Bonsoiiiiiiir, enjoy le premier chapitre : )
C'est cette lettre qui a changé ma vie, cette lettre qui m'a fermé à tout jamais à mon cœur.
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8 mois auparavant
Cette nouvelle année à Poudlard n'était pas joyeuse, pas triste non plus. Les pertes que la guerre avait engendrée pesaient sur les épaules des élèves, des professeurs, et même des fantômes.
Après tout, le château était le lieu du combat, celui de l'ultime respiration du célèbre et défunt mage noir. Et même si les dégâts étaient effacés et réparés, plus rien ne serait jamais comme avant.
Hermione Granger lisait sous un arbre aux feuilles jaunâtres, elle lisait un petit livre expliquant le phénomène du mensonge obligatoire. C'était une forme de mensonge magique. La personne qui mentait ne s'en rendait pas compte, car elle était ensorcelée par un sorcier qui ne voulait pas qu'il dévoile ces secrets.
Il fallait une formule particulière qui n'était pas connue de tous. Le livre ne la mentionnait pas. Le veritaserum luttait contre ce phénomène, mais fallait il encore déterminer que la personne mentait. La jeune fille cessa de lire et occulta sa montre. 14h35, ce samedi de septembre était doux. Pourtant, elle devait rentrer, dans moins d'une demi-heure, elle devrait donner des cours particuliers à des élèves de cinquièmes années avec un certain Serpentard aussi intelligent qu'elle. Par Merlin qu'elle le détestait. Elle aurait préférer embrasser Rusard plutôt que de passer deux heures enfermés avec lui. Peut être pas finalement. Mais elle restait septique.
Hermione se leva et se dirigea de pas lents et sans conviction vers une salle de cours habituellement réservée aux cours de métamorphose du troisième étage. Elle était la première dans la salle.
-Pourquoi faut-il que je sois toujours la seule en avance ? Pesta-t-elle un peu plus contre elle-même plutôt que contre les autres.
-Granger, tu n'es pas toute seule. Mais si tu veux partir, ne te retiens pas ! Ironisa une voix au fond de la classe.
Hermione se retourna brusquement et le vit assis dans l'ombre du coin entouré de livres et de parchemins divers. Ses joues étaient rosies par la honte, elle avait parlé toute seule, une fois de plus.
Elle baissa les yeux de façon à scruter ses chaussures pour lesquelles elle trouva un intérêt soudain.
-Granger ? Tes pieds ont grandi pendant la nuit ?
La jolie brune leva les yeux, et retrouva le courage du lion qui se réveillait bien souvent en elle. Elle défia le jeune homme sans quitter ses yeux aciers.
-Non. Arrête de me croire inférieure à toi,il y a les Gryffondors -moi-, les autres, et puis toi, au même niveau, expliqua-t-elle à Drago Malefoy en lui parlant comme si elle parlait à un petit garçon de cinq ans.
Il leva les yeux aux ciels et ne répliqua pas. Pour une fois, seulement de l'ironie et de la plaisanterie n'étaient sous entendu dans ses phrases, pas de méchanceté, il n'en avait pas l'humeur. Oui, le blond au teint blafard n'avait jamais semblé aussi indifférent que cette semaine là. Le masque de fer qui cachait toutes ses émotions ne faiblissait pas.
Les 8 élèves qui avaient besoin de cours supplémentaires arrivèrent. Pendant 50 minutes, les deux jeunes gens tournèrent entre les élèves et leur expliquèrent ce qu'ils avaient besoin de savoir pour leurs différents devoirs. Discrètement, l'un l'autre se jetaient des coup d'œil durant le temps passés ensemble. Jamais leurs regards ne se seront croisés, et ils étaient chacun heureux de ceci. Qu'auraient-ils pu inventer comme excuse ?
Hermione le regardait surprise de son comportement indifférent et calme, lui se demandait ce qu'elle pensait de lui. Évidemment, il se forçait à penser qu'il n'en avait rien à faire, mais pourtant, c'était le cas. Il se demandait si les gens savaient ce qu'il se passait réellement, si ils voyaient son changement radical.
-Malefoy ! Tu m'écoutes à la fin ?, pesta la belle Gryffondor.
Non, il ne l'écoutait pas. Le visage crispé par la peine, il plongea à nouveau ses yeux dans ceux de la jeune fille. Il remarqua qu'ils étaient particulièrement clairs, noisettes certes, mais clairs, grands, et pourtant si vide. Le terme était voilé, ses yeux étaient voilés par la perte de son meilleur ami. Finalement, ils étaient un peu pareil, chacun avaient perdu un être cher, peut être qu'elle seule pouvait le comprendre.
-Non, tu ne m'écoutes pas. Mais à quoi tu penses à la fin ?
Il ne répondit pas, toujours perdu dans ses pensées qui le retenaient loin des vagues sons qui s'échappaient de la fine bouche d'Hermione. Oui, il trouvait ses lèvres douces, rosés, et fines. Les toucher serait un plaisir pour la peau sèche de ses doigts glacés. Mais à quoi pensait-il pardi ? Désirer Hermione Granger était comme désirer un Scroutt à Pétard, dégoutant !
Une porte qui claqua le fit sursauter. Elle était partie, surement exaspérée par l'absence du mince Malefoy.
Mais à quoi jouait-il à la fin ? Un moment il était sec, et quelques secondes après il se mettait à la regarder presque tendrement, à la détailler. Elle secoua la tête tentant de penser à autre chose, ses raisonnements lui semblaient impossibles et idiots. Plus rapidement, elle grimpa les marches de pierre docilement pour arriver devant le portrait de la Grosse Dame.
-Ron, chuchota-t-elle.
La tableau s'entrouvrit, la jeune fille entra dans la salle commune, le cœur un peu plus lourd, les épaules soudainement chargés d'un poids douloureux. Elle ferma ses paupières quelques secondes en inspirant , puis les rouvrit. Elle était bien dans la pièce qui lui paraissait autrefois si chaleureuse , mais bien froide et triste aujourd'hui. Ses yeux luisirent de plus en plus, elle craquait pour la première fois depuis la perte de Ronald Weasley.
Honteuse de ses sanglots, elle courut se réfugier dans sa chambre qu'elle occupait seule étant préfète.
Assise sur son lit, elle déversa toutes les larmes qu'elle voulait laisser s'échapper.
Ron lui manquait depuis le jour où il l'avait quitté. Son meilleur ami, le roux qui trouvait toujours la phrase pour l'énerver ou la faire rire, celui qui ne pouvait s'empêcher de manger, même dans les moments critiques. Le cœur d'Hermione ne cessait de crier le manque qu'il provoquait en elle, mais elle le faisait taire ne voulant pas souffrir ouvertement. Pourtant, ce jour là, elle ne pouvait retenir tout ce qu'elle avait gardé en elle. Il hantait ses rêves, ses cauchemars, ses pensées les plus heureuses comme les plus sombres, il ne voulait pas quitter sa tête. Comment faire le deuil de quelqu'un pour qui on aurait donné sa vie ? Elle l'entendait rire parfois, elle se retournait espérant voir sa crinière flamboyante et son sourire parfait, et puis elle était déçu. Quand est-ce que Harry sortirait-il pour faire face au monde ? Quand est-ce qu'il aiderait sa meilleure amie lui aussi ? Même Ginny tentait de les aider, elle qui avait perdu son frère ! Hermione trouvait son ami aux cheveux de jais égoïste d'être loin d'elle.
Elle renifla pour la dernière fois avant de reprendre ses esprits et de plonger dans ses livres, son refuge.
Lui aussi était seul dans sa chambre de préfet. Lui aussi pensait à quelqu'un qui lui manquait. Sa différence avec la jolie Gryffondor, c'était les larmes qui n'avaient jamais coulées le long de ses joues.
Le dimanche était une journée de détente ou de travail pour les élèves de Poudlard, pendant que les plus jeunes pouvaient se permettre d'aller jouer au Quidditch ou de se balader dans le parc, les autres n'avaient d'autres choix que de faire leurs devoirs. Que ce soit des parchemins à rédiger ou des sorts à apprendre, ils pestaient tous contre eux-même de ne pas s'y être pris plus tôt.
Hermione elle, ne se plaignait pas, c'était la seule chose qui lui permettait de ne pas penser, alors elle ne voyait pas ça comme une corvée, mais plutôt comme un moyen d'évasion, tout comme ses livres.
Une belle rousse souffla bruyamment. Elle n'y arrivait pas, comment était-elle censée savoir si l'Enchantement des Quatres-Points pouvait indiquer le Sud si on lui demandait ? Elle repoussa le parchemin devant elle, il ne lui restait qu'une solution : Hermione. Ginny Wealsey décroisa ses jambes et se leva. Elle escalada les quelques marches menant à la chambre de la préfète, elle hésita une seconde à la déranger. Elle ne voulait surtout pas la gêner. Elle avait remarqué que depuis que le mot de passe était le nom de son frère, la jeune brune était encore plus renfermée sur elle même, elle ne souriait plus du tout, et c'est à peine si elle mangeait. Justement, après avoir jeter un coup à sa montre qui lui indiquait l'heure du repas de midi, elle se décida à toquer pour amener son amie manger à la place de travailler.
-Entrez, annonça une voix féminine.
La porte s'ouvrit, Ginny sourit, Hermione était encore en train d'étudier. Seulement elle remarquait ses yeux rougis et fatigués. Elle ne dit rien, après tout, elle avait le droit de craquer.
-Tu viens, on va manger ? Proposa la plus jeune.
-Non, je n'ai pas vraiment faim, répondit la concernée.
Elle n'insista pas, elle savait que c'était perdu d'avance. Pourtant, un jour elle devrait réagir, elle ne pouvait pas la laisser pourrir ainsi, elle souffrait suffisamment de la disparition de son frère, de l'absence de l'homme qu'elle aimait, il ne fallait pas rajouter l'anorexie d'une meilleure amie, seule alliée la comprenant réellement à Poudlard.
Effectivement, Hermione avait la peau sur les os. Son teint pâle, presque blanc, ses joues creuses, ses yeux fatigués et prononcés de cernes la rendait moins belle, on aurait pu penser qu'un simple coup de vent la ferait tomber en morceaux. Il fallait qu'elle sorte de ce trou dans le lequel elle était bien plongée. On devait la sauver. Sinon, la mort remplirait ce trou de terre, et elle périrait sans s'être battue. N'est-ce pas une fin triste ? Mourir sans essayer de vivre ? Ne devrait-elle pas penser à tout ceux qui voudraient vivre mais dont les jours leur sont compter ? Les siens le sont en quelques sortes si elle n'apprend pas à vivre sans Ronald.
20 heures. La plupart des jeunes sorciers discutaient joyeusement autour d'un bon repas marquant la fin du week-end. Lui, il fixait un point inexistant dans son assiette pleine. Il n'y avait pas touché, et ne comptait pas s'y mettre. A quoi bon se nourrir ? De toute façon personne ne le ramènerait.
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Les semaines passèrent, toutes aussi fades les unes que les autres. Les cours particuliers étaient toujours les mêmes, ils ne cessaient de se chercher une raison d'entamer une amitié. Chacun de leur côté, ils sentaient que le même poids pesait sur leurs épaules, et ils avaient envie de le partager, histoire qu'il soit moins lourd. Seulement, ils ne se l'avoueraient pas pour le moment. Celui qui ferait le premier pas serait le plus courageux. L'amitié est une chose précieuse, mais pourtant c'est dur de s'y rattacher, de peur d'encore souffrir d'aimer. Car cette charge supplémentaire n'est pas forcément une bonne chose.
Drago et Hermione ne se ressemblent pas, ils ne s'aiment pas, ils ne vivent pas, ils ne sourient pas, ils n'espèrent pas, en fait, ils ne faisaient plus grand chose, à part paraître vivant. Au début, tous deux faisaient semblant de sourire, d'aller bien, d'aimer, de supporter la vie, mais plus les jours passaient, plus cet exercice se révélait difficile, et il est arrivé un moment où ils étaient incapables d'ignorer leurs peines respectives, ils ne pouvaient plus lutter. Ils en étaient donc à l'indifférence.
Ce samedi là serait différent. Les vacances d'Halloween étaient passés, le froid s'était réellement installé à Poudlard et dans ses alentours. Le jeune fille était comme à son habitude en avance. Elle sortit une clé légèrement rouillée et la mit dans la serrure de l'épaisse porte de bois de la salle de cours. Elle la tourna deux fois, et entra dans la pièce chauffée par un sortilège quelconque.
Elle s'assit à une table, et ferma ses paupières. Elle était plus fatiguée que le jour d'avant, et surement moins que le lendemain. Hermione se demandait vraiment ce qu'elle faisait encore vivante ? Comment elle faisait surtout ! Elle n'avait rien avalé depuis plusieurs jours, et son estomac ne criait pas à la famine. Elle se couchait très tôt pour passer une nuit atroce emplie de cauchemars, d'ombres sombres, et se levait aux aurores. Ce rythme monotone qu'elle s'infligeait la rongeait tous les jours un peu plus. Mais elle vivait encore.
L'entrée de la salle s'ouvrit à nouveau, Drago entra, non-surpris de la voir déjà là. Par réflexe, elle tira sur les manches de son pull noir, et baissa la tête.
-Granger, formalisa-t-il.
-Salut, Malefoy, souffla-t-elle.
Les deux jeunes gens ne se battaient plus, fini les remarques acerbes, les injures blessantes et autres sarcasmes. Ils étaient passé au dessus, et avaient grandi.
Le beau blond s'assit sur le même banc que la Gryffondor. Tout deux, l'un à côté de l'autre, ils formaient un contraste parfait. Un blond, une brune ; un Serpent, une Lionne ; un jeune homme, une jeune femme. Et pourtant, on lisait la même peine, le même dégout pour la vie sur leurs visages.
-Ils ne viendront pas aujourd'hui, McGonnagall leur a permis d'aller à Pré-au-Lard, dit-il doucement brisant ainsi calmement le silence.
-Alors pourquoi es-tu venu ?
-Je n'ai nul part d'autre où aller à vrai dire, avoua Malefoy, c'est une habitude d'être ici.
-Oh, je vois.
-Dis moi Granger, depuis quand n'as tu pas mangé ?, questionna-t-il la voyant si fragile.
Hermione haussa les épaules, après tout elle ne savait pas. Elle s'en fichait.
-Tu devrais vraiment, tu es très maigre …, remarqua-t-il.
Elle se tourna vers lui, cessant de fixer ses chaussures, et détailla son visage. Lui non-plus n'avait pas l'air en état. Il était plus pâle qu'elle si cela était possible, ses joues étaient aussi creuses que les siennes, et ses yeux gris se perdaient dans l'infinité de ses pensées sombres.
-A quoi tu penses ?, demanda la jeune fille.
-Blaise.
Ça y était, enfin. Le premier pas vers une amitié certaine était enclenché.
-Et toi ?
-A Ron …, murmura-t-elle, tu sais, notre nouveau mot de passe, c'est lui. Alors, je … Alors je ne peux cesser de penser à lui.
-Où est Potter ?, demanda Drago sans réellement savoir que sa question ouvrirait une plaie presque oubliée.
La jolie Gryffondor pinça les lèvres pour s'empêcher de pleurer. Elle ne pouvait pas être faible devant lui, quoi que ? Elle l'était déjà après tout, alors pourquoi ne pas tout lâcher ? Peut être parce que justement, il était trop tôt, il restait Drago Malefoy, et elle restait Hermione Granger. Il n'échangeait des conversations polies, voir amicales que depuis quelques minutes, et elle ne se sentait pas prête à dévoiler la partie la plus sombre d'elle.
-Ok, oublie Granger, dit-il secouant la tête, écoute, hum … Je vais faire un tour dehors, tu veux venir ?
Le jeune blond s'était levé. Désormais, il tendait sa main vers la belle brune attendant qu'elle la prenne. C'est ce qu'elle fit. Non sans hésitation, mais elle n'avait rien à perdre en essayant de trouver quelqu'un qui la comprenait enfin.
Ils sortirent tout deux de l'imposant château pour faire quelques pas dans l'herbe gelées qui craquait sous leurs poids. Lentement, ils avancèrent parmi les feuilles sèches tombées à terre, sans un mot, sans un regard. En fait, le bruit de leur marche leur suffisait. Naturellement, ils s'assirent sur un banc de pierre face au lac noir. Les mouvements de l'eau se perpétuaient contre la berge. Le calmar géant était surement dans les profondeurs de ses eaux.
Hermione releva la tête vers le ciel, le lac n'avait plus d'intérêt pour elle étant vide et aussi triste qu'elle. Les nuages gris ne laissaient pas apparaître l'atmosphère habituellement bleu. Elle ne le trouvait pas non-plus intéressant, il ne dégageait rien de positif, et c'était la seule chose dont elle manquait. De l'espoir, de la vie, quelque chose en quoi croire. Ou en qui.
-Je sais que tout ce que j'ai dit avant n'est pas réparable … Mais la guerre, m'a fait changé, amorça Drago brisant le silence religieux qui s'était installé.
En fait, elle avait oublié tout ça. L'horrible Drago Malefoy d'avant guerre lui était complètement sorti de la tête, à vrai dire, elle avait autre chose à penser. Mais elle le croyait, elle savait que même s'il restait un Malefoy, il pouvait ne pas avoir les mêmes idéaux que son idiot et mangemort de père. Ce même être maléfique qui se cachait dans son manoir depuis la mort de son prétendu maitre.
-Bon, si tu ne veux pas parler, je le ferais … Je comprend que tu ne veuilles pas te confier à moi, après tout, on se parle réellement depuis très peu. Mais, peut être que ça t'aiderait d'en parler avec quelqu'un ?, demanda-t-il.
-Vraiment ? Souffla Hermione en le regardant, franchement Malefoy, toi, tu me comprends, tu es dans la même position que moi, et tu crois que parler peut m'aider ? J'ai perdu mon meilleur ami, et l'autre c'est tout comme, il est dans un état pire que le mien ! Tu imagines bien que la seule chose que je veux, c'est mourir ! Mourir pour que lui revive ! Parce que respirer alors que lui pourri dans une tombe sous terre, c'est insupportable. Tu le sais autant que moi, aujourd'hui, je suis morte. Seulement la chose qui me tient ici, c'est Harry et Ginny. Parce que si moi aussi je pars, ils se s'en remettront pas, et que si jamais je devais avoir leurs malheurs sur la conscience, je … Enfin, me demande pas de te parler de mes problèmes, juste reste silencieux. Ou alors parle, mais pas de moi … lâcha la jeune fille d'une voix énervée.
Tout ce qu'elle venait de dire, c'est exactement ce qu'il voulait entendre. Elle d'affirmer des choses qu'elle pensait habituellement seule dans sa chambre, et en s'en rendant compte, elle ne put contenir plus longtemps les mots qui lui raclaient la gorge et les larmes qui lui brulaient les rétines.
-Je suis désolé d'être comme ça … J'ai essayé de me battre, de sourire, de lui faire honneur et de ne pas plonger. Il ne voudrait pas que je sois dans cet état, mais c'est trop dur, chaque fois j'entends son rire, ou je vois sa tête d'idiot, et quand je me rend compte qu'il ne reviendra pas, ça me tue ! J'ai plus envie de rien, pas envie de manger, pas envie de vivre, pas envie de sourire, c'est tout juste si j'ai envie de dormir … Il me manque, et il me bouffe de l'intérieur … sanglota la pauvre Hermione.
Tout ce qu'elle disait, il le ressentait aussi, c'était dingue à quel point ils étaient identiques à cet instant, tellement inimaginable. Doucement, il l'attira contre lui et entoura ses épaules de ses bras. Elle se laissa faire, trop faible, et trop malheureuse pour refuser la consolation qu'il lui apportait. En faisant ce geste, il acceptait de prendre un peu de la charge que la belle Gryffondor supportait depuis trop longtemps et l'ajoutait à la sienne. Il devait l'aider, même si elle ne le ferait pas pour lui.
Elle pleura sur le torse du beau Serpentard pendant plusieurs minutes, il lui caressait les cheveux, essayant de la calmer. Ses gestes doux lui étaient inconnus, pourtant, il continuait, car il devait la faire arrêter de se tuer. Elle devait revivre, parce que peut être qu'en la voyant ainsi, lui aussi pourrait sortir de son trou. Dit comme ça, on pourrait croire qu'il n'agit que dans son propre intérêt, c'était en partie vrai. Mais qui sait ? Peut être qu'il trouvera en Hermione une personne digne de confiance, d'amitié.
Des flocons blancs commencèrent à tomber du ciel, lentement. Les deux jeunes gens relevèrent la tête, et sourirent. La jolie brune s'écarta de lui en rougissant, elle avait eu une réaction inappropriée, quelle idiote !
-Hum … Je … Je crois que je vais y aller, dit-elle en regardant ses pieds, merci pour tout.
Elle se sentait honteuse de s'être emportée comme ça, avec Drago Malefoy de plus … Elle fit un dernier sourire timide au jeune homme, et s'en alla rapidement vers le château.
Le beau Serpentard se rassit sur le banc de pierre, et contempla à nouveau le lac sombre. Hermione n'était pas la fille qu'il pensait, elle n'était pas hautaine, fière d'elle, et elle n'avait pas autant confiance en elle qu'il ne le croyait. Peut être qu'il réagirait différemment avec elle désormais. Peut être.
Voilà, le premier chapitre d"Elle le sauvera définitivement, amoureusement." J'ai mis beaucoup de temps à le pondre, et ça sera pareil pour les autre je crois : )
Oui, je peux vraiment écrire que le week-end, et des fois le mercredi, mais faut encore que j'ai pas trop de travail, que j'ai de l'aspiration, ou que j'ai pas d'épisode d'une diverse série à regarder ^^ Oui, j'suis accro, j'y peux rien !
Merci d'avoir pris le temps de me lire, bonne fêtes de fin d'années !
Joyeux Noël et Bonne année, Hohoho -oui je sais imiter le papa Noël, si c'est pas parfait ça !-
