-Chapitre réécrit en avril 2019-


Bonjour / Bonsoir à tous !

Ce premier chapitre arrive avec beaucoup de retard et je m'en excuse.

Je tiens à vous remercier pour votre engouement pour cette fic tout juste commencée, vraiment je ne m'y attendais pas. Merci à tous !

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. C'est le début de l'aventure !

Comme pour le prologue, j'ai suivi les appendices du « Retour du roi » afin d'écrire le début du chapitre. J'ai essayé le plus possible de ne pas faire de « copier/coller » car ce n'est pas le but ici.

Je m'excuse par avance pour les fautes, je n'ai pas encore de Beta pour cette fic.

Bonne lecture ! Et n'oublier pas la review en bas de page !

Merci à Lessien Calmcacil d'avoir mit ma fic en alerte ! Et merci à neomatic69 pour sa review ! Merci aussi à Melior Silverdjane pour sa review et pour avoir mit ma fic en favorite !


Chapitre 1 :

Vers l'ouest

Depuis sa rencontre avec Arwen, fille du seigneur Elrond, Aragorn restait silencieux, comme plongé dans ses pensées. La belle image de l'elfe ne voulait plus le quitter, et elle le hantait jusque dans ses songes.

Sa mère Gilraen, avait été la première à s'apercevoir du trouble de son fils. Car elle était sa mère, et les mères ont la faculté de sentir quand l'esprit de leur enfant est troublé. C'était une chose qui faisait partie d'elle-même, et que rien ne pourrait changer.

Aussi Gilraen interrogea longuement son fils, pour connaître le motif de son silence prolongé depuis sa rencontre avec l'elfe.

Après maintes tentatives, Aragorn se résolu à lui parler d'Arwen. Sa mère ne put s'empêcher de sourire en entendant le récit de son fils, porté par une voix qui ne laissait aucun doute quant à ses sentiments déjà naissants.

-Pourquoi sourirez-vous mère ? lui demanda-t-il étonné

-Mon cher Aragorn, ton ambition est des plus grandes, même pour un descendant d'une haute lignée comme la tienne. Car Arwen est sans conteste la plus noble et la plus belle qui soit au monde. Et tu n'en trouveras nul autre pareil. Mais malgré cela, il ne convient pas qu'un mortel épouse une elfe, quel que soit les sentiments que tu as pour elle. Ce n'est pas dans l'ordre des choses.

-Vous oubliez que nous avons déjà eu quelques rapports avec cette race, répliqua Aragorn

-C'est exact, consenti Gilraen, mais cela s'est passé il y a si longtemps, et dans un autre âge de ce monde, quand nous étions encore au plus haut de notre gloire. Et sans le seigneur Elrond, la lignée d'Isildur serait désormais brisée. Telle est ma plus grande peur. Après un moment elle ajouta : mais malgré cet appui, je crains que jamais tu obtiennes ce que tu souhaites.

-Alors amers seront mes jours, affirma Aragorn. Il marqua une pause et continua : je m'en irais donc seul dans les terres sauvages.

-Tel sera en effet ton destin, dit Gilraen

Leur conversation prit alors fin sur ces mots. Gilraen garda celle-ci secrète, et personne n'en eu connaissance.

Mais elle ne révéla pas non plus à son fils qu'elle connaissait déjà son avenir, car elle possédait le don de prévision des siens, elle avait eu un aperçu de l'avenir d'Aragorn dans un rêve. Elle n'en pipa mot à nul sur terre, et garda jusque dans sa tombe son secret, et personne n'en su jamais rien.

-/-

L'heure du départ approchait à grand pas. Aragorn rassemblait ses affaires et se préparait pour le premier grand voyage de sa vie. S'il n'en connaissait pas le contenu, il était certain d'une chose : il en reviendrait changé.

Arriver aux falaises abruptes qui bordaient la vallée de Fondcombe, Aragorn se retourna vers la dernière maison simple pour la contempler avec plus de hauteur. L'eau des cascades s'écoulait avec la même intensité, ne se souciant nullement des allées et venue des êtres peuplant ce vaste monde.

En regardant la cité, il repensa aux paroles que lui avaient dite Elrond peu avant son départ :

« Un grand destin t'attend, Aragorn, fils d'Arathorn, Seigneur des Dùnedain. J'ai une chose importante à te dire. Bien que je te considère comme mon propre fils, et que je t'aies élevé comme tel, jamais ton cœur n'aura ce qu'il convoite. Arwen demeura avec son peuple et partira avec lui vers les terres immortelles quand le temps viendra ce qui pourrait être très bientôt. Et bien que de nombreuses années doivent encore s'écoulées, elle ne représente qu'un battement de cils dans la vie d'un elfe. Jamais tu ne l'épouseras, et jamais tu ne l'as reverra, car ton destin est tout autre et elle ne peut en faire partie.»

Ainsi, ce joyau qui c'était montré à son regard, lui serait toujours inaccessible, et cela le rempli d'une grande tristesse. Car il était tombé amoureux d'Arwen dès qu'il l'avait vue, et il ne pouvait lutter contre un sentiment aussi grand et aussi fort. L'amour vous tombe dessus et vous ne pouvez rien n'y faire.

Et si telle serait sa vie, alors il la passerait dans les terres sauvages et lointaines, seul et sans aucune attache.

Ainsi, il avait prit la route de l'ouest, marchant sans relâche ou presque, se forgeant une vie de Dùnedain. Mais malgré la distance, et le temps qui passait, jamais le souvenir d'Arwen ne le quitta, et jamais son amour ne mourra. Car cela il ne pouvait le promettre à quiconque.

Le cœur est libre de raison.

-/-

De nouveaux paysages s'offraient pour la première fois à son regard : des étendues d'arbres, des plaines d'herbe folle, des collines, des crêtes, des falaises, et des ruisseaux. Au-delà des frontières du royaume elfique, le vent était plus frais, et le paysage moins enchanteur. Il était rude et sauvage, mais en aucune façon dépourvu de beauté. Il fallait s'adapter à lui et ne pas chercher à le contrôler.

Après quelques jours de marche, il arriva enfin dans la ville humaine de Bree. C'était une journée pluvieuse, et l'eau tombait sans discontinuer depuis le milieu de la matinée. Il entra à l'est, là où les maisons n'étaient pas encore regroupées. Il marcha quelques minutes dans une large rue boueuse et humide avant d'arriver dans le centre du bourg avec ses ruelles étroites.

Bree se trouvait au carrefour de deux grandes routes : la grande route de l'est, et la route menant tout droit à Fornost, ancienne ville des Dùnedain plus au nord. Cette route était si abandonnée et si peu empruntée, qu'elle était désormais connue son le nom du chemin vert.

Non loin de la porte de l'ouest, se trouvait une auberge bien connue des voyageurs et des gens de la région, homme ou hobbit : le Poney Fringant. C'était un bâtiment de trois étages, avec deux ailes attenantes, niché contre une colline.

A peine avait-il posé un pied dans l'auberge que l'odeur de l'herbe à pipe lui empli les poumons.

L'endroit était en soi chaleureux, avec un bon feu dans l'âtre, des rires et des conversations animées et bruyantes. Il y avait là des habitants et des voyageurs de tous poils, et les hobbits et les hommes semblaient parfaitement s'entendre. Ce qui frappa Aragorn, ce fût les visages autour de lui, à la fois peu commun mais également parfaitement adaptés au lieu : unique. Comme nul autre pareil.

Il prit un bref repas, puis il monta dans sa chambre au deuxième étage. La marche et la pluie l'avait épuisé, et il sentait qu'une bonne nuit de sommeil lui ferait le plus grand bien. Il déposa ses affaires au pied d'une commode, à la gauche du lit, et mit quelques affaires à sécher sur une chaise près du feu, puis il se laissa tomber dans son lit où il s'endormi peu après.

Après une nuit de sommeil sans rêve, Aragorn se leva dès les premières lueurs de l'aube. Il aimait le silence qui précédait l'apparition du soleil, et le réveille des oiseaux quand la lumière d'orée aux nuances orangées inondait la terre.

Il fit une brève toilette puis il enfila ses vêtements secs et remit la chaise à sa place. Il quitta ensuite la chambre pour prendre son petit déjeuné. Arrivé dans la salle, il remarqua deux autres personnes, sans doute des voyageurs eux aussi. Il prit son repas et régla son solde avant de sortir de l'auberge.

Dehors la pluie recommençait à tomber. Aragorn réajusta sa cape de voyage, et il commença à marcher vers la porte ouest de la ville.

Au détour d'une ruelle, Aragorn aperçu brièvement un individu de petite taille, le visage dissimulé par un capuchon foncé. A sa démarche lourde, et encrée dans le sol, il devina sans peine qu'il s'agissait d'un nain.

Ceux-ci faisait partie des peuples de la Terre du milieu au même titre que tous les autres. Leur race était cependant des plus mystérieuses, car les nains n'entretenaient que très peu de rapport avec les autres races. Ils avaient même des relations difficiles, en particulier avec les elfes. D'après les dires du Seigneur Elrond, cela remontait aux temps jadis, et ne semblait nullement vouloir s'atténuer avec le temps.

Se sentant observé, le nain s'arrêta et dévisagea Aragorn. Son visage reflétait un rang élevé, malgré le fait qu'il était marqué par les épreuves et les voyages qui avait constellés sa vie. Cela se lisait dans ses traits, le nain était soucieux. Il regarda le dùnedain de toute sa hauteur, lui montrant qu'il n'avait pas peur de lui. Ses prunelles disaient toute sa détermination et son amertume. Ne sachant trop que faire, Aragorn le salua d'un bref signe de tête et continua sa route avec l'ouest.

Quant au nain, il le suivit un instant du regard avant de tourner la tête. Il poursuivit son chemin et entra dans le Poney Fringant.

Ainsi, par cette froide et pluvieuse matinée, Thorin Écu-de-Chêne rencontra sans le savoir, Aragorn futur roi du Gondor.

-/-

Peu après avoir quitté la ville de Bree, Aragorn croisa des personnes peu recommandables qui s'en allaient dans la direction opposée. Ils avaient, pour la plupart, des trais grossiers et peu harmonieux, et ils étaient surtout armés d'armes légères, couteaux et autres poignards, que l'on ne pouvaient voir, mais qu'Aragorn devina à leur démarche. Il se demanda ce qu'ils pouvaient bien faire par ici. Et il n'était pas au bout de ses surprises.

Quelques jours après avoir quitté Bree, le dùnedain vit se rapprocher la Comté. Il avait entendu de nombreuses histoires sur ce pays à part dans le monde, et peuplé de créatures nommées Hobbit. Il en avait vus plusieurs à Bree et ils avaient piqué encore davantage sa curiosité. C'était comme un endroit à part en Terre du Milieu, épargné depuis toujours des douleurs et des tristesses du monde. Et ses habitants étaient satisfaits d'être ignorés des grande gens, comme ils appelaient le peuple des hommes.

A contre cœur Aragorn n'entra pas dans la Comté : sa route tournait bien avant et il se devait de la suivre.

-Mais peut-être, se dit-il, peut-être qu'un jour j'irais plus avant et en découvrirait davantage sur ce peuple.

Ainsi il continua sa route vers le nord, sur une route qui portait bien son nom puisque recouverte d'herbe verte, si bien qu'à certains endroits elle disparaissait. Il lui fallait laisser ses sens le guider. Le jeune homme regardait sans cesse autour de lui, scrutant les alentours.

Au bout de quelques jours, les arbres laissèrent la place à des étendues dépourvue de végétation, et le froid se fit plus mordant, davantage chaque jour. Et malgré cela, Aragorn n'était nullement découragé : il se sentait plus léger au fur et à mesure du voyage, comme si toute sa vie il avait attendu d'être sur cette route, vers la terre de ses glorieux ancêtres et vers la terre qui lui revenait de droit.

Quand il vit la cité en ruine, c'était comme si tout ce qu'il avait vécu jusqu'ici devait l'amener devant ce lieu pour vivre ce moment si particulier. Malgré l'état de destruction avancé de la ville, on y devinait aisément sa beauté architecturale de jadis, parmi les tours et les bâtiments encore debout. Et on pouvait imaginer son aspect une fois reconstruite.

Ce fut pour lui un instant à la fois douloureux, mais aussi heureux, car enfin il avait le sentiment d'être entier et à sa place.

Mais il avait aussi pleinement conscience du poids qui serait désormais le sien.


Alors vos avis ? :)

A très bientôt pour la suite !