Voici une version corrigé par ma nouvelle et merveilleuse béta , Emma ! merci ! je vais remplacer au fur et à mesure les chapitres.
Bonne lecture, Noour
– Rogue, Sarah ! appela le professeur McGonagall sans relever le nez de son parchemin.
La jeune fille aux yeux bleus très clairs et aux longs cheveux noirs de jais s'avança d'un pas sûr vers le Choixpeau, non sans entendre des murmures.
– Rogue comme le professeur Rogue ? s'étonna un garçon attablé chez les Poufsouffle.
– Bah oui, tu veux que ce soit qui d'autres ?
– Tu crois que c'est sa fille ? entendit-elle, un peu plus loin.
– Ça craint, si ça se trouve elle est aussi timbrée que lui…
La folie est une bonne chose, je trouve, pensa la jeune fille. Elle apporte de la gaité au moins ! Attention me voilà, Harry Potter n'a qu'à bien se tenir !
Elle jeta un regard glacial aux personnes qui parlaient d'elle tout en souriant, et s'assit sur le tabouret en rassemblant ses cheveux sur le côté. Elle entendit la voix du Choixpeau dans sa tête :
« Tiens, une Rogue. Je n'aurais jamais pensé devoir en répartir un de nouveau. Es-tu la fille du maître des potions ?
– Yay ! L'aînée ! précisa-t-elle mentalement.
– Observatrice, curieuse, déterminée … oh... Je vois que tu as un don pour la magie... Empathie... Tu es la fille de Lucinda Selwyn. Serdaigle ou Serpentard ? Les deux te conviennent...
– Serpentard, ne cherchez même pas ailleurs ! Oui, je suis bien sa fille. Même don. C'est logique non ?
– Et pourquoi Serpentard ?
– Car je suis la fille de la Terreur des Cachots ! s'exclama-t-elle, malicieuse.
– Tu ne voudrais pas être dans la même maison que ta mère ?
– Si vous me mettez là-bas, je vais être triste car mes amis sont à Serpentard. Et vous ne voudriez pas que je sois triste en m'envoyant à Serdaigle, n'est-ce pas ?
– Et bien allons y !
– Quoi ? Non, pas Serdaigle !
– SERPENTARD ! Moi aussi, je suis rusé. »
Elle grommela pour la forme, tout en enlevant le Choixpeau.
La jeune fille se leva et alla s'asseoir à côté de son ami - qu'elle considérait comme son frère -, Draco Malfoy. Elle salua aussi Daphné Greengrass, bien qu'elles ne soient pas très proches.
– Et bien, il semblerait que tu doives me supporter encore sept ans de plus.
– À mon grand regret, s'amusa Draco.
– Vous vous connaissez ? demanda une jeune fille avec un ton légèrement irrité.
– Bien sûr, je le connais depuis qu'il porte des couches, rigola Sarah en voyant que Draco s'étouffait en l'entendant. Mon père est son parrain, et son père est mon parrain. Du coup, on est tout le temps ensemble - avec ma sœur aussi -, répliqua-t-elle avec un geste de la main. Tu t'appelles comment ?
Que je puisse te mettre sur la liste des personnes qui me tape déjà sur les nerfs, pensa-t-elle. Elle transpire de jalousie.
– Pansy. Pansy Parkinson.
Sans prendre la peine de lui répondre, elle regarda en direction la table des professeurs, où elle vit son père lui faire un signe de tête. Heureuse, elle reporta son attention sur la fin de la répartition et l'ennuyeux discours du directeur.
– Alors comme ça tu es la fille de notre directeur de maison ? demanda une voix hésitante, sur sa gauche.
Lui aussi il vient d'intégrer ma liste. Il est juste curieux cependant.
– Oui mais j'ai aussi une sœur qui arrive à Poudlard l'année prochaine.
– Ah, déclara le garçon, qui ne savait pas trop quoi dire.
– Ne t'inquiètes pas, je ne mange pas. Comment tu t'appelles au fait ?
– Théodore Nott.
– Sarah Rogue. Même si je pense que tu le sais.
Elle fit également la connaissance de Crabe et Goyle, qui, d'après elle, n'avaient pas l'air très intelligent. A part de l'indifférence, elle ne ressentait rien pour eux. Au moins un point positif pour eux, pensa-elle. À la fin du repas, un jeune homme de cinquième année se leva.
– Les premières années, suivez-moi ! Je suis Robert Hilliard, votre préfet.
Attendant que le plus gros des premières années parte, elle se plaça au bout de la file, accompagnée de Draco.
Traversant le château, le groupe descendit en direction des cachots, où la froideur des lieux les saisit de plein fouet. Voyant Draco frissonner, Sarah demanda, intriguée.
– Tu as froid ?
– En effet. Pas toi ?
– Du tout ! J'aime bien la froideur des cachots, c'est agréable.
Avant même que Draco puisse dire quelque chose, une voix derrière elle marmonna une vague phrase.
– Pas la fille de Rogue pour rien.
Elle s'arrêta, se retourna et fit face à un élève de Gryffondor qui passait par là.
– Je dois le prendre comment ? sourit-elle, glaciale.
– Je… euh...
Le deuxième année s'éloigna, apeuré.
– C'est bien ce qui me semblait, dit-elle en rejoignant le groupe.
– Sarah, déjà en train de faire peur aux autres ? rigola Malfoy. Tu ne perds pas de temps.
– Poudlard n'a qu'à bien se tenir, me voilà !
– Tu es inépuisable, déclara Draco, consterné.
– Et pourtant Merlin sait que je suis crevée, actuellement.
Arrivée devant un tableau représentant un serpent autour de l'Arbre de vie, le préfet s'arrêta.
– Nobilis serpentium !
Le tableau pivota lentement, révélant une grande salle au plafond vouté en pierre, dans les tons vert et argent, couleurs de la maison Serpentard. Des divans noirs en cuir avec des coussins verts et des fauteuils imposants étaient réunis autour d'une table basse devant la cheminée, également en pierre. Une table ronde était présente à l'opposé des divans. Des étagères avec toute sorte d'objets étranges prenant la poussière étaient fixées contre le mur, entre deux hautes fenêtres donnant sur le Lac Noir.
– Le mot de passe change tous les quinze jours, commença le préfet en entrant dans la salle commune. Je vous conseille de vérifier sur le tableau d'affichage avant de sortir. Pour le Quidditch, si vous êtes intéressé, il faut passer par Marcus Flint. Les premières années ne sont pas autorisées à participer aux matchs de Quidditch, mais vous pouvez venir nous voir quand même aux entraînements. Et si vous avez déjà ...
En entrant, tous les élèves remarquèrent que le professeur Rogue attendait patiemment que le préfet finisse ses explications.
Patiemment, pensa la jeune fille en jetant un coup d'œil à son père. Je n'en suis pas si sûr car là, il est passablement agacé.
– Monsieur Hilliard, je pense que vous n'avez pas besoin de réciter ce monologue donc je vais finir.
– Euh, oui, bien sûr professeur. Bégaya le préfet, peu désireux de s'attirer les foudres de son professeur.
– Bien.
Qu'est-ce que je disais. Elle leva les yeux au ciel comme pour appuyer sa remarque.
– Vous êtes à Serpentard. Une maison qui prône l'intelligence intellectuelle, la ruse, la...
À cette phrase, Sarah se tourna légèrement vers Draco, et fit un petit rictus qui en disait long.
– Quand on voit Crabe et Goyle, ce n'est pas gagné.
Draco regarda Crabe qui fixait, bouche ouverte, le professeur, et Goyle qui admirait ses chaussures.
– Un point pour toi, rigola l'héritier Malfoy discrètement.
– …Et je terminerai par dire que les dortoirs des filles sont à droite, et ceux des garçons à gauche. Une salle de bain pour chaque chambre et deux chambres de quatre personnes par année. Couvre-feu à 22h, et si vous voulez vous balader dans les couloirs à une heure plus tardive, vous êtes prié de ne pas vous faire prendre.
Severus les jaugea du regard comme pour calmer toute envie de rébellion parmi ses serpents, puis déclara.
– Je vois que mon message est passé. Maintenant déguerpissez.
Tandis que tout le monde se précipitait dans les escaliers, Sarah et Draco s'attardèrent.
– Content que je sois à Serpentard ? demanda la jeune fille une fois la salle vidée de ses élèves.
– Le contraire m'aurait étonnée. Mais ce n'est pas parce que Draco est avec toi que tu dois t'attirer des ennuis.
Il savait très bien que sa fille avait un tempérament explosif, et qu'elle démarrait au quart de tour en cas de provocation. De plus, elle avait hérité de sa répartie. Et maintenant qu'elle allait apprendre plus de sorts, ça allait être encore pire.
Il soupira devant l'air faussement innocent de sa fille.
– Je la surveillerai, rigola Draco.
– Merci Draco, mais je pense qu'elle saura se tenir à carreau, déclara lentement Severus.
– Oui père, dit-elle en sentant la menace d'une sanction. Tu n'aurais pas une potion pour la migraine, là, tout de suite, par hasard ?
– Tu n'as pas survécu à la grande salle ? rigola Draco, qui était au courant pour son don de ressentir les émotions des personnes.
– Trop de monde pour moi. Quand je passe dans un lieu très fréquenté, j'arrive à faire le vide, mais là, rester une heure dans la grande salle en ressentant près de deux cent émotions différentes, c'est un exploit.
– Tu vas faire comment pour les prochains repas ? s'enquit Draco.
– D'ici là, j'aurais le temps de m'habituer. Mais là, tout de suite, il me faut une potion pour calmer la tempête dans mon crâne, dit-elle avec un faux regard suppliant envers son père.
– Tu as de la chance que ta mère ait prévu le coup, tu en as dans ta malle. Elle les a rajoutées avant que tu partes, s'amusa Severus.
– Super, je la vénère.
– Bon, maintenant allez dans vos dortoirs.
Sarah fit la moue, puis descendit dans les dortoirs et rentra dans la chambre qui lui avait été attribuée. Par politesse, elle alla se présenter.
– Salut, je m'appelle Sarah Rogue.
– Moi, c'est Sophia Higgins.
– Démentra Yaxley.
– Kylie Parker.
Elles firent connaissance, et finirent par s'endormir assez tard.
