Un grand MERCI à vous tous pour les reviews, vous ne savez pas à quel point ça me fait plaisir ! J'adore savoir que ça vous plait, ça me rend heureuse ! Et puisque vous êtes si enthousiastes - et moi si impatiente - je vous donne le chapitre trois juste après ! Et je répondrai à toutes les reviews des auteurs
Titre : Je crois que je t'aime...
Disclaimer : Tout appartient à J. Davis excepté l'intrigue qui est de moi-même :3
Couple : Stiles/Derek
Rating : T pour ce chapitre !
POV : Stiles
Note : Spoiler saison 2 il me semble :3
Je crois que je t'aime...
Chapitre 2 : Derek
L'Alpha regardait ses Bêtas courir sous ses directives. Ce jour-là, il leur faisait travailler leur endurance, parce qu'il était important qu'ils puissent tenir la distance que ce soit pour fuir ou pour pourchasser un ennemi.
Tandis qu'il les observait, il prêtait une oreille attentive à Stiles, assit derrière lui. Le coeur de l'adolescent avait des accélérations soudaines qui inquiétaient l'Alpha. Ca lui rappelait trop de souvenirs. Il connaissait ce que traversait l'hyperactif ; les crises d'angoisses, de paniques, les nuits pleines de terreur. Il savait que Stiles avait encore des crises et des terreurs nocturnes.
S'il le savait, c'était parce qu'il surveillait l'adolescent de près. Plusieurs fois, pendant des réunions, il avait eu le temps de capter la tristesse, la détresse qui l'habitaient. Quand il pensait que personne ne le voyait, son masque joyeux tombait. Mais Derek continuait de l'observer, et dans ces moments là il n'avait qu'une envie, prendre l'adolescent dans ses bras. Il s'était étonné de ce sentiment mais il avait pensé que c'était parce que Stiles faisait partie de sa meute. Un Alpha se doit de veiller sur sa meute. Si l'un va mal, alors l'Alpha doit l'aider à aller mieux. Mais ce n'était pas tout à fait exacte, et il le savait. Il ne voulait pas l'admettre.
Tout avait commencé à changer, ce fameux soir face au Kanima, dans la piscine du lycée. Lorsqu'il avait cru que Stiles le laisserait mourir noyé. Paralysé par le venin, en plein milieu de deux mètres cinquante d'eau, son seul moyen de survie était l'adolescent, qui maintenait sa tête hors de l'eau. Stiles avait alors voulu récupérer son téléphone, posé sur le rebord de la piscine, pour appeler Scott en renfort. Sauf que pour atteindre son téléphone au plus vite, Stiles devait lâcher Derek, sans défense, incapable de nager. Derek s'était fermement opposé à cette idée. Il doutait que Stiles ne revienne le chercher. Il n'avait pas confiance.
Sans écouter ses protestations, l'adolescent l'avait lâché. Et il avait coulé. Encore et encore. Il avait touché le fond de la piscine. L'air dans ses poumons commençait à s'échapper. Il finit par manquer d'air. Il ferma les yeux, sentant déjà qu'il allait mourir ici, si sa paralysie ne disparaissait pas.
Mais soudain, il avait senti qu'on l'agrippait et qu'on le remontait. Dès que sa tête avait crevé la surface, il avait prit une grande inspiration. En ouvrant les yeux, il avait vu Stiles, le soutenant hors de l'eau. Il lui avait annoncé que Scott ne viendrait pas. Mais ça n'avait pas inquiété Derek. Stiles était revenu le chercher. Malgré tout ce que l'Alpha lui avait fait subir, Stiles ne l'avait pas laissé mourir. Il était loyal.
Il n'avait pas accordé toute sa confiance à l'adolescent, mais l'animosité qu'il ressentait envers lui avait largement diminué. Il s'était promis de ne plus trop le maltraité, pour le remercier. Et puis, il avait prêté un peu plus attention à Stiles, surtout parce que Scott avait rejoins sa meute, y intégrant son meilleur ami. Et il avait senti la détresse derrière le sourire, la tristesse derrière le sarcasme. Il avait reconnu les symptômes qu'il avait lui même combattus des années auparavant. Il s'était souvenu des crises qu'il avait eues, et que sa soeur Laura avait apaisées.
Il avait commencé à surveiller Stiles, comme il aurait veillé sur un de ses Bêtas. Mais il avait poussé sa surveillance plus loin, parce qu'il se retrouvait dans cet adolescent désemparé. Il veillait sur le jeune pendant son sommeil, vérifiant son rythme cardiaque. Lorsque l'hyperactif avait une crise pendant la nuit, Derek voulait entrer dans sa chambre pour l'aider, comme sa soeur le faisait. Mais le Shérif était là pour aider son fils, alors l'Alpha se contentait de rester près de la maison, au cas où.
Au fil du temps, il s'était rendu compte qu'il avait une certaine affection pour Stiles. L'adolescent l'agaçait, l'énervait, mais Derek l'appréciait. D'autant plus qu'il comprenait l'attitude de Stiles. L'Alpha s'était retranché derrière un mur infranchissable, derrière sa colère. Stiles lui s'était retranché derrière ses sarcasmes, une fausse joie.
D'une certaine mannière, il admirait cet adolescent qui avait continué d'avancé malgré tout. Les efforts du garçon pour se montrer fort alors qu'il était vulnérable. C'était une forme de courage dont faisait preuve Stiles. Il avait beau être un humain, Derek pensait qu'il était aussi fort qu'un de ses Bêtas. Et il était intelligent, en plus de ça, même s'il était terriblement bavard.
Alors que ses Bêtas couraient toujours, suppliant Derek d'arrêter leur torture, celui-ci repensait à sa vie à NewYork avec sa grande soeur. C'était la période la plus sombre de sa vie, elle se situait seulement deux semaines après l'incendie déclenché par Kate. Cette garce d'Argent. Il revoyait les flammes qui brûlait sa maison, il sentait encore les effluves de chair brûlée qui s'élevaient en voultes de fumées, il entendait encore les hurlements des loups et des humains de sa famille, de sa meute. Même après tout ce temps, ça faisait toujours aussi mal. Il réprima un frisson. Sa culpabilité refaisait surface. C'était de sa faute si Kate avait fait brûler sa maison, sa famille...
Sentant que sa mauvaise humeur allait faire du mal à ses Bêtas, il les congédia d'un ordre sec. Les loups, voyant le visage sombre de leur Alpha, ne demandèrent pas leur reste et se précipitèrent dehors.
Alors qu'il allait laisser libre cours à sa colère et à sa culpabilité, un battement coeur rapide attira son attention. Il se tourna pour voir que Stiles était toujours là. Au lieu de se sentir agacé ou irrité par la présence du garçon, il se sentit étrangement apaisé. Il s'approcha de l'adolescent.
-Tu comptes squatter ici encore longtemps ? lui demanda-t-il, essyant de ne pas montrer trop d'affection à l'hyperactif.
Voyant que celui-ci ne comprenait pas de quoi parlait l'Alpha, Derek désigna le hangar devenu vide. Stiles suivit son regard et la tristesse de garçon n'échappa pas au loup. La vulnérabilité de Stiles toucha Derek d'une manière plus profonde encore. Il avait envie de protéger ce garçon frêle et fragile qui devait faire face aux aléas de sa vie. La tristesse s'effaça bientôt du visage de Stiles et celui-ci adressa un sourir au loup.
-Ouais, je trouve ce hangar sympa, j'ai rarement vu plus luxueux, répondit-il, sarcastique.
Derek leva les yeux au ciel, agacé, mais pas autant qu'il l'aurait imaginé. Il était même plutôt attendri par l'effort que faisait Stiles pour paraître normal. Il n'avait sans doute pas vu l'inquiétude de l'Alpha.
-Est-ce que ça va ? demanda-t-il après que le silence se soit fait.
Lors de la séance d'entraînement, le coeur de Stiles s'était accéléré beaucoup de fois, plus que d'habitude. Il sentait que le jeune allait bientôt perdre pied. L'adolescent détourna le regard, le cachant au loup. Mais Derek savait ce qu'il voulait cacher : les larmes qu'il contenait. L'Alpha dut se faire violence pour ne pas enlacer Stiles et le réconforter. Il ne voulait pas effrayer son cadet. Celui-ci se releva alors, le regard toujours fuyant.
-Comme si ça t'intéressait, répondit-il finalement, la gorge nouée.
Derek serra les mâchoires et les poings. Paraissait-il si indifférent ? Bizarrement, il était vexé que Stiles ne se pense pas digne de son intérêt. Il soupira. Il fallait qu'il fasse comprendre au jeune homme qu'il n'était pas aussi insignifiant qu'il le croyait.
-Stiles, tu fais partie de ma meute, au même titre qu'un Bêta. Alors oui, ça m'intéresse de savoir comment tu vas. Depuis quelques temps, j'ai l'impression que tu es ailleurs. Qu'est-ce qui te tracasse ?
Quand est-ce que Stiles allait comprendre qu'il était avec eux, qu'il était aussi important qu'un loup, et que la meute le protégerait et prendrait soin de lui aussi longtemps qu'il en aurait besoin ? Mais, Derek parlait-il au nom de la meute, ou en son propre nom ? Il vit la surprise sur le visage de l'adolescent, qui n'avait toujours pas saisi qu'il était protégé.
-Ouais ça va, les cours tout ça... Harris me prend la tête, mentit Stiles en haussant les épaules. Rien ne me tracasse, c'est juste que j'ai pas mal de boulot en cours.
Son coeur s'était accéléré sous le coup du mensonge. Ne savait-il pas, depuis le temps, qu'on ne pouvait pas mentir à un loup ? Alors que Derek haussait un sourcil dubitatif et qu'il allait répliquer, Stiles partit dans un monologue. L'agacement du loup montait d'un cran à chaque fois que Stiles l'ignorait quand il l'appelait. Même en hurlant son prénom, l'adolescent continuait de débiter à une allure incroyable. Le loup ne comprenait même plus ce que l'adolescent disait, tant les mots étaient collés les uns aux autres. Il sentait la peur et le malaise du garçon aussi sûrement qu'il l'entendait parler. Il se résigna à le ramener sur terre de la manière forte.
A l'aide du loup à l'intérieur de lui, il plaqua durement l'adolescent contre le mur. Il regretta légèrement d'avoir été aussi violent quand il lut l'incompréhension et la douleur dans le regard noisette du garçon. Il eut envie de s'excuser, mais il ne le fit pas. Il avait enfin la paix, et pouvait en placer une. Il se mit à grogner pour que Stiles n'en profite pas pour reprendre là où il s'était arrêté.
-Ferme-la, Stiles, gronda Derek. Tu ouvriras la bouche quand tu arrêteras de mentir.
Il espérait que le garçon se livre à lui, pour qu'il puisse l'aider. Mais il n'en fit rien. A la place, il lui mentit encore une fois. Derek accentua la pression sur le jeune et gronda plus fort. Il voulait effrayer un peu son cadet pour que celui-ci déballe ce qu'il avait sur le coeur, sans avoir à mentir.
-Je te préviens une dernière fois. Si tu mens, je t'arrache la gorge. Avec mes dents.
Il cru apercevoir les commissures de ses lèvres se relever légèrement. Sa menace le faisait sourire ? Depuis quand exactement n'effrayait-il plus l'adolescent ? Il vit la lueur de défis s'allumer dans le regard du garçon, tandis qu'il penchait la tête en relevant le menton pour découvrir sa gorge, la lui offrant. Il pouvait entendre l'affolement du coeur du garçon, et voyait l'artère dans son cou se gonfler à mesure des battements. Il eut une soudaine envie de plonger pour embrasser cette artère. Il serra les dents, se demandant d'où pouvait lui venir une telle envie. Peut-être était-ce son loup qui ne demandait qu'à déchirer la gorge du garçon qui la lui offrait. Non, il savait que c'était faux. Son loup ne voulait aucun mal à Stiles. Au contraire. Il encourageait Derek à se rapprocher encore, à serrer l'adolescent contre lui, à respirer son odeur, à le lier à lui.
Derek inspira pour calmer ses ardeurs, mais ce fût une erreur. L'odeur de Stiles emplit ses narines, portant des effleuves du désir que ressentait le garçon. Cette odeur si envoûtante monta à la tête de l'Alpha, qui eut beaucoup de mal à ne pas grogner de satisfaction. Il dût faire un énorme effort pour ne pas se jeter sur l'adolescent en face de lui.
Lorsqu'il croisa le regard de Stiles, il se perdit dans la couleur noisette de ses yeux. Les pupilles du garçon étaient dilatées. S'il n'avait pas déjà senti l'odeur du désir, ses yeux lui aurait mis la puce à l'oreille. Le rythme cardiaque de l'adolescent augmenta encore, tandis qu'il s'approchait du loup. Derek aurait dû reculer, aurait dû se replier loin du garçon. Parce qu'il n'était pas prêt. Pas prêt à entamer quoi que ce soit avec qui que ce soit. Pas prêt à donner sa confiance, après ce qu'il avait subit avec Kate. Seulement, il fut incapable de bouger, pour la simple et bonne raison qu'il voulait de ce contact. Il en avait besoin.
Les lèvres de Stiles, chaudes et douces, se posèrent maladroitement sur celles, impatientes, de Derek. Il se tétanisa. Qu'était-il en train de faire ? Il ne devait pas faire ça. Il avait plusieurs raisons qui démontraient l'erreur qu'il faisait. D'abord, il ne voulait pas être de nouveau faible en s'encombrant de sentiments. Il ne pouvait pas désirer Stiles. Pas parce qu'ils étaient tout deux du même sexe, Derek était bien au dessus de tout ça. Mais parce que Stiles n'était qu'un adolescent, qui entrait à peine dans la vie. Tous ça n'était qu'une simple expérience pour lui, et sûrement un jour il partirait sans se retourner. S'il s'engageait, ce n'était pas pour une courte durée, juste le temps pour Stiles de se rendre compte qu'il ne voulait plus de ça. Et même si Stiles restait, Derek doutait d'être en mesure de le protéger toute sa vie. Stiles semblait être abonné aux ennuis... Mais lorsqu'il sentit les mains de l'adolescent s'accrocher à lui comme si sa vie en dépendait, ses pensées changèrent de direction. Il pouvait laisser le garçon entrer dans son coeur. Il sentait que Stiles en avait besoin. Derek voulait lui offrir le salut qu'il cherchait, la personne à qui se raccrocher pour ne pas sombrer. C'était même plus, il voulait être cette personne parce qu'il voulait protéger cet adolescent vulnérable, aussi vulnérable que Derek l'avait été.
Toutes ses réflexions fûrent balayées quand Stiles s'écarta avec précipitation. Il entendit plus qu'il ne vit l'adolescent se cogner la tête dans le mur. Le silence plana, tandis que l'Alpha se battait avec lui-même. Devait-il répondre ? En avait-il le droit ? Stiles était mineur, de six ans son cadet.
Un dicton retentit dans sa tête : Le coeur a ses raisons, que la raison ignore. Dicton stupide, d'après Derek. Mais pourtant, il sentait qu'il allait craquer, malgré tout ce que sa raison soufflait. Parce que son coeur le lui dictait. Il pensait qu'il avait repouser tout sentiment, mais c'était faux, Stiles avait réussi à fissurer son armure. Il éprouvait des sentiments pour Stiles, depuis plus longtemps qu'il ne le soupçonnait. Son loup jubilait. Depuis la première fois qu'il avait senti Stiles, il avait su qu'il le voulait. Il avait dû convaincre la partie humaine que c'était un besoin vital pour lui. Il avait besoin de Stiles, c'était son compagnon. Il ne pouvait plus se voiler la face.
Il aimait quand Stiles l'embêtait, il aimait quand il racontait des bêtises pour faire rire, il aimait surprendre le regard de son cadet sur lui. Et à cet instant, il aimait sentir Stiles contre lui, il aimait entendre son coeur s'affoler face à son regard, il aimait sentir le désir qu'il insipirait à l'adolescent. Il aimait Stiles, tout simplement. Il s'en rendait compte, maintenant.
Il avait pris sa décision. Il voulait essayer d'être avec Stiles. Il n'avait pas ressenti un désir aussi puissant depuis... Jamais, pour être honnête. Stiles enflammait ses sens. Il s'approcha doucement du garçon, et souffla tout contre ses lèvres :
-Tu n'aurais pas dû faire ça...
Et sa bouche partit à la recherche de celle de Stiles. Il relâcha la pression qu'il exerçait sur l'adolescent pour mieux attrapper ses hanches et le plaquer contre lui. A son contact, il sentit Stiles entrouvrir les lèvres. Il glissa sa langue dans l'interstice, et caressa celle de l'adolescent, le titillant, jouant avec lui. Stiles gémit contre ses lèvres, faisant frissonner l'Alpha.
Alors ça vous a plu mes p'tits loups ?
J'vous aime tellement que je ne peux pas vous laisser haleter à attendre le troisième et dernier chapitre, je vais vous donner la dernière lampée : j'espère que vous serez rassasiés pour un temps mes louveteaux ! - ok la métaphore filée du loup est facile, mais chou nah ? -
Laissez une tite review pour me dire si quelque chose ne va pas ! C'est très important pour progresser ! :D
