian du manoir. Mais celui-ci ne perdait pas espoir de la revoir et de lui dire une bonne fois pour tout ce qu'il ressentait vraiment. Car depuis cette fameuse St-Valentin, il avait compris la nature de tout ce qui lui arrivait…il était amoureux. Mais malheureusement, sa jeune maîtresse avait refusé de l'écouter.
En parlant de celle-ci, dès que Sébastian avait quitté les lieux, elle envoya chercher Samuel pour qu'on le reconduise et avait pris la décision de faire dorénavant comme si Sébastian n'était jamais entré dans sa vie et d'agir comme une véritable Lady…à quelques exceptions près.
Elle poursuivit son travail de Chat de la Reine et de dirigeante de la société Fantom, mais elle n'était plus sortie de chez elle en quatre ans.
Donc, un 14 février 1894, elle fit sa première apparition à un bal en tant que vraie femme du monde. C'est-à-dire, habillée comme il faut. Mais une fois arrivée, toutes les têtes se tournèrent vers elle et plusieurs femmes murmuraient derrière leur éventail.
- Regardez, disait l'une d'elles, ne serais-ce pas la comtesse de Phantomhive?
- Mais oui! Vous avez raison, je reconnais ces bagues. Mon Dieu! Mais cela fait bien quatre ans que nous ne l'avons pas vu.
- Certes, mais regardez comme elle est belle! Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, ce n'était qu'une petite fille.
- C'est drôle, mais avant qu'on me le dise, j'ai toujours pensé qu'elle était un homme et qu'elle s'appelait Angelo…Vous comprenez, à la voir toujours en pantalon, on se pose des questions.
En effet, Angelika avait revêtu pour l'occasion, et de son plein gré, une magnifique robe française. Elle était de couleur bleue safre et de jolie entrelacés de roses d'argent étaient brodés sur les bords. Ses cheveux étaient remontés en une coiffure simple, mais élégante, par une parure de saphir, un fin collier discret d'argent décorait son cou et elle tenait entre ses mains un éventail de plumes de paon.
- Quelle élégance!
- Quelle beauté!
- Il est si rare de a voir en robe!
Angelika, sans écouter les commentaires autour d'elle avança parmi la foule d'aristocrates, les yeux hauts pour montrer sa noblesse. Par pur courtoisie, elle adressa quelques salutations à quelques personnes qu'elle connaissait.
Toutefois, par habitude, elle resta à garrot presque que toute la durée de la soirée jusqu'à ce que la période de danse débute.
- Moi, j'en connais une qui ne risque pas de danser beaucoup ce soir, dit une baronne quelconque.
- Certes, il sûrement plus de la moitié des hommes présents qui souhaiteraient l'inviter, mais la connaissant, elle va certainement les décliner.
C'était ce qu'Angelika se disait aussi quand une ombre l'enveloppa entièrement. Elle leva les yeux et vit un homme de grande taille, mince et habillé d'un costume noir, une cape, un grand chapeau haut-de-forme et un masque blanc lui couvrant tout le visage. Cet homme ne dit pas un mot, mais lui présenta une main l'invitant à danser.
- Oh regardez ça…le gentilhomme masqué qui hante les bals depuis plusieurs mois invite la comtesse à danser.
- C'est vrai! Et dire qu'il ne faisait que tapisserie aux autres fêtes. Nous ne l'avons jamais vu s'adresser à personne avant.
Angelika considéra cette main devant elle. Bien qu'elle ait fait des progrès en danse, elle n'aimait toujours pas ça. Mais quelque chose chez cet homme la fesait se sentir tout chose, bien que l'ombre du bord du chapeau l'empêchait de voir les yeux. Quand elle mit sa main dans la sienne, elle eut comme une sensation de chaleur dans tout le corps et son cœur accéléra soudainement.
Le suivant sur la piste, l'homme masqué claqua alors des doigts et la musique débuta. Une musique enflammée au piano où un homme et une femme conduisaient par une chanson en italien. Angelika la reconnue immédiatement, mais se souvenait pas où elle l'avait entendue.
- Vivo per lei, chuchota l'homme masqué en débutant la danse.
Étrangement, aucun autre couple n'était sur la piste. Tous les regardaient tourner au rythme de la musique. Angelika avait du mal à respirer (pas à cause du corset). L'homme l'hypnotisait par la faible lueur émanant de l'ombre, si brûlant, si tendre et si amoureux à travers les fentes du masque.
Alors que la musique touchait sa dernière note, le cavalier d'Angelika la prit par la taille et la suréleva comme dans les danse ancienne avant de la poser parterre…le chapeau tombé.
..Et ce fut à ce moment qu'Angelika reconnu les yeux rouges et incandescents et les mèches de cheveux corbeau de Sébastian Michaelis. Elle recula de stupeur, les avant-bras dressés devant elle comme un bouclier. Les larmes dans les yeux, elle attrapa sa jupe et couru au dehors de la salle de bal, la tête baissée. Tous la suivirent du regard, tout comme Sébastian qui retira son masque. Les invités étaient trop occupés à suivre la comtesse du regard pour regarder le visage de leur danseur mystère.
Angelika s'arrêta au bord de la fontaine siégeant au centre de l'allée principale du domaine de l'hôte. Elle se courba vers l'avant et posa ses mains sur le bord. Les larmes coulèrent enfin et finirent leur course dans l'eau de la fontaine. Elle se sentait si humiliée et idiote. Comment avait-elle pu ne pas le reconnaître tout de suite!? Personne en dehors de lui ne pouvait lui procurer une sensation similaire!
Soudainement, la jeune femme entendit des pas sur le gravier derrière elle. Lentement, elle se redressa et lui fit face en essuyant ses pleurs.
- Je vous retrouve enfin, dit Sébastian sans sourire. Vous êtes devenue si belle.
- Oui, mais pourquoi? Et pourquoi se déguisement?
- Jeune maîtresse…je vous aime.
Angelika plissa les yeux en mordant sa lèvre inférieure et eut encore envie de pleurer…encore des mensonges.
- Tu ne trouves pas que tu exagères maintenant?!
- Mais de quoi parle-vous?! Vous ne me croyez pas?!, s'exclama-t-il en empoignant la comtesse par les bras pour la rapprocher et la forcer à le regarder.
- Sébastian! Si je devais me faire faire une déclaration d'amour, mais qu'elle devait être si hypocrite, je préfère ne pas en avoir du tout!
- Et si j'étais vraiment sincère?! Ne vous aie-je pas dit que je ne mentais jamais?! Et encore moins à vous!
Angelika s'écarta brusquement, ne pouvant calmer ses sanglots et s'éloigna de quelques mètres, ses bras serrés autour d'elle et lui tournant le dos. Elle ne savait vraiment plus quoi pensé, ni quoi croire.
- Mais tu es un démon…
- Oui…et alors?
- Tu n'es pas censé ressentir des émotions…encore moins de l'amour…surtout pour moi…moi…je ne suis rien…juste une femme des plus banales. Être comtesse ne signifie rien.
- Et qui vous a dit ça?
Là, Angelika ne savait plus quoi dire. Tous tournait dans sa tête et l'empêchait de penser comme il faut.
- Mademoiselle, je le dis et je le pense…du plus profond de mon cœur…je vous aime.
Chaque mot si doux de Sébastian donnait une bouffée de chaleur à Angelika et fesait accélérer son cœur. Leur chanson «Vivo per lei» résonnait dans tout le domaine. On n'entendait même plus le clapotis de l'eau ou les jacassements des invités.
Angelika sut maintenant que Sébastian était sincère. Il l'aimait comme elle, elle l'aimait.
Le cœur sur le point d'exploser, elle se retourna vivement et courut vers lui. Sébastian lui ouvrit les bras et la recueillie au creux de sa poitrine, son nez plongé dans son épaule. Angelika pleura de plus belle en serrant le dos du costume de Sébastian.
- Oh, regardez…des lucioles, chuchota Sébastian.
Angelika leva le nez. En effet, une bonne centaine de lucioles venaient les entourer, jetant leurs faibles lueurs sur eux.
Sébastian se désintéressa d'elles pour encrer son regard dans celui de la jeune femme. Celle-ci fit de même…et très lentement, le démon se pencha sur elle. Cette dernière compris et leva le menton. En un rien de temps, leurs lèvres se scellèrent.
Quand ils se séparèrent, Angelika souffla, les joues rouges.
- Je t'aime…Sébastian.
Le démon sourit et requémenda un baiser que sa jeune maître lui accorda. Pour plus de passion, Sébastian ceintura Angelika et la fit tournoyer sur place. La comtesse entoura le cou de Sébastian et approfondit leur étreinte.
Sébastian en était absolument convaincu…il ne vivait que pour elle. Et elle, ne vivait que pour lui.
Il devait songer à remercier Bard.
Fin.
Traduction. (Désolée si elle n'est pas claire. Les sites de traduction ne sont pas fameux)
Je vis pourelle, tu sais
Lapremière fois que jel'ai rencontrée,
Je neme souviens pas comment, mais
Je suis alléà l'intérieuret y est resté.
Je vis pourelle parce qu'ellefait
Fortevibrerl'âme,
Vivre pour elleet non un fardeau.
Je vispour elle aussi, vous savez
Et ne soyez pasjaloux,
Elle appartient àtous ceux qui
Ont un besoinqui est toujours,
Commeunstéréodanslachambre,
De quelqu'un quiest seul etsait maintenant
C'estpour elle,pour ce
Je vispour elle.
Elleest une musequi nous invite
Le toucheravec les doigts,
Grâce àun piano
La mortest loin,
Je vispour elle.
Je vispour ellequi saitsouvent
Êtredouce et sensuelle
Parfois, ilvousfrappe à la tête, mais
Est unpuguoquin'a jamais fait mal.
Je vis pourelle, jesais que je suis
De ville en ville,
Souffrir un peu, mais au moins je vis.
C'est une douleurquand il démarre.
Je vispour elledans les hôtels.
Avecplaisir extrêmegrandit.
Je vispour elle dansle vortex.
Par ma voix
Développe etproduit l'amour.
Je vis pourelle, jen'ai rien d'autre
Et d'autres quirépondent
Comme moiqui ont écrit surleurs visages
Je vispour elle.
Je vispour elle
Sur une estradeou contre un mur
Je vispour elleà la limite.
Aussi...dansun avenirdifficile.
Je vispour elle debord.
Quotidienun exploit,
Le protagonistesera toujourselle.
Je vispour elleparce que maintenant
Je n'aipas d'autre issue,
Parce que vous savez, la musique
Je n'ai jamais vraimenttrahi.
Je vis pourelle parce qu'elleme donne
Reposeet prend note avecla liberté.
J'ai eu une autrevie que je vis,
Je vispour elle.
Je vis poursa musique.
Je vispour elle.
Je vispour elle estunique.
Je vispour elle.
Je vispour elle.
J'habitepour elle.
