Euhhh bah je ne m'attendais pas à autant de reviews oO ! Merci beaucoup tout le monde ! Je vais rapidement répondre à celles à qui je n'avais pas pu le faire avant de vous laisser avec le premier chapitre :) :
Museelo : ta review m'a fait très plaisir :). Je ne sais pas si je m'investie plus, mais c'est un point sur lequel j'ai toujours voulu mettre l'accent et si ça se voit, alors tant mieux !
Louange : pour le coup je dirai que j'en ai aucune idée : c'est l'une des rares fois où il n'y a pas eu de « déclic » et où l'idée m'est vraiment venue comme ça :).
Cha : là je t'avoue que je ne sais pas si j'ai déjà débuté un Haitsu par ce genre d'échanges... Ptêt dans un OS ?
Lili-chan : ça fait plaisir de te compter comme reviewveuse à nouveau :).
Lulu-chan : Merci beaucoup, j'espère que la suite ne te décevra pas :)
Chapitre 1
Quelques semaines plus tôt...
D'ordinaire dans l'habituel lieu de répétitions de L'Arc, rares étaient les moments où la musique ne filtrait pas. En même temps, ils étaient un peu là pour ça... Même pendant les pauses café-clope, ce mordu de Ken ne pouvait s'empêcher de gratouiller quelques notes sur sa guitare, en bon accroc qu'il était. Mais aujourd'hui, c'était le calme plat. Et si l'on jetait un oeil dans la pièce principale, on comprenait pourquoi. Ken était affalé sur le canapé du fond, toute la flemme du monde se lisant sur son visage. Et Yukki qui était assis à l'envers sur une chaise non loin de lui, ne semblait pas plus actif que son camarade. Démotivation, quand tu nous tiens... Pour tout dire, hormis les mouches, le seul bruit audible depuis quelques instants était les baillements répétitifs d'un Ken que l'on sentait parti pour une bonne sieste. La scène n'était pas banale, mais après tout, qui pouvait les blâmer ? L'Arc n'avait pas de réelle activité prévue pour le moment, aussi pouvaient-ils lever le pied sans problème... Ce qu'ils avaient bien l'air de faire, d'ailleurs.
Tu sais ce que j'aime dans le fait de n'avoir aucune activité véritable en ce moment ? Souffla Ken au bout d'un moment.
Vas-y, je sens que tu as envie de parler…
C'est qu'on est là quand même. Tu parles d'un changement…
Quoi, t'en as marre de nous voir ? S'offusqua Yukki, par jeu.
Nan, mais on pourrait se voir normalement, comme le font les amis normaux… Pourquoi faut-il qu'on fasse des semblants de répet' ?
Pour ne pas perdre la main ? Tenta Yukki sans trop y croire cependant.
Oh s'il te plait…
T'as qu'à envoyer bouler Tetsu, si tu y tiens tant que ça, à tes « vraies vacances »…
Hey, je tiens à la vie moi ! S'amusa Ken.
Ah, je crois qu'il revient.
Le bassiste vint les rejoindre, un sac dans chaque main... Devant le manque de motivation apparant des uns et des autres, il avait décidé de prendre l'air et en passant devant un combini, il avait eu l'idée de ramer de quoi grignoter et de quoi boire. Puisqu'il fallait flemmarder, autant faire ça bien. Et ce d'autant plus que leur quatrième membre avait un estomac jamais contenté. Une fois n'était pas coutume, le leader lui-même voyait son énergie un peu tassée, pour le coup. Il faut dire que les derniers mois n'avaient pas été de tout repos question boulot et là, souffler lui faisait du bien à lui aussi. Mais par principe et aussi parce qu'il ne se lassait jamais de les voir, il les réunissait tout de même régulièrement, histoire de dire...
Effectivement, constata le batteur avant de s'adresser au nouvel arrivant. Alors, tu as trouvé ton bonheur ?
Ils avaient des jus de fruits à la banane ! Déclara fièrement Tetsu en posant ses sacs vers eux.
Tes tendances envers ce fruit sont carrément louches… fit Ken avec une moue dubitative. Sans compter que ça doit être vachement écoeurant en jus de fruits…
Ca se tente. Bière pour vous, je suis resté classique.
Là t'as bien joué, tu vois quand tu veux ! S'enthousiasma le guitariste.
Hyde-chan n'est toujours pas arrivé ?
Sauf s'il se cache dans un coin… Nan.
Bizarre, c'est pas son genre d'être en retard à ce point, contrairement à certains que nous ne citerons pas… persiffla Tetsu.
Hey, comment ça se fait que ça arrive à retomber sur moi alors que c'est lui qui n'est pas là ? S'écria Ken en se redressant, outré.
L'habitude… tenta Yukki, amusé.
Bon et on se la boit cette bière ?
On l'attend pas ? Demanda Tetsu.
Il nous rattrapera bien quand il arrivera, avec la descente qu'il a…
Je devrai peut-être l'appeler ?
Il va arriver Tetsu, relaxe-toi…
Quand même... Il était pas loin de midi maintenant et ok ils n'avaient pas spécialement d'heure de définie, vue le côté cool des répétitions en ce moment... Mais Hyde était toujours le second arrivé, jamais plus de cinq minutes de retard au maximum. Et puis si vraiment il avait un souci comme ça pouvait parfois arriver, il appellait, quand même. Mais bon, Tetsu sortit la nourriture qu'il avait ramenée en prenant soin d'écarter la part du chanteur s'il voulait éviter un incident diplomatique quand il arriverait parmi eux, et il commença son déjeuner en se joignant à la discussion de ses deux amis. Mais même en laissant la part de Hyde de côté, il avait vraiment vu grand dans les proportions et s'ils mangèrent tout pour ne pas gaspiller, ce qui devait être une colaltion releva presque du repas gargantuesque. Et ce genre de choses n'est aps fait pour pallier à la flemme... Alors Ken se recoucha dans le canapé en répétant que son ventre allait exploser et que là, c'était sûr, il ne fallait rien attendre de lui aujourd'hui... Et Tetsu choisit d'aller prendre l'air à nouveau, étant peu habitué à tant manger.
Je nous trouve tellement productifs que j'en viens à regretter mon propre canapé. Au moins je serai vraiment bien. Celui-là est vraiment fichu, marmonna Ken en massant sa nuque douloureuse.
A ce point ? Demanda le batteur, guère plsu énergique.
Les ressorts cherchent à se faire la malle et mon dos le sent passer, donc oui.
Toujours pas là ? Fit Tetsu en revenant vers eux.
Mais enfin, on ne te suffit pas ? Plaisanta Ken.
C'est pas ça, idiot…
Ecoute, il en a peut-être eu marre de se taper le trajet pour pas grand-chose et il s'est offert un jour de vrai congé. Il n'a rien perdu, à part quand même un repas super bon...
Sans prévenir ?
S'il s'est couché tard, il dort encore… Tu sais comme il est décalé…
Moui… fit Tetsu, dubitatif.
Tetsu, il faut que tu arrêtes ça. Sérieusement.
Si jusque là le ton de Ken était soit plaisantin, soit clairement « je m'en foutiste », là il fut réprobateur, étonnement. Même Yukki releva la tête, surpris. Il regarda Ken comme s'il savait exactement ce que ce dernier s'apprêtait à dire et il hocha négativement la tête, façon « laisse tomber »... Mais Ken s'assit, prêt à parler un peu plus sérieusement au contraire. Tant qu'à être là tous les trois, autant que ce soit utile et puisqu'ils ne semblaient pas vraiment partis pour bosser et que la situation amenait pile le bon sujet, il aurait été dommage de s'en priver.
Arrêter quoi ? Demanda le bassiste.
Ca vire à l'obsession. Quand on avait 20 ans et qu'il était... Disons parfois un peu paumé et pas très sûr de lui, je ne dis pas… Mais là ça devient carrément louche.
N'importe quoi.
Si tu te voyais... Même Yukki le voit, mais il fait juste semblant.
Je ne vois pas de quoi tu parles.
Regarde, rien que le fait que tu n'ouvres la bouche que pour parler de lui, depuis tout à l'heure…
Tes insinuations sont ridicules, fit Tetsu en levant les yeux au ciel.
Vous n'allez pas remettre ça. J'ai l'impression d'entendre perpétuellement la même discussion entre vous deux !
Car du point de vue de Yukki, c'était un peu ça quand même. Depuis un bon bout de temps maintenant, ce genre d'échanges était devenu régulier entre eux deux. Un Ken qui insinuait pas mal de choses, au début avec humour et puis finalement, presque sur un ton de reproche... Et un Tetsu qui, au choix, faisait semblant de ne pas comprendre ou qui coupait court à la discussion plus ou moins froidement. Yukki avait bien compris que depuis le début pour ainsi dire, du point de vue de Ken, l'idée était : « mais vas-y, reconnais-le, qu'on en finisse ! ». Mais lui pour être franc, d'abord il ne voyait pas en quoi ça les regardait, ce qu'éventuellement le bassiste pouvait bien réellement ressentir... et de deux, ce n'était certainement pas la bonne façon d'en discuter. Déjà que Tetsu était pudique, que la situation, si Ken voyait juste, était plus que complexe... Alors s'il yallait avec aussi peu de délicatesse, cela se terminerait toujours par un déni en bloc de la part de leur leader. Ken comprit cependant qu'il n'avait plus qu'à se taire, vu le regard passablement agaçé de Yukki. Mais Tetsu crut bon de se justifier :
Quand on a plusieurs heures de retard et que ce n'est pas une habitude, je trouve normal de s'interroger, non ? Je ne vois pas en quoi c'est surprenant. Moquez-vous si vous voulez mais je m'inquiète, voilà !
Bon, très bien, alors appelle-le et il va te dire lui-même qu'il a oublié ou qu'il est gravement en retard et voilà ! Marmonna Ken, qui commençait vraiment à s'agacer.
Très bien ! Répliqua sèchement Tetsu en sortant son portable.
Alors ?
Ca sonne, mais ça ne répond pas... J'essaie chez lui.
Fais donc ça, grogna Ken en se recouchant.
C'est sur répondeur.
Ca ne capte peut-être pas là où il est... proposa Yukki.
J'ai une mauvaise impression... murmura pensivement Tetsu.
Comment ça ?
Aucune idée. Juste... Je ne sais pas, c'est vraiment une impression... C'est pas bon...
Quand il ouvrit les yeux... ou plutôt l'oeil -le gauche semblant très lourd-, il ne vit rien. Rien de rien, pour la simple et bonne raison qu'il faisait noir comme dans un four. En insistant davantage pour ouvrir correctement les deux yeux, il retint une grimace. Il y avait vraiment un souci avec le gauche. Ca le lançait au niveau de la paupière et vraiment, il peinait à l'ouvrir. Il avait un fameux mal de crâne, du reste et surtout, son corps entier semblait douloureux... Non, pas douloureux. Engourdi. Du genre à peiner comme par possible juste pour déplier une jambe, par exemple. Mais pourquoi, la veille au soir il n'avait pas bu. Il était sorti avec des amis, oui, mais sans boire rien d'autre qu'une bière, alors pour que cela lui colle la migraine, quand même... Il était vraiment dans les vappes, comme quand l'on a dormi toute la journée et qu'on est complètement à l'ouest.
Au bout d'un moment, son oeil lui faisant vraiment mal, il voulut le toucher, passer ses doigts dessus pour voir s'il y avait un problème... Et il ne pouvait pas. Impossible de lever le bras. Pas parce qu'il était engourdi, cette fois... Mais parce qu'il était retenu. Et c'était pareil pour l'autre main. Toutes deux étaient attachées ! En repliant ses doigts en direction du début du poignet, il effleura un tissu qui n'avait rien à voir avec ses vêtements. Il était attaché ! Une sueur froide le prit alors qu'il tirait sans que ses mains ne se libèrent. C'était quoi ce délire ? Que faisait-il visiblement sur ce qui ressemblait à un lit, attaché par les mains, à moitié groggy et sans aucun moyen de se rappeller de la dernière scène qu'il avait vécu ? Par un réflexe tout à fait normal, il se mit à paniquer, tirant de plus en plus fort sans parvenir à se libérer. Il déglutit, se sentant comme une bête prise au piège. Et tout à coup, la pièce fut totalement éclairée, par le biais d'une ampoule qui pendait à nue du plafond. Le contraste fut si fort qu'il ferma les yeux et tourna la tête, presque aveuglé.
Ca y est, on est réveillé ?
