Jour de publication : 22 avril 2010
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ma meilleure amie !
Me revoilà avec un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira.
Réponse aux review auxquelles je n'ai pas pu répondre pour une raison qui m'est inconnue !
Artemis : merci ^^ bien sûr que je vais continuer. De toue manière je n'ai pas l'intention de m'interrompre sans en avertir les gens ! Donc ne t'inquiète pas !
Marionnette : Non, Jasper, Alice, Edward et Rosalie ne sont pas vampires. Mais ils sont un peu plus qu'humains… Je n'en dis as plus sinon, ça gâcherait la suite !
Caroline : merci, c'est gentil. J'en ai un peu marre aussi des fic sur Bella et Edward ou sur Edward et Bella !!!
Bonne lecture et merci pour vos review ^^ça m'a fait plaisir !
J'étais heureux. Non. Heureux n'est pas le bon mot. Euphorique serait plus juste. Peut-être parce que, contrairement à ce que j'avais craint, j'avais déjà des amis. Peut-être parce que ces amis ne me jugeai pas. Ou peut-être parce que la plus belle fille du monde m'avait adressé la parole. C'était idiot, mais c'était sûrement ça.
Je partis pour le lycée dans cet état d'euphorie totale : premièrement, ce soir, j'avais un cours de sport ; deuxièmement, ma cousine arrivait bientôt ; troisièmement, j'allai revoir Rosalie Hale.
Je crois que je n'avais jamais autant apprécié un cours - surtout d'histoire de l'art ! - que celui d'hier.
Je me garai sur le parking et me dirigeai vers la salle de maths. Ma matinée passa lentement. J'attendais avec tellement d'impatience le cours d'histoire de l'art que j'aurai était incapable de dire sur quoi portaient les cours de maths, de géographie et d'anglais.
J'arrivai à la cantine accompagné de Ben et Mike. Je jetai un bref regard à table des Cullen et des Hale. Je m'arrêtai net. Ils n'étaient que deux à la table : le lutin et son copain. Une profonde déception s'empara de moi. Je gagnai sans enthousiasme ma table. La journée s'annonçait longue. L'idée de sécher me vint à l'esprit. Mais je la chassais vite. On ne sait jamais. Peut-être arrivera-t-elle en cours quand même ?
Ben me tira - encore une fois - de ma rêverie. Ça commençait à devenir une habitude. Nous nous rendîmes au cour d'histoire de l'art ensemble. Le cours s'annonçait beaucoup moins intéressant que le précédent.
La journée se termina lentement. Même le cours de sport fut ennuyeux. C'est avec soulagement que je gagnai ma voiture. À peine avais-je ouvert la portière que j'entendis une voix flûtée m'interpeler. Instinctivement, je me retournai.
- Salut ! S'exclama le lutin - dont j'avais oublié le nom à force de l'appeler mentalement ainsi. Jolie voiture !
- Merci, mais elle n'est pas à moi.
- De rien ! Continua-t-elle en ignorant ma remarque. Je suis Alice Cullen. Tu es Emmett, n'est-ce pas ? Je m'en doutais, ajouta-t-elle avant que j'ai pu ouvrir la bouche.
Bizarrement, je n'avais même pas envie de la frapper. Peut-être parce que c'était une fille….
« Ou peut-être parce que c'est la sœur de cœur de Rosalie » me souffla une petite voix dans ma tête.
Pour le coup, ce fut moi que je voulus frapper (mais me retins. Je n'imaginai pas très bien leur réaction s'ils me voyaient me frapper…)
- Je suis Jasper Hale. Enchanté de faire ta connaissance.
Je me calmai, immédiatement, sans raison apparente. Il avait suffit que ce gars parle pour que je me calme alors qu'en temps normal j'aurai été énervé jusqu'au soir… Bizarre, ce mec… . À moins, que ce ne soit moi qui soit bizarre…
Jasper dût remarquer mon trouble car il fronça les sourcils. Je devais vraiment passer pour un demeuré. J'essayai d'arrêter ce conflit interne. Par bonheur, cela fonctionna. Et pourtant, le blond fronça encore les sourcils.
- Bon, bah… Je vais y aller, moi, finis-je par dire.
- Ok, répondit le petit lutin. À plus !
Waouh. La vache. C'est moi, ou ils sont tous étrange dans cette famille. Peut-être que les parents l'était aussi ? Pour cela, il aurait fallu que je les rencontre. J'aurais bien aimé … Qu'est-ce qu'il m'arrive ?! Je pense qu'il faut que je me surveille, ou que j'aille voir un médecin. Le docteur Cullen est un très bon médecin, à ce qu'il paraît.
Je ne vis à peine le couple s'éloigner, trop occupé à régler le conflit qui faisait rage dans ma tête - je remarquai quand même que Jasper souriait, comme s'il venait de faire une bonne plaisanterie. Mais dès qu'ils furent partis, j'allai mieux. Étrange… Vraiment étrange …
Je montai dans ma voiture et me dirigeai vers la maison.
Une fois arrivé, je fis mes corvées habituelles - nourrir et abreuver le chat, faire mes devoirs - et allai dans l'écurie. J'observai un cheval appelé Saphir - j'ignore pourquoi - et me perdis dans mes pensées - bien sûr centrées sur la beauté de Rosalie, la raison de l'absence de Rosalie, la famille de Rosalie… Puis me revins en mémoire la discussion de la nouvelle avec cette pimbêche de Jessica
***
- Le docteur a la petite trentaine, il les a adoptés. Les Hale, les blonds, eux, sont frère et sœur, jumeaux. Placés en famille d'accueil.
***
Le blond qui m'avait parlé, Jasper, était donc le frère jumeau de Rosalie. Donc, si je devenais son ami, je me rapprocherai d'elle. Mais comment faire ? Il avait l'air plutôt réservé. Ce serait dur de rentrer dans son cercle d'ami. À moins que … Mais oui ! Bien sûr ! Il fallait que je devienne ami avec Alice, alors je deviendrai ami avec Jasper et ensuite je serai ami avec Rosalie ! Pas compliqué le plan !
« Ami… ou plus » susurra la petite vois que j'avais entendue tout à l'heure.
- Mais tais-toi ! dis-je à voix haute.
- Parler tout seul est le début de la folie, commenta une voix.
Je sursautai. C'est pas vrai ! Elle était vachement silencieuse ! Ou alors je n'étais pas attentif … Pas facile, en même temps, d'être attentif tout en pensant à Rosalie…
- Je venais te chercher pour aller manger, dit ma tante.
- Déjà ?
Combien de temps avais-je encore passé à rêvasser ?
Je suivis ma tante alors de l'écurie. Nous mangeâmes en silence, moi perdu dans mes pensées, ma tante respectant sans doute mon silence.
Je montai me préparer pour la nuit et me couchai.
Le lendemain, Alice me sauta presque dessus quand je sortis de ma voiture.
- Rosalie est malade et elle voudrait que quelqu'un lui donne les devoirs. Elle a bien précisé « quelqu'un de confiance », alors je me suis dit que tu voudrais bien te charger de ça. À plus !
Et elle disparut, aussi vite qu'elle était venue. Le plan se déroulait bien, jusqu'ici.
La journée passa lentement, mais finit enfin par s'achever et je retrouvai Alice sur le parking, accompagnée de Jasper. Je lui donnai les devoirs pour Rosalie puis rentrai chez moi, où j'aidai Mélinda à préparer la venue de Joanne. Elle m'apprit que nous devions aller la chercher à l'aéroport de Port Angeles, le même que celui où elle était venue me chercher.
Le lendemain et le vendredi se déroulèrent de manière similaire : Rosalie était toujours absente, je passais les devoirs d'histoire de l'art à Alice pour qu'elle les lui donne, j'aidai ma tante à faire la chambre de Joanne. Son arrivée apporterait enfin un changement à la routine assez désagréable qui était en train de s'installer.
Nous étions enfin samedi. Je m'étais levé tôt - enfin, pour un jour sans école - afin d'aider ma tante à faire le lit de Joanne. Elle devait arrivé vers deux heures, dans l'après-midi. Nous partirions de la maison vers midi trente, ce qui me laissait quatre heures de libres, auxquelles on soustrait une demi heure de repas. Bon. Trois heures et demie. Qu'est-ce que je pourrai bien faire ? Je décidai de commencer ma dissertation d'histoire de l'art. Le sujet n'était pas trop complexe - « L'interprétation des tableaux de Rubens est-elle libre ? ».. En deux heures j'avais rédigé un bon brouillon, prêt à être mis au propre. Pendant a demi-heure qui suivit, je me promenai dans le parc. Ayant fait le tour, je m'arrêtai pour réfléchir à ma prochaine activité. J'étais sûr que Mélinda m'avait parler d'une salle de sport. Mais où était-elle ? Je cherchai et finis par la trouver, à l'opposé de l'écurie. J'y passai environ une heure, jusqu'à ce que a tant vienne me dire de manger. Je la suivis.
Une fois le repas finit, je pris une rapide douche, revêtis un jean et une chemise et descendis dans la cour, où ma tante m'attendait.
Nous arrivâmes à l'aéroport à 14h15. Mélinda descendis de la voiture et nous nous dirigeâmes vers l'endroit où le vol était censé arrivé. 14h20... 14h25... 14h30... 14h35... L'avion était en retard. Il arriva finalement vers 14h50 et j'entrepris de chercher ma cousine. Je remarquai alors une femme, particulièrement belle, avec un visage familier. Non, ce n'était pas ma cousine. Pas avec une jupe, des talons et un chemisier, le tout recouvert d'une veste à la mode. Mais, si ce n'était pas ma cousine, pourquoi se dirigeai-t-elle vers nous ?
- Maman ! Dit-elle en étreignant sa mère et en l'embrassant sur la joue. (Elle se tourna vers moi) Emmett ! Ça fait tellement longtemps que je ne t'ai pas vu !
- Tu m'as manqué ! C'était pas drôle à la maison, sans toi !
- Tu m'as manqué aussi !
Je brisai doucement son étreinte pour la regarder.
- La vache ! M'exclamai-je. Tu as … changé.
- Tu fais allusion à ça, j'imagine, dit-elle en désignant sa tenue. C'est mon père. Pour lui, pas question que je m'habille en garçon ! Mais, après six ans on d'habitue ! Tu devrais essayer, ajouta-telle en pouffant.
- Le jour où je me travestirai n'est pas arrivé - et j'espère qu'il n'arrivera jamais !
Nous rîmes. Malgré son évident changement de style vestimentaire, elle était toujours la même. Elle était toujours comme moi.
Pendant tout le trajet du retour, nous plaisantâmes. J'étais assis à l'arrière avec Joanne et Mélinda à l'avant - ce qui était, en soi assez étant, compte tenu de tout ses préjugés.
Nous arrivâmes au manoir et Joanne s'exclama :
- J'y crois pas ! Ça fait deux ans que je suis partie et pas le moindre changement ?!
- Et moi, alors ? Rétorquai-je faussement vexé.
- Toi, tu n'es pas un changement. Juste un élément du paysage.
J'ébouriffai ses cheveux. Nous montâmes à l'étage et je l'aidai à défaire ses bagages. Une fois la tâche finie, je la laissai s'installer, allai dans ma chambre pris un survêtement et mon Ipod, puis me dirigeai vers la salle de sport. Une demi-heure plus tard, Joanne me rejoignit.
- Je savais que tu serais là, commenta-t-elle. Maman me doit 2$.
Je ris.
- Parle-moi du lycée, exigea-t-elle.
- Ah ! C'est vrai ! Tu vas aller au lycée ! Alors là, ma vieille, toi qui déteste être regardée tu vas être servie !
- Pourquoi ?
- Parce que tu seras avec moi, naturellement !
- Sérieusement.
- Parce que t'es nouvelle ! Tu réfléchis des fois ?
- Sûrement plus que toi.
Je sautai à terre, saisis son cou au creux de mon bras et frottai ses cheveux.
- Arrête, hurla-t-elle, au bord des larmes à force de rire.
Je la relâchai.
- Viens, je vais te montrer le plan. Je l'ai, il est dans ma chambre.
Je lui expliquai où de trouvai les classes de littérature, de maths, d'espagnol, d'anglais, de sport. Elle me dit qu'elle avait pris histoire de l'art et me proposai de me mettre à côté.
- Désolé, je peux pas.
- Pourquoi ? S'étonna-t-elle.
- J'ai déjà une voisine attitrée.
- Oh oh ! Une voisine ? Demanda-t-elle avec un sourire narquois.
- Calme-toi, Jo' . C'est pas moi qui ai choisi, dis-je en levant les mains et en sachant pertinemment que ça aurait été pareil si j'avais eu le choix.
- Elle est belle ?
Je cherchai un moyen de changer de sujet. Je vis le MP3 de Jo'.
- Voyons voir si tu écoutes la même musique qu'avant…
Rihanna, Beyoncé, Katy Perry….
- T'écoutes ça ?
- Bah ouais, répondit-elle simplement.
- Tu me déçois, dis-je en imitant le ton qu'utilisait mon père quand je ramenai une note de littérature.
Elle eut un rire mais enchaîna.
- Ne change pas de sujet, ou je vais croire que tu es amoureux …
- Oui, elle est belle ! M'énervai-je. Satisfaite ?
- Pas tant que je ne l'aurai pas vue !
Pour toute réponse je lui lançai mon oreiller dans la tête. Elle me répondit avec enthousiasme et une bataille de polochon mémorable s'en suivit.
POV Joanne
Je descendis de l'avion, courant presque - presque, parce que courir avec des talons aiguilles n'ai pas une tâche facile, croyez-moi ! - pour rejoindre ma mère et mon cousin, Emmett. Ce dernier était un personnage étrange. Il faisait plutôt peur, avec sa carrure… d' athlète - pour ne pas dire d'ours - , mais une fois qu'on était entré dans son cercle d'ami, c'était un gars très gentil et plein d'humour. Je l'adorai. Parmi mes cousins - même si j'en avais peu -, c'était de loin lui que je préférais. En fait, nous étions un peu les rebelles de la famille - lui de un an mon mentor - , nous brisions toujours les règles. Lui surtout, parce que moi, je suivais certaines de ces 'règles'. Par exemple, pour ce qui est d'occuper la place arrière dans une voiture, nous nous mettions tous les deux généralement à l'avant. Par contre, pour l'équitation, je montai, mais lui pas. C'était dû à un épisode assez traumatisant de sa vie, m'avait dit ma mère.
J'étais donc à l'aéroport, et je cherchai ma famille des yeux. Emmett étant le plus facile à repérer de part sa taille et ses agissements, je le vis en train de scruter les passants. Puis il me vit. Il se gratta la tête, comme face à une énigme insoluble, tandis que je me dirigeai vers eux en souriant.
J'étreignis ma mère et l'embrassai sur la joue. Elle m'avait manqué. Derrière ses allures froides, c'était une femme gentille et attentionnée.
- Maman ! m'exclamai-je.
Je me tournai vers mon cousin et lui sautai au cou.
- Emmett ! Ça fait tellement longtemps que je ne t'ai pas vu !
- Tu m'as manqué ! s'exclama-t-il. C'était pas drôle à la maison, sans toi !
Je me remémorai toutes les bêtises que l'on avait faites au manoir McCarthy..
- Tu m'as manqué aussi !
Il brisa mon étreinte sans difficulté et se recula pour me regarder de plus près.
- La vache ! Tu as changé !
Je retins un rire.
- Tu fais allusion à ça, dis-je en désignant ma tenue. C'es l'œuvre de mon père - ou plutôt celle de sa styliste personnelle ! Pour lui pas question que je m'habille en garçon ! Mais après six ans, on s'habitue ! Tu devrais essayer, ajoutai-je en pouffant.
- Le jour où je me travestirai n'est pas encore arrivé - et j'espère qu'il n'arrivera jamais !
Nous rîmes. J'avais oublié combien il aimait plaisanter et combien j'étais bien en sa présence.
Le trajet s'écoula très rapidement, ponctué par les plaisanteries et les rires d'Emmett.
Nous arrivâmes au manoir et je descendis de la voiture.
- J'y crois pas ! Ça fait deux ans que je suis partie et pas le moindre changement ?! Plaisantai-je.
- Et moi ? Fit mine de bouder Emmett.
- Toi, tu n'es pas un changement. Juste un élément du paysage.
- Hey ! protesta-t-il en me donnant un coup dans l'épaule.
Nous montâmes à l'étage et il m'aida à m'installer. Perdue dans mes pensées, je ne vis qu'il était parti qu'une fois que lui avoir posé une question à laquelle il ne répondit pas.
Je demandai à ma mère où il était et elle me dit qu'elle ne savait pas.
- Je te parie 2$ qu'il est dans la salle de sport, commençai-je.
- Je ne pense pas. Il passe beaucoup de temps dans, l'écurie en ce moment.
- Pari tenu ?
Elle frappa dans ma main en signe d'accord.
Je le trouvai effectivement dans la salle de sport, en train de soulever des altères d'une taille importante, assis sur un matelas.
- Je savais que tu serais là. Ma mère me doit 2$.
Il rit.
- Parle-moi du lycée, demandai-je.
- Ah ! C'est vrai ! Tu vas au lycée ! Alors là, ma vieille, toi qui déteste être regardée tu vas être servie !
- Pourquoi ? M'enquis-je. Elles sont si moches que ça, les filles là-bas ? Plaisantai-je.
- Parce que tu seras avec moi, naturellement.
Je remarquai qu'il évitai soigneusement de répondre à ma question. À tous les coups, il y en avait une qui lui avait tapé dans l'œil !
- Sérieusement.
- Parce que t'es nouvelle ! Tu réfléchis des fois ?
- Sûrement plus que toi.
Sans que je m'y attende, il bondit du matelas, coinça ma tête dans son coude et frictionna mon cuir chevelu avec une vigueur jamais vue encore.
- Arrête, le suppliai-je, à bout de souffle à cause de mes rires.
Il s'exécuta en riant.
- Viens, je vais te montrer le plan du lycée. Je l'ai, il est dans ma chambre.
Il m'expliqua où se trouvaient chacune des salles. Je lui dis que j'avais pris Histoire de l'art en option et il me répondit que nous aurions cours ensemble - le lycée n'avait pas fait l'effort de créer une classe différente pour chaque niveau à cause de nombre trop petit d'élèves qui suivais le cours, m'avait-il expliqué. Je lui proposai d'être mon voisin de classe.
- Désolé, je peux pas.
- Pourquoi ?
Il gardait la place pour une fille ?
- Parce que j'ai déjà une voisine attitrée.
Aucune trace de remords sur son visage. Hors, je le connaissais bien, en temps normal il aurait été repentant. Il y avait sûrement une fille dans l'histoire. Une fille qui lui plaisait. J'allai devoir mener ma petite enquête - et connaissant mon cousin, peut-être même allai-je devoir jouer les cupidons…
- Oh, oh ! Une voisine ? Jubilai-je.
- Calme-toi Jo', s'écria-t-il en levant les mains, comme pour se protéger. C'est pas moi qui l'ai choisie.
Ne rien ajouter. Ne rien ajouter.
- Elle est belle ?
Je n'avais pas pu m'en empêcher. La question était sortie tout seule.
- Voyons si tu écoutes la même musique qu'avant, dit-il.
Il s'était dérobé. Elle devait vraiment lui plaire.
- Tu écoutes ça ?!
- Oui, entre autre.
- Tu me déçois ajouta-t-il en mimant son père.(Je ris)
Il semblait heureux d'avoir réussi à changer de sujet. C'est pourquoi je revenais à la charge.
- Ne changes pas de sujet, ou je vais croire que tu es amoureux…
- Oui, elle est belle ! S'emporta-t-il. Satisfaite ?
Il avait répondu à la question. Preuve de plus qu'il en était amoureux.
- Pas tant qu'elle demeurera la princesse sans visage !
Il me lança un oreiller à la figure pour le faire taire et je lui répondis avec enthousiasme. Une bataille de polochon digne de la guerre mondiale éclata.
POV Emmett
La journée suivante fut aussi mouvementé que la précédente. Je remarquai que Joanne avait remis ses vieilles affaires.
Le lundi arriva un peu trop vite. J'emmenai Jo' en voiture au lycée. Je notai qu'elle était très bien habillée, dans une petite jupe noire et une chemise blanche. Classique, mais efficace. Elle avait sûrement un garçon en vue. Peut-être un de ses anciens amis.
Je remarquai que tout le monde nous regardait. Oh m***de ! Je n'avais pas pensé à ça ! Idiot ! Crétin ! Débile ! Stupide !
Pendant que je continuai de m'injurier mentalement, je vis une magnifique blonde faire rapidement volte-face en nous voyant, Joanne et moi, puis se diriger vers les toilettes. Rosalie. Et m***de !
Le rouquin me regardait. Il avait l'aire désolé. Je n'eus même pas envie de le frapper. C'est abattu que je rentrai en cours.
Mike vint à ma table.
- Waou ! Elle est canon la fille ! C'est ta copine ?
- C'est ma cousine, répondis-je même pas énervé par ce qu'il avait dit de Joanne.
- Ah… Euh… Et elle est avec quelqu'un ?
Si je n'avais pas relevé pour ses précédentes paroles, je ne pouvais pas le laisser continuer. Je me levai.
- Je te préviens Newton, si tu la touches, je te tue.
Il recula puis se ressaisit et alla à sa place. Tout le monde me regardait. Encore.
- Désolé, je ne fais pas de photos dédicassées, déclarai-je, énervé par tous ces regards posés sur moi, reflétant les pensées de leurs propriétaires, qui se demandait si je ne m'étais pas échappé d'un asile psychiatrique.
Je me levai et sortis de la salle. Les couloirs étaient sombres. Au détour de l'un d'eux, je me trouvai face à face avec … Jasper. Contrairement à son habitude, il n'était pas flanqué de son petit lutin.
- Je sais ce qui s'est passé, dit-il simplement. Edward m'a raconté.
Edward ? C'était qui Ed… Ah, oui. Edward.
- Tu connais toute l'histoire ou seulement les rumeurs qui, je suis sûr, courent déjà, ironisai-je.
J'étais en colère. Pire, j'étais dans une colère noire.
- Ça dépend ce que tu entends par 'toute l'histoire', m'invita-t-il à poursuivre.
Je lui racontai tout, sûrement pour céder à l'envie pressante de me confier à quelqu'un.
- Je vais t'aider.
- Pardon ? m'étonnai-je.
- Je vais t'aider, répéta-t-il.
- À quoi faire ?
J'étais vraiment perdu.
- À conquérir le cœur de ma sœur, bien sûr, s'esclaffa-t-il.
Alors, là, je ne m'étais pas du tout attendu à ça. Mais alors pas du tout.
- Qui te dit que je veux le conquérir, son cœur ?
- On ne plaisante pas avec les sentiments.
Je restai silencieux. J'étais pathétique. À m'accrocher au pied de Rosalie, comme un chien s'accroche à un os - même si Rosalie étais loin d'être un os.
- Il te faudra de la patience. Beaucoup de patience. Parce que Rosalie a vécu quelque chose qui l'a traumatisée.
Et, sur ces mots, il partit. Je me dépêchai de retourner en cours.
POV Jasper
Je vis Emmett descendre de sa voiture, accompagné d'une fille très belle. Je le vis jeter un regard alentour, s'arrêter sur Rosalie, qui partait, visiblement vexée, en direction des toilettes. Je sentis Emmett s'énerver contre lui-même. Je le vis gagner sa salle de cours. Je sentis mon petit lutin de copine me tapoter gentiment le bras.
- Tu devrais aller lui parler, me conseilla-t-elle.
- À lui ou à elle ? M'enquis-je.
- Aux deux.
- Je veux bien, moi, mais Rosalie est enfermée dans les toilettes des filles, fis-je remarquer en accentuant le mot.
- Bon, d'accord j'y vais. Mais calme-le. Je suis peut-être pas empathe, moi, mais je le sens s'énerver d'ici.
- Et moi je l'entends, renchérit Edward. Mais, avant, j'ai quelque chose à te dire, Jasper.
- Vas-y, je t'écoute.
Edward lança un regard en biais à Alice.
- C'est bon, j'y vais, râla-t-elle.
- Attends mon lutin, (elle détestai quand je l'appelais comme cela). Tu n'oublierai pas quelque chose ?
Elle se jeta dans mes bras et m'embrassa passionnément. Je lui rendis son baiser avec une ardeur contenue. Sentant le trouble d'Edward, je brisai délicatement notre étreinte, souhaitai à mon amour une bonne matinée.
- Je suis désolé, Edward. Je sais que ça te rend mal à l'aise, de nous voir s'embrasser.
- C'est pas grave, soupira-t-il.
- Alors ? Que voulais-tu me dire ?
- C'est à propos d'Emmett.
- Tu as raison. On ne part pas livrer bataille sans connaître le sol sur lequel on s'aventure.
- Tu comptes te battre ?
- C'est une métaphore !
- J'avais compris.
- Bon, alors, tu accouches où je t'emmènes à l'hôpital voir Carlisle ? Désolé, m'excusai-je aussitôt.
- C'est sa cousine. La fille.
- Ah oui ? Et …?
- Rosalie croit que c'est sa petite amie.
- Aïe.
Je m'assombris aussitôt.
- Quel cours a-t-il ?
- Littérature.
- Ok. J'y vais. Oh, attends. Pourquoi tu ne voulais pas qu' Alice soit là ?
- Oh, pour rien, s'empressa-t-il de dire en rougissant.
Tu me caches quelque chose, pensai-je. Mais je n'ajoutai rien.
- Merci, souffla-t-il.
Ça sert, parfois, d'avoir un frère qui lit dans vos pensées. Je me dirigeai d'un pas hâtif vers le couloir de littérature. Il était vide. Personne. C'est alors que je sentis une vague furibonde émaner du dit couloir. J'entendis des pas furieux résonner. Je m'arrêtai et me tapis contre le mur. Je vis Emmett émerger du couloir.
Je ne savais pas trop comment m'y prendre.
- Je sais ce qui s'est passé, dis-je. Edward m'a raconté.
- Tu connais toute l'histoire ou seulement les rumeurs qui, je suis sûr, courent déjà, ironisa-t-il.
Bien sûr que je savais toute l'histoire. J'allai le lui dire quand je sentis son besoin urgent de parler de ça à quelqu'un.
- Ça dépend de ce que tu appelles 'toute l'histoire'
Il me raconta tout.
- Je vais t'aider, déclarai-je.
- Pardon ? S'étonna-t-il .
- Je vais t'aider, répétai-je.
- À quoi faire ?
- À conquérir le cœur de ma sœur, bien sûr ! M'esclaffai-je.
- Qui te dit que je veux le conquérir, son cœur ?
- On ne plaisante pas avec les sentiments.
Il garda le silence. Il avait honte, je ne saurais dire de quoi.
- Il te faudra de la patience. Beaucoup de patience. Car Rosalie a vécu quelque chose qui l'a traumatisée.
Un petit peu de sadisme ne fait pas de mal !!!
Alors ? Qu'en pensez-vous ? Je suis désolée si vous en attendiez plus, mais, l'inspiration n'était pas avec moi !
J'espère que vous continuerez à m'envoyer des review, ça me fait vraiment plaisir et ça me motive !
En tout cas, merci de me lire et à bientôt pour le chapitre 3 !
P.S. : La suite est déjà en cours d'écriture donc pas de panique, elle arrive dans maximum 1 semaine !
