Le trajet jusqu'à l'aéroport se passa plutôt calmement, même House était resté plutôt calme se contentant de regarder par la fenêtre et de se plaindre de la longueur du trajet.
Une fois à l'aéroport, les bagages déposés, reste les contrôles à passer. Toute l'équipe se trouvait dans la file d'attente, une longue et interminable file d'attente comme dans tous les aéroports.
House, qui commençait à s'impatienter, ne put s'empecher de dépasser tout le monde en hurlant :
- Attention laissez passer un infirme ! Les infirmes avant les idiots s'il vous plaît ! Allez on se bouge !
Tous les regards étaient rivés sur lui, on entendait certains passagers exprimer leur mécontentement. Arrivé enfin au bout de la file il observa les deux gendarmes en face de lui
- Dites moi vous couchez ensemble ?
- Je vous demande pardon ?
- Je vous ai demandé si vous couchiez avec votre charmante collègue ici présente. Simple curiosité bien sûre ! Parce que : 1. elle n'arrête pas de vous regarder depuis 10 minutes 2. vous préférez faire comme si vous ne le voyez pas et 3. depuis que je vous parle vous n'avait pas cessé de toucher à votre alliance. Donc j'en ai déduis que
- Monsieur veuillez vous mêler de ce qui vous regarde et avancer.
Lui répondit le gendarme sur un ton plus qu'agacé
House se retourna et s'adressa à la personne derrière lui en faisant en sorte que tout le monde l'entende :
- J'avais raison. Ils fonts des folies de leurs corps dans le local des objets trouvés
Les joues de la gendarme concernée se mirent à rougir, ce qui ne manqua pas de faire rire House qui savait pertinemment qu'il avait raison
Quand il traversa le portique, celui ci se mit à sonner.
- Mettez vous sur le côté et écartez les bras s'il vous plaît
House obéit en soufflant.
Il se faisait fouiller (le gendarme prit son temps, petite vengeance) et les autres passagers passaient, et continué d'avancer, il vit que c'était bientôt au tour de l'équipe.
- Bon sa y est ! Vous allez pas me faire une radio non plus ! J'ai rien je suis pas un terroriste et je n'ai pas caché de bombe dans ma canne !
- Monsieur calmez vous ou je me verrai dans l'obligation de vous calmer moi même
- Essayez toujours …
House s'était rapproché de lui, menaçant
- Ce ne saura pas nécessaire ! Désolé Monsieur je m'excuse de son comportement mais sa ira je l'emmène. Excusez le encore
Cuddy venait d'arriver, et tira House par le bras tout en le sermonnant
Non mais qu'est ce qui lui avait pris d'aller énerver les gendarmes ! Il était pas possible ! Il avait mal à la jambe elle le savait, et le fait de rester longtemps debout n'arrangeait rien, mais tout de même il exagérait.
Le trajet dans l'avion se passa relativement bien. House fit une petite scène à Cuddy pour avoir la place côté hublot ce qu'il n'obtint pas. En vérité il avait sa pour l'emmerder mais il lui était reconnaissant de ne pas avoir céder, ainsi il pouvait étirer sa jambe dans le couloir de l'appareil.
House était donc à côté de Cuddy, Forman à côté de Chase, Taub à côté de Wilson. D'ailleurs, un jeune homme assis de l'autre côté du couloir n'avait pas arrêté de le « mater » comme lui avait fait remarqué House avec toute la discrétion dont il est possible.
Tous s'étaient vite endormi, fatigué de leur journée de travail. Tous à l'exception de House, sa douleur à la jambe l'empêchait de trouver le sommeil.
Il regarda autour de lui, la plus part des passagers semblaient dormir. Son regard se posa sur Cuddy. Elle avait apparemment rejoint les bras de Morphée. Il ne put détaché les yeux de cette femme tant il la trouvait belle (chose qu'il n'avouerait bien sure à personne surtout pas à Wilson se dit il.) Il la regarda attentivement, détaillant chacune de ses formes. A cet instant, il la trouva magnifique. Elle qui avait un enfant mais trouvait le temps de diriger un hôpital, de le gérer lui (et il était bien conscient que c'était loin d'être évident), d'être en plus un bon médecin... Elle devait être incroyablement forte.
Ses pensées furent stoppé lorsqu'il la vit frissonner. Il réajusta alors la couverture qu'elle avait sur elle et pris sa propre couverture pour lui couvrir les jambes. Il entendit un faible « merci ».
Mince ! Lui qui croyait qu'elle dormait c'était raté. Maintenant, elle allait pensé qu'il était attentionné et en plus de sa il avait froid ! Super, le reste du trajet s'annonçait des plus agréable pour lui...
