_ Utiliser... la force ?
Sans jamais se départir de son sourire, ni se formaliser des rejets et des insultes que son captif lui crachait au visage, Minos quitta son siège et alla rejoindre Albafica. Il s'agenouilla à sa hauteur, approcha son visage du sien de manière à ce que leurs regards soient parfaitement alignés et leva une main jusqu'aux cheveux bleutés. Ce dernier avait les yeux rivés dans les siens, chargés de haine et de mépris.
Le spectre attrapa une épaisse mèche entre ses doigts, l'effleurant délicatement. La sensation sous ses doigts nus était si délicate qu'il parut ému.
Puis, alors que son sourire s'élargissait davantage, il tira brusquement dessus. Le chevalier sursauta, grognant de douleur. Minos exerçait une pression si forte qu'Albafica devait se pencher en avant pour atténuer le mal. Et cette position, qui lui évoquait tant de faiblesse, lui fit presque regretter ses paroles.
_ C'est tentant, reprit le griffon en se délectant du rictus qui déformait la figure de son prisonnier. Je m'étais fait la réflexion lors de notre combat, là-haut. Te mettre à genoux...
Il réduisit la distance qui séparait sa bouche des oreilles du chevalier.
_ Ton visage est encore plus fascinant, lorsqu'il se contorsionne de douleur, murmura-t-il doucement, envoyant des frissons dans toute la colonne vertébrale d'Albafica. Je suis sûr que ton expression doit être semblable dans la jouissance.
Il termina sa phrase en recueillant le lobe de son ennemi entre ses dents, mordillant et suçant le bout de chair exposé. Le chevalier écarquilla les yeux et réprima un son de pure vulnérabilité. Il resta coincé dans sa gorge, l'empêchant de déglutir.
Le rire suave de Minos raisonna à nouveau dans la tête du Gold Saint tandis qu'il relâchait légèrement son emprise. Le spectre arrivait à créer une nébuleuse feutrée au milieu de cet endroit lugubre, et à lui faire éprouver des choses trop ambivalentes dans la même seconde, qui mettaient tous ses sens en contradiction. Sa poitrine était gonflée de haine, mais ses reins parcourus d'un plaisir malsain voulaient lui faire perdre le contrôle.
_ Pourtant… ne serait-ce pas une manière de te faciliter les choses ?
Les dents d'Albafica grincèrent bruyamment. Le souffle chaud qui s'abattait sur son cou était électrisant.
_ De quoi parles-tu ? articula-t-il.
_ De ta requête. Tu m'as suggéré d'utiliser la force en voulant me faire croire que ce serait dans mon intérêt…
_ Ah !
Le cri de souffrance qui transperça le silence grisa Minos, qui continuait de torturer la chevelure de son ennemi. Il lui fallut beaucoup de volonté pour ne pas céder à l'envie brûlante qu'il avait d'accéder à sa requête, en se laissant aller à la violence.
_ … Mais je pense que cela servirait au contraire le tien, dit-il en libérant le chevalier, ce qui fut plus difficile qu'il ne l'avait prévu.
Albafica eut un soupire inaudible lorsque la poigne démoniaque de son ennemi le soulagea de la douleur.
_ Te plier à mes désirs par la force reviendrait à te donner l'excuse parfaite pour succomber. Ta conscience serait soulagée par l'idée que, peu importe ce qui se produit, il ne s'agit nullement de ta volonté.
_ Je ne comprends pas -
_ Tut-tut, l'interrompit Minos.
Il saisit le menton du chevalier entre ses doigts brusquement pour le forcer à lui faire face.
_ Regarde-moi dans les yeux… oseras-tu vraiment me contredire ?
_ Je suis celui qui a été piégé, Minos ! N'inverse pas les rôles, s'exclama le Gold Saint en réponse.
_ Ah ah ah ah ah ! Tu es plus fin stratège que je ne le pensais.
_ Cela ne ferait aucune différence, alors pourquoi ne pas simplement abréger ?
_ Abréger quoi ? Minos choisit de rentrer volontairement dans le jeu de sa cible.
_ Que tu me fasses céder par la force, ou en m'hypnotisant, expliqua le chevalier, cela ne ferait aucune différence. La finalité n'en serait pas changée.
_ Et quelle est cette finalité ? s'enquit le spectre d'un air faussement inquiet.
_ Ce que je ressens véritablement, élucida le captif.
Minos soupira, déçu.
_ Pourquoi t'entêtes-tu ? demanda-t-il d'un air dépité. Je ne suis pas sensible à cet argument.
Il haussa les épaules d'une manière qu'Albafica trouva presque candide. Le contraste qui régnait entre les paroles et les actions de cet hommes était aussi déstabilisant que les émotions qui le submergeaient.
_ La finalité, puisque tu tiens à en parler, n'est qu'une affaire de symbolique.
_ De symbolique ?
_ Parfaitement ! Regarde, tu es le Chevaliers des Poissons, alors disons que mon objectif est de te pêcher. Je peux choisir, soit, de prendre mon temps afin de réussir à t'envelopper dans un délicat filet qui te sortiras indemne de l'eau… Soit, de céder à la hâte et te sortir de l'eau au bout d'un hameçon tranchant qui aura lacéré tes branchies.
_ Je ne suis pas un poisson ! s'indigna le jeune homme et les sourcils de Minos s'affaissèrent lascivement.
_ C'est une métaphore, ne soit pas si susceptible, soupira-t-il. Cela signifie simplement que l'objectif est inéluctable, mais que pour autant, son dénouement et sa saveur dépendent du déroulement et de la manière dont je m'y prends.
_ "La fin justifie les moyens", voilà tout ce que ton verbiage inutile sous-entend, cracha le chevalier.
_ Oh, tu n'as pas idée de combien cet adage est juste. Une partie de chasse dépend toujours de la façon dont on l'envisage, même si celle-ci n'a pour unique but que de ramener la proie. Si je la pourchasse sans réflexion, et que je la déchiquette après l'avoir attrapée, je ne peux plus jouer avec. Pire, cela me réduit à l'état d'animal.
Minos fit un geste gracieux de la main pour accompagner ses propos.
_ Je suis un esthète, pour l'amour d'Hades, combien de fois vas-tu me forcer à le répéter ? Le raffinement veut que ton corps reste intact. En d'autre terme, la seule chose que je suis autorisé à briser… c'est ton âme.
Plusieurs heures, ou peut-être des jours, passèrent sans qu'Albafica ne puisse définir la moindre notion du temps.
Minos se montrait toujours plus patient et compréhensif, à mesure qu'il rejetait ses assauts avec une véhémence croissante. Depuis qu'il était ici, le temps s'étirait à l'infini, parsemé de débats stériles entre deux êtres qui ne se comprenaient pas et de moments de solitude interminables.
Car le chevalier, devenant de plus en plus vindicatif au fil de leurs échanges, avait acquis une certaine confiance devant la fausse passivité de son ennemi. Il lui crachait son dégoût au visage sans craindre de représailles.
Et lorsqu'Albafica devenait trop insultant, Minos se contentait de disparaître de sa vue un moment. Le chevalier ne savait ni où il allait, ni s'il pouvait toujours l'observer de là où il était, mais ces instants sonnaient comme un répit salvateur, l'encourageant à déverser ses fiels avec toujours plus d'ardeur.
Cependant, ces périodes volées qui étaient devenues une béquille l'empêchant de flancher, commencèrent à se teinter d'un arrière goût amère. Seul dans cette pièce aux allures de cage, prisonnier des liens de la Cosmic Marionetion qui l'attachaient à son fauteuil, une froideur sinistre finit par l'envahir.
Albafica se mit à grelotter, ses dents s'entrechoquant dans un bruit subtile de claquements irréguliers.
Minos réapparut. Il découvrit son captif plus anéanti que jamais et une lueur indescriptible traversa ses yeux. Il s'agenouilla devant sa victime et posa une main sur l'un de ses genoux.
Ce dernier susauta, n'ayant visiblement pas entendu le spectre arriver. Il resta muet plusieurs secondes sans montrer le moindre signe de résistance, puis il murmura :
_ Tu es parti… longtemps.
Minos appliqua une pression réconfortante sur le genoux du chevalier.
_ Vraiment ? Je ne veux simplement pas t'accabler.
_ … Froid…
_ Excuse-moi ? dit Minos en tendant l'oreille, bien qu'il ait parfaitement compris, les grelottements du bleuté ne trompaient pas.
_ J'ai froid, répéta Albafica d'un ton haché.
_ Je vois.
Le spectre se releva, mais le chevalier eut un brusque mouvement de recul alors qu'il se penchait au-dessus de lui.
_ Ne me touche pas ! dit-il d'un ton désespéré en levant deux yeux rouges et vitreux sur son ennemi.
Celui-ci fit un geste rassurant, lui montrant les paumes de ses mains.
_ Je n'en avais pas l'intention.
Il conjura une épaisse couverture après avoir prononcé ses paroles, et le chevalier s'en empara sèchement, sans retourner la moindre gratitude.
Après quelques instants, le jeune homme retrouva des couleurs.
_ Tu t'imagines que je ne me rends compte de rien, n'est ce pas ?
Le griffon haussa un sourcil. Albafica avait appris que c'était une manière de l'inviter à continuer, lui signifiant qu'il avait son attention.
_ J'ai repéré ton manège depuis longtemps.
_ Vraiment ? sourit Minos.
_ Cette fausse bienveillance avec laquelle tu me traites…, Le chevalier eut un rictus, ne dupe personne.
_ Bienveillance ? Ah ! Où as-tu été chercher cela ?
Albafica ouvrit la bouche, mais, désarçonné par la réponse de son ennemi, il perdit ses mots.
_ Depuis quand suis-je bienveillant ? Ce mot ne me sied guère, même dans une autre dimension, concéda le spectre. Je ne suis pas bienveillant, Albafica. En revanche, je te traite avec les égards qui te sont dus, c'est aussi simple que cela.
_ Foutaises.
_ Mon estime pour toi est réelle, que tu l'admettes ou non. Tu ne m'empêcheras pas de prendre soin de toi, car j'ai toujours pris soin des belles choses... Et cela n'a rien de bienveillant, pour ne rien te cacher.
_ En effet, tu es probablement la personne la plus malsaine et sournoise que je connaisse.
Le spectre ne releva pas. Il était satisfait de la tournure que prenaient les événements. La résistance psychologique de sa victime s'amenuisait, et ses réactions devenaient plus modérées.
_ Quel sujet as-tu envie d'aborder ?
Minos finissait toujours par poser cette question, précisément en ces termes, lors de leurs entretiens. Mais la réponse qui s'ensuivait n'était jamais coopérative, sans surprise. En général, le chevalier l'ignorait, ou lui envoyait un sarcasme que le griffon essuyait calmement, s'affectant à l'impassibilité la plus parfaite.
Au final, il se contentait d'évoquer différentes choses au hasard, jusqu'à ce l'une d'elles finisse par susciter une réaction. Cela lui permettait de mieux connaître sa cible.
Le chevalier pouvait passer de longs moments silencieux, comme sourd aux mots que prononçait inlassablement Minos. Puis, subitement, devant des propos que le griffon trouvait pour sa part tout à fait anodins, il réagissait violemment. Et ce dernier en avait déduit que, pour une raison quelconque, les propos en question avait dû heurter sa sensibilité.
Et Minos avait compris que sa sensibilité était très grande. Presque sans limite.
Toutefois, il comprit également très vite que, là où il pensait avoir trouvé la faiblesse de son adversaire, il avait en fait trouvé sa véritable force.
Cette constatation le fascinait, car le spectre avait pu mesurer toute l'étendue de la détermination que lui conférait ce qui était une faille en apparence. Cela le rendait presque inébranlable et renforçait ses convictions.
Sans cette profonde sensibilité, Minos savait que son prisonnier aurait depuis longtemps rendu les armes.
Mais il sourit intérieurement, car la spécialité du subordonné d'Hades était de retourner les avantages de ses adversaires contre eux, et le chevalier ne ferait pas exception.
_ Pourquoi refuses-tu de te résoudre ?
Étonnement, Albafica répondit immédiatement. Minos remarqua la teinte voilée qu'avait pris sa voix.
_ Me résoudre à quoi ? demanda-t-il doucement.
_ Tout cela ne mène nulle part. Tu n'en tires aucun profit.
Le griffon arqua un sourcil d'une manière très artistique. Il réduisit la distance raisonnable qu'il avait mis entre eux juste avant et se retrouva à la hauteur du chevalier. L'expression qu'il lui offrit était sceptique.
_ Que sais-tu de ce qui me profite ou non ? Et d'autre part…
Il pencha la tête sur le côté.
_ Pourquoi es-tu si pressé ?
_ Je…
Le chevalier referma la bouche, incapable de répondre.
_ Tu sembles nerveux. Préférerais-tu t'adonner à d'autres activités, peut-être ?
La suggestion aux allures innocente n'étaient rien de plus que des avances dissimulées, et Albafica s'en rendait bien compte.
_ Tant que je serai retenu prisonnier ici, avec toi, rien ne me conviendra.
_ Certes, approuva le griffon. En l'état actuel des choses, tu as probablement raison. Mais j'ai remarqué une chose merveilleuse te concernant, c'est que rien n'est figé. Tu changeras d'avis, pour notre bien à tous les deux. Tu n'as qu'une chose à faire... Tu n'as qu'à céder.
_ Tch… Le chevalier détourna son regard écœuré et décida qu'il valait mieux scruter le vide, et ignorer le spectre par la même occasion.
Minos inclina la tête respectueusement devant cet énième rejet et se détourna, prenant la direction qu'il empruntait lorsqu'il disparaissait. Pourtant, cette fois là, son invité ne fut plus en mesure de se contenir.
_ Minos ! Tu fuis encore !
L'interpellé stoppa sa marche, resta immobile quelques secondes durant lesquelles le chevalier dévisageait son dos. Puis il finit par tourner légèrement la tête vers Albafica, sans pour autant donner de signe qu'il reviendrait auprès de lui.
_ Moi, fuir ? C'est ironique que tu dises cela.
_ Peu importe combien de fois tu disparaîtras, ou le nombre d'heures où tu me laisseras seul, ça ne changera rien ! siffla le Gold Saint avec l'énergie du désespoir. N'oublie pas que je suis un solitaire, que j'ai toujours été seul et que c'est ma manière de vivre ! Tu n'arriveras à rien de cette manière !
Le griffon fronça les sourcils et resta silencieux, le temps que son visage se teinte d'une perplexité simulée.
_ Alors où est le problème… ?
Sur ces mots, il détourna la tête et repris sa marche sans un regard en arrière.
_ Tu… Minos ! Reviens et affronte la vérité ! Tu n'obtiendras rien de - Minos !
Mais le spectre avait déjà disparut de sa vision.
Un cri de rage transperça la tranquillité qui régnait dans la pièce caverneuse, et tout redevint silence.
A l'exception du bruit de claquements irréguliers qui reprit son cours, car les dent du chevalier recommencèrent à s'entrechoquer.
C'était froid, sinistre et angoissant. La sensation ressemblait à une lame brûlante qui s'attaquait directement à son cœur, si chaude qu'elle en paraissait d'abord glaciale. Le sifflement du silence était lourd, pesant. Il torturait tous ses sens.
C'était vrai, Albafica était un solitaire.
Mais aujourd'hui, il réalisait que ce n'était pas par choix. Et que sa vie s'était achevée sans qu'il ne le constate jamais vraiment. Son existence entière, il l'avait passée seul, croyant fermement que c'était ce qu'il voulait, qu'il n'avait besoin de rien, ni de personne. Il s'était renfermé sur lui-même et avait annihilé son instinct. Car tous les hommes s'articulent à leurs semblables pour survivre.
Mais lui n'en avait pas le droit.
Parce qu'en restant auprès d'eux, il les blessait. Il était un poison pour ceux qu'il voulait protéger, qu'il voulait aimer et chérir.
Il n'en avait pas le droit.
Un amour unilatéral, c'était tout ce à quoi il pouvait prétendre. C'était cela, la lame brûlante qui martyrisait son coeur.
_ C'est douloureux, n'est ce pas ?
Albafica ouvrit les yeux et sursauta, désorienté. Il inspira bruyamment quand son regard se posa sur le visage de son ennemi, qui était juste en face du sien.
S'était-il assoupi ? Et quelle était cette horrible sensation de tristesse qui pourfendait sa poitrine ?
Il rencontra les yeux du spectre. Ces deux orbes améthystes qui s'accordaient si bien aux vagues de fumée pourpre qui remontaient du sol. Ils étaient implacables, mais remplis de dévotion et d'admiration.
_ Devoir se tenir à l'écart de ce qu'on aime, se contenter de l'observer de loin, le désirer mais ne jamais l'obtenir…
Leurs regards s'étaient résolument accrochés.
_ Attendre et espérer d'être aimé en retour, tout en sachant que c'est impossible, voilà un drame terrible. N'est-ce pas, Albafica ?
L'interpellé resta silencieux. Sa gorge était nouée par la souffrance, celle qu'il avait contenue et qui rejaillissait à ce moment précis en une seule salve impitoyable. Une larme coula sur sa joue, avant de mourir le long de sa mâchoire crispée.
_ Tu ne sais rien de l'amour, murmura-t-il lorsqu'il retrouva l'usage de la parole. Tu es dénué d'empathie et de compassion, ton âme est vide de ces sentiments purs, alors n'essaie pas de les appréhender. Tu les souillerais.
Puis il se détourna lorsqu'il finit sa phrase, affligé de dévoiler tant de faiblesse.
_ Je suis plus nuancé que tu ne le crois, se défendit calmement le spectre. Regarde-moi… Regarde-moi !
Le chevalier sursauta à nouveau, et s'exécuta. Il rencontra les yeux du griffon, masquant difficilement le bouleversement qu'ils lui causaient.
_ Que peux-tu voir ?
Albafica ne répondit rien, pourtant la vision de son ennemi lui évoquait tant de choses. Jamais personne n'avait posé un tel regard sur lui. Il était comme un feu follet, l'unique source de chaleur que lui offrait cet endroit. Et il devenait de plus en plus dur de s'en détourner.
Minos leva une main jusqu'à la joue humide du chevalier, établissant un contact charnel d'une extrême douceur. Un contact qu'Albafica avait tant désiré éprouver mais qui lui était interdit.
La peau du spectre aurait dû être froide, et pourtant, elle était si chaude…
Albafica rompit la caresse en reculant son visage. C'était trop. Il allait se noyer dans le tumulte des émotions que lui infligeait son pire ennemi.
Ce dernier soupira et laissa retomber sa main lourdement.
_ Nous sommes semblables, Albafica. Ce que nous désirons le plus, nous ne pouvons pas l'obtenir. Notre souffrance est la même. La seule différence, c'est que moi, je ne peux consentir au sacrifice de renoncer à mes désirs.
Le spectre se rapprocha davantage.
_ Je ne peux me résoudre à renoncer à toi… souffla-t-il en posant une main sur la poitrine du chevalier.
Albafica était à bout de forces, incapable de bouger. Les liens qui l'entravaient lui semblaient plus solides que jamais, même avec toute la volonté du monde, il savait que c'était peine perdue.
Minos avait le dessus, encore une fois, et de nouvelles larmes s'échappèrent de ses yeux bleus.
_ Tu n'as qu'une seule chose à faire, et le calvaire prendra fin. Tu n'as qu'à céder.
Hey tout le monde ! Je suis désolée d'avoir été si longue à updater cette fiction, j'ai eu énormément de mal à me concentrer sur mes écrits ces derniers temps u_u Bref, le chapitre est assez court, parce qu'il aurait été trop long si je ne l'avais pas divisé en deux, j'ai donc préféré faire comme ça. J'ai bien l'intention de terminer cette histoire, ne vous en faites pas !
Merci encore de me lire, et à très vite *3*
