Petite note de la pipelette: Ma muse cette foi-ci à été "sphererider" de Tandem donc même refrain libre à vous de l'écouter ou non! Deezer mon ami :D!
A nouveau je précise que je ne me relis pas, je suis trop flemmarde pour ça :D Cependant! Je ne suis pas un monstre et conçoit à le faire si cela devait être vraiment gênant pour la lecture! Sur ce... amusez vous bien.
Erotisme sauvage
(Appréhension)
Lentement, je me glisse sous l'averse que tu voudrais salvatrice. L'assourdissante cacophonie des gouttes sur ma capuche me sort de cet état léthargique dans lequel l'alcool et toi m'avez plongés il y'a quelques minutes.
Je te vois à travers le rideau lacrymal que déverse le ciel, ta silhouette chancelante trahis ton état de passable ébriété, ou bien serait-ce de la fatigue ?
A tâtons j'avance dans cette noirceur ambiante et me rapproche sûrement de la proie que tu représentes.
Régulièrement tu tournes la tête dans toutes les directions imaginables. J'en souris. Te mettras tu à courir pour fuir la partie petite gazelle ?
Non car je le sais, le jeu te plait.
Soudain ta silhouette disparaît dans une allée brumeuse et sombre. Cherches tu à te cacher Harry?
Inutile, je suis affamé.
Le bruit sec de tes pas se fait plus hésitant et désordonné, je me suis arrêté. Je n'ai pas l'intention de te traquer dans cette ruelle sordide. Le piège c'est déjà refermé sur toi tu ne peux que revenir en arrière, la ruelle ne mène nulle part.
Le clapotis sauvage de l'ondée se fait plus retenu et je distingue enfin ton souffle. Il est court, saccadé et résigné.
La gazelle n'aura pas le droit à une deuxième chance, tu es perdu Harry.
Adossé au mur humide je t'attend, approche je ne te mangerais pas voracement. Je déguste toujours avec retenu les chairs les plus tendres.
Dois-je t'appâter ?
Tu tournes les talons et reviens vers moi, tête baissée je sourie face à ta chute.
Incertain tu passes devant moi, tu es troublé et feints l'indifférence. Chose qui me fait jubiler car tu t'évertues à ne pas vouloir perdre.
D'un geste hyvre j'emprisonne fermement ton bras et t'attire contre moi.
Le choc est rude et résonne dans nos êtres pour s'évanouir dans un léger soupir commun.
Tu fixes ma bouche, j'en suis conscient et te charme d'un sourire discret.
Cela te plait ?
(Appréciation)
Ma prise sur ton corps se fait plus pressente mais tu ne me dénigre pas. Non la faible créature que tu es s'accroche déjà à moi pour ne pas sombrer.
Doucement je tire sur ta capuche et offre ton visage aux pluies diluviennes. Tu clignes des yeux que tu as pour la première foi vierges de toutes lunettes.
Je les observe, ils sont vifs. Comme ceux d'une bête aux aguets.
(Fascination)
Ton visage est assaillit par une myriade de sillons humides dont l'un se dessine sous mes yeux. Il goutte de tes cheveux à ta tempe, voyage longuement sur ta joue rebondie, souligne un léger creux (celui de ta pommette), et vient mourir à la commissure de tes lèvres.
Inconsciemment tu me pousses à lécher la mienne, chose qui te tente. Tu hoquettes de surprise mais de ta bouche aucun son ne s'échappe.
Grisant !
Dois-je te tenter à mon tour ?
Soit ! Je cède à ton caprice et vais souffler la frustration contre ta nuque. Tu ne résistes pas.
Je jubile alors que cette dernière quémande sans détours baisers et caresses que je ne peu te refuser.
Ta peau frissonne sous la torture. Tu es délicieux.
Ton corps se ressert contre le mien, est-ce la pluie qui te fait chercher asile contre mon flan, ou ton désir qui te fais te frotter à moi ?
Nos vêtements luttent l'un contre l'autre dans cette moiteur pluviale pour se tordre et s'étriper sous l'agonie de tes soupirs.
Ta peau est marquée comme mienne faisant de toi mon gibier, ma prise, ma propriété.
Tu es faible Harry, pathétiquement faible.
J'aime ça de toi.
(Dévotion)
Tes ongles mettent la peau de mes reins au supplice, l'écorchée vive crie sous leur dureté alors que je m'en délecte. Magnanime et conquis par ta douce sauvagerie j'offre un soupir extatique à ton oreille.
Tu gémis contrarié par ton plaisir.
Provocation !
La gazelle résiste, je ne le permettrais pas.
Avec rudesse je me détache du mur et t'y colle t'emprisonnant de mon corps. Je sourie et t'offre mon air le plus carnassier.
-Hh !
Tu n'as pas fait mine de résister, le jeu te lasserait-il?
Ton corps cède pour toi je le sent se cambrer, s'allonger et se replier sous les morsures répétées de ma bouche. Tu geins sans grande retenue, quelle indécence.
Le tissu trempé de ta veste sombre à rendu les armes tout comme le curieux vêtement Moldu qu'elle cachait maladroitement, mes mains n'en ont fait qu'une bouchée alors que les tiennent sont allées s'agripper à mes hanches. Mon vêtement crisse sous tes poings serrés victime de l'adrénaline qui foudroie tes sens.
Mes doigts viennent d'effleurer ton aine. Tu suffoques.
Ta bouche m'appelle, je la guète entre deux morsures et finis par lui succomber. Je la goûte avec parcimonie, en découvre la saveur avec retenue puis la déguste avec tentation.
Nos langues s'entremêlent langoureusement, se mélangent et se perdent dans leur lit de salive.
Je le sais maintenant, tu es sucré Harry, délicieusement sucré. Ou bien est-ce l'alcool?
Tu gémis dans ma bouche, ma gorge résonne de ton plaisir. J'en tremble.
Nos corps s'étreignent sans pudeur sous le faible éclairage d'un lampadaire jauni de crasse. Tous deux ondulent l'un contre l'autre et s'entrechoquent alors que nos souffles précipités s'apostrophent de baisers et se conjuguent en gémissements.
Tu as glissé tes mains dans mon pantalon et caresses outrageusement mon sous vêtement.
Je feule dans ton oreille.
Tu glapis contre ma bouche.
Je te mords les lèvres rageusement en empoignant fermement ta chevelure.
Tu ne dis rien, docile tu cèdes à l'ordre tacite.
A nouveau je marque ta peau, pour te punir de ton insolence. Punition que tu savoure et ponctues d'halètements discrets.
J'exalte.
Tu viens de signer ta reddition en t'abandonnant à mon bon vouloir, faisant de toi le pion perdant de ce jeu scandaleu.
(Soumission)
Pris d'un automatisme primaire je te retourne contre le mur, le choc te surprend et ta joue s'abîme contre ce dernier.
Tu gémis de ta douleur et de notre plaisir mêlé alors que mon corps se tend contre le tien.
J'hoquette d'effarement. Tes fesses se frottent à mon érection.
Plus empreintes aux excuses mes mains remontent le long de ton dos pour en caresser la peau.
Tu grognes. La gazelle n'aime pas agonise. Petite joueuse…
Tes hanches se désaxent à nouveaux avec plus de timidité certes, mais cette fois il n'est plus question de ta cage, non. Il est question de moi.
Las de ces jeux de séduction nos corps s'émoussent, se polissent et se chauffent de sorte à s'accorder pour la plus complète des symbioses. Tout deux nous oublions lentement s'il devrait y avoir retenue ou gène, l'envie s'infiltre en nous comme le pire des poisons, coule dans nos veines comme la plus dangereuse des toxines et nous transforme finalement en amas de sensations euphoriques.
Entraîné par cette déferlante hypnotique, ton corps légèrement se dénude à l'instar du mien et c'est mon plaisir que ta croupe s'amuse à flatter de sa promiscuité nettement moins amoindrie.
Tu vas me tuer Harry.
Tu gémit et tremble d'anticipation alors que ton visage se cache dans les bras que tu as replié contre le mur pour t'en protéger les joues.
Mes doigts luttent avec mon envie, certains voulant apprivoiser sagement ton antre l'autre exigeant égoïstement une tendre mais douloureuse voie sans détours.
Tu grondes, impatient.
J'abdique et t'honore de ma bonne foi.
Tu geins d'inconfort.
Je joui de ma stature.
Mon bassin t'inflige de légers coups de reins se frayant un passage dans tes chairs exigus. Tu brûles.
Lentement tu te détends sur mon passage et m'offre enfin la plus sulfureuse des victoires tandis que l'agonie du coït nous alpague et nous refuse toute possibilité de fuite.
Mon corps t'encercle, te sert, te pilonne et toi… toi pauvre fou tu te crucifix sur ta propre croix, abandonné à mes charmes, déserté de toute lucidité tu transpire la folie, craches ton désir, pleures ta faiblesse, maudits mon pouvoir, cries ta douleur et hurle ton plaisir.
Tu psalmodies mon nom, je jubile.
Tu as perdu Harry, j'ai tout fait pour.
Nos membres qui s'épousent dans la perfection d'un engrenage décadent t'enmènent loin dans tes limbes. Je me sens défaillir je les aperçois tes limbes là où se fredonne le requiem de notre fin latente, nous jouons là la dernière note de cette symphonie blasphématoire. L'absolution divine d'un jeu malsain entre celui qui voit pour faire et celui qui montre pour subir.
Je te dévore.
Tu me brûles.
Nous mourrons.
(Libération)
Et là c'est la grosse bouboule dans le ventre... vous ais-je ravi? Comblé?? Rassasié??? Je l'espère... un p'tit mot pour me descendre ou au contraire m'encourager? :D
Ame.
