Prémonition

Auteur : Chris (chrisanimefanyahoo.fr)

Titre : Prémonition

Défi de novembre 2003 sur la ML HP Yaoi : "Pendant le cours de divination, un élève a une révélation/ prémonition (par lui-même, le professeur, ou un camarade) qui va avoir de grandes conséquences sur sa vie."

Série : Harry Potter (livre 1-4)

Déclaration : Je ne suis pas l'auteur, je n'ai aucun droit sur les personnages ni pécunier quand bien même je le regrette fortement.

L'action se passe après les années d'école d'Harry et de ses compagnons.

Genre : Je t'en pose des questions moi ?

Couple : Ron X Harry / Sirius Black X Severus Snape impliqués

Dédicace: Pour Mano

Eté Mouvementé

Après qu'Harry ait avoué à Ron ce que lui avait révélé les prémonitions de Trelawney.

Le rouquin était resté pensif face à ses révélations.

« Tu penses vraiment que cela se produira ? » demanda le jeune Weasley.

« Je l'ignore Ron… » commença Harry en hésitant.

Hermione les écoutait attentivement.

« Vous voulez dire que je vais finir avec Malefoy ? » s'écria Hermione aussi étonnée que ses deux compagnons. « J'ai vraiment du mal à y croire. »

« Moi aussi » surenchérit Ron prenant un air sombre.

Harry comprit que ses deux amis étaient aussi inquiets que lui quant à leur avenir.

« La bonne nouvelle, c'est que visiblement, on aura nos diplômes de fin d'année. »

« Ce n'est pas une raison pour se reposer sur ses lauriers Harry ! » s'exclama Hermione en posant ses mains sur ses hanches, d'un air courroucé.

Ron se mit à rire doucement.

« C'est tout bonnement impensable ! » reprit le rouquin. Voyant qu'Harry rougissait de honte et se mordait les doigts pour leur avoir raconté tout ça, le jeune garçon s'approcha de lui.

« Ne t'inquiètes pas Harry, c'est normal de nous avoir raconté tout ça ! »

Hermione s'approcha de lui et embrassa les deux garçons.

« Ron a tout à fait raison, Harry. »

Ils rirent de concert.

« Il ne faut pas s'inquiéter plus que ça Harry » rajouta la jeune fille en souriant. « Cela arrivera si cela doit se faire… Mais il ne faut pas s'inquiéter… En plus, j'ai vraiment du mal à y croire. »

« Moi aussi Hermione, cela me semble impossible ! De plus notre chère professeur des arts divinatoires n'a jamais montré de véritables talents dans ce domaine. Si cela se trouve, tout ce qu'elle t'a montré est faux ! » rajouta le rouquin.

« Mais Ron ! Tout cela semblait tellement réel ! » s'écria Harry quelque peu furieux que ses amis ne le prennent pas au sérieux.

« Franchement Harry… » le raisonna la jeune fille aux cheveux bouclés. « Tu imagines que Draco et moi finirons ensemble ? »

« Tout à fait d'accord ! C'est impensable ! » ajouta Ron que cette idée dégoûtait autant que son amie.

« Et ce n'est pas le pire ! Tu imagines Snape avec ton… ». La jeune fille ne pu finir sa phrase tellement l'idée lui paraissait aberrante.

« Snape avec quelqu'un ! » ajouta Ron qui n'aimait pas le professeur des potions.

« D'ailleurs, comment ton parrain a t-il pris la nouvelle ? » interrogea Hermione.

« Plutôt bien, j'ai trouvé » répondit Harry en repensant aux paroles de Sirius.

« Plutôt bien ? » s'étonna Ron. « Comment peut-il …. Envisager… une relation… avec… ça ? » bégaya Ron traumatisé.

« Je ne sais pas… » avoua Harry aussi effrayé que ses amis par cette possibilité des plus curieuse.

« Nous ferions mieux d'aller nous coucher, il se fait tard. Nous avons cours demain » finit Hermione.

Les deux garçons approuvèrent d'un signe de tête.

Ils se dirigèrent vers leurs lits alors que Ron secouait énergiquement la tête.

« C'est franchement étrange comme vision… Elle me fait froid dans le dos »

« A moi aussi, Ron… J'ai aussi peur que toi… même plus… Et pour nous deux ? »

« Quoi nous deux ? Je reste ton meilleur ami Harry. Cela n'a rien changé entre nous. » le rassura Ron.

« Merci Ron... Bonne nuit… »

Le reste de l'année se déroula tranquillement.

Harry, Ron et Hermione réussirent leurs tests pour passer en dernière année.

Hermione termina première ce qui n'étonna personne.

Harry entretenait une correspondance avec le « Docteur Noir », alias son parrain.

Les trois amis apprenaient de temps à autre des arrestations mystérieuses de sous-fifres de Celui dont on ne doit pas prononcer le nom.

Le jeune Potter savait que son parrain faisait de son mieux pour aider Dumbledore et il était content pour lui.

Il correspondait aussi avec Remus Lupin qui donnait des cours de sorcellerie dans une école moins connue que Pouldard.

Malheureusement, il devrait passer l'été avec les Dudley.

Sirius aurait aimé le prendre avec lui mais il était toujours poursuivi par le ministère de la magie.

Heureusement, cette fois-ci, l'oncle Vernon lui avait permis d'écrire à ses amis Ron et Hermione à condition que sa chouette, Hedwige, ne voyage que de nuit.

Cela faisait deux semaines qu'il était en vacances, mais il s'ennuyait ferme.

Il passait la plupart des journées enfermées dans sa chambre car son oncle et sa tante lui interdisait de sortir.

Il ne s'en plaignait pas.

A quoi bon ?

Il avait l'habitude avec son oncle et sa tante.

De plus, il préférais rester à l'intérieur plutôt que de subir les moqueries des amis de Dudley, de gros adolescents bouffis et stupides à son image.

Il pouvait communiquer avec ses amis et sa tante lui avait même fournis les ouvrages demandés sans trop de problèmes.

A cette allure là, il allait ressembler à Hermione.

C'était bientôt l'heure de passer à table.

Il entendait son estomac gargouiller.

« Harry ! A table » l'avertit sa tante aussi réglée qu'une horloge.

Il décida de descendre car il avait faim.

Soudain, il entendit des vociférations et des cris indignés dans le salon.

Il descendit les escaliers quatre à quatre pour voir ce qu'il passait.

Cela le changeait un peu de la routine quotidienne et rien que pour ça, il ne voulait pour rien au monde manquer le spectacle.

En plus, il se demandait bien ce que cela pouvait être.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit une scène plus qu'étonnante se dérouler sous ses yeux.

Vernon était rouge de fureur, il était presque à demi dressé sur la pointe des pieds pour se grandir. Tante Pétunia à ses côtés essayait de le calmer mais cela n'avait aucun effet.

Pendant ce temps là, leur fils, Dudley s'empiffrait en cachette de crème chantilly ignorant délibérément le régime strict auquel le soumettait sa mère.

Harry essaya de masquer sa déconvenue en reconnaissant leur étrange « invité » : Snape, son professeur détesté.

Que faisait-il ici ?

« Sortez immédiatement de chez moi ! » criait son oncle. Pour une fois, Harry l'aurait presque approuvé et surtout admiré : cet homme défiait Snape.

Il n'avait pas froid aux yeux ! C'était parce qu'il ne le connaissait pas.

« Je suis venu chercher le jeune Potter et je ne repartirai pas sans lui ! » répondit d'une voix menaçante son professeur.

Il s'avança.

Il n'aimait pas son oncle ni son professeur mais il n'avait pas le choix.

« Professeur Snape… » commença t-il.

Soudain, sa tante Pétunia l'enveloppa dans ses bras.

Il s'y sentit étonnement bien, il se demandait si sa mère avait le même parfum et dégageait la même chaleur que sa tante.

« Vous n'emmènerez Harry nulle part ! » le défendit farouchement sa tante.

« Il n'est nullement dans mes intentions de lui faire du mal » déclara Snape toujours aussi glacial. « Mais il est plus en danger ici que n'importe où ailleurs, il faut qu'il vienne avec moi maintenant ! ».

Harry pu deviner la tension qui habitait son professeur, ses traits étaient tirés.

« Mais… » protesta sa tante alors qu'il ne disait rien.

Soudain, il vit une ombre apparaître devant lui.

Elle était informe et noire.

Pourtant Harry sentait quelque chose émaner d'elle.

Sa cicatrice se mit à le brûler, et il vit des yeux s'ouvrir dans l'ombre.

Ils se posèrent sur lui.

« Potter ! Ne la regardez pas ! » ordonna Snape ce qui lui fit baisser les yeux. « Baissez-vous ! »

Harry obéit immédiatement. Quelques secondes plus tard, l'ombre fut terrassée par la baguette de Snape.

« Potter, venez avec moi ! » cria son professeur. « Immédiatement ! »

Une ombre apparut de nouveau diffusant un souffle glacial dans la pièce.

Une autre se matérialisa devant lui.

Il n'entendait plus la route mais seulement les cris de sa tante, de son oncle et de son cousin terrorisé. Les sons de l'extérieur de la maison, comme les voitures, semblaient s'être tus comme si l'espace et le temps s'étaient arrêtés.

Une lumière jaillit de la cheminée.

« Snape, je m'occupe d'eux ! Pars avec Harry ! » dit une voix familière qui sortait de celle-ci.

Le jeune garçon reconnut son parrain qui agitait sa baguette se battant contre les ombres.

« C'est bien ce que je comptais faire Black ! » se hérissa son professeur des potions le saisissant par la main. « Vous venez avec moi Potter maintenant ! A moins que vous ne vouliez attendre votre mort ici ! »

Le ton de son professeur était glacial, froide comme un iceberg.

A chaque fois que Sirius abattait une ombre, deux autres surgissaient.

Dans quelques instants, la pièce serait noyée dans la pénombre.

« Mais et Sirius ? » s'interrogea le jeune garçon inquiet.

« Pars avec Snape Harry ! Je te rejoindrai plus tard ! Ne t'occupe pas de moi ! » cria son parrain qui s'était interposé entre lui et les ombres.

« Potter, il a raison, nous partons maintenant ! » ordonna d'une voix glaciale Snape.

Harry ne pu que hocher de la tête et raffermit sa prise sur la main de son professeur.

Ce dernier marmonna une formule incompréhensible.

Ils disparurent.

Harry se trouva dans un couloir sombre.

Son seul lien avec le monde était la main de son professeur qui semblait aussi glacée que lui.

« Ne me lâchez surtout pas Potter ! » ordonna froidement Snape alors qu'ils couraient à perdre haleine. « Vous risqueriez de vous perdre à tout jamais ! »

« Où sommes-nous professeur ? Que c'est il passé ? »

Ils tournèrent à gauche, Harry était incapable de voir quelque chose.

« Nous sommes dans un espace dimensionnel. N'avez-vous donc jamais écouté vos cours ? »

Cela ne répondait pas à la question du garçon.

« Je n'en ai jamais entendu parler. »

Snape s'arrêta un instant.

Puis il tourna à droite.

« C'est vrai que vos cours n'ont pas l'air de vous passionner… » reprit calmement l'homme en noir. « Cependant pour votre information, sachez que ce sont des sortes de couloirs. Le temps et l'espace n'ont pas cours ici. C'est pratique pour se déplacer mais très dangereux. Par ici ! »

Snape se glissa sous une corniche.

« Fermez les yeux Potter ! »

Harry fit comme on lui demandait.

Il entendit à nouveau du bruit, sentit une odeur d'herbes et la fraîcheur du vent sur sa peau. Il avait l'impression de revivre.

Il se rendit compte que pendant qu'il avait été dans cet endroit, dans ce tunnel si sombre, il n'avait ressenti aucune sensation : bruit, odeur, vue.

C'était effrayant.

Il ouvrit les yeux.

Il contempla une sombre bâtisse assez petite entourée d'un jardin.

Des oiseaux piaillaient un peu partout, le ciel était bleu. D'autres cottages entouraient cet endroit.

Derrière eux, il y avait une porte très sobre.

« Où sommes-nous ? » demanda Harry.

« Chez moi » répondit Snape en avançant.

Le jeune garçon le suivit.

Snape sortit de sa poche une clé, puis il s'en servit pour ouvrir la porte.

« Essuyez vos pieds ! Je n'ai pas envie de refaire le ménage » annonça brutalement le professeur.

Harry sentit la fureur l'envahir.

Il venait d'être enlevé à sa famille sans ménagement et voilà comment on le traitait : comme un moins que rien !

Il avait envie de s'enfuir.

Mais pour aller où ?

Se sentant impuissant, il grogna entre ses dents.

Il ne pouvait rien faire.

Où aller ?

Mais avant tout, il avait faim et voulait des réponses à ses questions.

Il fit contre mauvaise fortune bon cœur, il n'avait d'ailleurs pas le choix, il entra dans la maison de Snape.

Celle-ci était bien plus confortable qu'il n'y paraissait, surtout pour quelqu'un comme Snape !

« Par ici ! » dit durement son professeur en lui montrant une salle.

Il passa devant une splendide cheminée.

Comme il s'y attendait, il y avait peu de décorations.

Mais c'était Snape !

Ce n'aurait pas du tout été son genre qu'il y ait plein de fleurs et de dentelles !

Cette pensée lui arracha un sourire.

Que faisait-il dans cet endroit avec son professeur détesté ?

Il aurait bien aimé avoir la réponse à cette question.

Il entra dans la cuisine.

Le couvert était mis et la cuisine se faisait magiquement.

Snape était assis en face de lui.

Il avait les mains croisées sous son menton et l'observait attentivement.

On aurait dit le regard d'un serpent.

Harry se sentit frissonner sous les yeux de son professeur si noir, pleins de haine...

Il aurait donné n'importe quoi pour ne pas être là, pour être ailleurs, partout sauf ici !

A côté de Snape, son oncle Vernon aurait pu passer pour un modèle de gentillesse.

C'était bien la première fois qu'il éprouvait l'envie d'être avec sa « famille » plus qu'avec d'autres personnes.

Il espérait de tout cœur que sa venue ici ne serait qu'un passage éclair, si possible.

Le jeune homme aux yeux verts sentit son corps parcouru de tremblements à l'idée de rester seul ici avec Snape.

Il s'assit en face de son professeur qui ne disait rien.

Le couvert était mis.

Cela sentait bon.

Le jeune garçon sentit on estomac gargouiller, il mourrait de faim.

Snape agita sa baguette ce qui eut pour effet de remplir leurs assiettes.

Toujours sans un mot, il entama le repas.

Harry fit de même, il aurait bien aimé avoir des explications mais pour l'instant il avait faim.

Ce n'était pas mauvais, Harry trouvait même cela bon.

Il imaginait la tête de Ron et d'Hermione quand il leur dirait qu'il avait mangé la cuisine de Snape et que celle-ci s'avérait ma foi fort mangeable !

Un bruit interrompit ses réflexions.

La voix qu'il entendit le fit bondir de joie et froncer les sourcils de son professeur.

« Harry ! Où es-tu ? Snape ? » criais Sirius.

« Sirius ! » s'élança Harry en se levant de sa chaise précipitamment.

L'homme apparut quelques secondes plus tard alors qu'Harry se jetait dans ses bras.

Snape se rassit mécontent.

Sirius lui caressa les cheveux.

« Ca sent drôlement bon ici, je peux en avoir un peu ? » demanda t-il.

« Que fais-tu ici Black ? »

L'homme s'assit à côté d'Harry et se servit après avoir mis le couvert.

Il goûta à son assiette.

« Pas mauvais ! Pas mauvais du tout ! Tu nous auras caché tes talents de cuisinier Sev !» dit-il en se servant à nouveau.

Harry crut que son professeur allait sauter à la gorge de son parrain.

Si ses yeux avaient pu tuer, nul doute que ce dernier serait déjà six pieds sous terre.

Le jeune Potter admirait le calme de son voisin qui mangeait comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

Le jeune garçon l'imita, il avait faim.

« Je t'ai demandé ce que tu faisais ici Black » reprit Snape en finissant son assiette.

« Cela ne se voit pas ? Je mange ! C'est très bon ! Tu permets que je me resserve ? »

Comme son vis-à-vis ne lui répondait pas, il remplit une nouvelle assiette.

« Harry, tu en veux ? » demanda t-il au jeune garçon.

« Avec plaisir » répondit l'adolescent à la cicatrice en tendant son assiette pour avoir sa part.

« Et toi Sev ? »

« Non merci ! Ta vue me coupe l'appétit Black ! »

« Ce n'est pas gentil, ce que tu dis là, Sev ! »

« Cesse de m'appeler Sev ! »

« Tu préférais Snivellus ? Cela te va bien aussi ! »

« Je m'appelle Snape, professeur Snape pour toi Black ! »

« Et pourquoi pas maître pendant qu'on y est ? »

« Black ! Cesse ton humour avec moi ! Cela ne marche pas ! »

Harry regardait les hommes échanger des insultes à qui mieux mieux.

Il savait son professeur méprisant mais il fut surpris de voir que son parrain lui répondait du tac au tac sans se démonter le moins du monde.

« Que fais-tu ici Black ? Pourquoi es-tu venu ? Nul ne t'a appelé ! »

« Je me suis dit que mon cher ami d'enfance aurait besoin d'aide »

« Ton ami d'enfance ! J'ignore de quoi tu parles mais tu es devenu fou ma parole ! »

« Je parle de toi, Sev ! »

« Je ne suis pas ton ami ! Et ne m'appelle pas Sev, c'est ridicule ! »

« Je trouve ça mignon ! »

« Je n'ai aucune envie que mon nom soit associé à celui de mignon Black ! »

« Et tu ne fais aucun effort pour l'être ! Crois moi, tu ferais peur à un fantôme ! Tu devrais manger, ce n'est pas comme ça que tu vas séduire les femmes ! »

« Je n'ai aucune envie de séduire ! »

« Cela se voit ! »

« Sors de chez moi ! »

« Je ne pense pas que Dumbledore te laisse me chasser ! »

Harry applaudit intérieurement, son parrain venait de marquer un point.

Voilà presque une heure que les deux hommes « discutaient », se disputer aurait été le terme le plus exact.

Harry se remit à penser à sa vision en riant.

Imaginer ces deux là ensemble, quelle bonne blague !

Il suffisait de les voir s'insulter pour comprendre qu'ils se détestaient, haïr aurait été le terme qui convenait le mieux.

« Tu pourrais me remercier de t'avoir sauvé la vie, Sev ! »

« Dans tes rêves Black ! Je ne t'ai rien demandé ! Tu m'as plus gêné qu'autre chose ! »

« Menteur ! »

« Il suffit messieurs ! » temporisa une voix calme.

Harry aurait presque juré que la voix riait.

Il reconnut immédiatement Dumbledore, le responsable de Pouldard.

« Professeur Dumbledore » commença Severus. « Que fait-il ici ? »

« C'est moi qui l'ai envoyé vous aider Severus »

« Tu vois, je te l'avais dit, Sev mais tu n'as pas voulu me croire » ricana Sirius en croisant les jambes.

« M'aider ? Je n'ai nullement besoin d'aide. Surtout de la sienne ! » s'écria furieux Snape en montrant du doigt Sirius qui finissait son dessert.

« Du calme, messieurs. Je vais tout vous expliquer, si vous voulez bien me suivre. Severus, où se trouve votre salle à manger ? »

« Par ici Albus ».

Severus les guida, ils arrivèrent dans une pièce avec une table ronde. Cette dernière possédait une nappe assez ancienne. De l'autre côté, il y avait des canapés et des fauteuils.

Snape s'assit dans l'un d'entre eux tandis qu'Harry se posait à côté de Sirius.

Albus resta debout puis s'assit.

« Severus, j'ai un service à vous demander »

« Je vous écoute Albus »

« Vous avez gentiment accepté d'héberger Harry pendant le reste de l'été et je vous en remercie » annonça le vieux magicien en souriant gentiment au jeune garçon.

Ce dernier sentit la terre s'effondrer sous ses pieds.

Rester tout l'été avec son professeur ?

Dumbledore était devenu fou pour proposer une pareille chose.

Il ne voulait pas !

A aucun prix !

Il resta la bouche ouverte un moment.

Sirius posa sa main sur celle de son filleul pour le rassurer.

« Mais comprenez la réaction de ce pauvre garçon. Je ne vais pas le laisser seul sans famille avec vous… Pas que je n'ai pas confiance, mon cher ami » dit Albus en posant une main sur l'épaule de Severus qui fronça les sourcils. « Mais le pauvre… C'est pour ça que… j'ai pensé… Votre maison est suffisamment grande pour trois personnes, n'est-ce pas ?

« Je refuse d'accueillir qui que ce soit ici ! » rétorqua le maître des potions.

Pour la première fois de sa vie, Harry se sentait pleinement d'accord avec ce dernier.

« Mais ce n'est pas n'importe qui que tu vas accueillir » répliqua Sirius. « Je vais te tenir compagnie »

« Quoi ! » hurla Snape. « Il en est hors de question ! »

A suivre…