Rien.
Pas un bruit ne vient d ranger le calme reposant de la chambre dans laquelle, reflétant une innocence et un bien- être incroyable, une petite tête blonde dort tranquillement, mettant par fréquence quelques petits ronflements ou gémissements, seuls perturbations dans ce lieu paisible.
Anormalement paisible, en juger l'heure affichait sur la petite horloge accrochée au mur, côté d'une fenêtre.
Fenêtre qui vint s'ouvrir, le bruit métallique des sangle du rideau sur la tringle r sonnant dans la chambre, arrachant une grimace au visage d'ange enfouie sous une masse de cheveux blond, qui alla se cacher sous une paisse couverture qu'il n'avait pas l'air de vouloir l cher.
Quand soudain, un l ment perturbateur vint secouer la couverture bleue, d rangeant le paresseux dans son sommeil, paresseux qui se permit de g mir... Ou rugir, brusquer par son colocataire.
Acquiesçant d'un grognement ce qu'il avait cru comprendre être une recommandation à se lever, le jeune homme terré dans sa couverture finit par se lever au bout de dix longues minutes qui ne lui parurent que quelques secondes.
Une voix venant d'en-bas renouvela sa recommandation, qui se solda par un nouveau grognement du jeune homme. Celui-ci se redressa difficilement pour s'assoir sur le bord de son lit, il passa une main dans ses longs cheveux couleur d'or puis se massa la mâchoire, comme pour se la remettre en place.
Il se leva enfin, et n'étant vêtu que dans simple cale on foncé , il enfila un pantalon ample qui se trouvait près de son lit, pour enfin se diriger machinalement vers la salle de bain qui se trouvait juste en face de sa chambre, heureusement pour lui, il n'avait pas beaucoup de chemin parcourir.

Le jeune homme entra en collision avec la porte, qui s'ouvrit dans un grand bruit sourd. En bas, un deuxième garçon la chevelure mordoré riait en se pinçant les lèvres, se rappelant que chaque matin, il se passait exactement la m me chose, et que chaque matin, l'humeur de son frère lui en faisait voir de toutes les couleurs.

Retournons dans la salle de bain, où notre paresseux s'apprête effectuer son premier effort de la journée.
Il bailla une première fois, puis se regarda dans la glace, plissant les yeux afin de voir plus distinctement, le temps que sa vue brouillée par le réveil, lui revienne.
Continuant de masser sa mâchoire, le blondinet remarqua la présence d'un "duvet disgracieux" entourant sa bouche et continuant sa course dans le cou du jeune homme.
Prenant son courage deux mains, il empoigna le rasoir posé sur une sorte de présentoire devant lui et se sentit comme investit d'une mission. Il enleva avec précaution le cache des lames aiguisées et s'affaira enfin raffraîchir son visage qui ne l'avait pas t depuis trois jours.
Dur dur d'être un homme !
Le jeune Edward avait bien grandit depuis que "nous le connaissons", il avait grandit dans une atmosphère bien peu propice l' évolution d'un jeune homme dans la société, et bien que très débrouillard très jeune, il ne s'était jamais soucié des petites choses de la vie.
Dans son "pays d'origine", jamais son souvenir, il ne s'était posé cinq minutes un matin pour se raser. Heureusement pour lui et son entourage, sa pilosité lui avait fait défaut lors de sa quête de la pierre légendaire.
Maintenant, il est devenu un jeune homme, avait prit (à sa grande joie!) quelques centimètres et vivait dans un monde dont il avait dû apprendre les lois fondamentales et l'histoire sur le tas.
Hamburg, Allemagne, voila quelle était sa ville de séjour actuelle.
Par chance, le passage par la porte lui avait offert une connaissance accrue des langues de ce monde, qui n'était pas si diffèrent du sien, apràs tout.
Et une chose de réglé ! Il passa une nouvelle fois sa main machinalement sur sa nouvelle peau, douce, lisse et sans impureté -Achetez Ginette, la perfection au masculin (ou pas)-, il ouvrit le robinet, laissant couler un mince filet d'eau froide, passa la lame de son rasoir dessous.
Et d'une façon inexplicable, par une malchance inouïe, l'ancien-alchimiste, réussit se couper l'index de la main gauche en effleurant une lame.
Le sang coula très vite, réveillant soudainement Edward qui certes, n'avait rien senti niveau douleur, mais pour qui, le fait de voir ainsi son sang couler après une simple coupure fut une surprise.
Et oui, monsieur le scientifique, au niveau du doigt, le sang coule vite, tr s vite.
des filet rouges vinrent se joindre la danse désorientée de l'eau dans le siphon du lavabo. Un juron échappa notre blond qui s'empressa d'appliquer un petit pansement sur sa blessure.
Quel réveil, et quelle journée, celle qui se profilait n'avait rien de bien réjouissant.
Edward avait retrouvé son frère, ça, il se le remémorait chaque jours, chaque jours, il souriait de la chance qui lui avait été offerte. Il était en vie, son frère entier, à ses côtés.
Et pourtant, ces ferrus d'aventure n'en avaient pas assez. Aujourd'hui, lui et son cher petit frère Alphonse devaient prendre la route, nouveau. En effet, il y a de a plus de cinq ans, la date exacte échappant au comptes de notre alchimiste, alors que celui-ci tait encore un larbin de l'armée, avait été envoyer constater des expériences d'un fou. Cet anecdote aurait pu rester telle qu'elle si cet homme n'avait pas eté engloutie, lui et ses créations, par la porte pour se retrouver ici, dans le même monde que les deux frères.
Cet homme, ce fou qui s'était mit en tête de proposer des armes meurtrières en Amestris avait apparemment trouvé plus conciliant dans ce monde, du moins, ses recherches avaient trouvées bon acquéreur.
Edward prit sa tête entre ses mains, fatigué . A seulement 19 ans, il avait vécu comme un homme de 40, m me plus qu'un seul homme.
Il lui arrivait parfois, de vouloir tout stopper, de juste vivre une vie tranquillement, s'installer, avec son frère, refaire sa vie dans ce monde, ici, en Allemagne, ou ailleurs.
Tant de choses s'étaient passées, et il nourrissait le fantasme inaccessible qu'un jour, peut- être, il pourrait retrouver une vie normale.
Mais jamais il n'aura le courage d'en faire part son frère. Et m me, son rêve lui paraissait tellement égoïste, en agissant ainsi, il demandait son frère de choisir, choisir entre rester ici avec son frère ou retourner chez lui, dans son monde, et dans un cas ou l'autre, il devait dire adieu quelque chose de cher son cœur.
Non, il ne pouvait pas lui infliger a, et leur nouvelle quête n'avait pas qu'un but humanitaire en détruisant l'expérience meurtrière de l'ancien alchimiste, c'était aussi une expédition de recherche, afin de trouver, peut-être un moyen de retourner chez eux.

Trop de choses se bousculait dans la tête d'Edward, il s' était attaché cet endroit, ces habitants, la longue, même sans le vouloir.
Une grave erreur, certes mais certaines personnes savaient lui redonner du baume au cœur quand tout partait en vrille.
Et là bas, Londres, il serait seul avec son frère, son frère qui il n'a rien caché jusqu'à ce jour où ce rêve inavouable le ronge au plus profond de son âme.

Edward se redressa, il se fixa un moment dans le miroir, appuyé contre le lavabo, le visage neutre.
Un mouvement de t te fit d placer sa chevelure blonde détachée et les mèches glissèrent en cascade sur l'épaule métallique de l'infirme.
Il se regard intensément dans le miroir, spécifiquement ses mèches couleurs pailles bourifées. Il pensa que maintenant, ses cheveux t peut-être un peu trop long. En effet, ils avaient encore poussés et dé-lâchés, ils lui arrivaient au milieu de la colonne vertébrale.
Il réfléchit un moment puis se décida.
Il attrapa une paire de ciseau, voisins de son rasoir et s'affaira régler un nouveau problème capillaire.

Schak Schak Schak

Et de longues mèches d'or tombaient sur le sol au pied du scientifique.

A l' étage inférieur, le cadet commençait s'impatienter. Il avait bien entendu que son a n avait enfin sortit le nez de sous sa couette, mais voilà maintenant un quart d'heure qu'Alphonse attendait patiemment l'arrivée de monsieur Edward pour pouvoir déjeuner.
Commençant se demander ce qui pouvait prendre tant de temps son cher grand frère, préoccupé , Alphonse décida de monter afin de vérifier que son frère ne se soit pas recouché .
Il pénétra dans la chambre, rien, des petits bruit aigus et net provenaient de la salle de bain entre-ouverte, Alphonse conclut à une autorisation et ouvrit plus grand la porte, demandant dans le vide ce que pouvait bien faire son frère.
Mais il ne pu terminer sa question quand une vision d'horreur le prit.
Le sol recouvert des cheveux d'or de son frère et celui-ci, qui s'était retourné pour voir Alphonse, l'air innocent, tenait dans ses mains une paire de ciseau.
Une idée affreuse vint l'esprit du cadet, il se jeta alors sur son frère, indigné.

-Mais qu'est-ce que tu fais ?!

S' cria-t-il dans un bond qui eut pour résultat de faire tomber les deux frères l'un sur l'autre, Edward manquant de se frapper la tête sur le bord de la douche et Alphonse privant la main du plus vieux de cet objet du d mon.

-Al ! Qu'est-ce qui te prends ?

S'indigna le grand frère. Se redressant sans l cher son petit frère des yeux, il portait sur lui un regard qu'il voulait interrogateur.
Le-dit petit frère s'aperçut de son erreur quand il vit dégringoler sur les épaules de son a n les mèches blondes qu'il croyait disparu jamais.
Soulagé, il essaya de r pondre son r re, tout en mimant de se toucher les cheveux :

-Mais... C'est- -dire que... tes cheveux... enfin je croyais...

Edward mit un temps comprendre puis sourit, apparemment comprenant o son cadet voulait en venir :

-Ha, ça ! Non, je trouvais juste qu'il fallait les écourter, a devenait vraiment n'importe quoi.

Dit-il simplement en faisant signe son frère de se déplacer afin qu'il puisse se relever.
Rassuré, Alphonse poussa un long soupire mais n'oublia pas d'ajouter son frère qu'il été en retard pour le petit déjeuner.

-Et puis... je te préfère avec les cheveux longs

Surprit, Edward écarquilla les yeux puis sourit, soumettant son frère le fait qu'il ne l'avait jamais vu avec les cheveux coupés vraiment courts.
Les deux frères se mirent rire l'unisson, après tout, cette journée ne commençait pas trop mal.

Soudain, quelqu'un frappa la porte.


Voilà, vous pouvez prendre ces deux chapitres comme des prologues, dirons-nous.

J'espère que pour le moment, cette fiction vous plaît, et je tiens à préciser tout de suite que la suite, une fois qu'elle sera remaniée, risque de ne pas être vraiment "du même genre", si vous me comprenez.

Pour plus d'explications, et un approfondissement du résumer, j'y ait mentionnée que cette fic' était ancienne, en effet, je crois bien l'avoir écrit il y a un moment et donc mon niveau en langue n'était pas le même qu'actuellement, de plus, je n'ai jamais écrit la fin de cette histoire, je n'ai rien prévue et donc, ce sera une bonne expérience, en espérant surtout que j'arrive à la terminer !

Sur ce, merci à ce qui on lu, liront, et me suivrons.

Bonne journée, bonne soirée, bonne nuit, bonne appétit, joyeuses pâques !

-Nyah !-