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Moonlight Sonata
in c minor 1st movement Adagio Sostenuto
Ludwig van Beethoven
La semaine qui suivit l'incident fut vécu comme une sorte de routine par Victor. Tout les matins il se levait plus tôt que son programme habituel, partait à l'hôpital où il allait voir et demandait des nouvelles de son sleeping beauty puis il partait à la patinoire où il tentait – sans succès – de construire un nouveau programme en vu de la prochaine saison. Le blocage qu'il ressentait depuis un moment ne s'était pas amélioré avec l'accident. Ses pensées étaient la plus part du temps dirigés vers la personne toujours inconsciente dans un lit blanc. Cela faisait bientôt une semaine et Victor sentait ses espoirs de le voir s'en sortir sans aucune séquelle fondre progressivement. Lui qui n'avait jamais été du genre croyant, il s'était rendu un soir dans une cathédrale et s'était assit parmi les fidèles encore présent, son regard fixé un moment sur l'autel. Puis, sous le regard attentif des saints, il avait prié. Sa démarche était hésitante, et la formulation un peu brouillon, mais l'essentiel était là. Si il y avait un Dieu quelque part, qui l'écoutait, il l'implorait de faire se réveiller sa belle-au-bois-dormant.
Пожалуйста, s'il vous plaît, s'il vous plaît...
Chaque soir après sa journée d'entraînement, il retournait dans cette chambre d'hôpital qu'il connaissait par cœur avec le temps, un bouquet de fleur à la main. Chaque jour il en avait un nouveau,composé de nouvelles fleurs. Il ne savait pas si l'asiatique avait une espèce de fleur favorite – comment aurait-il pu le savoir ?- alors il venait tout les jours avec un nouveau choix, peut-être finirait-il par acheter les bonnes ? Au fur et a mesure, toutes les surfaces disponibles de la chambre étaient utilisés et une odeur florale avait finit par remplacer celle des désinfectants et des produits d'entretiens. Les premières fleurs qu'il lui avait acheté étaient des tulipes. Des tulipes blanches, comme son pardon. Victor avait toujours aimé le langage subtile des fleurs. C'était une forme de communication que peu de personne pouvait comprendre. Les gens s'obstinaient à acheter et à offrir des fleurs sans vraiment savoir ce qu'elles voulaient dire. Les tulipes avaient rapidement été suivis de souci, de saxifrage, de fragile perce-neige, de jonquille et de tant d'autre encore.
Ce soir là, il tenait dans sa main des hélénies, qui avait été importé d'un pays plus chaud, comme c'était souvent le cas. Leur couleur était d'un orange crépusculaire,une couleur chaude et réchauffante, pour une signification si triste. Comme à son habitude, il tira une chaise et s'assit devant le lit.
- Good evening, my sleeping beauty., Commença le patineur russe d'une voix douce, presque tendre., Aujourd'hui je t'ai emmené des hélénies. Est-ce que tu en as déjà vu ? Elles ne peuvent pas pousser naturellement en Russie, c'est bien dommage, j'aime vraiment leur couleur, comme un couché de soleil... Tu aimes les couchés de soleil ? Une fois j'ai vu un couché de soleil à Florence en Italie... J'y étais venu pour une compétition quand j'étais plus jeune. J'avais seize ou dix-sept ans, je crois. Avec un de mes amis patineur, Christophe Giacometti, nous avions décidé d'explorer la ville sans personne pour nous guider. Chose que je te conseil pas. Qu'avions nous dans la tête quand nous avons conclu que se promener seul dans une ville étrangère sans en parler la langue était une bonne idée ? Bien que son nom de famille soit italien, Chris parle aussi bien l'italien que moi le chinois... Enfin, parlait. Je parle un peu chinois à présent. Et un po' di italiano... Enfin bref, là n'est pas la question. Nous nous étions rendu sans trop savoir comment sur le ponte vecchio, qui sert de galerie commerçante à la ville. Qui l'aurait cru ? Des dizaines de magasins de luxe sur un pont ? Nous étions fin août, et la rue commençait à devenir moins noirs de peuple, c'était compréhensible, il était bientôt vingt-heure. L'air était encore bon et il y avait juste une légère brise. Chris se sentait bien. Mais pour moi, habitué à la froideur des débuts de soirée, j'avais presque chaud. Et c'est alors que je l'ai vu. L'Arno s'embraser. Le fleuve s'était coloré de centaine de couleur déclinant de l'orange, du rouge et du jaune. Le soleil était parfaitement aligné si bien que je me souviens m'être dit que Dieu avait crée le fleuve pour qu' à l'horizon le feu et l'eau se touchent. C'était tout simplement magnifique. Il faut absolument que tu regardes par tes propres yeux ce spectacle, je te promet que tu n'en sera pas déçu... Mais pour ça, tu dois te réveiller...
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Une semaine, fut le temps exacte qu'il fallu aux gens pour conclure que Victor n'était pas en partie responsable de l'accident, et beaucoup furent touchés par l'attention toute particulière qu'il portait à sa victime, même si certain était tenté de dire que cela était pour se donner une bonne image, et non un gage sincère. Victor ignorait ces commentaires. Il préférait se tenir au courant de l'avancé de l'enquête. La police n'avait retrouvé aucun téléphone portable ni aucun papier pouvant indiquer son lieu de résidence. Il y avait seulement un peu d'argent en liquide, des roubles russes. Étant donné qu'ils n'avaient aucun point de départ, l'enquête était au point mort. Le jeune asiatique aurait très bien pu être un natif de Saint-Pétersbourg, un natif de Russie en voyage à Saint-Pétersbourg, ou un natif d'un pays asiatiques, où de n'importe quel autre pays du monde. Le fichier des ressortissant en Russie était immense, et impossible à traiter dans les plus brefs délais. Son visage et sa description avait été communiqué aux informations locales, puis dans un cercle un peu plus large, mais aucune personne ne s'était manifesté. Victor commençait de plus en plus à se dire que sa belle-au-bois-dormant était un étranger. Quelle drôle d'idée de venir visiter la Russie en décembre, avait-il alors pensé.
Et puis, à la fin de la deuxième semaine, un miracle se produisit.
La journée s'était déroulé avec exactement la même routine. Victor était allé à l'hôpital, puis à la patinoire pour sa journée d'entraînement. N'ayant toujours pas retrouvé son envie de composer, il s'était mit automatiquement à refaire son programme court. Son corps exécutait les sauts et les enchaînements de façon mécanique, sans pour autant aliéner sa grâce naturelle. Il y avait quelque chose de profondément mélancolique autour de lui, une sorte de tristesse et de mal-être que les autres patineurs autour n'avaient pas l'habitude de ressentir venant de lui. Pour eux, Victor Nikiforov avait l'effet d'une comète à chaque fois qu'il mettait un pied sur la glace. Sa lumière éclipsait toute les autres et pour la duré de sa performance, personne n'était capable de détourner les yeux de lui. Mais aujourd'hui, sa lumière semblait éteinte. L'icône du patinage russe ressemblait à un ange déchu, à une comète qui se serait égaré de sa trajectoire.
- Victor !
La voix puissante de Yakov brisa le moment de platitude qui s'était installé et certains sursautèrent de surprise. L'homme aux cheveux d'argents tourna la tête vers son entraîneur et en quelques secondes il le rejoignit à l'entrée de la patinoire. Le vieux russe tenait un téléphone dans la main et une expression étrange se dessina sur son visage habituellement neutre.
- Il est réveillé., Déclara-t-il simplement.
- Quoi ?, Lâcha bêtement Victor alors que son souffle se coupait et qu'une sensation étrange de besoin se faisait sentir en lui.
- L'hôpital vient de me joindre puisque que tu ne répondais pas sur ton portable. L'inconnu vient de se réveiller et... Victor attend !
Mais Victor était incapable de l'entendre à travers le bourdonnement dans ses oreilles. Il sortit de la patinoire précipitamment et enleva ses patins d'entraînement, les laissant choir sur le sol pour les remplacer par ses baskets blanches. Il eu tout de même la bonne conscience de prendre son manteau au passage, il n'était pas question qu'il meurt d'hypothermie parce qu'il n'avait pas eu la patience de sortir dans les rues de Saint-Pétersbourg avec autre chose qu'un t-shirt noir sur le dos. De la patinoire jusqu'à l'hôpital, il y avait exactement vingt minutes de voiture avec le trafic dégagé des débuts de soirée, Victor le savait, il avait calculé. Cependant ce soir là, traverser la moitié de la ville ne lui prit que dix minutes. Prévenu de son arrivé, un médecin l'attendait pour lui expliquer brièvement l'état de de son patient, pendant qu'il marchait dans les couloirs de l'hôpital.
- J'ai bien peur que de tout les scénarios que nous avions imaginé, le pire soit celui qui ce soit produit.
- Venez en au fait, Docteur., Exigea-t-il d'une voix qui avait sonné plus froide que prévu.
- Nous savions qu'il y avait un risque pour que sa mémoire soit endommagé voir partiellement effacé mais... Il se trouve que les dégâts sont beaucoup plus important que cela. Et nous n'arrivons pas à en déterminer la cause. Il se pourrait que la patient ait vécu un traumatisme où un choc émotionnel important avant de se faire renverser.
Le nœud qui s'était logé dans l'estomac du russe se resserra en entendant les mots du médecin. Son sleeping-beauty était probablement dans un état fragile avant qu'il ne percute. Il n'avait fait qu'aggraver les choses de façon considérable.
- A quel point sa mémoire est..., Commença-t-il sans avoir le courage de terminer sa phrase.
- J'ai bien peur, Monsieur, de devoir vous annoncer qu'il ne parvient même pas à se rappeler qui il est.
Victor s'arrêta à quelques pas de la porte. Celle-ci était ouverte et plusieurs médecins étaient autour du jeune homme, assit sur son lit, qui les regardait d'un air vaguement perdu et dont les cheveux étaient ébouriffé.
- Il ne parle pas russe, donc nous pouvons exclure le fait qu'il soit né ici. Par contre – et c'est une chance – il parle parfaitement l'anglais. Son bilan médical est positif, et physiquement il se porte comme un charme. Mentalement il à l'aire désorienté et perdu, mais qui ne le serait pas ?
- Quand est-ce qu'il retrouvera sa mémoire ?
- Ça, c'est la question à un million. Cela peux prendre quelques jours, une semaine, comme peut-être jamais. Il peux y avoir un élément déclencheur qui va débloquer et laisser passer quelques informations, ou alors tout relâcher d'un coup. Le cerveau est un organe complexe et même à notre époque nous n'en saisissons pas encore très bien le fonctionnement.
- Est-ce que je... Est-ce que je peux le voir ?
- Naturellement.
Le docteur s'avança vers la porte et d'un signe de tête fit comprendre aux autres médecins de quitter la chambre. Sleeping-beauty les regarda partir silencieusement jusqu'à ce que son regard croisa celui de Victor. Le russe pu voir les yeux de l'asiatique s'écarquiller et sa bouche s'ouvrir comme si il allait dire quelque chose. Puis une grimace déforma ses traits et il se prit la tête entre ses mains. Le patineur se précipita vers lui et posa les mains sur les siennes, par réflexe.
- Hey ! Are you alright ?
- Yeah.. I'm fine.. I think.
Бог. Dieu. C'était la première fois qu'il entendait sa voix, et quel voix. Bien que légèrement plaintive, sleeping-beauty n'avait absolument pas une voix de princesse. Elle n'était ni grave ou suave, mais parfaitement à son image. Délicate, douce, même sous la souffrance. Comme une pétale de fleur. Pour Victor, sa voix sonnait comme la caresse d'une plume sur sa peau.
- Je suis désolé., S'excusa l'asiatique. Sur le moment, j'ai cru vous reconnaître. Votre visage m'a semblé être... Familier. J'ai cru même à un moment pouvoir trouver votre nom mais..., Il secoua la tête en signe de négation avant de la relever brutalement une expression inquiète sur le visage. Je vous connais c'est ça ? Je suis désolé de vous avoir oublié. Je suis désolé de-
- Hey, calme toi., Dit-Victor en levant les mains devant lui en signe d'apaisement. Non, on ne se connaît pas, mais il est possible que toi tu connaisses mon visage.
- Vous êtes quelqu'un de célèbre ?, Demanda l'inconnu totalement calmé, le visage penché en signe de curiosité.
- Pour un certain cercle de personne, oui. Je suis patineur. Je m'appelle Victor Nikiforov.
- Pourquoi êtes-vous ici monsieur Nikiforov, puisque l'on ne se connaît pas ?
Victor grimaça. Autant du fait que la partie compliqué de la conversation allait commencer que pour le « Monsieur Nikiforov ». Il avait l'impression que l'on parlait de son père. Cet asiatique était beaucoup trop polie.
- Je., Il hésita. Formula et reformula mentalement sa phrase, mais il avait l'impression que son cerveau c'était changé en pirojki juste avant qu'ils ne soient garnis. Et les grands yeux noirs emplies de question ne l'aidait pas à se concentrer. Il soupira, passa une main sur son visage et sur sa nuque avant de prendre une courte inspiration et de rassembler ce qui lui restait de courage et d'honnêteté., Si tu es là, c'est à cause de moi...Je t'ai renversé, avec ma voiture. Il faisait nuit, il y avait de la neige – trop de neige – et je ne t'ai pas vu à temps et j'ai essayé de tout faire pour ne pas te toucher mais... Je suis profondément désolé. Sincèrement désolé.
Victor n'avait pas la force de regarder dans sa direction, il fixait le mur en face de lui, les paupières baissés de moitié, retenant à peine les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Le silence s'éternisa et le russe commençait à se demander si il ne valait pas mieux qu'il parte quand sleeping-beauty reprit la parole de sa voix si douce.
- Les fleurs, elles sont de vous, n'est-ce pas ?
- Hm, oui., Répondit Victor de façon incertaine, surprit par cette question qui lui semblait incongru dans cette situation.
- Les médecins m'ont expliqué que quelqu'un avait prit en charge tout mes soins, c'est vous ?
- Oui.
- Merci.
Victor tourna brusquement le visage dans sa direction. Avait-il mal comprit ?
- Ne me remercie pas. Si j'avais été plus vigilent tu ne serais pas dans cette situation et des remerciement n'auraient pas lieu d'être.
- Vous auriez pu fuir et partir sans un regard en arrière puisque cet accident aurait pu détruire votre image et votre carrière, si j'ai bien compris. Alors merci. Merci de ne pas être partit. Merci de ne pas m'avoir laissé mourir. Et merci d'avoir permit à des personnes de prendre soin de moi.
Devant cette logique implacable, Victor ne pu que rendre les armes et fut réduit au silence face aux deux orbes noirs qui le dévisageaient avec sérieux. Le russe ne pu s'empêcher de le trouver adorable et dans n'importe quelle autre situation il l'aurait prit dans ses bras avant de lui caresser tendrement les cheveux.
- D'accord, tu as gagné sleeping-beauty.,Conclu Victor en levant les yeux au ciel en prenant un air faussement excédé.
- Comment vous m'avez appelé ?, Demanda l'asiatique la bouche arrondit par la surprise et les joues rougissant à vu d'œil.
- Quoi ? Sleeping-beauty ? Il fallait que je te trouve un nom autre que '' l'inconnu que tu as renversé '' ou '' l'asiatique que tu as presque tué ''.
L'inconnu fit mine de tester cet argument en y cherchant une faille qu'il pourrait exploiter avant de lâcher un léger soupire.
- Ne m'appelez plus comme ça, s'il vous plaît., Dit-il en regardant ses mains.
- Très bien, à une seul condition.
- Laquelle ?
- Ne me vouvoie plus. Et appel moi Victor.
Un léger sourire se dessina sur son visage. Pas plus développé qu'un battement d'aile de papillon et pourtant il réussit à atteindre ses yeux et tout son être se mit à s'illuminer.
- Ça fait deux conditions ça... Victor.
Victor lui répondit par un sourire qui brilla au moins aussi fort que sien.
Par la suite, il fallu une semaine supplémentaire de plus pour convaincre les médecins de laisser sleeping-beauty sortir de l'hôpital, avec une longue ordonnance de médicament dont la plupart étaient des anti-douleur. Forcé de constater que la mémoire ne lui revenait toujours pas, ils avaient autorisé Victor à ramener le jeune asiatique chez lui. Cette semaine n'avait pas été différente des deux autres précédentes, à la différence que le patineur russe pouvait enfin lui faire la conversation. Il avait prit un malin plaisir à continuer à lui apporter chaque jour une nouvelle espèce de fleur différente, juste pour le plaisir de voir des légères rougeur apparaître sur joues du jeune homme, bien qu'il tentait de cacher son visage derrière ses lunettes noirs et ses mains. Victor ne fut même pas déçu quand il lui avoua qu'il ne se souvenait plus du nom de sa fleur préféré. A vrai dire, il aurait été incapable de dire si il avait un jour aimé les fleurs ou non. Ce n'était pas un problème pour le russe, qui voyait là l'occasion de continuer son rituel un peu plus longtemps. Bientôt, les hélénies et autre jonquilles avaient laissé la place à des lilas, des lys, et à des roses qui avaient la couleur des levés de soleil. Si le jeune asiatique avait trouvé cette pratique étrange à quelque moment que ce soit, il n'en avait rien laissé deviner et il prenait une attention toute particulière à remercier l'idole russe , une fois sa gène passé.
- C'est les lys., Déclara le brun le jour de sa libération officiel de l'hôpital. Avec Victor ils s'affairaient à mettre de l'ordre dans sa futur ancienne chambre dans un silence paisible, si bien que le russe ne comprit pas dans un premier temps où l'autre voulait en venir, le forçant à s'expliquer. C'est les lys, les fleurs que je préfère.
- Ta mémoire vient de te revenir ?, Demanda immédiatement Victor, la joie transperçant sa voix.
- Non. Mais de toute les fleurs que tu m'as offertes, ce sont celle là que je préfère.
Victor ne répondit pas tout de suite, observant le jeune homme devant lui, et dont il ne savait même pas le prénom, effleurer du bout de ses longs doigts fins les fleurs fragiles de la plante. Des lys, gage de l'innocence et de l'amour pure, teinté de rose, elle représentait l'affection et la tendresse. Et comme le russe ne lui répondait pas, l'asiatique tourna la tête vers lui, cherchant son regard et lui offrit un sourire timide avant de saisir précautionneusement le vase de lys et de le serrer contre sa poitrine. Il ne pouvait pas la savoir, mais à cet instant précis Victor était prés à acheter tout les lys de France juste pour le voir sourire de la sorte encore une fois.
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- Je sais que tu m'as déjà dit de ne plus te poser la question mais... Est-ce que tu es sûre que cela ne te dérange pas ? Je veux dire, que je vienne chez toi ? Tu sais, tu n'as pas besoin de te sentir responsable de moi. Je suis certain que je pourrais me débrouiller et-, L'asiatique interrompit brutalement sa phrase quand il remarqua le sourire froid que lui adressait le russe. Celui-ci se demandait parfois si son sleeping-beauty comprenait ce qu'il disait ou si il faisait semblant. Il réprima un soupire d'impatience qui montait en lui et ferma le coffre de sa voiture avant de s'y adosser, croisant les bras sur son torse et faisant face à un jeune homme, tête baissé, qui tirait sur ses manches. Adorable.
- Pour la dernière fois, Aurore., Commença-t-il et le surnom fit grimacer l'asiatique. Si tu sais que je t'ai dit de plus poser la question, pourquoi continus-tu à le faire ? Non, ne répond pas, c'était une question rhétorique. Donc, pour la dernière fois, oui, je suis sûre que tu ne me déranges pas, et que ça ne me dérange pas non plus de t'accueillir chez moi. Évidemment que je me sens responsable de toi, mais non, je ne fais pas ça pour avoir bonne conscience. Et je me demande vraiment comment tu feras pour te débrouiller dans une ville – que dis-je dans une ville – dans un pays que tu ne connais pas, et dont tu ne parles pas la langue. Donc maintenant, sois mignon et monte dans cette voiture ou je serais contraint d'utiliser la force.
Pour sa dernière phrase, Victor espérait vraiment que l'autre avait comprit qu'il utilisait l'humour. Il n'avait réellement pas l'intention de le forcer à venir avec lui si il ne se sentait pas suffisamment à l'aise, ou si il n'en avait tout simplement pas envie. Il aurait pu très bien lui payer une chambre d'hôtel pour la duré qu'il voulait, ce n'était pas l'argent qui manquait pour cela. Fort heureusement, les deux hommes semblaient être sur la même longueur d'onde, et bien qu'ils ne se connaissaient que depuis à peine une semaine et dans des circonstances particulières, une osmose régnait déjà entre eux, apportant une atmosphère sereine et complice, tout à fait incroyable aux yeux de Victor.
- Si tu comptes utiliser la même force dont tu as essayé de faire preuve pour me faire manger les repas de l'hôpital, alors il faut vraiment que tu changes de méthode de dissuasion, elle n'est pas très efficaces, je dois dire., Répondit l'asiatique en relevant la tête, un sourire sur le visage et une lueur amusé dans les yeux.
- Ne sous-estime pas les pouvoirs du grand Victor Nikiforov, jeune padawan, tu me suppliera de te laisser t'en tirer le jour où j'utiliserai ma véritable force sur toi.
- Je demande à voir. Et puis franchement, ça fait beaucoup trop de référence à Star Wars d'un coup. Est-ce que tu vas bientôt m'annoncer que tu es mon père ou... mon frère jumeau ?, Dit-il en prenant une expression faussement horrifié.
- Tu te souviens de Star Wars ? Demanda Victor, surpris.
- Oui, c'est ironique n'est-ce pas ? Je me souviens d'une série cinématographique mais pas de mon propre prénom. Il faudrait vraiment que je repense à redéfinir mes priorités.
- En parlant de prénom. Tu n'as toujours pas une idée de comment tu aimerais que je t'appelle ? Sinon je vais devoir alterner les surnoms ou Aurore va vraiment devenir définitif, tu sais.
- Victor rit alors que le dit Aurore marmonnait des choses en anglais tout en rougissant.
- Allez monte., Dit-il finalement après s'être calmé. Il y a quelqu'un que j'ai hâté de te présenter !
Intrigué, Aurore monta dans la Volkswagen gris métallisé de l'idole russe, qui n'avait définitivement rien d'un cheval blanc, bien que l'homme aux cheveux d'argents avait l'allure d'un authentique prince.
Bonsoir, comment allons-nous ?
Vous avez passez un bon mois ? Un bon Halloween ?
J'espère que oui.
Pour être franche, plus je prend de l'avance dans l'écriture de cette fan fiction, plus je me dis que c'est compliqué d'attendre aussi longtemps avant de publier.
Enfin, j'espère que vous avez apprécié ce deuxième chapitre autant que le premier.
Je vous donne rendez vous le 25 décembre ( peut-être même un peu avant ? ) pour le chapitre trois.
sunflowill
Réponse aux reviews :
- Kaneko-chan : Je suis contente que ce premier chapitre soit si parfait à tes yeux, tu ne peux pas savoir à quel point ton commentaire m'a fait plaisir. J'espère que ce chapitre ne t'a pas déçu !
- Woshi : Oui, ca commence fort ! Mais je ne suis pas douée pour introduire les choses en douceur ahah. Oui, je suis d'accord sur le fait qu'il reste des tas d'***** qui ne prennent pas la peine de s'arrêter ou d'appeler les secours. Mais Victor est quelqu'un de bien, alors Victor s'arrête et fait ce qu'il faut, en essayant de ne pas trop paniquer. Pour le reste, je ne t'en dit pas plus! Il faudra lire pour savoir!
- Stia : Merci beaucoup pour ton commentaire, et oui, il y aura encore plein de chapitre. Pour le moment j'en ai compté 17 plus un épilogue, on verra si j'arrive à m'y tenir !
- Paola : Merci beaucoup pour ton commentaire, j'espère que tu as trouvé ce chapitre aussi intéressant que le premier !
- Raph1978 : Je te remercie pour ton commentaire, il est vrai que les fautes d'orthographes sont un peu ma bête noir... J'essaie de m'améliorer mais la langue française et si compliqué, parfois je dois réfléchir à comment j'accorde un verbe en italien avant d'écrire l'équivalent en français, enfin. Merci pour ton mot d'encouragement, et j'espère que ce chapitre t'a plu !
J'aimerai remercier également toutes les personnes sur twitter, ainsi que mes amis, qui m'encouragent et qui essayent de me conseiller quand je panique le soir dans ma tl en pensant que ce que j'écris c'est grave nul ( ce qui arrive beaucoup plus souvent que je ne veux le dire ).
Je vous aimes vraiment fort.
