Rah ! Je vais enfin pouvoir me consacrer à mes fics.
Chapitre 2 : T'as le droit de te plaindre
Samedi matin, 9h30.
Gros bruit.
Putain… chier…
'L'est quelle heure ?
-
'Rampe et me hisse comme un ver de terre et lève mollement un bras pour regarder le radio-réveil sur la table de nuit de Heero.
-
Raaaah trop tôt…
-
Heero se retourne dans son lit pour faire pareil que moi.
Dans le noir, nos mains se frôlent et, par surprise, je la retire plus ou moins rapidement dans ma somnolence post-nuit.
Me cogne la main contre quelque chose (que j'identifierai comme une lampe de chevet ou autre chose ? A voir).
Et fais tomber le radio-réveil.
-
Et meeeerde…
Je la sens pas la journée… j'la sens pas du tout.
-
'Me roule en boule sous ma couette et mets mon oreiller sur la tête alors qu'un nouveau bruit se fait entendre.
Et grommelle.
-'Tain… Cal'…
-
Elle est en train de détruire l'appart ou quoi ?
-
J'entends le bruit de draps qui se froissent, le radio-réveil remit à sa place, et des pas précautionneux sur le plancher après m'avoir enjambé.
La porte s'ouvre. De la lumière s'infiltre. Puis la porte se referme… mal.
Et voila. Je suis la dernière marmotte. Et ils vont réussir à me faire culpabiliser.
-
Me sens tout seul. J'aurais préféré que Heero reste. Au moins pour pouvoir me plaindre avec lui. Pour pouvoir partager avec lui mon ras le bol.
Mais non. Je sais pas ce qu'il est allé foutre, mais il reviendra pas.
Bah en fait si, je sais, il est allé prendre le ptit dèj.
Quitte à être réveillé, c'est pas du genre à reste glandouiller au lit rien que pour le plaisir. Il se lève.
Enfin d'habitude il m'attend avant de manger, pour pas manger tout seul. Mais comme Cal' est là…
Je vais manger tout seul si je me lève pas.
-
-Lumièèèèère bordeeeeel…
-
Il sait pas fermer une porte correctement ?
'Supporte pas de dormir avec la lumière.
'Devrait le savoir, depuis le temps.
-
Bon… puisqu'il faut se lever…
-
Avec beaucoup de mal et de jurons, je me lève, emmitouflé dans ma couette…
Je vacille, parce que marcher enrobé d'une couette comme une endive au jambon, c'est pas facile. Surtout tôt le matin, quand on s'est couché à une heure et demie du mat la veille…
Mes yeux sont aux trois quarts fermés, et la pièce est sombre. 'Vais me viander par terre…
Je me prends les pieds dans mes vêtements, roulés en boule au milieu de la petite chambre, et manque de me ramasser sur le sol…
Mais par miracle je retrouve l'équilibre, et avance comme un zombi vers l'entrée de la chambre…
-
Pour aller refermer la porte.
Là.
Et je vais faire la grasse mat, moi.
Rien à foutre.
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-Duooooooo ! Reveille toi, là !
-
Grmgl…
Bordel de m…
-
-Oula… ça sent le fauve ici !!!
-
Léthargie. Nuance.
Ca sent la léthargie.
C'est quand même plus beau comme terme, non ?
-
-Ca se voit que c'est deux mecs qui ont dormis dans une petite pièce.
-
'T'emmerde.
-
-…mmmm… Quelle heure ?
Je peux même plus faire de phrase entière tellement je suis mort. Je fais pas pitié ? Je mérite pas de continuer de pioncer ?
-Dix heures.
-'N'aurai pa 'u m'lai'er drmir… ???
-
Traduction : t'aurais pas pu me laisser dormir ?
-
-Mais nan, tel que je te connais t'aurais pieuté jusqu'à une heure de l'aprèm.
-
Bah quoi… c'est pas comme si c'était pas compréhensible.
-
Je sentis une masse me sauter à califourchon sur le dos (je dors à plat ventre) et gesticuler comme une cow-girl sur son cheval pour me faire lever.
-Allez feignasse, lève toi ! On a déjà déjeuné avec Heero.
-'ssssaiii-ai-ai-ais… (remué de partout mais bouge pas d'un poil)
-
Traduction : je sais.
-
-Debout !
Nan.
-Debout Duo !
Nan j'ai dis.
-Heero ? Viens m'aider à le lever, cette marmotte.
Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan…
-
Heero était à la porte et je sais pas quelle tête il doit faire, puisque j'ai refermé les yeux, mais ça doit pas l'étonner que je sois si peu matinal.
-Tu sais Jane, s'il veut pas se lever, ça m'étonnerai que t'arrives à le bouger.
-Tu sais Heero, c'est mon cousin. Et personne ne me résiste. Surtout pas mes cousins. Parce que attends, à chaque fois que ces flemmards dorment à dix heures le matin alors qu'on est en famille, je suis toujours là pour les faire abandonner leur plumard. Duo c'est rien à coté de Jules, mon frère. Ou Emmanuel, un autre cousin, le troisième fils de ma tante du coté de ma mère. Comme par hasard c'est toujours les mecs qu'il faut tirer du lit comme ça.
-
C'est ça, assomme moi de paroles, ça va marcher t'es sur la bonne voie.
-
-Bon Duo tu te lèves oui ou merde ??
-
Merde.
-
-Mmmmmm veux pas m'lever…
-Ok. Heero viens et assis toi sur lui aussi.
QUOI ??
-Ah non, je vais lui casser le dos.
-Non non je t'assure, il est solide. Et au moins ça le fera se lever.
-
Mais pourquoi ils me laissent pas tranquille merde alors ?! Z'ont pas besoin de moi pour vivre !
-
-Allez viens je te fais de la place derrière moi.
-
Aaah putain elle me bousille les vertèbres…
-
-Allez !
-
Heero va pas entrer dans son jeu… non…
Non…
NON… !
N… AAAAAAAAAAAAH LE SALAUUUUUUUUUD PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !!!!!!!!! IL M'A ECRASE LE COCCYS !!!
-
-Dégageeeeeeeeeeez !
-Ah ! Tu vois Heero, il réagit !
-Il est confortable en plus.
-
TRAÎTRE !!!!!!!!!!!!!!!
-
-Vous me bousillez le dos !!!
-Bah lève toi. J'ai pas envie de faire comme avec Manu.
-Et tu fais quoi à ce Manu ?
-Cal'… Heero espèce de… tu prends partit de la folle ! Et… mais t'es lourd !!!
-
Et Heero… ça lui fait que dalle de faire du dada sur moi !!!
Bon… dans un autre contexte, ça m'aurait bien plu, mais là… non… merde !
Il est assit juste au dessus de mon cul, sur les lombaires, et j'ai ses genoux sur mes hanches, mais il met pas tout son poids. Un peu plus haut par contre j'ai Jane qui m'écrase les vertèbres thoraciques.
Et je le dis en toute beauté :
Aïe.
-
-Tu veux que je te montre ?
-Je suis curieux de nature.
-Je lui fais ça. Pousse toi un peu.
-
Qu'est ce qu'elle…
-
clac !
-
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH TU AS OSE !!!!!!! TU AS OSE ME FRAPPER SUR LE CUL !!!!!!!! DEGAGEZ JE ME LEVE !!!!!!! CAL TU VAS MOURIR !!!!!!!!!!!
Satisfaite, la folle se lève en riant. Heero par contre reste sur mon dos, et se cale au milieu de ma colonne vertébrale en faisant attention de ne pas me péter le dos. Les genoux contre mes côtes, les mollets contre mes hanches.
-
Mmmmm… l'est pas désagréable quand même.
Mais… NAN ! Il va pas s'en tirer comme ça !
-
-'Te déteste. Vire de là. Tu me fais mal en plus.
-
J'étais bougon. Je suis bougon, et je resterai bougon toute la journée. Fallait pas me chercher.
-
-Tu vas pas te lever.
-Vire j'ai dis.
-Alors tu te lèves ?
-Bordel mais oui ok je vais me lever !
-Pour de vrai ?
-
J'arrive pas à le croire…
Me faire ça, à moi.
Lui.
-
Misère de misère de misère… Jane détint.
-
Il s'apprête à se lever.
-On t'attend.
-'M'le paieras. Pourquoi tu me laisses pas dormir comme d'habitude ?
Et il se penche, et me glisse à l'oreille, avec de l'amusement dans la voix.
-Parce que Jane a hâte de passer la journée avec son chouchou cousin chéri adoré qu'elle aime fort.
-
… (oula)
-
Réflexion faite, je vais me lever.
Pour pas la laisser seule avec lui.
Pour l'empêcher de lui raconter n'importe quoi.
Mieux vaut prévenir que guérir.
-
20 minutes plus tard.
-Ah. Quand même. On allait repartir à la charge.
-Je prenais une douche. Ca te dérange ?
-Roooh fais pas la mauvaise tête.
-Je fais ske je veux.
Je fais la tête quand on m'écrabouille dans mon lit le matin alors que je suis fatigué.
-
Nan mais oh.
-
-Y'a pu de jus d'orange !
C't'arnaque !
-Bah t'avais qu'à venir plus tôt.
-Ne me dis pas que t'as bu toute la bouteille ?!
-Ben… avec Heero, si.
-
Oh non…
Il faut PAS lui donner de vitamine C ! Elle en a pas besoin !
Il faut cacher le café, le thé, et tous les trucs énergétiques !
-
-Alors on fait quoi aujourd'hui ?
-Sais pas.
Elle se lève et s'accroche à mon cou.
-Cousiiiiiin…
-Grmlgl.
-Duduche !
-… !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
-
Oh la. HONTE.
La HONTE.
-
Et Heero qui pouffe de rire… ma vie est fichue.
-Je HAIS ce surnom à deux trous de balles !
Oh nan devant Heero en plus TT Black day…
-Je sais Duduche.
-Ne m'appelle plus jamais comme ça.
-Duduche.
Putain mais elle insiste ! Elle veut vraiment que je me tape la honte jusqu'au bout ! Jus-qu'au-bout !
-Arrête !
-Alors arrête de faire la gueule.
-Laisse moi prendre mon ptit dèj.
-Tu fais pu la gueule ?
-Il reste des croissants ?
-Si tu fais pu la gueule, répète après moi : Cal', ma cousine chérie, je t'aime.
-Lâche moi, sinon je vais te renverser du café dessus.
-« Cal', ma cousine chérie, je t'aime. »
-Heero, viens m'aider s'il te plait.
-« Caaaaal'…
-… ma cousine chérie… je t'aime… »
Avec résignation.
-Voila ! C'est pas compliqué !
-Maintenant pousse toi. La cuisine est petite mais assez grande pour que tu sois pas obligée de me coller comme ça.
-
Mon regard croisa celui de Heero qui en apparence montrait de la bonne humeur, mais à l'intérieur de lui il est carrément mort de rire. Bah… je ne lui demande pas de me comprendre, mais au moins de compatir. Et apparemment c'est pas le cas.
Je lui lance un regard noir, rancunier, pendant que lui pince ses lèvres pour ne pas éclater de rire.
-Toi cow-boy, tu perds rien pour attendre.
Ca ne fait que le faire réjouir encore plus. Ce fourbe.
-
Mais t'es trop beau, alors je te pardonne.
-
-J'imagine que Duo n'a pas prévu de programme spécial, alors je me suis permis de le faire, comme on accueille pas souvent de sa famille.
-C'est vrai ? T'as vu Duo, LUI c'est un gentleman. Il s'occupe des invités. Il se lève quand ils se lèvent. Il reste pas au pieu et les laissent pas se débrouiller tous seuls.
-
Ah nan. Finalement je lui pardonne pas.
-
-Au fait Cal', c'était quoi le gros bruit qu'on a entendu ce matin à neuf heure et demie ?
-Oh, j'ai voulu faire bouillir de l'eau alors j'ai cherché une casserole. Au passage j'ai fais tout tombé. Mais rien n'est cassé, j'ai vérifié. Et si y'a quelque chose de fendu, tu m'envoies la note, ok cousin ?
-Mouais…
-Vous avez pas de machine à café moderne comme les gens normaux. Alors faut pas s'étonner. Oh ! Justement en parlant de ça, y'a ma mère qui s'est acheté…
-
Blablabla. Ca recommence.
Nan mais dites moi… qu'ai-je fais pour mériter ça ??
Hein ?? Pourquoi moi ??
-
Samedi soir, 19h15.
Journée épuisante.
Karting. Laser game. Visite de la Fnac (rayon cd, je vous raconte pas la honte. Jane connaît des tas de chansons par cœur alors elle les chante avec le casque d'essaie. Voila. En plus y'avait pas de clim).
On fait une pause à l'appart', on bouffe et c'est partit pour la « boîte de night la plus mieux de la ville », paroles copyright Calamity.
Ben tiens, quand on parle du loup, elle sort de la douche et vient nous rejoindre dans le salon. Elle s'assied sur le canapé (se jette dessus plutôt) et toute réjouie, elle demande à Heero.
-Au fait, alors les amours, Heero, ça va ?
Heero qui ne s'attendait pas à cette question, surtout venant d'une personne inconnue, manqua de s'étouffer avec sa boisson. Je lui tape dans le dos naturellement en lui disant « Personne n'y échappe ».
-
Option un ?
Deux ?
Joker ?
Finalement ça m'intéresse, comme ça je peux vois si un jour par hasard j'ai ma chance.
-
-Bah… on bosse beaucoup et… j'ai pas trop le temps.
Ca je le savais.
-Rooooh c'est nul ! Faut se décontracter dans la vie ! Faut faire l'amour !
-Euh…
Elle a peut être pas tort…
-Mais Duo m'avait dis que t'avais une copine ??!
-
Hein. J'ai dis ça moi ?
Non… non je peux pas le croire, j'ai dis CA ??? Je LUI ai dis ça ??????
Passez moi une corde.
-
-Ah bon ?
Il me lança un regard « on verra ça quand elle sera partit ». D'ailleurs je me sens tout petit, là. C'est marrant, j'ai même envie de me barrer loin loin d'ici.
-Euh… c'est de famille !
Bah ouais. Mon excuse est nulle, mais vraie.
-Et puis Heero, c'est qui cette Len à qui tu téléphone tous les week-ends ?
-Ah ! C'est ma meilleure amie.
C'est bon à savoir.
-Mais… c'est tout ?
-Pourquoi ? T'es intéressé ?
Oh merde… j'aurais dû rien dire… mais quel con.
Non. Je ne rougis pas. C'est pas mon genre.
-Mais non…
Mais si TT
-Tant mieux, elle a déjà un copain.
-
Euh ?
Ah. Il parlait d'elle.
Ok. Bien. Parfait.
-
Je passe une main sur ma nuque qui m'est un peu douloureuse après avoir marché et m'être dépensée toute la journée. En plus toute la semaine j'avais la tête penchée sur mon bureau et le nez dans mes cours, donc ça me fait d'autant plus mal. Et puis dormir sur le dos la tête complètement tournée sur le coté (parce qu'il faut respirer, je vais pas dormir la face enfoncée dans l'oreiller), ça doit pas être génial non plus pour la nuque.
-Ah la vache… je suis courbaturé de partout.
Jane me répond un peu blasée.
-Bah, c'est parce que tu bosses trop. Dés que tu bouges un peu, ça y est t'es tout cassé.
J'adore ça définition de « journée d'enfer avec une personne surexcitée » : bouger un peu.
-Ouais ben moi j'aurai un bon salaire dans un an et je pourrai me payer des vacances dignes de ce nom.
-Je m'en fous, ce que je fais pour moi c'est des vacances. Et on va pas en reparler. Tu veux que je te fasse un massage ?
Ah. Autre définition. Celle de « broyer les épaules et les os du dos » : faire un massage.
-Non merci. Je les connais tes massacrages. Pardon, tes massages.
-Rien de ce que je fais ne te plait si j'ai bien compris.
T'as bien compris. Oh allez. Je suis méchant, là.
-Non pas du tout.
Ha ha. (Méchant moi)
-Et Heero il les fait bien les massages ?
Heero croyait qu'il avait réussi à se faire oublier…
Non Heero… ne rêve pas, elle t'a pas oublié mon pauvre.
-Ca va… enfin je sais pas, j'en ai jamais fais.
-Duo peut te servir de cobaye.
Merci. Sympa.
-Ouais, j'ai la tête à l'emploi. Super.
Mmm… massage de Heero ? Finalement je suis pas contre. Même si la comparaison des rongeurs par rapport à moi ne m'a sur le coup pas trop plue.
-
De l'autre coté du canapé, il étend sa jambe me donne un léger coup de pied sur le mollet pour attirer mon regard.
-Ramène toi, je vais te faire un massage. Et tu vas voir que les miens ne valent pas la tête que tu fais à cet instant précis.
Je ne me fais pas prier et me mets en position, c'est-à-dire (qui a osé avoir une image perverse quand j'ai dis « position » ??) dos à lui, les jambes repliées et rassemblées, mes bras les entourant et mon menton appuyé sur mes genoux. Je sentis pour la première fois les mains de Heero sur moi qui se posèrent sur mes épaules, puis qui s'enlevèrent pour dégager ma natte. Mes yeux se perdirent dans le vide.
Ses mains commencèrent par attaquer mes épaules complètement tendues et…
-
Ah oui.
Aaaaaah ouiiiii…
Mmmm c'est bon ça…
-
-Tes épaules sont un paquet de nœuds de nerfs.
-Mmmm ?
Ses doigts agiles appuient par pressions plus ou moins légères les muscles endoloris, comme si c'était de la pâte à modeler. Les pouces en premier, puis les autres doigts qui en même temps glissent en s'écartant sur les cotés. Ses mains pétrissent, malaxent avec lenteur, aisance, légèreté et souplesse.
-
Putain mais il me court-circuite ce qu'il me reste de neurones !
Mais… oh la vache, il est doué ce gars…
Woaaaaah… qu'est ce que ça fait du bien…
Un peu plus et je ronronne.
Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm…………….
Ahhh c'est bon… Mmmmm…
A ce rythme je vais…
-
Samedi soi, 23h55.
-DUOOOOOOOOOOOOOO REVEILLE TOIIIIIIIIIIII !!!
Que ? Quoi ? Qui ?
Putain mais qu'est ce que je fous là ?
-Il est déjà l'heure de se lever ?
-Un peu ! On y va là !
-On va où ?
-Ben en boîte !!!
-Ah… Mais… il est quelle heure ? Et qu'est ce que je fous allongé sur le canapé ??
-Tu t'es endormis.
Et là la mémoire me revient. Un flashback d'images au ralenti et de sensations.
Le fait que j'avais sommeil. Que j'étais vanné. Heero et son massage. Ses doigts qui me malaxaient les muscles suavement. Qui me pétrissaient les contractions et qui me détendaient.
-
Je cherche Heero des yeux, et ne le trouve pas. Il doit sûrement être à la salle de bain. D'ailleurs je vais voir la tête que je fais. Ca doit pas être triste.
-
J'avais raison.
Je vais me passer un coup d'eau froide sur la tronche, histoire de bien me réveiller.
-Alors ? Mon massage ?
Je fais couler l'eau du robinet et regarde le japonais dans la glace. Il s'est changé pour la boîte. Il a mit une chemise blanche et un jean serré. Et… qu'est ce qu'il est beau (petit air de déjà vu ?).
-Magnifique. C'était magnifique. Merci beaucoup.
-Je me demandais au bout d'un moment pourquoi tu ne donnais plus de signe de vie éveillée. Il était si bon que ça ?
-Pourquoi ? Tu veux faire carrière dans l'ostéopathie ? Fais gaffe vieux, tu m'auras souvent comme patient.
-
Ah mais non. Je veux pas qu'il fasse des massages comme ça aux autres. Ses massages, je les veux pour moi tout seul. Je partage pas.
-
On rit et Jane nous appela pour savoir si oui ou non on allait se dépêcher. Enfin moi je préfèrerai que non, mais de toute façon on n'a pas le choix.
