Bonjour!
Vu que c'est le début, je vous mets tout de suite la suite, afin de voir si cela plait vraiment ou pas. Ce ne sera pas toujours rapide ^^. Merci pour les mises en alerte et favoris. Et merci à Emelyne, Lili69 et Cassy chou pour leurs messages.
POV Bella
Finalement j'avais très peu dormi. Lancée dans ma peinture, il avait fallu que je la termine avant de pouvoir aller me coucher. Le rendu m'avait bluffée : cela faisait longtemps que je n'avais pas réussi à faire passer quelque chose dans mes toiles. Celle-ci valait quelque chose : en la regardant, je ressentais de la confusion, de la peur, mais ce qui prédominait restait un mystère. J'avais peint une sensation que je n'arrivais même pas à définir.
Comme je le pensais, ma boite aux lettres était pleine de magazine à scandale.
Enroulés par un élastique, un post it d'Alice dessus disant « il ne faut pas mourir idiot, à ce midi. Biz ». Je rentrais le colis à la maison, le posais sur la commode de l'entrée, et allait réveiller mon fils pour le petit déjeuné. Comme chaque matin il trainait des pieds, mettant un temps fou à se préparer, à boire son chocolat et manger ses tartines. Il n'était pas du matin, c'était une certitude.
- Allez mon bébé, on va être en retard.
- Je crois que j'ai une lundinite. Je peux pas y aller.
- Une quoi ?
- J'ai une lundinite, dit il en articulant chaque syllabe. Tonton dit que c'est une maladie qu'on peut attraper le lundi matin.
Je tentais tant bien que mal de ne pas rire, mais devant sa mine sérieuse, je ne pus m'en empêcher.
- La lundinite n'existe pas poussin. Tonton Emmet a inventé ça. Donc tu iras à l'école.
- Pfff…
Je souriais encore devant l'école, bien que je ne devais pas oublier d'en toucher un mot à Emmet. En repartant je retrouvais Anthony sur le parking, assis sur le capot de sa voiture.
- Je t'ai vu arriver. Je t'attendais, me dit il.
- Depuis quand t'as des enfants dans cette école toi ? demandais-je en riant
- Jay a eu un rendez-vous urgent, et Alice était déjà partie. Il semble qu'elle organise un congrès de gynéco au Four Seasons.
- Des gynécos ! Charmant ! Ça devrait t'intéresser !
- Ce n'est pas parce que je suis chirurgien et que je suis gay que je pourrais être intéressé par…
Il s'arrêta, voyant mon sourcil relevé, l'air pas du tout convaincu par ses propos.
- Ok, je me rends… Je vais y faire un tour tout à l'heure.
J'éclatais de rire et allais vers ma voiture.
- Ne te sauve pas toi ! dit-il. As-tu vu mon frère hier ?
- En quoi ça te regarde ?
- Je sais qu'il était chez toi hier. Il me l'a dit hier soir.
- Alors pourquoi tu me poses la question ?
- Pour voir si tu as quelque chose à cacher !
- Mission impossible dans cette famille, répondis-je sarcastique.
Je m'assis dans mon Suv, et Anthony mis ses bras sur la portière, au niveau de la vitre grande ouverte.
- La soirée fut bonne ?
- Très !
- Vous avez… ?
- Bon sang, va te trouver un mec, ça t'évitera de t'intéresser à la vie sexuelle des autres ! râlais-je
- Pourquoi tu t'obstines ? je finirais par le savoir !
- Tu es trop curieux !
- Je m'intéresse à ma famille rien de plus.
- Mytho !
- Bon c'est non, j'ai compris ! On va vous laisser mijoter encore un peu, laisser monter la pression… Il vous a fallu quoi la dernière fois ? 2 jours ?
Je ne répondais que par un regard que j'espérais mauvais, avant de repartir chez moi sous ses rires.
Une fois arrivée, je m'installais dans le canapé avec les torchons people. Il y en avait 5, et à chaque fois, Irina était en couverture avec son amant, l'acteur en vue (d'après eux) Laurent Spears. Les gros titres étaient sans équivoque :
« Irina Denali trompe Edward Masen »
« La reine des podiums change de chanson »
« Edward Masen trahi »
Et d'autres du genre.
J'allais aux pages de l'article, détaillant un peu plus les clichés, et en découvrait d'autres. Edward avait raison de ne pas regarder. Même si c'était fini, il n'avait pas besoin d'avoir sous les yeux son ex filant le parfait amour avec un autre. Il n'y avait aucune interview d'Edward ou d'Irina à l'intérieur, mais des communiqués de leurs agents respectifs. Je ne lus que celui de Tanya :
« Edward a définitivement rompu. Il n'habite plus avec elle et compte récupérer ses affaires au plus vite afin de tourner la page. Il ne communiquera pas à ce sujet, il a bien d'autres occupations avec de nouveaux albums à préparer. »
Fin de l'histoire.
- B ?
- Bon sang ! Tu le fais exprès ? râlais-je après Edward qui m'avait à nouveau fait peur.
Il me rejoignit au salon, tandis que je refermais les magazines et les mettais sous mes livres sur la table basse. Il me vit faire en souriant.
- Alors des trucs intéressants ?
- Non. Juste que je connais le nom de l'acteur en vue du moment.
- Ouais…
Je me levais et on s'enlaça, comme à notre habitude, finissant par un baiser sur la joue.
- T'es prête ?
- Pas du tout ! mais j'enfile un maillot, j'attrape une serviette et en avant !
- J'ai pris la jeep d'Emmet pour ma planche de surf.
- Tu n'as pas mis les pieds dessus depuis longtemps, dis-je pour l'embêter. Tu risques de te ridiculiser.
- Jamais ! Tu verras, le dieu des vagues c'est moi.
On se mit à rire et je le laissais pour me mettre en tenue.
Posée sur la plage, lunette de soleil sur le nez, je regardais Edward au loin glisser sur les vagues. Il s'en sortait à merveille pour un homme n'ayant pas touché à sa planche depuis des années. Lorsqu'il sortit pour me rejoindre, tout sourire, je pensais aussitôt qu'il ne semblait vraiment pas en pleine rupture. Enfin il n'avait pas du tout l'air affecté.
- Alors tu as vu ? Je suis toujours bon !
- Oui tu es toujours le dieu des vagues.
Il planta sa planche dans le sable avant de s'installer à côté de moi.
- Ça fait un bien fou ! Entre ça et mon footing de ce matin, je suis en pleine forme.
- Ben dis donc, t'as de l'énergie à revendre !
- Je suis chez moi, j'ai enfin passé une vraie bonne nuit, pas de prises de tête… dit-il en regardant l'océan.
- Et tes affaires vont ou ? Tu as repris un appart ?
- Non. Elles sont en garde meuble, mais j'ai demandé à Tanya de revendre les meubles, et de ne garder que l'essentiel. Je veux repartir de zéro.
- Et tu étais sérieux en disant vouloir t'installer ici ?
- Sérieux oui. Après ça demande pas mal de logistique et de chamboulements. Je dois tout bien penser.
- Tu perdrais Tanya !
Il rit mais secoua la tête.
- Nan… Elle n'a rien qui la retienne à New York. Tanya n'a pas de famille proche, alors New York ou LA. Enfin on n'y est pas encore.
On entendit son portable sonner, et il le récupéra rapidement dans la poche de son jean.
- Je parlais de toi ! dit-il en répondant. Avec Bella. On est à la plage là
Il sourit, d'une façon très tendre, et j'aurai aimé savoir ce qui lui donnait un tel sourire.
- Je vais voir cet après-midi, j'ai quelques idées en tête pour elle… Ce n'est pas nécessaire pour le moment…. J'ai toujours du matériel ici, je peux tenter une maquette. Et on se ferait un genre de visio par web cam un soir…. Ok on se fera ça dans la semaine… Pourquoi ?... Dis-moi pourquoi et je te la passe…
Il me tendit son téléphone.
- Tanya veut te parler.
- A moi ? Mais qu'est ce qu'elle…
Il haussa les épaules et je pris son portable.
- Tanya ?
- Bonjour Bella. Ça va ?
- Euh oui merci. Et toi ?
- Ça va. C'est un peu mouvementé ici, mais ça se tassera vite. A ce sujet, comment il va ?
- A la perfection. Ça m'a même étonnée.
- De quoi elle te parle ? me demanda Edward.
Je lui fis signe de se taire.
- Pas moi. Il était comme ça en arrivant chez moi le soir où il la quittait. Je voulais juste vérifier que ça continuait comme ça.
- C'est le cas.
- Parfait. Je vous laisse profiter du soleil les veinards, je vais m'occuper du boulot de Môssieu.
- Bon courage Tanya, riais-je.
- Merci, il m'en faut. Prends soin de lui.
- Avec joie !
- C'est bien ce que je pensais.
On raccrocha et Edward voulu aussitôt savoir de quoi on avait parlé. Bien sûr je refusais de dire quoi que ce soit, et il décida de me faire parler par tous les moyens. Chantage, menaces, et pour finir les chatouilles. Je tenais bon. Mais quand à force de jouer il se retrouva assis sur moi, me tenant les mains, la situation m'échappa. Je dû faire un geste, une mimique, enfin un truc, qui déclencha un changement en lui. Et aussitôt, alors qu'il lâchait mes mains, je me relevais, posait mes mains sur sa taille, alors qu'il posait les siennes sur mes joues et m'embrassait. Je baladais mes mains sur son dos musclés, ses abdos, ses pectoraux. Il avait toujours été musclé, juste comme il fallait. Habillé on pouvait les deviner, mais là je les touchais et j'adorais ça. Je ne sais combien de temps ce baiser dura, car je ne repris mes esprits que lorsqu'il quitta ma bouche pour mon cou.
- On devrait y aller…
Pas de mouvements.
- On pourrait nous voir…
Là il se crispa et s'arrêta. Il me fit un léger smack avant de se relever et de me proposer sa main pour m'aider à me mettre debout. On rangea nos affaires en silence : on aurait pu croire que ce silence était gênant car on ne se regardait pas et que nos gestes étaient raides. Mais je n'éprouvais aucune gêne, j'étais bien, recherchant simplement encore et toujours une explication à nos débordements.
- Peut-être que…
Je me tournais vers lui. Il me regardait d'un air sérieux.
- Peut-être qu'un jour on comprendra pourquoi ce besoin de faire ça…
- J'espère Masen…
On se sourit avant de partir vers la jeep de mon frère.
Le repas du midi fut très agréable. Anthony s'était greffé à nous, n'ayant pas d'opérations à l'hôpital. On discuta de tout et rien, des projets d'Edward, du cabinet d'avocat de Jasper, des prochains contrats d'Alice, de la vie de célibataire heureux d'Anthony, de mon futur diplôme… Ce fut vraiment un bon moment, trop rare à mon gout. On avait rarement le temps de se retrouver, chacun bien pris dans sa vie, et c'est pour ça qu'on avait instauré le dimanche tous ensembles. Je ne fus pas dupe des regards d'Anthony et Alice : dès qu'Edward me souriait, ou dès que j'avais un geste envers lui, ils se regardaient d'un sourire complice. Je ne pouvais que louer le seigneur qu'ils ne fassent pas de commentaires quand à Jasper, je le remerciais de ne pas du tout se soucier de nous à ce sujet. Il savait, oui, mais il faisait comme s'il ne savait pas. Rien que pour ça, j'aurai pu ériger une statue à son effigie.
On prenait le café lorsqu'une grosse voix très grave interpella Edward. Il se tourna, circonspect, mais sourit ensuite tandis qu'il se levait. Visiblement ils se connaissaient.
- Garret ! Qu'est-ce que tu fais ici ? C'est pas ton territoire la West Coast ! rit Edward
- Et toi alors ? Le célèbre Masen n'est plus dans son fief New Yorkais ?
Ils se firent une bonne accolade.
- Ma famille vit ici mon pote, je suis chez moi !
- Ouais j'ai appris pour Irina. Quelle …
- Pas d'insultes ! Laisse là où elle est.
- C'est Garret McCaffrey, me souffla Alice
Ne suivant pas du tout ce qu'il se passait dans le monde particulier du showbiz, j'ignorais totalement qui était ce fameux Garret.
- Tanya te couvre bien en tous cas ! Tout le monde sait que t'es pas à New York, mais impossible de passer à travers son barrage !
- Je veux être un peu tranquille… dit plus posément Edward.
- Mouais… Tu ne comptes pas me présenter ? dit son ami en faisant mine de se vexer
- Oh pardon ! Garret je te présente Anthony et Jasper, mes frères, ma belle-sœur Alice femme de Jasper et Bella une amie.
- Une amie hein ?! dit le Garret en faisant un clin d'œil à Edward. Enchanté, dit-il en serrant la main des garçons.
Lorsque ce fut notre tour à Alice et moi, on eut droit à un baise main et un clin d'œil.
- Hé chasse gardée, dit Edward.
- Arrête un peu ! Kate me découperait et me jetterait dans une fosse commune si je venais à avoir un geste déplacé. D'ailleurs je dois aller la rejoindre. On fait une grosse soirée pour son anniversaire vendredi. Viens avec ton « amie » Bella. Kate sera ravie.
- On verra. Je t'appelle.
- Ok. Bonne journée à tous !
On lui répondit presque en cœur la même chose, et il repartit à ses occupations tandis qu'Edward se rasseyait.
- Maintenant qu'il est parti, quelqu'un peut me dire qui est Garret McCaffrey ?
Alice soupira tandis qu'Anthony se moquait littéralement de moi.
- T'es désespérante Bella, se plaignit Alice. C'est un acteur en pleine ascension, et tout fraichement chanteur! Et en plus il sort avec Kate Winford, une célèbre chanteuse.
- Et c'est moi l'heureux producteur de leurs albums ! dit Edward tout fier.
Je fis mine de l'applaudir, et il mit sa main sur son cœur en me disant merci.
- Et tu as été invitée à une soirée qui promet de ramener tout le gratin ! Je rêverais de pouvoir organiser un truc pour eux.
- Ça peut s'arranger Alice, dit Edward. Je peux laisser une carte à Kate pour toi.
- Tu ferais ça ? Vraiment ?
- Calme toi Alice, lui dit Jasper en riant. Respire…
On se mit tous à rire, tandis qu'Alice essayait vainement d'expliquer le pourquoi de son excitation. Edward en profita pour me demander doucement si je souhaitais l'accompagner.
- Ça va dépendre si je peux faire garder Aydan.
- Tu trouveras sans problèmes une dizaine d'âmes charitables pour le garder. Ma mère me parlait encore de lui ce matin, au sujet de je ne sais quelle manie qu'il a.
- Il voit trop souvent Emmet, râlais je.
Je regardais ma montre et vit qu'il était l'heure pour moi d'aller en cours.
- Je dois y aller. Je te dis ça se soir…
- Ok.
- Jay on y va ? demandais-je.
Son cabinet n'était qu'à quelques minutes de la fac.
- Let's go.
Après un baiser à ma cousine, il m'emmena en cours, tandis que les trois autres se reprenaient un café.
Dans la voiture, alors qu'on parlait de tout et rien, Jasper se proposa de but en blanc pour garder Aydan.
- Merci… dis-je surprise. Mais pourquoi tu ferais ça ? Je croyais que tu…
- Bella… Aydan est en quelques sortes mon neveu, vu que toi et Alice êtes plus des sœurs que des cousines, et il est le filleul d'Alice. Ce gamin est génial, et j'avoue qu'on rigole pas mal avec lui. Owen serait ravi aussi. Quand à toi et Edward, ça ne me regarde toujours pas, et je ne demanderais rien.
- Merci.
- En revanche, force est de constater que depuis son arrivée il a passé plus de temps avec toi qu'avec qui que ce soit, et que vous semblez aimanté l'un par l'autre. Mais ce n'est que mon opinion.
Il n'ajouta pas un mot, et je ne trouvais rien à répondre à ça. Je ne me rendais pas compte de ce qu'on pouvait dégager, ou même si on se recherchait l'un l'autre. C'était le type de questions que je ne me posais pas. Et peut-être que je ne préférais pas me les poser. Mais le soir venu, j'acceptai de l'accompagner à la soirée de Kate Winford et Garret McCaffrey.
Chaque mardi soir, rituel depuis qu'Aydan était entré à l'école, il partait passer la soirée et la journée du mercredi chez son parrain Jacob. Ce dernier permettait à mon fils de garder un lien avec une partie de sa famille paternelle, et en même temps de me laisser un peu de temps pour moi. Il était le meilleur ami de Jared. Il m'avait soutenu quand la famille de Jared m'avait tourné le dos.
- Salut Jake ! Entre !
Tout sourire, il entra dans le vestibule, et me fit un baiser sur la joue.
- Comment tu vas ? demandais-je
- Bien comme toujours !
- Et Léah ?
- Pareil ! Elle est juste un peu plus hargneuse que d'habitude car elle veut en finir avec cette grossesse.
Léah et Jacob étaient mariés depuis 5 ans. Ils s'étaient rapidement rendu compte qu'ils avaient un problème de fécondité, et ils avaient tenté plusieurs FIV pour enfin devenir parents. Au bout de quatre tentatives, elle était enceinte de triplés. Après la surprise et les craintes, ils refusèrent qu'on retire l'un d'eux, trop risqué à leur gout, et ils s'apprêtaient à être parents d'ici 2 mois.
- Embrasse là pour moi
- Je n'y manquerais pas. Ou est Aydan ?
- Il finit ses devoirs dans sa chambre. Tu veux boire un truc ? Un coca ?
- Ouais merci. On va manger chez Sue et Harry ce soir.
J'opinai distraitement en lui tendant une canette. Les parents de Jared. Je ne les avais pas revus depuis l'enterrement, et je refusais de leur laisser Aydan. Nos rapports étaient trop compliqués, et je ne voulais pas que mon fils subisse ça. Jacob l'emmenait toujours les voir, je le savais et laissais faire, car en sa présence ils se gardaient de médire derrière mon dos.
- A ce sujet Jake… La dernière fois, il est revenu un peu triste. C'est vite passé mais, il était beaucoup moins gai.
- Je ferai plus attention la prochaine fois… Ils lui ont beaucoup parlé de son père, montré des photos… Ils n'ont pas dit un mot à ton sujet, rassure toi… Mais ça l'a peut-être chamboulé.
- Il a des dizaines de photos de son père dans sa chambre, ça ne peut pas être que ça.
- Je ne sais rien de plus. Je lui demanderais discrètement.
- Merci.
- Parrain ! cria mon fils.
- Hey l'asticot, répondit Jake en l'attrapant au vol. Tes affaires sont prêtes ?
Aydan opina.
- Tes devoirs sont terminés ?
Un nouveau oui.
- Alors on y va ! Toujours rien de prévu Bella ? Tu sais le but c'est que tu sortes un peu !
- Ne t'inquiète pas pour moi, je ne suis pas malheureuse. Bisous mon bébé.
- Chuis plus un bébé maman !
- Pardon pardon. Bisous ptit cœur.
Je l'embrassais et les laissais partir. Ce soir, pour une fois depuis très longtemps, je n'allais pas me faire ma soirée dvd seule ou avec les filles. Ce soir, Edward venait les voir avec moi.
Edward arriva vers 20h, avec une énorme pizza et quelques dvd. Nous allions certainement avoir à nous battre entre ses gouts et les miens, pour finir par regarder un des siens et un des miens.
- Quoi de neuf ? me demanda-t-il en s'installant dans le canapé
- Rien et toi ?
- Je profite de ma tranquillité… Même s'il semble qu'elle soit bientôt finie.
- Pourquoi, tu vas repartir plus tôt que prévu ?
- Nan ! Mais Tanya m'a dit que j'étais repéré… Mais bon, j'ai été étonné de ne pas être plus reconnu que ça quand on a diné en ville.
- Oh la star est déçue ? le taquinais-je
- Horriblement triste, rit il. Mais je tiens le choc.
- T'as quand même signé quelques autographes…
- Et je n'ai pas vu de photographes. Mais bon, j'ai pas trop l'œil moi, encore moins quand je suis bien entouré.
Je souris en pensant qu'on était bien tous les 5. Ce repas avait été très sympa.
- Alors on regarde quoi ? demanda-t-il. Je refuse illico tes films fleurs bleu.
- Et moi je mets mon véto sur tes superproductions.
Finalement, on se mit d'accord sur deux comédies après plusieurs bonnes minutes d'arguments en tous genres pour nos propres idées.
A la fin du premier film, on se fit une pause ravitaillement, en allant préparer du popcorn en cuisine.
- Tu veux que je m'en occupe ? demanda Edward en riant tandis que je me débattais pour ouvrir le sachet de maïs.
- Ok je m'occupe des glaces.
Je m'affairai en prenant les bols, les brownies, les glaces, le coulis, la chantilly… Toute la panoplie pour un super dessert.
- Tu es au courant que je dois surveiller ma ligne ?
- Après avoir mangé les ¾ d'une pizza double fromage, double bacon et poulet ? dis-je en levant un sourcil
- Parfaitement !
- C'est ça ! Tu te rappelles de ce que je t'avais préparé la dernière fois ?
- Tes 3 kg de sucre dans un bol de 250 ml ? Ouais…dit-il faisant mine d'être écœuré.
- T'as adoré ! répliquais-je
- C'est vrai. C'était quoi déjà ? Vanille, chocolat, coulis chocolat, chantilly et coco pops ?
- Tu vois tu t'en rappelles très bien !
- Et ce soir tu prépares quoi ?
- Une coupe Brownie !
Il arqua un sourcil, attendant les ingrédients.
- Brownie, coulis de chocolat chaud, glace vanille et chocolat, chantilly et amandes effilées.
- Je pense qu'il va me plaire aussi.
Il se remit à préparer son popcorn, tandis que je préparais nos bols.
- Avant que j'oublie, samedi soir c'est soirée « Antilles ».
- C'est-à-dire ? demandais-je. On doit quand même pas venir en maillot et paréo ?
- Nan, rit il. C'est le thème général de la déco, du buffet et de l'alcool. Mais ça veut aussi dire tenue décontractée.
- Tant mieux ! Si je peux éviter de jouer au mannequin avec Alice.
- Elle coud toujours ?
- Oh oui, elle retouche toute ses tenues.
On continua à s'affairer quelques minutes avant de retourner s'installer dans le canapé, les mains chargées de sucreries. Je mis Mon film, « bébé mode d'emploi », qu'on regarda tout en s'empiffrant. C'est fou ce qu'on est capable de grignoter devant la télé.
Le film finit, je n'avais pas envie qu'il parte. La soirée avait été trop sympa pour qu'il reparte si tôt. Je lui proposais d'écouter un peu de musique.
- Pas de Céline Dion ou Mariah Carey… geignit-il
- Arrête leurs chansons ne sont pas toutes nulles.
- Si tu le dis…
- Bon on va faire dans le basic…
J'attrapai l'un des CD qu'il m'avait fait, un mélange de plein de vieilles chansons. J'avais adoré cet album. Je m'installais sur le canapé, tête sur ses genoux, le regard tourné vers lui, tandis qu'il jouait avec mes cheveux.
- Je passe la journée en studio demain, ça te dit ?
- Depuis quand t'as un studio à L.A ? m'étonnais-je
- Il est pas à moi celui-là, il est à une copine.
- Une ex ?
- Aussi, rit il. Quoi qu'il en soit, j'ai fait une maquette hier à la maison, et faut que je bidouille un peu. Tu veux venir voir ?
- Pourquoi pas ! Tu me donneras l'adresse je te rejoindrais dans l'après-midi, j'ai cours demain matin.
- Je me demande comment tu fais pour tout gérer en même temps. Aydan, tes cours, ton livre, ta vie privée…
- Le dernier point ressemble un peu au désert de Gobi.
- Et ce type, là, comment il s'appelait déjà… Tu m'en avais parlé quelques fois.
- Mike ?
- C'est celui-là !
- Rien à dire hormis que c'est un crétin… Et un crétin de collection !
- Et bien quoi qu'il en soit, tu m'épates. Je ne gère pas la moitié de ce que tu fais et je me sens overbooké !
- Question d'habitude !
Plusieurs chansons passèrent tandis qu'on discutait, jusqu'à ce qu'on entende une chanson de James Ingram. Cette chanson avait une signification particulière : c'était sur cette musique « Baby come to me » qu'on s'était embrassé et que les choses avaient dérapées pour la première fois. Il sourit, puis me fit comprendre qu'il voulait se relever. Je m'asseyais, tandis qu'une fois debout devant moi il me tendit la main.
- Maintenant ? m'étonnais-je
- Pourquoi pas…
Je prenais sa main et me calais contre lui, mon bras gauche sur son bras, ma main droite dans la sienne. On se mit en rythme, sans parler, juste un sourire aux lèvres les yeux dans les yeux.
There's a special kind of magic in the air
Il y a une sorte de magie particulière dans l'air
When you find another heart that needs to share
Quand tu trouves un autre cœur avec qui partager
Baby come to me
Bébé viens à moi
Let me put my arms around you
Laisse moi mettre mes bras autour de toi
This was meant to be
Ceci voulais dire
And I'm oh so glad I found you
Je suis tellement heureux de t'avoir trouvée
Finalement, Jasper devait avoir raison en disant qu'on était aimanté. Là je m'en rendais compte ! Et c'était flagrant !
La façon dont je me rapprochais de lui, me collant contre lui
Son visage se rapprochant du mien
Sa main initialement dans le bas de mon dos, bougeant et raffermissant sa prise plus au sud.
Ma main se plaçant derrière sa nuque pour rapprocher assez son visage pour que nos lèvres se rejoignent.
Nos bouches qui se trouvent, et tout le reste disparait, comme si c'était leur place, comme si c'était naturel.
Nos mains qui caressent, nos corps qui se serrent, la chaleur qui monte.
Les vêtements qui volent, Edward qui me soulève et qui monte les escaliers.
Nos corps en sueurs, s'imbriquant, se faisant du bien.
Et le bien-être. La sensation de plénitude, de justesse et de légèreté, alors qu'il est encore couché sur moi et qu'on reprend nos esprits et nos respirations.
Jasper doit avoir raison. Il y a quelque chose entre nous.
Et voilà. Qu'es dites vous? N'hésitez pas, je n'ai jamais mordu personne :)
