Chapitre 2 : Premiers contacts

Pendant une semaine, Heero fut très étonné de voir son inspectrice fouiner autour de lui mais il n'y prêta pas plus attention. Cependant, il aurait dû car elle avait truffé ses affaires et ses vêtements de micros et de caméras pour le surveiller. Mais bientôt vint le moment tant attendu : l'Opération Météore !

Donc, ce jour-là, Concepciòn attendait Heero de pied ferme devant son gundam.

« Bon, pour commencer, vous allez me dire tous les réglages que vous avez faits, pour le départ.

— Tout est en ordre, lui répondit d'un ton neutre le pilote du Wing.

Concepciòn sortit calmement un flingue de sa jarretière et le lui braqua sur la tempe :

— Bon. Je vais répéter ma question : quels sont les réglages opérés pour la parfaite réussite de cette mission ?

— Bon, suivez-moi.

Une heure plus tard, l'inspection des derniers réglages était terminée. Heero commença à s'installer dans le cockpit sous le regard outré de son inspectrice :

— Voilà. C'est tout.

Après 10 secondes de silence, pendant lesquelles Heero était tout à sa machine, Concepciòn explosa de colère :

— Vous êtes trop nul ! Vous avez oublié ma combinaison spatiale Gucci ! (Elle lui balança à la figure la vieille combinaison spatiale qu'il lui avait donnée, toute rapiécée, délavée, et trouée à des endroits peu pratiques) Vous pensiez vraiment que j'allais mettre un truc aussi moche ?

Heero lui répondit à peine :

— Hm. Je n'ai rien d'autre à vous donner.

— Vous l'avez fait exprès pour me froisser ! Je ferai un rapport là-dessus ! Grrrrossier personnage !

— Croyez ce que vous voulez, lui répondit Heero, qui se fichait pas mal de ce qu'elle pouvait bien écrire dans ce rapport.

Sur ces mots, il sauta dans le cockpit de son gundam :

— Dépêchons-nous. L'opération Météore va commencer.

— Deux secondes ! On ne commence pas l'opération sans ma combinaison Gucci ! »

Quelques heures plus tard, dans le ciel terrien, Zechs Merquise, brillant lieutenant de l'armée de OZ combattait un gundam à bord de son armure mobile Leo.

« Quelle résistance ! Ça doit être un MS avec un blindage en Gundanium ! Dans ce cas, les jeux sont faits ! »

Il précipita son armure mobile sur le Wing et sauta de son Leo en parachute. Le gundam de Heero tomba à pic et plongea dans l'eau.


Durant tout le voyage, Anaël et Wufei n'avaient pas échangé une seule parole. Mais une fois arrivés sur Terre...

Anaël griffonna la dernière page de son carnet :

« J'ai sommeil. Arrêtons-nous, sinon je ne pourrais pas travailler correctement, et vous non plus d'ailleurs !

Wufei loucha sur le carnet :

— Vous avez déjà beaucoup travaillé, il me semble. Moi, je n'ai encore rien fait aujourd'hui, je suis prêt à me battre !

Anaël ferma brusquement son carnet et, sans lever les yeux vers lui, insista :

— J'ai besoin d'aller aux toilettes.

Wufei fixait toujours le carnet :

— O.K. On va s'arrêter près de cette forêt, là-bas.

Anaël rouvrit son carnet et écrivit rapidement quelque chose sur la troisième de couverture.

Le gundam se posa au beau milieu du bois dans un bruit d'arbres cassés.

L'inspectrice ou inspecteur posa son carnet sur son siège :

— J'y vais. Attendez-moi ici, o.k ? Et ne partez pas sans moi ! Je vous ai à l'oeil ! »

Il/Elle descendit du gundam et disparut derrière un buisson. Aussitôt, Wufei s'empara du carnet et en parcourut les pages avec avidité :

À première vue, on a affaire à un type tout à fait classique de frustré sexuel. Il semble que la vie sexuelle de ce pilote soit inexistante.

« Qu'est-ce qu'il en sait d'abord ? »

Il tourna quelques autres pages, fébrilement :

Parlons de ses colères, justement. Les colères permettent de canaliser ce trop-plein d'énergie qu'il serait plus simple de dépenser par une activité sexuelle régulière.

Wufei arracha la page, la chiffonna et la balança dans les arbres environnants.

« Un problème ?

Anaël rentra dans le cockpit, lui prit sèchement le carnet des mains et reprit sa place sur le siège passager :

— Ne touchez plus à mes affaires, O.K ?

Mais Wufei était furieux :

— C'est faux ! Ce n'est pas vrai ! Je ne suis pas un frustré sexuel ! Je dépense déjà toute mon énergie pour cette mission ! Je n'ai pas besoin de copuler avec qui que ce soit !

— Mais bien sûr ! Vous avez encore beaucoup d'énergie pour vous énerver, remarqua Anaël, en sortant de son sac un nouveau carnet.

— Vous, vous... bégaya Wufei, essoufflé. Reprenons la mission. Nous avons encore beaucoup à faire. »


Dans le Deathscythe, le professeur G s'adressait à Duo par écran interposé :

« Bon, Duo, voici ta mission !

— Quoi ? Une mission ?

— Tout d'abord, tu devras détruire le moteur principal de l'usine d'armement de OZ en Amérique du Nord. Ensuite, tu iras à Hawaï retrouver un de mes amis, nommé Howard. Il habite sur un cargo. Présentes-toi à lui sous le pseudonyme du Dieu de la Mort, Shinigami, il te transmettra de ma part les prochaines missions.

Sora partit dans une petite rêverie :

— Aaaah, que de boulot ! Mais bon, tout de même ! L'Amérique du Nord... Hawaï...

— Et ma récompense ? demanda Duo à son mentor

— Y'en a pas ! T'as déjà la jolie fille de l'histoire, ça t'suffit pas ?

Duo regarda Sora du coin de l'oeil : la jeune fille notait avec zèle quelque chose sur un carnet rouge.

— Heu...

En entendant cette réponse pas très assurée, Sora leva les yeux vers lui et lui lança un regard noir :

— Quoi ? Pourquoi vous répondez pas ? Vous n'êtes pas content ?

— Baaah, je... Tiens ! Qu'est-ce que vous notez sur votre carnet ?

Sora fouilla dans son sac à dos et en sortit un carnet vert, puis elle lui mit les deux carnets sous le nez, en lui expliquant avec une voix mielleuse, comme si elle parlait à un bébé :

— Vous voyez ce petit carnet rouge ? C'est pour écrire toutes les mauvaises choses que j'ai à dire sur vous, et j'ai déjà écrit trois pages !

Duo fronça un sourcil :

— Ouais, et c'est quoi ce carnet vert ?

Sora prit une voix dédaigneuse :

— Oh, ça ? C'est qu'un tas de feuilles blanches reliées sur lesquelles je suis sensée écrire vos bonnes actions, mais je ne crois pas que j'y écrirai quoi que ce soit !

— Hé ! Mais pourquoi ?

Sora secoua un doigt sous son nez :

— Parceuh que ! Jusque là vous avez été méchant avec moi ! Donc je pense que je n'écrirai jamais une chose gentille sur vous !

— Heu, vous êtes obligée de me parler comme à un mioche ?

— Bah ! J'vous parle comme j'veux ! Je n'obéis pas à grand monde, moi ! Pas comme vous ! Allez, c'est l'heure de l'opération Météore ! Go-go-go !

Le professeur G ajouta son grain de sel :

— Elle a raison Duo ! Il est temps de partir !

— O.K. C'est bon, c'est bon ! On y va ! Soupira Duo

Et cinq minutes plus tard, Duo et Sora partirent pour la Terre à bord d'une capsule.

— Hé, vous savez conduire une capsule spatiale ? demanda le jeune homme à la lunatique inspectrice.

— Que ce soit dans un tracteur, une formule 1 ou à vélo, je suis un danger public. Pourquoi cette question ?

— Oh, pour rien. C'est pas grave, je vais mettre le pilotage automatique !

— Bah, pourquoi ? S'inquièta Sora

Duo appuya sur un bouton et se rapprocha d'elle :

— Ben, j'me disais...

Sora rougit :

— Qu-quoi ?

Duo ferma les yeux, s'écroula sur son siège et répondit tranquillement en fermant les yeux :

— Je crois que j'vais faire un p'tit somme ! Bonne nuit !

Sora commença à s'affoler :

— Quoi ! Hé ! Duo ! DUO !

— Je dors déjà, désolé ! lui répondit le pilote du Deathscythe en se calant confortablement sur son siège.

Sora se saisit rageusement de son carnet rouge et de son stylo :

— Raaaaaaaah ! DUO ! Vous allez me payer ça ! »


Canal de Toba. Les forces de l'Alliance étaient attaquées par le Heavyarms, avec à son bord, un jeune homme déterminé et une jeune fille, heu, fascinée par ce spectacle, heu, d'horreur ?

« Trowaaaaaa ! Vous faites tellement bien votre travail ! s'exclama Angel, émerveillée par le combat.

Mais Trowa l'ignora totalement, et s'adressa aux soldats ennemis :

— Maintenant que tu m'as vu, je ne peux pas te laisser vivre. Ma mission était de détruire le port spatial, maintenant, il faut que je détruise tout !

Angel crut qu'il s'adressait à elle :

— Oh mais non ! Il ne faut pas ! C'est de ma faute, pardon ! PARDON ! Étranglez-moi si vous voulez ! POSEZ VOS MAINS SUR MON COU TROWAAAAAAAAAAA !

— Heu, ce n'est pas à vous que je m'adressais, je parlais aux soldats de l'Alliance.

— Mais, ça ne sert à rien puisque vous les tuez après ! Mais au moins, le dernier son qui sera parvenu à leurs oreilles avant de trépasser, aura été votre douce voix. »

Trowa la regarda quelques secondes sans comprendre, puis reprit le combat.


« Et merde !

Concepciòn sortit de l'eau en secouant sensuellement sa longue chevelure d'ébène... et en traînant Heero par les pieds.

— MERDE ! Ma combinaison Gucci à 15000 euros !

Elle s'arrêta sur le sable et s'agenouilla auprès du jeune homme.

Concepciòn tira sur son casque de toutes ses forces :

— Mais MERDE ! Comment ça s'enlève ce truc ? »

« OH MON DIEU ! Mais qu'est-ce qui s'passe ?

Concepciòn leva les yeux et aperçut une blonde aux longs cheveux, avec deux petites tresses nouées en couronne derrière la tête.

Très moche comme coiffure, pensa-t-elle. Puis elle se reprit aussitôt : comme la fille se précipitait vers Heero pour lui porter secours, elle lui barra le chemin avec un bras :

— N'approchez pas ! C'est un dangereux criminel !

— Quoi ? C'est vrai ? s'exclama la fille, très choquée.

— Mais oui, allez ! Circulez !

Réveillé par les cris de basse-cour, Heero se réveilla et se releva d'un bond. Comme il observait la scène sans comprendre, les ultrasons émis par la blonde se répercutèrent sur son casque, qui se lézarda sur toute sa longueur, et se brisa instantanément.

Attirées par le bruit, les deux filles tournèrent la tête et...

— Oh mon Dieu ! Le voleur va s'enfuir ! hurla la blonde

Concepciòn s'approcha de Heero et le prit par le bout d'une manche de sa combinaison :

— C'est bon, je l'tiens ! Il s'échappera pas ! Faites comme si vous aviez rien vu et rentrez chez vous !

— Mais pourquoi vous portez des combinaisons spatiales ? lui demanda la blonde, intriguée.

Les deux autres échangèrent un regard.

Heero prit un air désespéré :

— Je suis un voleur intergalactique.

— Et moi, une policière de l'espace ! Renchérit très sérieusement Concepciòn

— Ah, d'accord ! »

Soudain, une ambulance arriva et freina brusquement devant la plage. Des gens tout de blanc vêtus en sortirent avec de grosses seringues.

« ON S'CASSE ! » hurla Concepciòn

Elle attrapa le bras de Heero et tous deux s'enfuirent vers l'escalier de la plage, en plantant là la blonde.

Heero se débarrassa des infirmiers à l'aide de coups de pieds, défonça la vitre de l'ambulance et se jeta à l'intérieur. Concepciòn le poussa sur le siège passager et lui dit en prenant le volant :

« Je conduis ! Vous êtes pas en état ! En plus, si vous conduisez aussi bien que vous dites bonjour aux infirmiers, ça craint ! »

La camionnette démarra en trombe sous le regard consterné de la blonde.

Celle-ci tendit la main vers le véhicule qui s'éloignait :

« Je, je m'appelle Réléna Darlian, et toi ? Quel est ton nom, voleur de mon coeur ? »


Au port spatial du canal de Toba, Angel errait au milieu des ruines :

« Ça va ? Tout le monde est bien mort ? (Mort, mort, mort)

...

...

...

Une voix faible lui répondit :

— N-… Oui !

— Très bien ! (Bien, bien, bien) »

Elle rentra tranquillement au gundam où Trowa visionnait les plans nécessaires à sa prochaine mission. Angel s'assit à côté de lui :

« C'est très bien ! Vous avez fait du bon boulot ! Tout le monde est mort ! Et maintenant, que fait-on ?

— Il se fait tard. Vous devez avoir besoin de repos. Nous allons dormir à l'hôtel, ce soir.

Angel avait des étoiles plein les yeux :

— Aaaah, Trowa ! Vous êtes si gentil !

— Ce n'est rien. » lui répondit-il, avec indifférence.

Et ils se mirent en route. Deux heures plus tard, ils étaient devant l'hôtel.

« Bon. Je vais garer le camion. Ça ne vous dérange pas de vous occuper des réservations ?

— Non, pas du tout ! Ça ne me dérange pas, j'aime bien ça, minauda Angel.

— Bien. Merci. »

Il démarra et Angel se précipita aussitôt à l'intérieur de l'hôtel.

Visiblement très émue, elle s'adressa au réceptionniste :

« Bonjour, heu, bonsoir, je voudrais une, une, une, une, une (Elle baissa les yeux et couvrit sa joue rougissante avec sa main) chambre s'il vous plaît !

Le réceptionniste ricana :

— Oh la, je vois ! C'est pour une première fois, c'est ça ! J'vois c'que c'est ! On en voit plein par ici, des jeunes couples, et faut dire que c'est pas la morte saison en ce moment ! Le printemps, c'est la saison des amours !

Une expression de folie apparut dans le regard d'Angel et elle commença à délirer :

— Oh oui ! Le printemps ! Les fleurs de cerisier qui tombent sur l'eau du lac ! Trowa dans son magnifique costume blanc, sur une barque, me regardant tendrement et murmurant oui, je le veux. Aaaaaaaaaaaaaah !

Elle s'écroula sur le bureau de la réception. Le réceptionniste lui tendit une clé de chambre :

— Aaaaah ! Vous êtes des jeunes mariés ! Alors vous avez déjà consommé ! Heu, tenez, signez ici !

Angel signa rapidement avant de s'exclamer sur un grand ton de comédie :

— NON ! C'est ce soir que nous devons éprouver notre amour et nous laisser aller à notre passion commune, contenue depuis si longtemps !

Juste à ce moment, Trowa fit son entrée.

— Ça y est Mlle Angel, vous avez fait les réservations ?

Angel rougit et gloussa :

— Oui monsieur Trowa.

Elle éclata d'un petit rire cristallin sous le regard dubitatif de Trowa, qui commençait à penser que son inspectrice n'avait pas que des carnets dans son petit sac mais aussi des substances d'un genre illicite.

— Bien. Très bien, allons-y.

Il partit vers l'ascenseur. Angel à voix basse, se sentit obligée de préciser au réceptionniste :

— Il est très joueur.

— Aaaaaah ! Hé bien, bonne nuit, alors ! Et ne faites pas trop de bruit (il lui fit un petit clin d'oeil) ! »

La jeune fille baissa les yeux et partit rejoindre Trowa dans l'ascenseur, en rougissant.

« À quel étage sont nos chambres ? demanda le pilote du Heavyarms.

— Oh, hé bien, il ne leur restait plus qu'une seule chambre, la suite nuptiale. »


En Chine, dans une forêt, près d'un volcan, près du cinquième arbre à partir de la droite après la troisième intersection, Wufei avait les yeux rivés sur une carte :

« Je suis sûr que le temple n'est pas très loin.

— On n'est pas là pour un pèlerinage, lui répondit froidement Anaël, c'est vraiment pas le moment !

— Vous voulez dormir dans un arbre, c'est ça ? Ou dans un buisson ? Oh non, vous devez préférer les grottes, au milieu des bêtes sauvages !

Anaël le regarda froidement et déclara sur un ton sec :

— De toute façon, je suis déjà avec une bête sauvage, pas besoin d'aller dans une grotte !

Wufei prit une position de combat :

— Qu'est-ce qu'il y a ? Vous voulez vous battre ? Même s'il est tard, je suis encore parfaitement capable de vous remettre à votre place !

Anaël lui répondit tranquillement en lui piquant la carte :

— Non, ça va, c'est bon. Je vous ai juste corrigé. Hm, c'est par là. »

Comme elle/il lui montrait du doigt la direction à prendre, Wufei le/la poussa sur le chemin, en grommelant. Et quelques heures plus tard, Anaël plongeait son regard dans les yeux vides de toute expression du moine, gardien du temple.

« Je vais vous montrer votre chambre, lui dit celui-ci, en se tournant lentement vers un couloir.

— Bien, lui répondit l'androgyne créature.

Après une lente et longue minute de marche à travers les deux mètres de couloir, le moine ouvrit très lentement une vieille porte en bois fendu qui grinça :

— Voici votre chambre.

La porte leur dévoila une pièce vide, sans aucune décoration, sans meuble, sans rien, si ce n'était un seau et une couverture un peu sale au milieu.

Le moine tendit la main vers la couverture :

— Voici votre couche.

— Ah.

Le moine s'avança, prit le seau malodorant et entouré de mouches et le lui mit sous le nez :

— Voici les toilettes. Faites attention de ne pas éclabousser parce que c'est moi qui fais le ménage ici et c'est très fatiguant.

Anaël observa la pièce, contempla les toiles d'araignées, les magnifiques tâches de, heu, je sais pas, et la grosse couche de poussière qui devait amortir votre chute au cas où vous glissiez.

Anaël fronça les sourcils:

— Et les inspecteurs de l'hygiène sont déjà venus ici ?

— Personne ne vient jamais ici.

— Ah. Ça explique beaucoup de choses. Et… Oh ! Où est Wufei ?

— Aux bains.

— Et sont les bains ?

— Dehors.

— Et où... Hm, non rien, laissez tomber.

Et elle/il sortit en courant, prenant bien soin de le bousculer au passage.

— Ne courez pas dans un lieu de culte.

Anaël ne se retourna même pas :

— Pardon, Bouddha ! »


À Hawaï, sur une plage romantique, au coucher du soleil, Sora s'extasiait sur le paysage :

« Wouah ! Y'a plein de surfeurs, vous avez vu, c'est trop cool !

Duo haussa les épaules :

— Ouais, il s'agit sûrement des ouvriers qui travaillent sur le cargo d'Howard. Je vais aller voir s'il est à bord. Vous restez ici ?

— Ouiiiii ! Je vais aller me renseigner auprès de ces charmants ouvriers, héhéhéhéhéhé ! S'excita Sora, les yeux rivés sur les beaux mâles bronzés qui défiaient les vagues.

— Bon, j'y vais !

Sora applaudit devant une superbe figure acrobatique :

— Waouh ! Ouaiiiiis ! Bravoooooo ! C'est ça, à tout' !

Duo monta dans le cargo en jetant un coup d'oeil à la jeune fille. Au moins, si elle était occupée, il pourrait peut-être s'en débarrasser et partir sans elle le lendemain.

Sur la plage, Sora sortit de son petit sac à dos ses deux petits carnets. Elle ouvrit le vert et réfléchit un moment en secouant son stylo plume.

— Bon ! Comme je suis de bonne humeur, je vais écrire quelque chose de gentil. Voyons, aujourd'hui, il a bien réussi sa mission ça fait un point, et il m'a emmenée dans un endroit avec plein de beaux mecs, ça fait un autre bon point ! C'est pas mal... pour un gars aux cheveux longs ! D'ailleurs, faudra que j'lui demande quelle est sa marque de shampoing !

Un surfeur s'approcha et s'assit à côté d'elle :

— Salut jeune fille ! Alors, pas mal cette plage au coucher du soleil, hein ?

Sora réfléchit un instant avant de lever les yeux vers lui et de lui offrir un sourire méchant.

— T'es gentil mais, rends-moi service s'il te plaît : casses-toi ! Tu me gâches la vue et cette magnifique plage est polluée par ta seule présence !

— Oh la ! Pardon ! Faut pas t'énerver ! Je voulais juste causer un peu, c'est tout !

— Hé ! Chuis en plein service, là ! Si tu veux m'draguer, reviens plus tard, O.K ?

Le surfeur passa la main dans ses cheveux blonds mi-longs :

— Okay ! Demain, vers 16h, t'es libre ? À la météo, ils ont prévu des supers vagues !

Sora sortit son agenda et en tourna les pages longuement avant de le refermer brutalement :

— Ah. C'est vrai, j'avais oublié : je suis en service jusqu'à la fin de la guerre.

— Hein ? Pourquoi ? T'es d'l'armée ?

Sora rangea ses affaires, se leva et le regarda avec un sourire de défi :

— Non, mais je suis une inspectrice professionnelle !

— Wouah ! Ça doit être super important ce boulot, avec plein de responsabilités et tout et tout !

— Hé ouais, mais, j'tiens l'coup ! » Se vanta la jeune fille.

« Hééééééé ! Mademoiselle Sora ! J'ai trouvé Howard ! Vous v'nez ?

Sora, agacée, se tourna vers le cargo. Sur le pont, Duo l'attendait.

— Mais MERDE ! DUO ! Vous voyez pas que je suis en train d'conclure ? »

Duo murmura :

« Oups. Elle allait trouver une bonne raison pour rester ici, quel idiot ! »

Puis il lui cria :

« C'est rien, continuez, on s'verra plus tard !

Sora courut alors vers le cargo :

— Nannnn ! Ne bougez pas ! J'arrive ! »

Duo soupira :

« Et zut. J'ai encore raté une bonne occasion d'me taire. »

Dans le cargo, Sora observait attentivement un vioc avec des lunettes de soleil très bizarres et une chemise rose à fleurs.

« Il est bizarre ce vioc ! Est-ce que tous les viocs hawaïens sont comme ça ?

— Ouais, c'est vrai que je l'ai trouvé un peu étrange moi aussi quand je l'ai vu pour la première fois, tout à l'heure, mais en fait, c'est un gars sympa ! lui répondit Duo en riant.

— Héhéhé ! Le professeur G ne m'avait pas prévenu que tu viendrais accompagné, petit ! C'est ta petite amie, c'est ça ? s'exclama Howard en riant.

— Hein ? Mais non, pas du tout, c'est... répliqua Duo

Mais Sora, au bord de la crise de nerf, lui coupa la parole.

— Pas du tout ! Nan mais ça va pas, non ! Moi ? La petite amie de ce clown ? Il faudrait vraiment que ce soit pour une mission très importante ou que ce soit une question de vie ou de mort pour que j'accepte de le devenir, ne serait-ce qu'une journée !

Elle s'arrêta, essoufflée, en fixant Howard avec de gros yeux rouges exorbités.

Howard lui répondit en ricanant :

— Donc, vous êtes son inspectrice, c'est bien ça ? Vous veillez à ce qu'il ne fasse pas de bêtises ?

— Quoi ! Parce que vous le saviez en plus ! Vous vous êtes foutu de ma gueule? Salaud !

— Ahahah ! Un peu de calme, enfin ! Je plaisantais !

Sora se figea aussitôt, prit une grande inspiration, s'éclaircit la gorge avant de déclarer très sérieusement :

— C'est vrai, je suis une inspectrice du travail. Une professionnelle de surcroît et mon devoir est également de veiller à ce que rien ne vienne perturber la mission de Duo : pas de drogue, d'alcool, de cigarettes ou d'autres trucs à fumer et surtout, le plus dangereux — car le plus insoupçonnable est toujours à craindre, messieurs... — pas de sexe !

— Quoi ? Mais je, heu, je n'avais pas du tout l'intention de... lui répondit Duo, surpris.

— C'est ça, c'est ça ! Les mecs sont tous les mêmes et j'en connais un rayon sur eux, moi ! J'ai fait mon entraînement dans un groupe rempli d'mecs ! Et j'étais la seule fille ! (Ton dramatique) C'est vrai que le lynchage n'est pas facile, surtout quand on est une fille : on vous déshabille, on vous met une culotte sur la tête et on vous attache avec vos soutifs sur un poteau dehors quand il pleut. Mais bon, (Ton fier) une fois que vous avez dénoncé tous ces salauds à la directrice, vous avez le plaisir de les mater quand vous voulez sous la douche grâce à certaines micro-caméras qu'elle a tenu à vous offrir en dédommagement.

— Quelle horreur ! Vous avez vraiment vécu ça ? S'inquiéta Duo, effrayé.

— Pauvre petite, compatit Howard.

Sora baissa les yeux :

— C'était une blague.

— Hein ? S'exclamèrent en choeur Duo et Howard.

Sora éclata de rire :

— Ahahahahahahahahaha ! C'était une blague ! J'vous ai bien eus ! Allez salut ! Appelez-moi quand le dîner sera prêt !

Et elle planta là ses deux compères.


Après une nuit particulièrement étrange, passée dans une ambulance, sur un brancard, au milieu des seringues et de produits aux effets inquiétants, Heero et Concepciòn arrivèrent à l'école privée Saint Michaël, tenue par des Soeurs.

Dans le couloir, Concepciòn tentait d'organiser leur séjour :

« Bon. Dans cette nouvelle étape de votre mission, j'évaluerai votre habileté à vous fondre dans la masse et votre capacité à vivre avec autrui. Je jouerai le rôle de votre cousine.

— Bien compris, cousine. Acquiesça Heero

— C'est bien, cher cousin. »

Ils arrivèrent devant la porte de la classe et suivirent la Sœur, qui avait tout entendu, à l'intérieur.

« Un peu de silence, dit celle-ci aux élèves, je vous présente deux nouveaux camarades de classe.

— Je m'appelle Heero Yuy. Enchanté, dit Heero, les mains derrière le dos.

Concepciòn lui donna une tape sur l'épaule :

— Enfin cousin, un peu plus d'enthousiasme. Bonjour, je m'appelle Concepciòn Almeida, je suis vraiment très contente d'être parmi vous !

Elle agrémenta sa présentation d'un sourire hypocrite.

— Il y a des places de libre autour de Réléna, posez-lui toutes les questions que vous voudrez, dit la soeur à Heero

Heero et Concepciòn montèrent dans les gradins et prirent place à la droite de Réléna. Celle-ci gratifia Heero d'un grand sourire :

— Bienvenue dans notre école, Heero.

C'était la première fois qu'elle prononçait son nom et ce ne serait pas la dernière…

Concepciòn imita la voix de Réléna :

— Et moi ? On ne me souhaite pas la bienvenue ?

Réléna fixa intensément Heero avant de se replonger dans ses cours, avec un air triste.

— D'ac-cord, » soupira Concepciòn, vexée.

Après les cours, Heero sortit avant les autres (Il n'avait pris aucune note). Il était appuyé sur le balcon et regardait la nature environnante pendant que Concepciòn le sermonnait sur sa façon de suivre les cours.

« Si vous n'apprenez jamais vos cours, vous ne serez jamais intelligent ! Et d'ailleurs, est-ce que vous savez lire ? Ah ! (Ton perfide) C'est peut-être pour ça que vous ne prenez pas de notes !

— Je réfléchissais à ma prochaine mission.

Comme il disait ces mots, un flot d'étudiants sortit de la salle de cours, Réléna en tête. Elle tendit une enveloppe à Heero, lui fit un grand sourire et déclara gentiment :

— Tiens. C'est une invitation pour mon anniversaire, demain. J'espère que tu es libre et que tu pourras venir.

Heero fixa l'enveloppe sans réagir, tandis que Concepciòn ricanait doucement. Soudain, une tempête d'applaudissements retentit.

Concepciòn applaudit et prit un ton de faux-cul :

— Réléna, quelle générosité d'inviter un parfait inconnu à ta fête.

— Alors ? Tu pourras venir, demain ? demanda Réléna à Heero avec douceur.

Mais pour toute réponse, Heero déchira violemment l'enveloppe. Choquée, la foule s'exclama. Concepciòn regarda les morceaux de papier se poser à côté d'elle :

— Oh, Heero, ce n'est pas parce que vous n'aimez pas les gâteaux qu'il faut être méchant avec cette jeune fille !

Un coup de vent passa et emporta les morceaux de papier.

Réléna se mit à trembler comme une feuille et serra les poings en pleurnichant :

— Mais, pourquoi ?

Heero s'avança doucement vers elle et essuya ses larmes du bout du doigt. Réléna, rassurée, lui offrit un merveilleux sourire. Très touché, Heero lui répondit froidement :

— C'en est fini pour toi.

Puis, il s'éloigna sans un regard en arrière.

Concepciòn s'approcha de Réléna :

— Tu sais, moi, je veux bien venir à ta fête. »

Réléna versa une larme et ne répondit rien.


Dans les colonies, dans une grande salle de réunion, les cinq docteurs étaient assis à la table et bavardaient joyeusement sur leurs protégés.

« Trowa va avoir du mal à se concentrer sur sa mission avec Mlle Angel à ses côtés. Une jeune fille si tendre ! Comme j'aimerais avoir une fiancée pareille à mon chevet ! dit le Docteur S.

— Hmhm, il me semble que vous êtes un peu trop vieux pour elle, cher ami. Quant à moi, je crains que Wufei ne m'en veuille terriblement de lui avoir imposé la présence de ce… cette… d'Anaël. Renchérit Maître O.

— Avec un pilote aussi fougueux, vous devriez avoir pris l'habitude de voir votre vie en danger ! Regardez, moi avec Heero, je suis rôdé maintenant ! Je n'attends plus rien de la vie de toute manière alors je suis prêt à mourir à chaque instant ! J'espère que Concepciòn s'y est également préparée. De toute façon, je lui ai donné un entraînement adapté. Aaaaaah ! Concepciòn dans son petit short de gym ! J'aurais dû prendre des photos mes amis ! S'extasia le Docteur J.

Le docteur H semblait lui plutôt soucieux :

— Moi, je m'inquiète un peu pour Quatre : tout seul, il aurait bien eu besoin de compagnie. Et puis, la compagnie d'une jeune femme lui aurait rappelé sa famille. Aaah, pauvre garçon !

— Héhéhéhé ! Ricana le professeur G. Je me souviens de la tête qu'a fait Duo quand il a rencontré Sora : il s'apprêtait à faire exploser le Deathscythe et à tuer tout le monde.

Les quatre autres scientifiques secouèrent la tête tristement :

— Hmhm, hmhm, très mauvais pour une première impression ! »

À ce moment-là, on entendit le bruit de talons aiguilles qui claquaient contre le sol puis celui d'une porte qui se referme brutalement.

Les docteurs se retournèrent, écarquillèrent les yeux et un mince filet de bave coula de leurs lèvres entrouvertes. Leurs pupilles se dilatèrent et leur regard suivit le mouvement des hanches de Siria Black qui venait de faire son entrée dans la pièce.

De grandes bottes noires grimpaient jusqu'à ses genoux, une mini jupe en cuir noir fendue caressait ses cuisses et une simple veste de tailleur très échancrée enveloppait sa poitrine à demi découverte puisque la veste offrait aux yeux avides des docteurs la vue d'un merveilleux soutien-gorge rouge en dentelle.

Les docteurs bavaient, le regard rivé sur le soutien-gorge rouge :

« Gaaaaaah !

Siria Black s'assit sur son trône en or massif couvert de velours rouge (Assorti avec son soutien-gorge pensa le Docteur J) et déclara sévèrement :

— Baissez les yeux avant que je vous les arrache.

Les docteurs se regardèrent, affolés, se redressèrent sur leurs chaises en bois et essayèrent de regarder Siria Black dans les yeux. Celle-ci leur jeta une foule de papiers à la figure :

— Bien. Nous sommes ici pour faire notre premier rapport sur le déroulement de l'Opération Météore. Professeur G, on commence par vous !

Le pauvre professeur G bégaya :

— Heu, et bien, j'ai présenté Sora à Duo peu avant le lancement de l'Opération et...

Siria Black tapa du poing sur la table :

— Je ne vous parle pas de ça ! Donnez-moi le rapport que Sora vous a envoyé sur Duo.

Les docteurs firent timidement passer le rapport vers Siria Black qui s'en saisit sèchement :

— Merci. Bon, je vous lis les meilleurs morceaux. Alors...

Ce gars souffre visiblement d'un problème de personnalité, il pense être Shinigami et se conduit comme tel sur les champs de bataille en faisant fi du confort de l'inspectrice.

— Ouais... Pauvre mec et pauvre fille, vous lui avez refilé un schizo !

Elle tourna une dizaine de pages avant de reprendre :

Pendant le voyage jusqu'à la Terre, il n'a fait que roupiller et c'est moi qui ai dû me charger de monter la garde. Si on avait été attaqués, je me serais enfui et je l'aurais laissé crever.

— Bonne idée ! J'aurais fait pareil ! Bon, et pour finir :

Le plus grave défaut que j'ai remarqué chez ce pauvre garçon est son manque évident de sérieux durant les missions ! Un vrai clown ! On n'est pas là pour s'amuser, merde ! Même si ça me fait rire parfois, je n'ai pas envie de mourir dans un éclat de rire ! Ce mec est vraiment dangereux, pitié ! Donnez-moi le blondinet !

— On va y réfléchir. Bon, professeur G, vous l'avez vraiment mal élevé ! Alors...

Elle écrivit quelque chose sur un papier et le lui fit passer.

— Heu, vous savez, ce n'est pas moi qui ai élevé Duo !

— Ouais, ben, qui que ce soit, ils ont vraiment mal fait leur boulot ! Ça devait être des gens aux moeurs pas très catholiques !

Le professeur G lut le mot de Siria et réagit aussitôt :

— Quoi ? Il faut que je lui envoie ça ? Mais, il va me rire au nez !

— Oh que non ! De toute façon, son inspectrice lui fera passer l'envie de rigoler !

Le professeur G prit une toute petite voix timide :

— Oui, d'accord.

— Au suivant ! Ah, docteur S, à vous : donnez-moi le rapport d'Angel.

Elle le prit et le parcourut rapidement :

— Hm. Il n'y a pas grand chose à critiquer, on dirait. Dommage...

L'individu s'acquitte tout à fait de sa mission. L'inspectrice lui donne la note maximale dans toutes les disciplines et s'incline devant tant de zèle. Bravo.

— Hm. Passons directement au suivant : MAÎTRE O.

Maître O se pencha sur le côté de sa chaise et posa un énorme carton sur la table :

— Heu, voilà le rapport d'Anaël.

— Cooool ! De la lecture ! Une longue dissertation sur la psychologie de notre ami Wufei ! Je vais lire ça ce soir en détail !

Les docteurs poussèrent un long soupir et imaginèrent Siria Black, étendue sur son lit à draps de soie rouge, vêtue d'une courte nuisette transparente. La jeune femme était en train de lire tout en plongeant ses doigts dans un pot de glace à la fraise et frottait ses jambes sensuellement l'une contre l'autre. Elle portait ses doigts à sa bouche et...

— Mmmmmmmm ! S'exclamèrent en chœur tous les docteurs.

Siria Black tapa du poing sur la table :

— Vous m'écoutez ? J'étais en train de vous lire quelques passages croustillants !

Quelques bredouillements se firent entendre mais très faiblement.

— Bon, je reprends. Je vous lis seulement la conclusion générale :

Si l'individu s'acquitte parfaitement de ses missions, une grave tendance à la rébellion contre l'ordre établi est néanmoins notable. Ainsi, le sujet refuse tout ordre de ma part et jusqu'à ma simple présence. Je ne pense pas que je lui donnerai une note très élevée, on aurait pu me trouver quelqu'un de plus courtois à surveiller, pour donner plus d'attraits à cette mission qui, pour moi, a très mal commencé.

— Hm. C'est fâcheux. Bon, on verra ça plus tard. Heureusement, j'ai gardé le meilleur pour la fin ! Docteur J, à vous !

Il lui passa le rapport, assez volumineux également.

— Géant ! Ça va m'en faire de la lecture. Bon, voyons voir...

Je vais aller droit au but : l'individu est extrêmement problématique. Je suis avec lui depuis à peine deux jours et j'ai déjà failli me faire tuer plusieurs dizaines de fois sans compter mon matériel de travail qui est en grande partie endommagé, notamment la combinaison Gucci à 15000 euros. Je compte sur votre générosité pour m'en faire parvenir une neuve. Il faut préciser que l'individu semble le faire exprès : il nous mène volontairement dans des situations périlleuses et recherche notre mort à tous les deux. Le deuxième souci est son incapacité à se fondre dans la masse : nous nous sommes réfugiés dans une école et tout le monde se pose déjà des questions sur nous ! Personnellement, j'essaie de rattraper le coup en le présentant comme mon cousin handicapé mental mais il renforce les soupçons en accomplissant divers exploits en public tels que des duels en escrime où il manque de tuer ses camarades ou encore en impressionnant les filles par des cabrioles à cheval. C'est vraiment grotesque ! J'essaie de le raisonner mais il ne me répond que par des « Hm », des « Faites ce que vous voulez » ou encore par des froncements de sourcil particulièrement insolents.

— Ouh la la ! La liste est encore longue, on dirait ! On va arrêter le carnage ici, ça vaut mieux pour vous docteur J !

— Héhéhé ! Ricana le pauvre homme, gêné.

— Hm. Pauvre fou. Je me demande si Sinistra s'en sort mieux. » Dit Siria en fermant le gros classeur qui contenait le rapport sur Heero.

A SUIVRE...