Bonsoir les gobelins ! Comment allez-vous ? Il fait froid, on est lundi, on s'est levés tôt... Vous inquiétez pas, ça me saoule autant que vous! :P J'espère vous remonter le moral avec ce chapitre -assez long- des aventures d'Hermione Granger !

Malheureusement, on ne voit pas encore Drago, mais on découvre un peu plus l'histoire et l'attitude d'Hermione pendant la guerre.

Reviewew svp, j'en ai besoin pour continuer!

Bonne lecture!

Chapitre 2 : Retour aux origines.

Hermione comprit une seconde trop tard qu'elle avait dépassé le champ de protection. Pendant une seconde, elle pensa que l'Auror regardait sans voir, qu'elle était invisible à ses yeux. Jusqu'à ce qu'il enfonce sa main dans sa poche et qu'il pointa sa baguette au milieu de son front.

La jeune femme réfléchit à toute vitesse. Elle avait devant elle un sorcier, un Chasseur plus précisément, d'un niveau visiblement avancé. Ses grands yeux marrons était fixé sur elle, signe qu'il allait lancer un sortilège.

Comme à chaque fois, elle pensa à sa baguette, et se rappela que la Pourchasse avait instauré un sortilège qui paralysait les sorts des nés-moldus.

Deux options s'offraient à elle : soit elle s'enfuyait en courant, soit elle tentait de négocier.

Elle choisit la première option, et se baissa pour échapper au jet rouge qui sortit de la baguette de l'Auror. Puis, elle courut le plus rapidement possible, s'enfonçant davantage dans la forêt hostile. Elle voulait éloigner l'homme, pour ne pas qu'il s'approche trop près de Ron, alors, elle contourna les sorts et arriva près d'une petite rivière où ils avaient l'habitude de se laver. Derrière elle, elle entendait les pas précipités de l'homme. Malgré sa quarantaine bien avancée, il avait une bonne endurance et Hermione fut obligée d'accélérer le pas. Elle se retourna, pour constater qu'il n'avait que quelques mètres de distance d'elle.

Tout à coup, il leva sa baguette et la pointa dans le dos de la brune…

Elle continua sa course mais sentit de la boue humide sous ses semelles, avant de tomber sur le côté. Elle dévala la côte, mais parvint à se redresser vers le milieu.

Hermione respira doucement. Elle avait l'impression qu'elle était tombée de beaucoup trop haut. Elle avait le tournis et devait se tenir à l'herbe pour ne pas tomber en arrière.

Seulement, bien vite, elle s'agrippa au tronc d'arbre à côté d'elle, couché sur l'herbe, et se mit derrière. Allongée de la sorte, si le Chasseur était toujours en haut, il ne pouvait pas la voir.

S'ensuivit une minute de silence. Personne ne bougeait, ni eux, ni les animaux. La jeune femme respirait difficilement, la poitrine enfoncée dans la terre et l'halètement obstruant sa gorge.

Au moment où elle allait changer de position, elle entendit des pas descendre doucement la falaise dans laquelle était tombée. Elle ferma les paupières et tenta de calmer son rythme cardiaque. Vue à la manière dont il marchait, il devait la chercher.

Elle devait trouver une solution, maintenant… Elle pourrait peut-être rouler sur le côté et atteindre la lisière de la forêt?

Prudemment, elle souleva sa tête pour aperçevoir l'homme. A travers une fente dans le bois, elle le vit, penché sur un buisson à quelques mètres d'elle.

Elle posa ses paumes sur le sol et s'apprêta à s'élancer : 1, 2…

A cet instant, elle entendit un grand bruit et se releva franchement, pour voir Ron, la baguette brandie, au dessus du Chasseur.

"Ron ?"

"Mione, mets toi derrière moi !"

Elle obéit, mais quand elle se leva, elle fut prise d'un vertige qui l'obligea à fermer les yeux. Quand elle les rouvrit, elle vit Ron, toujours dans la même posture, mais dont le visage paraissait inquiet. Il la regardait, seulement, le Chasseur en profita pour dégager de sa prise.

"Wow, tout doux toi."

Il cessa de se débattre quand Ron lui enfonça son pied dans le ventre. Hermione avait toujours été écoeurée par ces gestes, et surtout quand le rouquin en était le responsable. Elle se mit derrière lui et se tourna, dos à l'homme, pour éviter de voir la scène qui se déroulait.

"Qu'est ce que tu lui as fais?" grogna le jeune homme en parlant d'elle.

"Rien. Je ne l'ai pas touchée. Je n'ai pas eu le temps."

"Heureusement tiens. Qui t'envoie?"

"..."

"Réponds ou j'appuie encore plus."

La curiosité emporta la peur et Hermione se tourna. Ron avait posé son talon sur l'estomac de l'homme et mettait son poids dessus, l'empêchant de respirer, mais pas de parler un minimum.

"Qui vous envoie?"

"Les Suprêmes."

Le couple échangea un regard. En deux ans de cavalerie, ils n'avaient jamais entendu ce nom.

"Quoi? C'est quoi ça, les Suprêmes?"

"C'est nos patrons. Ils dirigent la Pourchasse. C'est eux qui nous donnent des emplois du temps, là où on doit être… Les ennemis à capturer en urgence."

Il jeta un regard froid à Hermione qui frissonna.

"Elle en fait partie?" demanda Ron, bien qu'il savait parfaitement la réponse.

"Evidemment. Elle est l'ennemie n°1 de toute l'Angleterre. Et tu dois pas être bien loin d'elle, Weasley."

Ron enfonça sa baguette dans la gorge du Chasseur et lui murmura à l'oreille des paroles menaçantes.

Au moment où il pointa sa baguette sur le Chasseur toujours allongé par terre, ce dernier se saisit de la sienne dans un geste précipité et la dirigea vers le ciel. Avant qu'Hermione et Ron ne purent faire un geste de plus, il hurla, et aussitôt, une épaisse fumée noire gicla et vint épaissir le ciel.

Ron lui arracha des mains et cria : "FINITE INCANTATEM !" mais rien ne se produisit. Plus les secondes défilaient, plus la fumée était épaisse et imposante.

"Qu'est-ce que tu viens de faire?!" demanda Ron en contemplant les nuages d'un oeil inquiet.

"Il a prévenu les autres Chasseurs ! Vite, il faut partir, Ron !"

Hermione partait déjà en courant, tenant fermement le poignet du rouquin dans sa paume. Mais a peine eût-elle fait un pas qu'il se dégagea et déclara :

"Non, il faut le punir !"

"On a pas le temps ! Ils vont arriver d'une seconde à l'autre !"

L'ancienne Gryffondor jetait déjà des regards affolés autour d'elle, persuadé de voir un tranplanage à ses côtés.

"Il faut.."

"Lance un Oubliettes et dépêche-toi !"

Ron se retourna vers le Chasseur qui étalait un grand sourire sur son visage, toujours par terre. Seulement, Hermione entendait déjà les pas précipités de ses coéquipiers, au dessus d'eux.

"RON !"

Tout se passa en une seconde. Elle se retourna, et vit un éclair vert jaillir de nul part dans son champ de vision. Elle retint son souffle, tandis que derrière elle, les Chasseurs approchaient. Puis, elle sentit quelqu'un lui attraper le bras et un tourbillon de couleurs vinrent la secouer, avant qu'elle atterrisse sur ses pieds, engloutie par la peur.

La première chose qu'elle sentit, ce sont ses paumes marteler le sol quand elle tomba en avant.

"Hermione, tu vas bien?"

Elle ouvrit les yeux, mais son esprit était encore trop embrumé par le transplanage, trop rapide. Elle inspira l'air à grandes goulées, et se tourna vers Ron.

"J'ai eu peur… j'ai cru.. Que tu avais été tué…"

"Non."

Son visage était neutre, complètement insensible. D'ailleurs, il partit bien vite, tandis qu'Hermione peinait à se relever.

"Où sommes-nous?" demanda-t-elle en voyant le paysage, inconnu, autour d'elle.

"De l'autre côté des sorts de protection. Il faut qu'on trouve le campement et qu'on se tire vite fait, j'ai pas trop envie de me faire capturer par une horde de chasseurs."

"Pourquoi.. Pourquoi j'ai vu un éclair vert, tout à l'heure?"

Ron ne répondit pas, et tout à coup, elle comprit.

"Tu l'as tué !"

"Je n'ai pas eu le choix."

"On a toujours le choix, Ron ! On s'était promis…"

"Mais tu croyais que j'allais faire quoi? Le laisser là, alors que lui n'aurait pas hésité une seule seconde à te tuer ?"

"Ôter une vie est un acte…"

"Odieux, je sais. Mais déjà, je suis venu te sauver de la mort. Tu devrais me remercier, au lieu de me faire la morale."

Hermione dût reprendre sa respiration sous l'impact des paroles du garçon.

"Pardon? Ca te semble normal, toi ?!"

"Je me venge, Hermione."

Elle suivit difficilement le garçon, les larmes aux yeux. La brune ne savait pas quoi répondre, après ces paroles si dures. Ca fait longtemps que Ron a perdu son innocence, sa période Poudlard où il souriait tout le temps. Mais là… Le voir tuer quelqu'un, ça lui avait fait quelque chose.

Ils arrivèrent à la tente, que Ron emballa d'un mouvement de poignet et l'enfonça dans le petit sac, non sans peine. Hermione s'assit à une bûche, beaucoup trop perturbée par l'acte qu'avait fait Ron, quelques secondes auparavant. Le regard dans le vague, elle se remémorait sans cesse l'immense éclair vert qui avait jailli de nul part… Ou plutôt, de la baguette du rouquin.

"Hermione, vite, il faut y aller !"

"Pourquoi ?"

"Ils arrivent ! Ecoute !"

En effet, des bruits de pas martelaient le sol, au loin. En entendant la détresse du jeune homme, elle décida de ranger ce souvenir dans un coin sombre de sa tête et se concentra pour l'aider à aller plus vite. A deux, ils rangèrent toutes traces de leur passage, y compris les bûches du feu de bois brûlées qu'ils jetèrent au fond de la rivière. Enfin, Ron, les cheveux roux au vent et un énorme sac à dos sur le dos, donna son bras.

Quand elle le toucha, Hermione vit des silhouettes encapuchonnées en masse au loin, et pria fort pour que personne ne les ai vus.

Visiblement, Ron avait la même peur car il transplana 5 fois :

La première fois, c'était dans la forêt des Horcruxes. Hermione avait à peine eu le temps de poser son orteil qu'elle se fit de nouveau emportée, mais elle eût tout de même le temps de reconnaître l'endroit où le golden trio avait passé beaucoup de temps. Elle vit le lac gelé, le parterre enneigé et les arbres grisâtres et sa gorge se serra.

Elle serra davantage le bras du garçon et vit défiler devant ses yeux le Square Grimmaurd, la maison des parents de Tonks, un champ aux hautes herbes et enfin, une allée sombre de Londres.

Enfin, ils arrivèrent dans un endroit plongé dans l'obscurité. Les jambes d'Hermione tremblaient un peu à cause du voyage éprouvant et stressant qu'ils venaient de passer, mais Ron était bien décidé à dégager la zone et lâcha brièvement le bras de la jeune femme pour avancer jusqu'au petit portail. Elle le suivit, et entra dans la maison, épuisée.

Il l'arrêta d'un geste brut.

"Oh ! T'es inconsciente ou quoi? J'ai pas mis les sortilèges de sécurité !"

"Il y a quelqu'un, là-dedans?"

"Non, c'est une maison abandonnée."

En haussant les sourcils et d'un pas lourd, la brune entra dans la petite maison poussiéreuse. Elle était peut-être au milieu de nul part et complètement défoncée, elle l'appréciait déjà. Spacieuse, avec un grand canapé vert bouteille en son centre, elle était.;. Accueillante. Un immense lustre régnait dans le plafond, éteint, mais qui donna un petit sourire à Hermione en se rappelant de l'acte héroïque de Dobby, deux ans plus tôt.

Elle s'allongea dans le canapé et dénicha deux oreillers noirs à côté d'elle, qu'elle cala contre son menton. Elle étendit ses jambes sur l'accoudoir et soupira : Enfin un peu de confort après tous ces campements…

Au loin, Hermione entendait la voix de Ron lui parvenir de loiiin… "Protego Maxima…" "Repello Moldum…" "Excepto Patronum"...

La jeune femme était déjà plongée dans ses rêves quand un bruit de ferraille la ramena immédiatement sur Terre et la fit sursauter. Dans un réflexe, elle s'agrippa à sa baguette et se leva, les yeux gonflés par le sommeil.

"Qui est là?!"

"Hermione, Hermione… C'est moi. Je prépare à manger."

"Par Merlin, Ron, tu m'as fais peur…"

Elle était prête à s'allonger de nouveau quand elle vit le visage de Ron, dans la cuisine, tordu par un rictus. Dans sa main, une boîte de pâte entamée et dans l'autre, une énorme casserole.

"Ron… Dis moi que tu sais faire des pâtes."

"J'ai essayé de trouver le sortilège mais apparemment…"

"Mais enfin, Ron ! Il n'y a rien de plus simple !"

Hermione s'avança vers lui et dès lors, il sût qu'il n'aurait jamais dût la réveiller.

"C'était combien de temps, sur le paquet?"

"Euh… 7 minutes…"

"Ron, tu as véritablement une mémoire de poisson rouge. C'était 9. Et remue avec la cuillère, elles vont se coller au fond sinon"

"Oui chef."

Ron, vêtu d'un tablier trouvé au fond de la pièce, tentait de mélanger les pâtes. Le gaz, par miracle, fonctionnait encore, et l'eau courante sortait du robinet, claire comme de l'eau de roche. Au début, le cuisinier amateur avait hésité, mais s'était rapidement pris au jeu.

Au fur et à mesure, des éclats de rire emplissaient la pièce. Le rouquin s'amusait à étaler de la sauce tomate sur le nez de la jeune femme, qui répliquait en lui balançant de l'eau un peu partout.

La cuisine s'était vite transformée en champ de bataille. Sur le sol, de longues traînées rouges avaient été dessinées, et de l'eau s'était répandue sur le carrelage. Au centre de la pièce, les deux jeunes riaient aux éclats, et Hermione peinait à trouver sa respiration. A travers ses larmes, elle distinguait Ron, un grand sourire sur son visage.

Cette vision l'apaisa directement. Elle retrouva son ancien Ron, le rieur, qu'elle avait commencé à aimer, en dernière année. Son coeur doubla d'intensité en le voyant de la sorte. Elle avait l'impression de l'avoir retrouvé, après de longs mois d'absence, comme si le Ron de la Pourchasse était différent de celui de Poudlard.

Quand son corps cessa de trembler de rire, il s'arrêta et Hermione put plonger dans son regard bleu. Et, d'un coup, le rouquin s'approcha et embrassa la jeune femme.

Des milliers de petits picotements vinrent se placer le long de ses bras et de ses joues. Elle adorait cette sensation, qu'elle n'avait pas eu le temps de goûter très souvent. Ron encerlait sa taille, et l'embrassait doucement, lui donnant l'impression de voler. Là, le nez plein de sauce tomate et le pull trempé d'eau, elle embrassait le garçon qu'elle avait toujours aimé. Son premier amour.

Ils durent se détacher, et s'échangèrent un sourire complice, comme dans la Chambre des Secrets.

Hermione s'empressa de ranger, mais Ron fut plus rapide et prit sa baguette pour nettoyer la maison.

Ils décidèrent de la visiter un peu. Le Weasley monta les escaliers, sa baguette éclairée dans la main. Hermione, derrière, montait les marches, pressée de découvrir ce que l'étage allait leur donner.

Le couple déboula dans un petit étage, de 4 pièces : Une salle de bain pleine de poussière, une chambre avec un lit double, une autre avec un petit lit d'enfant, et une pièce entièrement vide.

Hermione comprit bien vite que la maison était, à la base, moldue, et avait subit quelques dommages sorciers au début de la guerre. Elle avait entendu dire que des milliers de moldus avaient été délogés, torturés et tués, pour prouver que les Chasseurs avaient le contrôle sur les hommes.

Peut-être que les moldus qui habitaient là avait été chassés de chez-eux. Cette pensée lui tordit le ventre. Comment pouvait-on être aussi inhumain? Ca la dépassait…

Dans un coin il y avait une télévision à l'écran brisé, et des jeux d'enfant peuplaient le sol. Cette maison avait eu une vie.

Elle partagea sa pensée à Ron qui lui répondit qu'il avait pensé la même chose qu'elle.

"Tu penses qu'ils étaient heureux?"

"Oh oui" répondit-il en posant sa main sur l'épaule de la brune. "Un beau couple avec un beau petit garçon. C'est quoi, ça?"

Il désignait une boîte de Lego, qui trainait dans un coin.

C'est ainsi que Ron Weasley passa sa soirée à assembler chaque petite pièce de couleur à une autre, les yeux pétillant de bonheur, tandis qu'Hermione finissait tant bien que mal le repas, avec un petit sourire aux lèvres.

"Mione?"

"Hmmm...?"

Hermione ouvrit les yeux et sentit la sensation divine du matelas chaud sous son corps endolori. Ca faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas goûté à un tel confort !

Elle se releva légèrement et sentit Ron, tout contre elle, qui lui caressait doucement les cheveux.

"Faut se lever, on doit trouver le Pont des Rescapés…"

Hermione hocha la tête. Il y a quelques semaines, Ron et Hermione avait intercepté une conversation entre deux Chasseurs. Apparemment, il existait un endroit, appelé Pont des Rescapés, où tous les survivants se battaient pour stopper le régime totalitaire de la Pourchasse. Des sangs-de-Bourbe, des Sangs-mêlés, des Sangs-purs, des Moldus… Des centaines de personnes étaient réunies, en secret.

"Oui, tu as raison."

"Je pense qu'on devrait garder cette maison. Comme QG."

"Je suis bien d'accord."

Ils descendirent, et barricadèrent la maison. Enfin, cachés sous la cape d'invisibilité, ils se postèrent sur le pallier et Ron lança un sortilège qui permettait de rendre le pavillon invisible aux yeux des sorciers, exceptés les siens.

"On va transplaner vers la barrière de la Côte Est."

Il donna son bras à Hermione qui posa ses doigts dessus. Aussitôt, un tourbillon fit valser ses cheveux et elle ferma les yeux.

Vouala, dites moi tout en commentaire et à mercredi pour "Un Amour haineux !" Bonne semaine mes gobelins !