Bonjour. Alors, première chose : je déteste mon ordinateur ayant réussi à s'éteindre pour une mise à jour alors que je venais de terminer ma note de début de chapitre. C'est tellement rageant de le voir s'éteindre sans rien pouvoir faire. Je vais donc tenter de la réécrire du mieux possible.
Cette idée d'histoire m'est venue alors que je regardais la neige tomber allégrement, je sais pas pourquoi mais la neige est inspirante, je trouve. Je venais de lire Hunger Games, une fois de plus, quand l'inspiration m'a chuchoté à l'oreille que je pourrais bien faire un OS sur cette chère Glimmer parfois maltraitée dans certaines histoires, les auteurs aimant la rendre particulièrement allumeuse, poufiasse et dénuée de sentiments. Je ne vous jette pas des pierres, chers auteurs, cependant je dois avouer que je préfère ma version, bien que légèrement choquante. Je la déconseille aux jeunes enfants qui pourraient (peut-être) être choqués par certaines scènes.
Je profite de cette note pour remercier les personnes me lisant, me laissant une review, m'ayant ajouté dans leurs histoires favorites ou me suivant. Merci également aux personnes qui ont bien voulu répondre à mon sondage, m'accordant quelques minutes de leurs temps.
Il ne me reste qu'à vous souhaiter une bonne lecture et on se retrouve en fin de chapitres pour plus d'informations sur cette histoire :D
Introduction :
Tout le monde en lisant Hunger Games n'a pas pu s'empêcher de se désoler de la futilité de celle qui répondait au doux nom de Glimmer. Cependant, personne ne la connait réellement. Voilà la vérité sur la poufiasse blonde.
La vérité sur la poufiasse blonde
Glimmer a cinq ans et observe d'un air horrifié des adolescents se battre jusqu'à la mort. Elle veut détourner le regard mais son père l'en empêche, la forçant à regarder cette atrocité sans nom. La petite fille tente vainement de lui résister, cependant il est fort, bien trop fort pour elle. On ne devrait pas forcer une enfant à visionner une horreur pareille mais son père y tient et sa mère a tenté de le dissuader, en vain. Alors elle se force à observer leurs regards fous et le sang qui gicle partout. Il y en a tellement qu'on croirait se noyer dans une mare de sang. Un tribut se détache des autres, par sa nonchalance et sa violence alors qu'il tranche la tête d'une fillette sans sourciller.
- Regarde Glimmer! lui enjoint son père d'une voix à la limite de l'émerveillement. Ce magnifique combat et ces jeunes gens défendant l'honneur de leur district, tel que je l'ai fais. Se sera bientôt ton tour!
Elle se cache les yeux, chantonne à mi-voix une berceuse que lui fredonne sa mère chaque soir avant d'aller se coucher. Il s'énerve, se lève de son fauteuil en renversant à moitié son verre d'alcool avant de la baffer violemment. Ses yeux étincellent de rage alors qu'il se rassoit et se reverse un verre de son bourbon préféré. Un luxe qu'il peut se permettre uniquement parce qu'il a gagné les jeux.
- Tu vas regarder, et, un jour, tu participeras aux jeux et tu ramèneras l'honneur dans cette famille afin de prouver que tu n'es pas une mauviette.
- Je veux pas aller là-bas, balbutie la petite fille épouvantée. Je ne veux pas tuer, moi!
- Non mais écoutez-moi cela! s'écrie son père d'une voix dure. Tu n'as pas le choix. Je veux que tu ailles dans ces jeux. Et tu iras. Tu obéiras à ton père comme une gentille fille.
- Je veux pas… tente encore de protester Glimmer alors que son père augmente le son de la télévision au maximum.
- Comme tu es mignonne, un véritable petit ange. Comme si la vie était rose. Tu dois aller dans ces jeux afin de nous prouver ta valeur.
- Mais maman dit que je ne suis pas obligée…
A ces mots doucement murmurés, son père entre dans une colère noire et balance son verre sur Glimmer. Ce dernier se brise sur sa tête et elle sent des morceaux tranchants s'enfoncer dans sa tendre peau. Elle ne peut retenir ses larmes et bientôt, ses joues sont ruisselantes. Sa mère entre dans la pièce, attirée par le bruit. Elle pousse un cri d'horreur en voyant l'état de sa fille et se précipite pour l'aider. Cependant, son mari s'interpose et lui ordonne de retourner cuisiner comme une gentille épouse. Glimmer tend la main vers sa mère, mais cette dernière repart sans lui accorder un seul regard de sympathie.
Glimmer a maintenant six ans. Ses coupures ont entièrement disparu mais pas sa profonde peine quand elle a vu sa mère ne rien faire pour l'aider. Elle sait que ce n'est pas sa faute mais elle n'arrive pas à ne pas lui en vouloir. Son père la tient fermement par la main, empêchant toute tentative de fuite de sa part. Oui, elle veut s'enfuir le plus loin possible. Car aujourd'hui, elle va commencer l'entrainement intensif qui la prépare pour les terribles jeux de la faim. Il la traine presque jusqu'au grand bâtiment, ne se souciant pas de ses stridentes protestations.
Il la pousse dans une salle obscure, sans la moindre source de lumière, avant de refermer la porte à clef. Elle a peur du noir depuis toujours, elle ne peut s'empêcher de trembler violemment. Alors arrive le premier coup, venu de nulle part. Le poing clos rentre en collision avec sa joue, la faisant hurler de douleur.
- Silence, ordonne une voix menaçante. Il t'est interdit de pleurer, d'avoir peur ou même de remuer. Tu dois rester immobile jusqu'à que je te donne la permission de bouger. Ne t'avises pas de montrer tes faiblesses, le centre n'est pas fait pour les mauviettes.
Alors Glimmer reste figée aussi longtemps que possible. Mais il est difficile pour une petite fille de ne pas céder à la panique quand elle ne voit rien. Elle finit par bouger, et aussitôt un coup de pied la frappe à l'estomac. Elle glapit. La torture dure des heures, lui semblant des siècles. Elle a reçu tellement de coups qu'elle n'arrive plus à tenir debout. Elle s'effondre sur le sol dur et se fait frapper immédiatement. Elle se fait rouer de coups, qu'elle arrête de compter au bout d'un moment. Elle ferme les yeux.
Glimmer a à présent huit ans. Voilà deux ans qu'elle est forcée de travailler chaque jour pendant des heures. Elle passe par tout les tests et subit comme les autres enfants, un conditionnement forcé. Mais elle refuse d'y croire, elle se raccroche à une époque heureuse où sa mère lui chantait de jolies chansons et la prenait dans ses bras. Elle ne l'a pas revue depuis deux ans, c'est uniquement son père qui vient lui rendre visite une fois par mois. Glimmer le craint toujours autant, elle se cache quand on lui annonce qu'il va passer la trouver.
Glimmer s'entraine dur, tentant vainement de ne pas succomber au conditionnement. Mais il est dur de résister. Elle s'accroche à ses souvenirs, elle ne veut pas oublier qui elle était avant d'être forcée à rejoindre ce terrible centre.
Son père vient la trouver, en avance de trois jours. Il lui annonce d'une voix atone que sa mère est décédée. Officiellement, elle est tombée et sa tête a heurté le sol. Elle a fait une commotion cérébrale et il n'a pas réussi à la sauver. Pourtant, elle sait, elle devine l'atroce vérité. Son père a tué sa génitrice dans un accès de rage et de colère. Il l'a battue, faisant gicler son sang comme dans les jeux.
Ce soir-là, elle pleure. Et elle se promet de devenir la meilleure pour, un jour, tuer son père.
Glimmer est âgée de onze ans. C'est une solitaire, s'entrainant durant des heures sans ouvrir la bouche ni se plaindre. Les autres enfants se sont liés d'amitié, pourtant elle demeure seule. Elle ne sait si c'est parce qu'elle est horriblement belle pour son âge ou si c'est son père qui les a menacé de les tuer s'ils lui adressent la parole. Son père pense qu'avoir des amis ne sert à rien, si ce n'est à vous attendrir. Malgré la haine qu'elle ressent à son égard, elle l'écoute encore.
- Salut!
Cette voix la tire de la torpeur dans laquelle elle était plongée. Elle regarde la personne l'ayant saluée. C'est un garçon de son âge, avec un franc sourire sur ses lèvres. Glimmer ne veut pas de sa pitié alors elle lui tourne le dos. Il éclate de rire avant de se camper à côté d'elle.
- C'est dommage qu'une telle beauté reste toujours seule. Tu veux pas être protégée, poupée?
En deux mouvements, elle est assise sur lui alors qu'il se tord de douleur sur le sol, heureuse de lui faire regretter ses paroles. Ses poignets sont solidement maintenus, l'empêchant de la frapper. Il esquive une mimique de surprise alors qu'elle sourit, d'un sourire sans joie, d'un sourire de ceux qui ont déjà tout perdu.
- Je n'ai pas besoin d'être protégée comme tu peux le constater, martèle-t-elle en appuyant un peu plus fort sur son torse. Et ne m'appelle plus jamais "Poupée". Les poupées sont fragiles, moi pas. Je pourrais te tuer si je le voulais!
Elle se relève, le laissant étendu par terre. Puis, prise d'une soudaine impulsion elle lui tend la main pour l'aider à se relever. Il la prend, surpris, mais abordant toujours un rayonnant sourire. Dès qu'il est debout, il la prend dans ses bras. Etonnée, elle le laisse faire avant de s'arracher à son étreinte.
- Moi c'est Marvel, lui déclare-t-il sans s'offusquer de son comportement.
- Glimmer, marmonne la jeune fille en se demandant pourquoi il lui a fait un câlin.
- Tu avais besoin d'affection, répond-il, semblant lire dans ses pensées. Je le voyais. Et sache que je n'ai pas peur de ton père.
Il part sans se retourner, ses mains se balançant au rythme de ses pas. Ce jour-là, Glimmer s'est fait un ami.
Glimmer a treize ans et elle a peur. Son père la menace de demander que son nom soit tiré au sort l'année prochaine. Elle a beau s'entrainer depuis des années, elle n'a pas l'âme d'une tueuse. Marvel la retrouve finalement cachée au fond d'un grand placard. Il y entre mais ne prononce pas une parole, se contentant de la prendre dans ses bras et de la bercer comme une petite enfant. Il l'appelle poupée, un surnom qui est resté depuis le jour de leur rencontre.
Alors elle craque. Elle laisse cours à ses larmes et se confie à Marvel. Elle lui raconte tout, sans oublier le moindre détail si ce n'est sa promesse de tuer son père. Quand elle a finit, elle se sent vide et heureuse. Elle sourit enfin, un vrai sourire. Un sourire de ceux qui préparent leur revanche et qui voient approcher l'heure de la délivrance et de la paix.
La jeune fille a quinze ans et se sent invincible. Voilà des années qu'elle s'entraine afin de tuer son père. Aujourd'hui, elle est prête. Elle quitte le centre d'entrainement et se rend chez elle. Son père est dans sa chambre, endormi. Elle ne peut empêcher une larme de couler doucement sur sa joue en contemplant cette personne n'ayant jamais éprouvé une once d'amour pour elle. La larme glisse, avant d'atterrir sur le bras de son père. Il se réveille et l'attrape avant de rouler par terre avec elle. Et elle sombre.
Elle reprend conscience que bien plus tard. Elle est étendue sur le sol, entourée d'une mare de sang. Elle frémit alors que les souvenirs lui reviennent. Son père n'est pas mort, il était bien trop fort. Comment a-t-elle pu croire un seul instant qu'elle, maigre fille de quinze années, puisse remporter une victoire sur un des plus cruels gagnants des Jeux de la Faim? Il lui a fait payer sa naïveté. La jeune fille éclate en sanglots, elle a échoué. La vengeance était son but, son trophée.
Il se tient devant elle, un sourire sadique éclairant son visage, le rendant plus sinistre encore. Elle recule autant qu'elle peut jusqu'à se retrouver coincée contre le lit. Il la soulève avant de la jeter violemment sur les couvertures. Il la tient d'une poigne de fer et lui tire brusquement les cheveux alors qu'elle refuse d'articuler un seul son, refusant de lui montrer sa détresse.
- Ma chère fille, tu me déçois énormément, ricane-t-il en la débarrassant de sa veste. Moi qui croyait que le centre d'entrainement te durcirai un peu, je m'aperçois que je me suis lourdement trompé. Es-tu donc si innocente, si candide? Tu mérites d'être sévèrement punie…
Elle s'interroge, rien ne peut être pire que les multiples coups qu'elle a déjà reçu. Alors elle lui tient tête en lui crachant du sang au visage alors qu'il se penche sur elle, salivant d'avance de la voir se tordre de douleur. Parce qu'il est fou: les Jeux tuent l'humanité pour ne laisser que la bête détruite.
- Tu ne peux plus me blesser, papa, murmure-t-elle en mettant dans ces quelques mots toute l'amertume qu'elle retient depuis des années. Tu m'as déjà pris tout ce qui m'était cher, ajoute-t-elle en pensant à sa mère.
- Tu crois?
Et c'est seulement en le voyant défaire la ceinture de son pantalon qu'elle comprend. Elle tente vainement de s'enfuir, allant même jusqu'à le supplier de ne pas faire cela. Il reste sourd à ses suppliques et ce jour-là qui s'annonçait pourtant si glorieux devient celui de la perte de son innocence.
Glimmer a seize ans et craint pour sa vie. C'est le jour de la Moisson et elle sait quel sera le nom tiré cette année: le sien. Son père a si souvent abusé d'elle qu'elle est presque contente de partir dans l'arène. Quand son nom est appelé, elle plaque un faux sourire sur son visage et s'approche de l'estrade d'un pas dansant. Le cauchemar sera bientôt terminé. Son sourire vacille quelque peu en entendant le nom de Marvel, cependant elle demeure forte, ne montrant pas une once d'émotion.
- Désolé, lui murmure-t-il alors qu'elle lui sert la main.
Il ne conserve sa moue boudeuse qu'un instant, aussitôt remplacée par un sourire éblouissant destiné à leurs futurs sponsors. Elle ne sait pas si elle doit être désolée pour lui, après tout, il a encore une chance de sortir vivant. Alors qu'elle a fait son choix depuis longtemps. Elle ne veut pas devenir comme son père, si violent et cruel qu'il en oublie d'être humain. Cependant, elle garde espoir. Elle parviendra peut-être à sortir de l'arène sans tuer. Alors elle fera tout en son pouvoir pour fermer le centre d'entrainement et oublier, surtout oublier.
La blonde est dans la voiture, accompagnée de leur mentor qui n'est autre que son père. Elle tremble alors que sa cuisse effleure la sienne, involontairement bien sûr. Il leur explique que pour gagner, il faut jouer la comédie, il faut se faire aimer par le public et se faire craindre. Glimmer sera une allumeuse, Marvel une machine à tuer. Ils adossent leurs rôles sans broncher.
La jeune fille joue son rôle du mieux qu'elle peut, envoyant des baisers dès qu'elle pose le pied hors de la voiture. Elle va jusqu'à s'approcher des barrières de sécurité qui retiennent ceux qui scandent son nom, en attraper un avec une étrange cravate et à l'embrasser avant de le repousser et d'adresser un sourire enchanteur aux caméras.
Marvel semble vaguement énervé, elle l'ignore. Ils ne sont même pas censés être amis. Pendant les jeux, seules les alliances ont leur place. Elle veut sortir de l'arène, et pour cela, elle doit faire que les gens l'aime. Alors elle joue.
Glimmer sort de la chambre de son père le plus discrètement possible, une larme solitaire roulant sur sa joue. Malgré le fait que sa mort soit proche, son père ne s'est pas montré plus indulgent. Elle ressent encore les coups s'abattre sur elle, plus douloureux que d'habitude, comme s'il était effrayé de perdre son jouet. Elle se glisse dans sa chambre, se trouvant de l'autre côté du couloir. Elle sursaute en voyant Marvel, assis sur son lit. Il n'esquive pas le moindre mouvement alors qu'elle referme la porte.
- Depuis combien de temps?
Sa question claque dans l'air alors que la blonde contemple ses ongles parfaitement manucurés, n'osant affronter son regard accusateur. Il soupire en caressant d'un geste lent le coussin en soie qu'il tient à la main. Elle lève finalement la tête, à temps pour le voir déchirer le coussin en deux morceaux nets. La jeune femme l'observe, ne sachant quelle conduite adopter. Elle le connait depuis longtemps et peut sentir sa colère. Marvel tapote alors le lit et elle esquive un mouvement de recul involontaire.
- Non, s'écrie-t-elle.
Il ouvre la bouche, à s'en décrocher la mâchoire. Il tente de comprendre avant de se rendre compte de ce que pouvait signifier son geste pour elle. Un air peiné apparait sur son visage alors qu'il se ratatine, accusant le coup.
- Comment tu peux croire que moi, ton ami, je te ferais des choses pareilles. Glimmer, je veux juste parler.
Mais l'air lui manque, et elle reste figée, son corps refusant de bouger. Il descend du lit et la rejoint. Lui prend doucement la main et lui bredouille des paroles apaisantes. Elle reprend le contrôle et se laisse tomber sur son lit moelleux. Il s'assied à l'opposé, regardant
- Je… marmonne-t-elle horriblement gênée que son ami découvre tout. Je suis désolée.
- Tu n'as pas à l'être, Glimmer! Cet homme est un monstre pour avoir oser te faire subir ces horreurs. Il ne devrait pas faire cela, tu es sa fille.
- Non.
Glimmer sourit sans joie avant de s'expliquer:
- Ma mère est tombée enceinte alors qu'il était dans l'arène, elle est tombée enceinte de son meilleur ami. Mon père ne lui a jamais pardonné, il m'a avoué la vérité ce soir. Il sait que je vais mourir dans quelques jours de toute façon, ajouta-t-elle avec amertume. Ce n'est même pas de l'inceste.
- Ne dis pas ça! Regarde-moi, poupée. Tu vas gagner ces jeux et tu vas rentrer en vainqueur à la maison. Ton père ne pourra plus jamais te faire de mal. Promets-le moi.
- Si je rentre, balbutie-t-elle, hésitante. Tu ne pourras pas rentrer, toi.
- Personne ne m'attend chez moi.
Elle l'ignorait. Elle a toujours cru que Marvel était heureux et entouré d'amis. Il semblerait qu'il n'avait qu'elle et qu'elle n'avait que lui. Malheureusement, un seul retournerait vivant à la maison. Parce qu'elle a de la peine pour lui ou peut-être pour effacer cette terrible soirée, elle l'embrasse. Il reste immobile quelques instants avant de lui rendre son baiser.
Marvel ne peut s'empêcher de s'en vouloir, conscient de jouer avec Glimmer. Pourtant il l'embrasse, comme si sa vie en dépendait. Il ne peut effacer de son esprit la trahison qu'il commet. Mais dans quelques heures commencent les Jeux de la Faim et il a comprit que son amie ne veut pas en revenir. Il préfère s'en faire une alliée qu'une ennemie.
- Dors maintenant, poupée. Je veille sur toi, lui murmure-t-il.
Et alors qu'elle sombre dans le sommeil, elle entend Marvel lui fredonner une berceuse.
Glimmer court comme elle n'a jamais couru, elle s'empare d'une arme et l'abat sans la moindre hésitation sur la tête de la tribut féminine du district sept. Elle tue, parce que c'est ce qu'on attend d'elle. Parce que c'est comme cela que sont censées se comporter les carrières. Parce que c'est ce qu'on attend d'elle. Quand le bain de sang a cessé, elle rejoint la meute des carrières. Elle ne voulait s'allier avec personne d'autre que Marvel, mais ce dernier a argumenté que cela augmenterait leurs chances de survie. Cato lui sourit méchamment alors que Clove essuie son couteau taché de sang sur sa veste. Elle sait ce qui lui reste à faire pour rester en vie. Elle embrasse Cato jusqu'à ne plus pouvoir respirer. Elle l'embrasse parce qu'elle n'a pas le choix. Parce qu'elle veut vivre.
Ils jouent tous un rôle, se dissimulant derrière une fausse identité afin d'amadouer les sponsors, ils se forgent un masque invicible. Alors même si elle est faible et a peur: elle joue. Encore.
La blonde est allongée contre cet arbre de malheur l'empêchant de tuer la fille du feu. Elle peste, rage, comme tout les autres, même si elle est plutôt contente de pouvoir se reposer un peu. Ses pieds sont extrêmement douloureux et la tête lui tourne. Ce matin, elle a vomit son petit déjeuner et n'a rien réussi à avaler de la journée. Marvel s'inquiète pour elle, elle le sent.
- Glimmer, tu viens cherche du bois avec moi? lui demande-t-il un peu plus tard.
Elle l'accompagne et alors, il lui chuchote à l'oreille la cause de ses nausées et vomissements. Quand elle comprend, elle se jure de mourir. Il l'embrasse sur la joue avant de rejoindre le camp. Elle reste seule un moment, tentant de dissimuler ses larmes à la caméra.
Glimmer entend un bourdonnement, elle tourne la tête, tentant d'en trouver la source. Ne voyant rien, elle ferme les yeux. Puis elle sent quelque chose leurs tomber dessus. Quand elle trouve enfin la force de se relever, elle est aussitôt attaquée. Marvel tente de l'aider mais elle le pousse à s'enfuir. Elle se laisse tomber dans la boue, indifférente à la vie qui s'écoule d'elle. Elle sait qu'elle ne peut être sauvée. Pas de ces guêpes tueuses, mais de la meurtrière qui sommeille en elle, celle que son père a forgée à force de coups et d'humiliations. Elle sait que si elle continue à jouer, elle finira par perdre son humanité, son dernier rempart avant la folie.
La blonde voit des énormes papillons violets lui tourner autour, après s'est son père qui la regarde en ricanant méchamment. Et soudainement, plus rien. Elle sent juste une main caresser ses longs cheveux et entend une voix lui murmurer doucement à l'oreille quelques mots.
- On se retrouvera un jour, poupée. Je ne t'aime pas comme tu voudrais que je t'aime, sache cependant que jamais je ne t'oublierai.
Il la berce dans ses bras, s'autorisant une pensée pour Melissa qui lui a avoué son amour avant de partir (1). Il espère qu'elle comprend son attitude. Elle sait bien que la blonde n'est qu'une amie pour lui.
Glimmer lâche peu à peu prise et accueille la mort les deux bras ouverts et un sourire franc sur ses lèvres roses. Elle va enfin revoir sa mère. Là où elle va, elle sera heureuse, Glimmer en est certaine.
Pardon pour cette fin un peu bêta, je ne savais pas tellement comment terminer cette histoire. J'aimerai votre avis, sincère de préférence XD alors n'hésitez pas à commenter, les chéris :D
(1) Je compte faire une histoire parlant justement de cette chère Melissa, si chère à notre petit Marvel. Melissa sera un personnage de ma création, sortie de mon esprit. J'ai déjà les premières lignes et l'histoire générale donc se sera une des prochaines histoires publiées.
Je tiens à dire que je tente au maximum de respecter l'oeuvre de Suzanne Collins, j'essaie également de nouer un peu mes OS ensembles. Donc la plupart du temps, mes histoires parlent d'événements qui sont arrivées aux personnages avant, pendant ou même qui pourraient leur arriver après la trilogie.
Encore merci aux gens me lisant et à bientôt pour la prochaine histoire :D
