Note de l'auteur :Voilà, chapitre 2, d'une longueur plus décente..
J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture:D
Amy entendit les feuilles mortes craquer sous ses pieds quand elle s'engagea à l'extérieur du TARDIS. Ils avaient atterri au beau milieu d'une forêt qui paraissait s'étendre immensément. Le vent automnal balayait les arbres, et tandis que les feuilles oranges voletaient autour d'eux, la jeune fille frissonna et tira les manches de son sweat-shirt rouge au niveau de ses mains. Elle en déduisait que le climat anglais n'était pas franchement plus amical à l'époque qu'il ne l'était au XXIeme siècle : il devait faire aux alentours de cinq degrés. Enfin, au moins il ne pleuvait pas. Pendant ce temps le Docteur, extatique comme toujours, était lui aussi sorti de sa machine et s'apprêtait à gambader à travers les bois. Il s'arrêta néanmoins la main au niveau du front, histoire d'inspecter les alentours de son œil perçant. Amy ne pouvait guère ne pas prêter attention au léger froncement de sourcil qui apparut sur le visage du Docteur. Apparemment, il ne reconnaissait pas l'endroit. Mais bon, il s'agissait d'une banale forêt non ? Semblables à des milliers . Il paraissait peu probable que son ami, même aussi expérimenté qu'il était, puisse distinguer un bois d'un autre, simplement en ayant vu un périmètre d'une dizaine de mètres. Lorsqu'il se retourna vers elle, son visage portait encore la trace d'une vague inquiétude. Amy s'avança à sa hauteur et lui tapota le bras :
- « Alors Docteur, quoi de neuf ? »
- « Et bien à priori nous sommes arrivés dans une des quelques centaines de forêts qui recouvraient Albion à l'époque, ce qui ne m'aide pas exactement pour me repérer. Mais le véritable problème Amy, c'est que j'ai entendu des feuilles craquer et des bruissements de buisson qui n'ont rien à voir avec le vent et dont nous ne sommes pas non plus la cause. Je pense ne pas trop m'avancer en disant que nous ne sommes pas seuls ici. Ce n'est peut être pas la meilleure nouvelle de la journée, car étranger que nous sommes, notre arrivée impromptue pourrait être considérée comme un acte d'agression, et... »
Le Docteur n'eut jamais le temps de finir sa phrase. Une horde de sauvages surgit soudainement de la végétation alentour, hurlant et brandissant diverses haches et épées Amy et lui se dévisagèrent, stupéfaits. Elle eut à peine le temps de ramasser une branche au sol , et le Docteur de sentir son tournevis sonique de sa poche. Les deux agitèrent vaguement leurs armes improvisés devant eux, conscient de leur futilité. La branche se briserait au premier coup et sérieusement, que pouvait faire le tournevis sonique contre une épée ? Son ami se ressaisit cependant rapidement, et avant que les guerriers ne soient parvenus totalement à leur hauteur, il agita plus vite les bras en criant :
- « Paix, paix ! Nous ne vous voulons aucun mal et nous n'avons pas d'argent sur nous non plus ! »
Amy n'était pas sûre que les personnes hurlantes en face d'elles soient vraiment sensibles à ces arguments, mais après tout elle ne s'était jamais retrouvée dans cette situation. Peut être que le Docteur savait mieux qu'elle. En tout cas, la réaction immédiate fut plutôt positive. Les sauvages arrêtèrent de vociférer et baissèrent leurs armes. Apparemment le terme « argent » ne leur était pas inconnu. Ils se regroupèrent autour de celui qui avait un manteau de fourrure et la plus grosse hache et qui paraissait être leur chef. S'en suivit un petit conciliabule de quelques minutes, durant lequel ni Amy et le Docteur ne savaient comment réagir. Il en profita pour ranger son tournevis tout compte fait , le sortir devant des brigands moyen moyenâgeux n'avait pas été sa meilleure idée. La jeune fille, elle, réfléchissait à un plan de retraite qui leur permettrait d'atteindre le TARDIS sans trop de dommage. Mais avant qu'elle n'ait pu mettre son idée à exécution et commencer à s'esquisser , les sauvages s'écartèrent les uns des autres et s'avancèrent d'un pas décontracté vers eux. Il était facile de deviner qu'ils étaient sûrs d'avoir la situation bien en main. Au final, le chef se planta devant le Docteur et commença à lui parler, dans un anglais grasseyant et approximatif, et dont Amy ne parvenait peut être pas à tout saisir :
- « Aye. Moi, et mes compagnons pensons que vous pouvez nous être utile . Même si vous n'avez pas d'argent. Vous êtes arrivés dans une grosse boîte bleue. Elle a fait peur aux animaux, je n'ai jamais vu de choses comme cela. Et vos habits sont bizarre aussi. Toi et la femme devez être de grands sorciers, et des prisonniers comme cela seront toujours utiles à la cour du roi. Et monnayables. Suivez nous. Sans discuter parce que moi et ma hache, » continua-t-il en tapotant d'un air énamouré le massif manche de bois en équilibre sur son épaule, « nous n'aimons pas vraiment discuter. »
Amy ne savait pas trop quoi répliquer à ce discours qui en substance signifiait « vous êtes nos otages et maintenant fermez là ». Mais le Docteur n'était pas du genre à se décontenancer aussi facilement. Il remit en place son nœud papillon, se redressa de toute sa hauteur, et répondit avec un aplomb sidérant :
- « Bien très bien. Mais avant que vous ayez eu le plaisir de nous escorter jusqu'à votre roi pour que nous puissions faire un peu connaissance, j'aimerais bien savoir où nous nous trouvons exactement. J'avoue ne pas être sûr de notre positon. Nous sommes plutôt au sud d'Albion n'est-ce pas ? Mais je connais pas la distance qui nous sépare de la frontière et si nous sommes plus ou moins loin des côtes. »
Manteau-de-fourrure-à-grosse-hache fronça les sourcils, apparemment surpris. Sans rien répondre, il désigna d'un signe de main Amy et le Docteur à ses acolytes, qui s'avancèrent à nouveau vers eux, détachant des cordes de leur tailles et les armes à nouveau levées. Les deux amis n'osèrent rien tenter, même si le Docteur, protestait de manière sonore alors que deux sauvages s'occupaient de lui, l'un passant le chanvre à son poignet tandis que le second fouillait dans ses habits, histoire de vérifier s'il ne transportait vraiment rien de valeur. Les réflexes de combat d'Amy, plus réactifs quand il était question d'extraterrestre, ne se mirent cette fois pas en branle, et en deux trois temps mouvements, ses bras étaient tordus et attachés dans son dos. Elle essaya bien de remuer son corps une fois ligotée, mais cela n'eut que pour effet de la déséquilibrer. Vacillant, sa chute dans les feuilles ne fut empêchée que par l'intervention d'un des brigands, qui la maintint par les cheveux , partant dans un rire gras :
-« Ho, allez petite, ça serait dommage que tu te fasses mal toute seule. Il n'y aurait aucune fierté pour nous. »
Pendant que ses compagnons se chargeaient de leurs prisonniers , le chef faisait les cent pas, perplexe, visiblement toujours perturbé par ce que le Docteur lui avait dit quelques instants auparavant :
- « Moi et mes hommes ne vous escortons pas. Vous êtes nos prisonniers, et nous pouvons faire de vous que ce que nous voulons. Je ne vois pas ce qu'Albion veut dire. Je n'ai jamais entendu parler de ce pays avant et je ne pense pas qu'il existe. Vous êtes sur le royaume de Cendrad actuellement. C'est tout ce que je vous dirai. Vous pourriez toujours ramener des amis sorciers ici, en les appelant par des maléfices, et ça serait dangereux ,et...»
Son monologue fut interrompu par le cri d'un Docteur plutôt mécontent de résultat de la fouille subie :
- « Hé, lâchez ce tournevis sonique, vous n'y connaissez rien, ça pourrait se révéler risqué. Rendez le moi, avec douceur s'il vous plaît. »
Un des brigands avait effectivement réussi à mettre la main sur le tournevis sonique du Gallifreyen, maladroitement placé dans la poche droite de son veston. Il était surpris par sa découverte et essayait d'ores et déjà de comprendre le fonctionnement de l'objet, tripatouillant les divers boutons et le renversant en tout sens. Le Docteur regardait, impuissant, son joujou se faire manipuler, tout en essayant de raisonner l'homme. Finalement, le tournevis s'alluma et le bruit caractéristique du sonique retentit. Encore plus excité, le pauvre bougre s'empressa de le pointer sur le premier objet qui se présentait à lui, à savoir le tronc d'un arbre rabougri. Rien de spécifique ne se produisit, le tronc et le reste de la forêt restèrent identique.
Amy se mit alors à pouffer de manière incontrôlable :
- « Sérieusement Docteur ? Le summum de la technologie des seigneurs du temps ne peut rien contre du bois ? Voilà qui est très décevant. »
- « Amy, Amy. Tu n'a pas idée à quel point cette dis-fonctionnalité a pu se révéler pénalisante pendant mes petites escapades. Alors pour une fois que ça peut nous rendre service...s'il te plaît, ne te plains pas ». Le Docteur secouait la tête avec une mine faussement désapprobatrice lors cette déclaration solennelle, mais son effet dramatique fut gâché par le large sourire sur son visage qui apparu sur son visage, tandis qu'il poursuivit :
- « Mais je te félicite pour ta capacité à en rire. Ton sens de l'humour se révèle définitivement très utile. Je savais que c'était un bon choix de ma part de te vouloir comme compagnon. »
Sauvage-en-chef qui avait un peu perdu le contrôle de la situation depuis quelques minutes, se ressaisit enfin et parvint à récupérer le tournevis sonique qui causait tant de brouhaha, en l'arrachant des mains d'un de ses subalternes. Il fut aussi impuissant que les autres à en découvrir l'utilité. Après s'être contenté, comme ses compagnons, de le brandir vers les différents arbres qui l'entouraient sans aucun résultat probant, il le jeta par terre en décrétant que cet « objet était maléfique par le bruit qu'il faisait » et sûrement le fruit d'une grande magie noire. Le Docteur observait la scène avec un soulagement évident : heureusement pour lui, le tournevis n'avait encore révélé aucune de ses fonctions dieu sait ce qu'il serait arrivé si cela avait été le cas. Malheureusement, le laisser traîner dans un tas de feuilles mortes n'était pas exactement une solution non plus. Surtout qu'effectivement, l'outil continuait à émettre ce petit son désagréable, et que le Docteur était seul en mesure de stopper. Il se racla la gorge bruyamment espérant attirer à nouveau l'intention :
- « Je pourrai l'arrêter si vous me le donniez, sire. Comme je l'ai dis ça peut devenir dangereux pour des personnes qui ne savent pas s'en servir. »
Le chef regarda d'un air dégoûté l'objet encore au sol, avant de le ramasser et de faire mine de le tendre au Docteur. Il se ravisa cependant :
- « Et qu'est-ce qui prouve que vous n'allez pas l'utiliser pour tous nous transformer ? »
- « Le tournevis sonique n'a pas ce genre de fonction. Et j'ajouterai qu'étant donné que j'ai mains ligotés, dit le Docteur tout en les agitant dans son dos, « il me serait difficile d'en faire grand chose. Je serai capable de l'éteindre parce que je reconnaîtrai les boutons au touchers, mais croyez moi c'est à peu près tout. »
Il obtint comme seule réponse un grognement. Finalement, le chef obtempéra, et se plaça derrière le Docteur pour lui mettre le tournevis entre les mains, qui l'arrêta immédiatement. Malheureusement pour lui, on lui arracha des mains à nouveau, Manteau-de-fourrure marmonnant qu'il ne se sentirait pas à l'aise si «le sorcier gardait l'objet magique avec lui . » Il mit la sonde précautionneusement dans sa besace , prenant garde à ne pas la rallumer de nouveau .
- « Un tel manque de confiance de votre part me désole ! »s'exclama le Docteur, toujours enthousiaste. « Alors, on peut y aller maintenant ? J'aimerais bien avoir quelques précisions sur ce que vous avez dit auparavant, au sujet d'Albion. Vous vous considérez comme faisant partie d'un royaume indépendant ? C'est bizarre je n'avais jamais entendu parler du royaume de Cendrad auparavant. »
«Et comme je vous l'ai dit moi je n'ai jamais entendu parler d'Albion. Et pourtant je vis dans ce coin depuis que je suis né. Vous vous êtes trompé d'endroit . Ce n'est pas grave, ça nous arrange quelques prisonniers supplémentaires surtout si ils sont de puissants sorciers, conviendront sûrement au roi et nous aurons sûrement une bonne récompense. Tant pis pour vous, tant mieux pour nous. Maintenant vous allez nous suivre, et sans discuter. Le voyage sera long et fatigant et il est hors de question que vous le rendiez plus insupportable encore. »
-« Je vous trouve bien négatif, mon cher...ah, avec tout ça, nous ne nous sommes pas présentés correctement. Je suis le Docteur et voici mon ami Amy, qui m'accompagne dans mes voyages. Nous pouvons vous suivre sans problème bien sûr, comme je vous l'ai dit je serai ravi de faire la connaissance de votre roi et d'en apprendre un peu plus. Et s'il est possible que je me sois trompé dans le lieu d'atterrissage, je suis sûr que ce petit détour ne se révélera pas inintéressant, n'est pas Amy ? »
La jeune fille acquiesça brièvement, même si elle n'était pas pour l'instant totalement convaincue. Le moins qu'on puisse dire, c'est que leur première rencontre sur ce territoire n'était pas des plus amicales. Le chef des brigands semblait lui, de plus en plus intrigué par le personnage du Docteur et sa décontraction imperturbable. Sa conviction particulière sur le statut maléfique de l'individu avait été renforcée par un point précis de la déclaration :
- « Docteur, hein ? Tous ces médecins qui utilisent des herbes et des sortilèges pour soit-disant guérir les malades. Dans la plupart des cas c'est déjà bien s'il ne les achèvent pas. » Ponctuant son discours d'un crachat sur les feuilles, il se retourna vers eux une dernière fois pour leur répondre, coupant ainsi le Gallifreyen qui s'apprêtait à préciser qu'il n'était pas « vraiment ce type de Docteur médecin, et surtout pas le type qui tuait des patients. »
- « Mon nom est Grainy si vous voulez savoir. Et eux, dit-il avec un large geste englobant toute l'assemblée, ce sont tous mes compagnons de route. Allez, on y va . » Avec un sifflement et quelques grands gestes, il rassembla très vite toute la compagnie. Chacun se mit à la queue leu leu, et s'apprêtaient à repartir. Les deux « prisonniers » furent placés en fin de troupe, toujours ligotés. Le Docteur essaya bien d'argumenter quelques instants avant qu'ils ne repartent « Mais puisque je vous dis que nous n'allons pas vous enfuir. Nous pourrions aller plus vite si nous sommes libres de nos mouvements, et ainsi nous faire gagner du temps à tous. », mais leurs tortionnaires se révélèrent inflexibles. Apparemment, des puissants sorciers ne pouvaient se révéler dangereux que si ils avaient les mains libres. Alors que tout le cortège se mettait en branle, un des barbares remarqua à nouveau le TARDIS, resté dans un coin de la forêt pendant tout le temps de la rencontre, et se renseigna sur son sort :
- « Chef, qu'est-ce qu'on fait de la grosse boîte bleue qu'ils ont pris pour venir ? On l'emmène avec nous ? »
Le Docteur fit aussitôt entendre un vif cri de protestation :
- « Ah non, j'apprécierai vraiment beaucoup que vous laissiez ma machine tranquille. Je la reprendrai au retour, mais je vous en prie n'essayez pas de l'utiliser sans moi, ça pourrait très mal se passer. Croyez bien que je ne suis pas un sorcier et que ce n'est pas quelque chose de maléfique, mais dirigé de la mauvaise manière, cela pourrait entraîner bien des problèmes, et personne ici ne veut que ça arrive, n'est-ce pas ? »
Les brigands restèrent sur l'expectative, incertains, mais Grainy trancha la question rapidement :
- « Laissons la boîte ici. Le roi pourra toujours lancer une expédition pour la chercher si il la veut vraiment, mais nous ne pourrons jamais la transporter tous seuls. Et qui c'est ce que cela pourrait tous nous faire. Non, le Sorcier a raison, laissons-là où elle est l'est pour l'instant.
- « Grainy, votre preuve de confiance me touche beaucoup. Pourrais-je cependant me permettre d'insister, en vous répétant que je ne suis pas un sorcier, mais le Docteur, un seigneur du temps qui se balade dans... »
- « La ferme ! En route ! Plus de bavardages, j 'ai dit ! »
- « Très bien, c'est comme vous le souhaitez. Un peu de distraction ne ferait pas de mal cependant jà mon avis... »
Le Docteur s'arrêta net devant les regards assassins de l'ensemble de la compagnie, Amy compris, et haussa joyeusement les épaules :
- « D'accord je n'ai rien dit, on vous suit sans discuter ! »
L'assemblée partit donc enfin. Grainy était en tête, et les deux amis clôturaient la marche, surveillés de près par l'un des brigands qui restait près d'eux, espérant visiblement décourager toute tentative d'évasion.
- « Alors Miss Pond, excitée par ce début de périple ? » demanda gaiement le Docteur.
- « Et bien disons que ça aurait pu mieux commencer. Enfin je veux dire nous sommes là, ligotés, escortés par des brigands vers un roi et une cour dont nous ignorons tout, et apparemment Albion n'a pas encore été créée ou alors se trouve très loin d'ici. Je ne montrerai donc pas trop d'enthousiasme pour l'instant. »
Le brigand à proximité réagit vivement aux propos de la jeune écossaise :
- « Nous ne sommes pas des barbares vous savez. Nous avons peut être l'air un peu rustres, mais croyez-moi nous sommes des officiers tout ce qu'il y a de plus certifiés par le roi, chargés de patrouiller et de surveiller les environs. Avec un peu de rapinerie au passage évidemment, histoire de garantir notre subsistance, dont une partie est bien sûr reversée à la cour. Ce n'est pas Camelot ici voyez-vous, il n'y a pas de chevaliers ni d'administration alors on se débrouille comme on peut. »
- « Au temps pour nous ! » s'exclama le Gallifreyen. « Nous serons ravis de discuter avec vous des particularités de votre petit royaume, je suis sûr que c'est absolument passionnant. »
- « Camelot, enfin un nom que je reconnais », grommela Amy. « Mais je me demande dans quel type de pays nous avons pu tomber, si les « officiers certifiés » de la cour sont des bandits de grands chemins aux allures de rustres et à la logique discutable. Bon sang, l'idée ne leur a même pas traversé l'esprit que si nous étions des sorciers aussi puissants que qu'ils le pensent nous aurions réussi à nous défendre contre eux et à leur échapper sans aucun problème. »
- « Qu'est-ce que tu as dit Amy ? Je n'ai pas entendu, parle plus fort. »
- « Rien Docteur, rien du tout. Je vous en prie sire, parlez nous des coutumes du Royaume de Cendrad. » répondit-elle, s'adressant à l'homme qui les surveillait.
- « Oh mais oui, je serais ravi de vous renseigner, dit-il avec une joie non dissimulée. Mon nom est Hunbaut, si vous voulez vraiment savoir. Et je ne peux pas vous serrer la main, mais je dois dire que suis très content de rencontrer des prisonniers aussi conciliants. Les derniers ne s'étaient pas montrés aussi coopératifs, il me semble bien que le Chef Grainy a failli y perdre la main.. »
- « Oui passionnant en effet, » marmonna très bas la jeune fille rousse, avant de reprendre plus fort : « Voilà qui est intéressant, vous pouvez nous en dire plus, sir Hunbaut ? »
- « Mais oui, bien sûr. Figurez vous que... »
C'est ainsi que le Docteur et Amy se retrouvèrent, seulement une heure après leur arrivée sur Albion-pas-encore-Albion ,faits prisonnier par des faux brigands,emmenés dans une cour d'un royaume inconnu et barbare comme otages , et obligés d'écouter pendant tout leur trajet les récits des mésaventures des précédents méfaits de leurs compagnons de route . « Enfin au moins ,»pensa silencieusement Amy, « la suite de notre aventure ne pourra se dérouler que mieux. Ou en tout cas j'espère, parce que sinon ça promet. »
Note de fin : Ha je suis désolée, retour du running gag du tournevis sonique et du bois (je pense qu'il va devenir récurrent dans mes fictions avec le Docteur).Je sais c'est facile, mais j'adore. C'est un point de la série qui peut toujours me faire hurler de rire.
Pour ce qui est des noms de mes personnages inventés ici, Grainy est purement aléatoire, mais par contre Hunbaut est emprunté d'un des noms des 'véritables' chevaliers de la table ronde, mais il n'y aucun autre rapport avec les deux bien entendus.
Le royaume de Cendrad n'a évidemment aucune existence tangible, que ce soit dans la « vraie » légende ou dans la version BBC. C'est juste une variation de ma part , évidemment à partir du nom de Cenred, lui existant et qui sera plus tard également mentionné.
Ne vous inquiétez pas, nos deux compagnons se retrouveront bientôt véritablement à Camelot ;)...
Merci d'avoir lu !
