Et voilà la suite =)
Désolée pour l'attente, j'étais en vacances (mais c'est fini ...)
J'espère que ça vous plaira, bonne lecture =)
Cette fanfiction est inspirée d'une série d'affiches "WANTED" que vous pouvez voir ici, sur le site de leur auteur :
pragmatique. tumblr tagged/Death+Eater+Propaganda
Pour ceux qui ne veulent pas se spoiler, je mettrais le lien de chaque affiche à la fin du chapitre dans lequel le personnage concerné apparait (puisque pour l'instant il y aura un personnage d'affiche présent par chapitre)
Je vous encourage aussi a visiter le reste du tumblr, Lady Snark a beaucoup de talent ! (et il y a plein de trucs sur Harry Potter ;) )
Voici l'adresse : pragmatique. tumblr. com
Disclaimer : L'univers et les personnages de Harry Potter appartiennent à JK Rowling
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Les trois lampadaires de Chapel Terrace s'allumèrent en tremblotant. La neige autour d'eux se nimba d'orangé. A l'orée de l'impasse, deux silhouettes noires semblaient chercher leur chemin. D'étranges sculptures de poudre aux angles arrondis remplaçaient les voitures, que personne n'avait déplacées de la journée. De l'autre côté de la rue, les maisons basses et blanches semblaient s'écraser, se serrer un peu plus les unes contre les autres pour se préserver du froid.
- Ellie, fais attention aux meubles par Merlin !
La petite ignorait les avertissements répétés de sa mère et gambadait joyeusement derrière son vif d'or pour moins de 6 ans. Sa sœur ainée, plus sage, était surement en train de lire. L'odeur du curry de Noël qu'improvisait le père avec les ingrédients du bord flottait dans la pièce.
Neville posa finalement sa main sur le rebord de la fenêtre. Le rideau de perles se referma dans un bruissement mat et discret. Il se dirigea vers un buffet massif en bois sombre, manqua de glisser vers le tapis.
- Tout va bien ? s'inquiéta Mary.
- Oui, je suis juste un peu fatigué.
Il sourit pour rassurer la brune, dont les yeux chaque jour plus cernés le culpabilisait chaque jour un peu plus. Cela faisait deux semaines qu'ils auraient dû tous partir d'ici, mais Luna s'était fait prendre et il n'y avait pas de solution de repli pour l'instant. Le jeune homme attrapa une pile d'assiettes blanches ornée d'un liseré rouge et or, sourit au souvenir de son ancienne maison. Fleur avait bien assez de gens à recaser en ce moment. Sa grand-mère n'était pas encore assez rodée pour un transfert au pied levé. Andromeda et Cho venaient juste de s'implanter au Portugal, il leur fallait plus de temps pour repérer et sécuriser les lieux. Et Anthony... Anthony bâclerait son travail s'il le contactait en pleine période des fêtes, pas la peine de prendre des risques supplémentaires. Rien à faire, personne n'était disponible.
Le brun fit un nouveau trajet vers le buffet. Il fallait utiliser le moins possible de sortilèges, pour éviter d'être repérés par le Ministère. Bien que les adultes ne soient pas tracés comme les enfants, le Ministère avait une espèce de carte interactive qui mesurait en temps réel les taux de magie dans tout le Royaume Uni.
Neville disposait à présent les verres sur la table. Machinalement, il leva de nouveau les yeux vers la fenêtre et fut pris d'un doute. Il s'avança vers la vitre et écarta précautionneusement une rangée de perles. Le ciel, plus sombre, tirait plus vers le brun que le bleu. Les deux silhouettes noires s'étaient avancées dans l'allée sans pour autant sonner à une porte quelconque. Un long frisson parcouru son échine : ils étaient là.
- Mary, allez chercher le bébé. Dépêchez-vous.
L'affolement traversa le visage de la mère, qui se leva d'un bond, les yeux écarquillés et les dents serrées. Elle obtempéra sans tergiverser : la voix de Neville ne souffrait pas la contradiction.
- Reg, appela le jeune homme. Venez immédiatement.
Le jeune homme attrapa prestement le vif d'or d'Ellie et la regarda droit dans les yeux :
- Met ton manteau en moins de trente secondes ou je le garde.
Un homme aux yeux pochés apparu dans l'embrasure de la porte de la cuisine, tenant d'un air indécis une large marmite de curry. Ses traits lourds semblaient plus affaissés encore que d'habitude.
- Que se passe-t-il ?
- Vous partez, tout de suite. Transplanage, avec les petits. Ils sont là.
- Mais, c'est déconseillé avec les jeunes enfants...
- Vous ferrez plusieurs arrêts, pour brouillez votre piste. Préférez les endroits isolés.
La petite Maisie semblait avoir compris plus vite que ses parents l'urgence de la situation. Elle était déjà couverte, son livre sous le bras, et aidait sa sœur à nouer son écharpe. Neville fourra le vif d'or dans les mains de la cadette :
- Tiens. Si tu le lâche une seules fois, je le supprime définitivement.
Les yeux de l'enfant s'emplirent de larmes tandis qu'elle serrait son jouet de toutes ses forces. Mary sortit enfin de la chambre, Alfred emmitouflé dans ses bras. Reg sembla se reprendre. Il posa enfin sa marmite, et décrocha le manteau de sa femme et le sien.
- Ou va-t-on ? questionna la femme, les yeux inquiets.
Aucune idée.
- N'importe où. Je ne viens pas avec vous, il faut que quelqu'un reste en arrière.
- Mais nous n'avons nulle-part où aller !
La voix de Mary tremblait, elle commençait à paniquer.
- Nulle-part, vous serez toujours plus en sécurité qu'ici. Partez, TOUT DE SUITE.
Reg s'était ressaisi et accrochait les membres de sa famille les uns aux autres.
- Surtout, ne lâchez maman ou moi sous aucun prétexte, ok les filles ?
Mary serrait son bébé contre sa poitrine lorsque Reg les fit tous transplaner. Neville cligna les yeux pour échapper au dernier regard de la mère, lourd de reproches et d'angoisses mêlées.
Le transplanage était à peine terminé que la porte s'ouvrit sur Selwyn et Gibbon.
- Salut les copains, brava Neville. Un peu de curry de Noël ?
Le contenu de la casserole s'envola gracieusement vers les têtes effarées des deux aurors. Mulciber n'eut pas la présence d'esprit de parer, mais Selwyn fut plus réactif.
- Longdubat ! s'exclama-t-il presque joyeusement. Comment va ta jambe depuis la dernière fois ?
Plusieurs jets de lumière jaillirent de sa baguette, Neville para les sorts en reculant vers la table. Mulciber criait en arrière fond, brulé par le plat de Reg Cattermole.
- On fait aller, répondit Neville en enchantant les assiettes, qui partirent vers Selwyn comme des boomerangs.
Le mangemort les réduisit toutes en miettes, avant d'envoyer un jet de flammes vers Neville.
Une odeur de cochon cramé remplit la pièce, et le jeune homme réalisa que ses cheveux avaient pris feu. Il plongea prestement sous la table pour se mettre à couvert le temps de lancer un aguamenti. Ce coup-ci, il avait eu chaud.
- Déjà à terre ? Voilà qui va simplifier notre mission.
Un deuxième jet de flamme incendia la table.
- Rends-toi, Longdubat. Ça nous embêterait de te tuer sans avoir discuté un peu auparavant.
Mulciber avait enfin en suffisamment de présence d'esprit pour se nettoyer et calmer ses brulures. Il explosa les carreaux de la fenêtre au moment où Neville faisait léviter la table pour la projeter vers les deux hommes.
Il avait gagné assez de temps, maintenant. Pas la peine de de se risquer plus longtemps dans ce combat inégal. L'appartement était incendié. L'appel d'air créé par Mulciber lorsqu'il avait détruit les vitres attisait les flammes. Il ne resterait aucune trace de leur passage ici.
Neville transplana près de la rivière, à l'écart du village. Il constata avec horreur que Selwyn était accroché à son bras, et rata son atterrissage. Il roula au sol, tandis que le Mangemort se relevait difficilement. Neville brandit sa baguette, et constata avec horreur qu'elle s'était brisée dans sa chute. Selwyn le tenait en joue et jubilait. Un mince filet de sang glissait depuis la commissure de ses lèvres.
- Tu es fait, Longdubat.
Un hululement retentit dans la nuit blanche et une chouette aux plumes grises et or s'abattit sur Selwyn ébahi. Neville vit le mangemort se débattre avant que l'oiseau ne s'éloigne :
- Ma baguette ! beuglait-il. Reviens ici !
Las ! L'oiseau lâcha l'objet de l'autre côté de la rive. Le sorcier couru vers le cours d'eau en s'arrachant les cheveux.
Neville hésita. Même s'il ralliait le pont, la baguette de Selwyn était perdue, et la sienne en piteux état. Il pouvait battre le Mangemort à la moldue, pour en faire quoi ? D'un autre côté, s'il vidait les lieux maintenant, Selwyn saurait où le retrouver. Les doigts du garçon s'enfoncèrent et fouillèrent la neige. Lorsqu'il trouva ce qu'il cherchait, il se releva et s'approcha discrètement de l'ennemi, trop occupé à gémir pour remarquer sa présence, et lui fracassa le crane avec une pierre.
A cet endroit du gué, les berges blanchies par la neige descendaient doucement vers l'eau noire Des arbres aux troncs larges et aux branches dénudées se tenait un peu à l'écart, entourant respectueusement un marronnier centenaire empreint d'une lourde majesté. De l'autre côté de la rivière, les bouleaux aux corps clairs et maigres se serraient en rang d'oignons. Au bord de l'eau, les brins d'herbe gelés se dressaient comme autant de petites stalagmites.
Neville avait découvert ce lieu au court d'une de ses nombreuses promenades d'exploration. C'était un credo qu'il répétait inlassablement aux autres : lorsque vous arrivez quelque part, ne faites venir personne tant que vous ne connaissez pas le lieu comme votre poche. Vous devez savoir vous orienter, connaitre les bons coins pour transplaner, les détours et les raccourcis. Les habitudes de chaque quartier, de chaque habitant.
La chouette effraie revint vers le garçon, qui lui tendit machinalement le bras. Elle dardait vers lui ses larges yeux noirs, et Neville se demanda si elle lui reprochait d'avoir attaqué Selwyn dans le dos. Il essaya d'imaginer Harry faire la même chose, sans succès.
La chouette mordillait sa veste avec impatience, jusqu'à ce qu'il détache enfin le message accroché à sa pâte.
Cher,
J'espère que tu vas bien et que tu n'as pas trop froid. Le temps est plus doux chez Tante Jo, et la vue depuis ma fenêtre est magnifique. La maison est dans un quartier pittoresque et charmant, et le voisinage est parait-il tout à la fois discret et poli. Je visite la ville seule (tante Jo est bien trop vieille pour se déplacer plus de trois mètres). J'aimerais vraiment que tu me rejoignes à ton tour pour pouvoir partager toutes les richesses de l'architecture locale avec toi.
J'espère que cette lettre te parviendra à temps pour les fêtes. Je saisis l'occasion de te dire une nouvelle fois combien je suis fière de toi et combien tes parents l'auraient été.
Je t'embrasse et te souhaite un joyeux noël.
Grand-mère.
Neville s'assit dans la neige. Il jeta un œil à Selwyn, toujours étendu sur le sol, et se décida à le détrousser. Il récolta quelques galions, un badge du Ministère et quatre chocogrenouilles écrasées. Puis, il défit le col du mangemort et se décida enfin à prendre son pouls. Le jeune homme réessaya plusieurs fois. Mort. Il voulait juste l'assommer. D'un autre côté, il aurait dû le laisser sur place, inconscient, dans la neige. Pas sûr qu'il aurait passé la nuit.
La chouette s'était envolée depuis longtemps. De toute façon, il n'était pas question de répondre. Il relu la lettre de sa grand-mère, hésitant. Elle était partie pour Amsterdam le mois dernier. C'était une bonne chose qu'elle soit enfin installée, il allait pouvoir orienter vers elle la liste d'attente de Luna. Il se demanda ou la famille Cattermole avait pu se réfugier. Il espérait qu'elle saurait rester en sécurité, le temps qu'il les retrouve. Pour l'instant, l'urgence était de rallier le Quartier Général. A la moldue, puisqu'il n'avait plus de baguette.
Le jeune homme regarda de nouveau la lettre, puis le cadavre, encore la lettre. Il la plia et la rangea dans sa poche. Puis il dépouilla Selwyn de son manteau, une longue capote noire. Pas ce qu'il y avait de plus discret, mais surement chaud, et pour l'instant c'est de ça dont il avait besoin.
Le jour était levé depuis deux heures déjà et le ciel était encre sombre. Il avait neigé tard dans la nuit, jusqu'au matin. Au moins, comme ça il était certain de n'avoir pas laissé de traces.
Neville avait froid, et faim. Il atteignait seulement Tomnavouline. Il avait longé la rivière longtemps avant de se résoudre à rejoindre une de ces petites routes du Royaume Uni, perdu entre des habitations lointaines, étroite et instables.
Il était sûr que ces foutus moldus parcouraient le même trajet dans leur boites métalliques en moins d'une heure.
C'était le matin de Noël, et Neville essayait de se rappeler Noël dernier.
Il se souvenait avec précision de ce qu'il s'était passé ce jour-là. Ils avaient fait une grande fête, la première depuis des lustres. Molly Weasley avait préparé des lasagnes et même une buche au chocolat. Katie l'avait aidée, pendant qu'Hermione, Georges et Fleur s'occupaient de l'apéritif. Fleur râlait en épluchant les carottes parce qu'elle ne se sentait plus chez elle et qu'elle trouvait sa belle-mère envahissante. La critique pointue et acerbe qu'elle faisait de Molly avait fait rire Georges, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Hermione râlait parce qu'elle détestait faire la cuisine, et que c'était vraiment un cliché patriarcal que d'envoyer toujours les femmes faire la bouffe. Augusta Longdubat, qui supervisait les opérations, râlait parce que Fleur et Hermione gâchait l'esprit de Noël, et parce qu'à rire comme un bossu, Georges encourageait dans leurs simagrées.
Molly avait également insisté pour que la Chaumière aux Coquillages soit entièrement nettoyée de fond en comble. Minerva dirigeait donc le ménage d'un air guindé, tandis que Percy, Hannah et Ron obéissaient prestement. Toutes les trois minutes, Ron marmonnait dans ses dents que quatre, c'était bien trop peu pour nettoyer la crasse de trente personnes et Percy hochait la tête. Aberforth et Poppy avaient fait la lessive en s'engueulant copieusement, leurs conceptions respectives de la propreté étant radicalement opposées, ce qui eut le mérite de faire rire tout le monde, sauf eux. Ils se réconcilièrent d'ailleurs en menaçant de boycotter le repas de Noël si on ne les laissait pas tranquilles.
Arthur et Hagrid s'étaient occupés de rapporter un sapin, et Fillius, Kingsley et Luna se chargeaient de la décoration, ce qui s'avéra rétrospectivement être une erreur fatale. Moly manqua de faire une crise cardiaque quand elle réalisa que ses radis disparus ornaient la rampe d'escalier et que le tapis était teint en rose fluo.
Neville sourit : lui, Harry, Angelina et Horace s'en étaient tirés à bon compte. Sous prétexte de choisir le vin, ils avaient goutés la veille toutes les bouteilles de la cave et avaient finis rond comme des queues de pelles. Personne n'avait pu les réveiller avant que ça ne soit l'heure du repas, et Ron avait boudés tout l'apéritif, les traitant de lâcheurs opportunistes.
Ils avaient mangé tous ensemble, ce qui n'arrivait jamais. En temps normal, Molly faisaient trois services de dix personnes pour chaque repas.
après le repas, ils avaient joué au quidditch dans le jardin. Ginny et Harry s'étaient alliés pour mettre une raclée au reste du clan Weasley (et ils auraient réussi si Harry n'avait pas percuté Errol, interrompant la partie et se cassant le poignet par la même occasion.
Et le soir, après avoir fini la vaisselle, Neville et Katie étaient sortis écouter le bruit de la mer. C'est là, sur le perron -dans la pénombre, qu'elle l'avait embrassé pour la première fois.
Bien sûr, il n'y avait eu ni cadeaux, ni habits de fête, mais le simple fait d'être tous ensemble était réconfortant. Cela faisait à peine un mois qu'ils s'étaient tous retrouvés, eux, les survivants de la Bataille de Poudlard. Et c'était la dernière fois qu'ils furent tous réunis.
Deux jours après, un quart d'entre eux étaient partis s'installer à l'étranger et le commando d'Action Armée avait levé le camp vers son nouveau QG.
Une semaine plus tard, il avait attaqué le ministère pour délivrer les Nés-Moldus emprisonnés, et le travail de Neville avait commencé.
Et maintenant, il ne aurait dire où trouver la majeure partie d'entre eux.
La neige tombait de nouveau. En traversant un village moldu, Neville entendit quelques chants de Noël. L'an passé, Hermione les avait fredonnés dans toute la maison pendant un mois. Ils s'étaient écroulés de rire lorsqu'elle leur avait raconté la légende du Père Noël.
- Eh, mon grand ! Qu'est tu fiaus deuhors par c'temps ?
Neville tiqua avant de comprendre que c'est à lui qu'on s'adressait.
Il se tourna vers l'homme qui l'avait interpellé, un trentenaire au visage jovial qui fumait une cigarette sur la porte de sa boulangerie.
- Une petite promenade de Noël pour me mettre en appétit... mentit joyeusement Neville.
L'homme rit.
- C'est ben les citadiens, cha. Dès qu'vous êtes à la campane, vous vous sentez obligé d'mette le nez de deuhors quel que soit l'temps.
Neville rit à son tour.
- Tiens, attends là, mon grand.
L'homme écrasa sa cigarette dans la neige, rentra dans son commerce. Il en ressortit quelques minutes plus tard, un paquet de carton blanc dans les mains.
- C'est cadeau ! Cadeau de Noel ! s'exclama-t-il en fourrant son paquet dans les mains de Neville. Il reprit :
- J'l'ai pas vendue celle-là et c'est l'heure d'fermer s'non ma femme va râler. Teu l'emmènes chez toi et teu m'en dira des nouvelles.
Neville remercia.
- Haha, c'est l'esprit de Noël min grand ! Allez tire-toi avant que ta mémé se fâche de ton retard.
•••
Alors, ce nouveau chapitre vous a-t-il plu ?
Une idée d'avec qui on sera pour le chapitre prochain ?
Hâte de connaitre vos avis !
Ah, et pour voir l'affiche de lady snark qui a inspiré ce chapitre, c'est par ici : pragmatique .tumblr post/ 3074080085
Bisous,
Pruny
