Titre : Eclispe lunaire

Pairing : Grimmjow x Ichigo

Rating : M

Disclaimer : Les personnages ne sont pas en ma possession. Ils sont tous à leur créateur Tite Kubo.

Note : Ceci est ma première histoire, j'espère qu'elle vous plaira. Dois-je préciser que compte tenu du rating cela risque d'être un poil sanglant et qu'une relation entre Grimmjow et Ichigo ne peut être platonique ?


Chapitre 1

Karakura.

Un village isolé au beau milieu de la forêt, loin de toute autre civilisation. A peine 1500 personnes parvenaient à y vivre. Certains ont tenté de partir et de rejoindre les grandes villes. A ceux-là ont leur souhaita bonne chance et on pria pour eux. Car nul doute que pour traverser l'immense forêt entourant le village il faut bien plus que du courage.

De ceux qui sont parti, aucun n'est revenu. On imagina qu'ils réussirent à refaire leur vie dans l'une des grandes villes qu'ils voulaient atteindre, bien que l'on sache cela impossible.

Ce « on » ce sont les villageois qui sont restés, vivant dans le deuil bien plus régulièrement que n'importe qui d'autre. En effet les morts étaient courants et il arrivait souvent qu'au détour d'un chemin un corps sans vie soit retrouvé.

C'était comme si une malédiction s'était abattue sur ce petit village qui, autrefois était des plus paisible.

Bien entendu, dès les premiers évènements, le chef du village de l'époque s'était précipité chez la prêtresse, cherchant quelques explications.

Il n'avait même pas eu le temps de frapper à la porte que celle-ci s'était ouverte, l'invitant à entrer. Une fois à l'intérieur ce fut une jeune femme à l'apparence trompeuse qui le reçue. La prêtresse, de son nom Yoruichi Shihôin, abordait un air grave. Elle savait ce qui se passait au village et connaissait également la cause de tout ceci à en croire l'expression de son visage.

Elle rassura immédiatement le vieil homme lorsque celui-ci lui demanda s'il s'agissait d'une malédiction, lui assurant que non. Cependant son visage était toujours aussi sérieux, ce qui inquiéta d'autant plus son interlocuteur. Qu'est-ce qui pouvait bien être si terrible pour effrayer une prêtresse aussi puissante que la femme en face de lui ? Cette dernière répondit à son interrogation muette en expliquant qu'un Yokaï, une entité démoniaque, s'était installée dans la forêt.

Tous les dispositifs qu'ils mirent en place avec le concours des villageois furent un échec et nombre de victime furent à déplorer. Les attaques du démon se firent de plus en plus nombreuses, augmentant les morts.

Un jour cependant, après des siècles de recherches et d'enterrements, les attaques cessèrent complètement. Personne, pas même Yoruichi, ne sut ce qui était arrivé, mais une chose était sûre, si les habitants ne craignaient rien au sein du village, la bête avait fait de la forêt son territoire de chasse.

La prêtresse avec l'aide des chefs du village qui se succédèrent, fit tout son possible afin de trouver une réelle solution et d'éloigner cette bête de leur village. Néanmoins, toutes ses tentatives se soldèrent par un échec. Rien n'eut d'effet ; que ce soit les incantations, les runes, les sortilèges ou les invocations rien ne semblait avoir d'impact sur ce Yokaï, alors que ces mêmes rituels avaient détruit de puissants démons par le passé.

Cependant elle ne voulait pas rester inactive alors que des centaines de vies étaient en jeu. Elle voulait se dire qu'elle avait au moins essayé. Si elle avait perçu la moindre réaction, le moindre indice qui pouvait indiquer que le démon s'affaiblissait, elle aurait continué quitte à mourir d'épuisement.

Bien sûr elle avait refusé d'abandonner cherchant pendant des semaines dans ses grimoires quelque chose qu'elle n'aurait pas encore essayé. Cependant, elle fut forcée de constater que ce n'était que des échecs.

S'il y eut une chose qu'elle fit sans relâche, ce fut d'implorer la clémence des dieux tous les soirs avant de s'endormir. Et tous les matins en se réveillant, elle savait qu'elle n'avait pas été entendu, alors elle recommençait le soir suivant. C'était la seule chose d'utile qu'elle pouvait faire pour protéger les villageois de cet être sanguinaire.

Nul ne savait réellement à quoi ce dernier ressemblait car peu avaient pu survivre après avoir croisé le regard du démon. Les rares miraculeux avaient sombré dans la folie et la paranoïa ; voyant jusque dans leur sommeil les pupilles et les crocs du monstre les traquant.

Les hommes, bûcherons ou chasseurs, ne s'aventuraient qu'à la lisière de la forêt de peur de servir de diner au Yokaï. Ce dernier avait fait son habitude de tuer tous ceux qui s'aventuraient trop loin afin de les dévorer.

Cela faisait maintenant plus de 22 ans que la situation n'avait pas évoluée.

Une nuit, alors que le ciel était dégagé, au moment de la nouvelle lune, un évènement des plus inattendus se déroula.

Cela commença dans le temple du village là où vit depuis des siècles la prêtresse. Il était l'un des plus grands du pays. Ce qui paraissait étonnant vu qu'il faisait partie d'un petit village. Contrairement aux autres, son architecture était entièrement faite de pierres, certaines d'entre elles recouvertes de lierre. Cela était sûrement dû aux nombreux êtres surnaturels qui aimaient y jouer ou effrayer les villageois il se devait d'être solide.

Tout le monde avait plus ou moins l'habitude de subir les farces des elfes, les taquineries des fées ou les bousculades des esprits lorsqu'il se rendait au temple et c'est ce qui faisait le charme de celui-ci. Par la présence du Yokaï dans la forêt, certains de ces êtres magiques avaient fui au temple pour se protéger. D'autres au contraire s'amusait à faire des allés retours, n'intéressant nullement la bête sanguinaire.

Cependant cette nuit était calme. Tous dormaient où flânaient à des occupations silencieuses. Les fées étaient endormies dans les fleurs ou sous les feuilles des buissons, les nymphes paressaient au fond de la rivière, les esprits étaient sur le toit à observer le ciel étoilé ou à se promener sans but dans les couloirs du vieux temple.

Seule la prêtresse se trouvait à genoux devant l'autel, priant pour chaque vie vivant ici. Le blanc du haut de son kimono contrastait fortement avec sa peau mate et le rouge écarlate de son hakama lui rappelait bien trop souvent le sang qu'elle avait vu couler. Y repenser l'attristait énormément et c'est d'ailleurs pour cela qu'elle était là ce soir.

Cela lui faisait de la peine de voir des enfants naître dans un monde comme celui-ci ; empli de souffrance et de morts. Car même si les villageois avaient tous perdu un ou plusieurs proches, ils trouvaient encore le moyen d'espérer. C'était à la fois navrant et admiratif. Mais c'est ainsi qu'est fait l'être humain ; peu importe l'obscurité tant qu'un rayon de lumière est là, il poursuit sa course vers la clarté.

Et ce rayon de lumière ils le trouvaient dans chaque nouvelle naissance. C'était impressionnant, que les villageois ne tiennent compte que du bon côté de la vie qui s'offrait à eux. Peut-être étaient-ils trop effrayés pour envisager la mort probable d'un ami ou d'un membre de leur famille ? Ou bien le fait qu'il n'y eu plus d'attaque depuis 22 ans les encourageaient à croire en un avenir meilleur.

Quoiqu'il en soit il y avait toujours des victimes et même si ils étaient en sécurité dans le village, Yoruichi aurait voulu les débarrasser de cette épée de Damoclès constamment au-dessus de leur tête.

Psalmodiant toujours, Yoruichi concentra un peu plus sa prière sur Masaki, la jeune épouse d'Isshin Kurosaki qui était enceinte de huit mois et n'allait pas tarder à accoucher. Elle était également la fille de Genryusaï Yamamoto et la personne la plus aimée du village.

Elle faisait toujours passer les autres avant elle, se portait toujours volontaire et avait une joie de vivre communicative. Sa grossesse était un vrai bonheur pour ses proches, ravis de voir la jeune femme réaliser son rêve de famille. D'ailleurs ce n'était pas son mari, pourtant fusionnel avec elle, qui dirait le contraire. Il était lui aussi très heureux de voir une partie de lui et une partie de sa chère et tendre n'être qu'un.

La prêtresse voulait qu'elle au moins ait la chance de connaitre un bonheur presque parfait avec sa petite famille. Cette jeune fille le méritait plus que n'importe qui. Alors elle reprit ses prières, les concentrant entièrement sur la future mère puis sur son enfant.

Seulement, ce qui sembla être le vent entra dans la bâtisse. Cela se dirigea à travers chaque pièces jusqu'à trouver celle où la femme priait. D'un coup, les cheveux violets de la gardienne des lieux se mirent à voler autour de son visage et les pans de ses vêtements s'agitèrent. Imperturbable, elle finit ce qu'elle faisait puis ouvrit lentement les yeux, un petit sourire venant fleurir au coin de ses lèvres.

Elle se releva lentement s'inclinant une dernière fois pour saluer les dieux et sortit tout aussi calmement de la pièce. Elle ne mit pas longtemps avant de retrouver une jeune fille en train de tourner en bourrique suite à une plaisanterie de trois fantômes.

– Eh bien ma petite Fon que fais-tu ici si tard, demanda la prêtresse tout en s'amusant des joues rouges et du souffle court de la jeune fille.

– Maî- maîtresse Shihôin je- Oh assez, hurla-t-elle en direction des fantômes qui s'amusait d'elle !

Se rendant compte de son comportement elle s'apprêtait à se confondre en excuses quand le rire cristallin de Yoruichi la stoppa dans sa lancé.

– Allez, laissez-nous maintenant, ordonna gentiment la prêtresse. Alors Fon ?

– J'étais venue vous informer que madame Kurosaki ne se sentait pas bien. Apparemment elle serait sur le point d'accoucher !

– Déjà ? Bon, dépêchons-nous alors. Enfin si tu veux bien m'assister ?

– Bien sûr !

Aussitôt la prêtresse prit ses potions et se mit à courir avec sa jeune apprentie jusqu'à la chaumière de la jeune femme. Espérant arriver à temps pour l'aider. L'enfant ayant 5 semaines d'avances, cet accouchement comportait certains risques.

Elle entra avec fracas dans l'habitation, ne faisant attention à personne d'autre que la jeune femme en train d'hurler.

_Bon, dit-elle, il me faut une bassine d'eau chaude, des linges propres et des coussins.

Sans perdre de temps Isshin qui était au chevet de sa femme se leva, accompagné de son beau-père pour aller chercher le nécessaire. Yamamoto revint le premier avec les oreillers et il aida sa fille à se redresser un peu. Yoruichi lui fit boire des potions pour la détendre et soulager sa douleur.

La jeune fille s'activait sous les ordres de sa maîtresse tandis que les deux hommes ne pouvant rien faire d'autres étaient assis aux côtés de Masaki, lui disant des mots d'encouragements. Mais la future mère perdait du sang, beaucoup de sang, ce qui n'était pas pour rassurer son entourage. D'autant plus que l'enfant était un prématuré.

A chaque seconde les contractions devenaient de plus en plus fortes, jusqu'à être insoutenables. Pas même Yoruichi n'avait vu une souffrance pareille en de telles situations. Les cris de Masaki s'amplifiaient, ressemblant bientôt à des hurlements d'agonie. Son bas du dos la lançait. Elle avait l'impression qu'on lui enfonçait des pieux. Les crampes du début n'en étaient plus tellement elles s'étaient amplifiées pour finir par n'être qu'une masse de douleur.

Son mari lui prit la main, montrant par là tout son soutien et tout son amour à son épouse. Bien mal lui en prit. Elle lui sera si fort les doigts qu'il eut l'impression que ses phalanges s'étaient brisées.

Elle avait pourtant bu plusieurs potions, alors pourquoi avait-elle si mal ? Et pourquoi son enfant refusait-il de naître alors que le travail avait déjà commencé. Pourquoi cela ne se passait-il pas aussi bien que pour ses amies ? Tant de questions et toujours la douleur sans enfant. Mais que ce passait-il au juste ?

Bien que déconcerté par l'attitude de la jeune femme, Yoruichi ne laissa rien paraître. Gardant son calme afin de gérer tout le petit groupe qui s'affolait de plus en plus, elle lança ses ordres : les hommes devait tenter dans le plus grand calme de rassurer Masaki tandis que son apprentie s'attelait à faire sortir cet enfant récalcitrant.

Néanmoins la prêtresse n'était pas rassurée. Les hurlements de la jeune femme n'étaient pas normaux. Trop forts, trop profonds. Son corps était si raide, si tendu. Bien que cela ne soit pas une partie de plaisir, cette nuit l'accouchement ressemblait à une véritable torture.

Les deux hommes étaient complètement impuissants et tous deux regardaient la femme la plus importante à leurs yeux, souffrir le martyr. Les larmes coulaient sur le visage d'Isshin en réponse à celles de Masaki. Ils voulaient tellement avoir une belle et grande famille. Il espérait que ce ne soit pas là le dernier moment qu'il passerait avec elle.

Enfin, après ce qui parut d'interminables heures, le corps de la jeune femme expulsa, petit à petit, l'être qui grandissait en elle. Ce fut-là, l'apogée de la souffrance. Son corps se déchirant en deux pour en laisser passer un autre. Ses hurlements redoublant de puissance alors qu'elle perdait encore du sang. Elle avait l'impression que la vie s'échappait d'elle en même temps que son enfant.

C'est la jeune adolescente qui récupéra le nourrisson sous l'œil attentif de Yoruichi. Elle était fière de son élève celle-ci avait fait exactement ce qu'il fallait. A aucun moment elle n'eut besoin d'intervenir, elle ne lui avait qu'indiqué ce qu'elle devait faire. Ce qui l'avait bien arrangé, se sentant atrocement mal depuis quelques minutes. Le petit être fut délicatement posé sur la jeune mère et Yoruichi eut le temps de voir Masaki sourire à son enfant.

En une fraction de seconde, la prêtresse se retrouva au sol. Pendant cette même période, les quatre autres personnes la virent chuter comme au ralenti. Prise de convulsions et les yeux révulsés, elle se mit à murmurer de façon incompréhensible, les sortant de leurs pensées.

Fon fut la première à réagir, reconnaissant l'état de transe dans lequel était sa maîtresse, elle ne s'inquiéta pas pour elle et se concentra sur la mère et son enfant. Masaki semblait épuisée, ce qui était normal compte tenu de ce qu'elle venait d'accomplir. Elle voulut prendre le nouveau-né pour le nettoyer un peu quand quelque chose de grave lui sauta au visage. L'enfant ne respirait pas. Les autres toujours ébahit devant Yoruichi, n'avait pas remarqué l'absence de mouvement du petit humain.

Vif comme l'éclair l'apprentie pris l'enfant dans ses bras et se mit à reproduire les mêmes gestes que la prêtresse aurait fait, ce qui ramena l'attention des adultes sur elle et l'enfant. Aucun n'avait compris l'indifférence de la jeune fille face à ce qui arrivait à sa maîtresse mais tous, virent l'affolement qui transpirait d'elle quand elle s'activa auprès du bébé. La terreur de voir ce petit bout de vie être éteint avant même d'avoir pu exister s'empara d'eux. Et inconsciemment ils prièrent pour que les dieux se montrent cléments et que la prêtresse leur viennent en aide.

Celle-ci était en réalité assaillie par de violentes visions. Tout n'était que chaos indescriptible. Une succession d'images bien trop rapide pour être comprise. Il y avait des voix également. Elles parlaient toutes en même temps. Certaines hurlaient, tandis que d'autres chuchotaient à peine. Les cris étaient inaudibles et les murmures bien trop bruyants. D'incohérents charabias, trop rapide, trop fort, trop faible… tout en même temps.

Soudain le silence.

Yoruichi ouvrit les yeux et elle se retrouva au milieu d'un espace noir. Pas de sol, ni de plafond, encore moins de murs. Juste le noir infini. Elle se tourna plusieurs fois cherchant un endroit, une direction, mais rien.

Il n'y avait rien.

Puis, des pas se firent entendre dans son dos. Elle se retourna et vit un adolescent. Il était roux et ses yeux ambrés semblaient sonder son âme. Aucune émotion ne se reflétait sur son visage. Ni joie, ni peur, ni colère. Impassible. Il était simplement là, debout, devant elle, dans cet univers noir.

Les yeux du jeune garçon se voilèrent et il se tourna sur sa droite. Suivant le mouvant Yoruichi fit pareil et vit alors une lune énorme, à l'étonnante couleur rouge.

Il est l'heure

Elle se tourna vers l'adolescent qui, elle en était sûr, avait prononcé ces mots. Cependant elle ne vit rien qu'un corps disparaissant dans la noirceur. Elle le regarda se faire happer par les ténèbres jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Mais une fois qu'il eut disparu, tout s'accéléra brusquement. Et ce qu'elle n'avait pu comprendre avant rejailli dans sa tête. Elle parvint cependant à capter quelques images.

Des femmes se bousculant. Des hommes se piétinant. Des enfants déjà glacés.

Pourquoi ? Alors que…

L'adolescent roux. Son sourire doux. La tendresse de ses yeux.

Je sais…

Un enfant. Roux lui aussi. Les mêmes yeux. Pleins de larmes.

J'ai peur… à l'aide !

Des centaines d'hommes. Réunis. Elle est là aussi. Les visages graves.

Il le faut…

Deux yeux. Froids comme la mort. Et cette sensation.

Faim.

Des corps sans vie, baignant dans le sang. Aucun survivant.

Trop tard.

Grognements, peur, pleurs, rugissements, cris, silence !

Dans la pièce, le corps de la jeune femme s'arc-bouta et en même temps qu'elle reprit conscience, elle avala une grande goulée d'air. La vue lui revint en premier et elle put voir le vieux Yamamoto penché au-dessus d'elle et sa jeune apprentie lui tenir la main. Il lui semblait voir des larmes aux coins de ses yeux mais sa vision se brouilla à ce moment-là. Elle voulut parler mais elle ne savait pas si les mots franchissaient ses lèvres ou s'ils restaient prisonniers de son esprit. Le sifflement dans ses oreilles ne lui permettait pas d'entendre quoi que ce soit.

Elle se retrouva soulevée et allongé sur le lit à côté de Masaki. Il lui semblait vaguement que l'on s'agitait autour d'elles. Doucement le brouillard devant ses yeux se dissipa ainsi que le désagréable sifflement. Le premier son qui lui parvint ne fut ni les voix paniquées des deux hommes, ni les propos alarmés de son apprentie, ni les paroles apaisantes de la jeune mère. Ce furent des pleurs. Les pleurs d'un enfant. Un enfant venant seulement de naître.