Voici le chapitre 1, j'espère qu'il va vous plaire. Si vous souhaitez lire les textes en anglais, allez voir Nemesis de Xinhui.


6 ans plus tards

Lauren Hellewell sortait de son cours de potions, son dernier cours de la journée. Elle était de bonne humeur, et pour cause, coincé sous la couverture de son grimoire ,contre sa poitrine, trônait son A+ en pratique d'élixir de vérité. Son professeur était fière d'elle. Même s'il ne l'avait pas proprement dit, elle s'en doutait à l'exceptionnel petit sourire que lui avait adressé Rogue en lui rendant la fiche d'évaluation. Elle avait su par un dernier année qu'il se ventait souvent d'une élève de Serpentard de 6ème année qui « les surpassait tous , bandes d'abrutis! ». Si ça se n'était pas du respect de la part de son professeur elle ne comprenait pas. Elle marchait dans les couloirs sombres, seulement éclairés par les lanternes, de son éternel pas dansant, chantant la dernière chanson qu'elle avait entendue à la radio moldue. Elle ne voyait pas arriver la silhouette qui fonçait droit sur elle. Il était inévitable, que Miss Hellewell se retrouva au sol, son livre déjà bien esquinté, ouvert à ses pieds.

- Bordel ! Tu regardes jamais où tu vas ! Jura-t-elle à la silhouette qui la dominait de toute sa hauteur.

Cette demoiselle, élevée par des Moldus, avait gardé cette fâcheuse habitude de jurer et d'insulter en Moldus. Dans une école de sorciers, au quart l'esprit très aigus, c'était assez mal vu.

- Que faisais-tu sur mon chemin, Sang de Bourbe ? demanda Pansy Parkinson, un sourire moqueur sur son visage de pékinois pathétique.

Lauren serra la mâchoire. Elle ne pouvait pas sentir cette fille, avec cette air supérieur alors qu'elle ne valait tout simplement rien. Pour l'énerver , elle lui fit son sourire digne d'une pub de dentifrice moldue.

- Tu sais très bien où je vais, tu le sais parfaitement même.

Elle avait fait exprès de ne pas répondre à sa question en donnant une autre réponse qui, elle le savait, allait la mettre hors d'elle. Elle jubila quand l'air triomphant de Pansy disparut en un coup de baguette magique.

- Il ne te mérite pas. Ton sang de Bourbe pourrit littéralement son sang pur.

Lauren fit une grimace. Elle commençait sérieusement à se lasser de cette « insulte » qui rythmait ses journées.

- Ouh... c'est pas très gentil de dire ça, plaisanta-t-elle en se relevant.

Elle épousseta le derrière de sa jupe puis ramassa son livre sous le regard agacé et haineux de Pansy.

- Tu m'excuseras ? Je suis attendue, Sourit-elle en la contournant.

Depuis ses débuts à Poudlard, elle ne s'était pas entendu avec cette... peste. Elle cherchait systématiquement la confrontation. Au lieu de faire un vrai duel de sorts en bonne et du forme, où Lauren était certaine de gagner, elle préférait les petits coups foireux, comme, par exemple, une bousculade dans un couloir vide et mal éclairé. Ridicule. Pansy avait beau être en dernière année, Lauren la surpassait sur tous les plans. Même relationnel. Depuis le temps que le pékinois hargneux bavait sur le beau blond, c'était avec Lauren qu'il entretenait une relation très « intime ».

Devant le portrait des préfets, Lauren se recoiffa en vitesse, et déclara la formule-passe. La nymphe du tableau la reluqua mais lui ouvrit de contre-grâce. Lauren haussa les yeux au ciel. Elle mis les pieds dans la grande salle, beaucoup plus luxueuse que que la salle commune des Serpentards. Elle était en admiration devant la vue qu'offrait cette salle. Elle posa son grimoire sur la table en bois massif qui trônait au milieu de la salle. Elle ne comprenait pas que cette table soit si longue, avec autant de sièges alors qu'ils n'étaient que deux préfets. Elle retira sa cape et la plia en deux sur le dossier d'un des fauteuils. Le feu de la cheminée était éteint. Ce qui avait pour signification que personne n'était ici, Drago n'était pas dans sa chambre. Elle s'appuya contre une des fenêtres et se délecta de la vue du soleil se couchant. Ce qu'elle appréciait dans ce spectacle, en plus du fait que ce moment laisse place à la nuit, moment de la journée qu'elle adorait, mais elle savait cet instant universel. Ses parents étaient peut-être en train de regarder ce même soleil qui tire se révérence, eux aussi . Silencieusement, deux bras lui enserrèrent la taille et une bouche se nicha dans son cou.

- Je ne t'attendais pas si tôt, sourit le préfet des Serpentards en picotant la peau de la nuque de Lauren de ses petits baisers.

Elle sourit. Cette personnalité là, il ne la montrait à personne. Sa réputation en prendrait un coup. Être tendre avec une sorcière aux parents moldus ? Et puis quoi encore ? Elle n'osait même pas imaginer la réaction de Malefoy père, si il apprenait leur liaison. Elle ne serait sûrement plus là. Il n'était jamais aussi tactile en dehors de cette pièce, quand il se savaient seuls. Alors qu'il l'embrassait toujours, Drago glissa ses mains froides sous le chemisier de sa petite amie. Celle ci se colla un peu plus à lui, passant sa main dans ses cheveux presque blancs.

- Granger ne devrait pas tarder, avec une élève, à qui elle donne des cours de soutient, murmura-t-il d'une voix dure contre la peau de son cou.

Lauren soupira, leurs petits moments seuls se faisaient de plus en plus rare. Drago se dégagea brusquement de leur étreinte. Si elle ne le connaissait pas, leur pourrait croire que ça l'éxasperait autant qu'elle.


Joshua Abbot se dirigeait vers la bibliothèque. Il fallait vraiment qu'elle comble ses lacunes en potions. Ça pouvait toujours servir. Sa sœur était beaucoup plus forte qu'elle en pratique. Mais la cadette était beaucoup plus raisonnée, beaucoup plus dans la réflexion et la théorie. Elle connaissait toutes les plantes, toutes leurs utilisations, mais le mélange restait son problème. Lauren Hellewell, excellait toujours. En plus d'être belle et intelligente et douée, ses parents étaient des moldus. Cela inspirait à Joshua du respect. Les Né-Moldus devait se battre dix fois plus que les sorciers normaux comme elle. Et cela les réussissait, Lauren Hellewell, Hermione Granger, Lily Evans Potter, Colin et Denis Crivey,Justin Finch-Fletchley, Dean Thomas tous, était doués. Cette année Lauren était la seul Née-Moldue, De loin Joshua la regardait, l'admirait. Elle n'en avait parlé à personne, elle était une Griffondor, soit l'ennemi héréditaire de Serpentard. Joshua était un sang mélé, son père était un moldu, mais il s'agissait du seul personnages non-sorcier de la famille. C'était différent. Du moins, c'est comme ça qu'elle voyait les choses. Par réflexe, elle appuya son index sur l'arête de son nez, là où, il y a à peine 5 jours, trônait ses lunettes à grosses montures, troquées contre un sort de vue qu'elle avait su dompter. Son grimoire de seconde main contre sa hanche, elle entra dans l'immense bibliothèque. Elle s'engageât dans les rayons qu'elle connaissait par cœur.

- Psst !

Joshua sursauta alors qu'elle cherchait un livre sur les potions courantes. Hermione se trouvait derrière l'étagère, au dessus des livres, Joshua distinguait ses yeux rieurs.

- On révise toujours ses techniques de défenses CFM ? Demanda-t-elle par dessus les ouvrages.

Joshua la fixa.

- défenses de quoi ? S'étonna t-elle

Hermione rit puis contourna le meuble massif remplit de livres pour se retrouver face à sa protégée.

- Contre les Forces duMal !

Joshua détourna le regard en haussant les sourcils. Déjà que ce n'était pas du tout évident comme matière, mais si en plus elle avait son propre jargon, elle était mal partie.

- Qu'est ce qui te pose problèmes ? Demanda gentiment Hermione en cherchant à capter son regard.

- jmlmnlmnnllm...

Hermione rapprocha son visage de celui de sa cadette.

- Pardon ?

- J'ai peur !

Hermione se recula, les poings sur les hanches, l'air songeur. Pas de traces de moquerie sur son visage soucieux.

- Dis ? Tu crois qu'on peut utiliser la salle de tournois, si on demande ?

Hermione secoua la tête.

- humhum... Ron et Harry s'exercent déjà là bas, ils l'avaient réservées.

Un silence s'installa alors que la sorcière plus expérimentée réfléchissait.

- De toute façon j'avais prévenu Malefoy, donc on ira dans la salle des préfets. Ca ne te pose pas de problèmes ?


Lauren aplati sa chemise sur son ventre. Quand Drago était de mauvaise humeur comme ça, soit il voulait faire l'amour, soit ils se disputaient violemment, la main à la baguette. Là, elle ne savait pas trop. Elle se dirigeait vers sa cape. Quand il était si taciturne, la meilleure chose à faire était de le laisser seul. Il s'était avachit sur un des fauteuil en cuir, près de la cheminée éteinte, la main sur les yeux. Elle lui jeta un coup d'oeil. Ils étaient ensemble depuis plus d'un an. Avec tout ce temps auprès de lui, elle ne savait toujours pas ce qu'il se passait dans sa tête ni comment réagir.

- Lacanum inflamarae, déclara-t-elle, dirigeant sa baguette de saule vers la cheminée, qui accueillis la gerbe de feu.

Elle soupira et s'accroupit près de lui.

- Dis moi, s'enquit-elle en passant la main dans ses cheveux.

Brusquement, il l'attira à lui, plaquant ses lèvres sur les siennes. Elle se laissa faire, répondant à se baiser , en passant ses bras derrière sa nuque, se collant à lui.

- Tu peux retirer tes chaussures pour être plus à l'aise, proposa une voix derrière eux.

Drago rompit le baiser, et colla son front à celui de sa petite amie. Hermione avait le chic d'arriver quand il faillait pas. Lauren ferma les yeux en soupirant.


Hermione conduisit Joshua jusqu'au portrait des préfets. Elle prononça d'une voix clair la formule-passe et l'invita à entrer en première. Miss Abbot, tomba nez à nez avec Malefoy et Hellewell qui s'embrassait de façon... très passionnée.

- Tu peux retirer tes chaussures pour être plus à l'aise, dit Hemione derrière elle en retirant sa cape.

Apparemment, elle n'avait pas remarqué le couple. Joshua détourna le regard. Malefoy se releva et jeta un regard assassin aux deux arrivantes. Hermione lui adressa un sourire mauvais. Comme quoi, vivre ensemble ne voulait pas signifier que les relations étaient mieux.

- Je t'avais prévenu qu'il y a avait des chances pour que j'arrive. Je t'empêche pas de faire ce que tu veux dans ta chambre, et encore moins de faire ce que tu veux dans ta chambre avec un sort de silence.

Drago lui jeta un coup d'œil méprisant pour toute réponse, saisit le visage de Hellewell et l'embrassa tendrement. Il se releva de son fauteuil et traversa la salle pour s'enfermer dans sa chambre. Un sort obfirmatis lancé contre sa serrure pour que personne ne l'ouvre. Hellewell se releva, prit sa cape et ressortit, adressant un poli signe de tête à sa supérieur qui croisait les bras contre sa poitrine.


Review ?