Voici donc le premier chapitre de la fiction ! Et si vous y êtes à notre plus grand plaisir c'est parce que nous avons su attirer votre attention et sincèrement ça fait plaisir...
Maintenant on va arrêter de parler pour ne rien dire ! Bonne lecture !


Il est certain que les sottises cessent d'être telles si elles sont faites avec insolence par des gens intelligents ... Jane Austen.

Ces quelques mots firent naître un sourire sur le visage de la demoiselle qui déambulait tranquillement à travers le domaine de Longbourn, bondées de feuilles jaunes et marron. Voilà déjà quelques semaines que l'automne s'était installé, laissant ainsi la place à un air un peu plus froid et à un ciel un peu moins pur que ceux que donnaient l'été mais cela ne semblait avoir aucune conséquence sur l'humeur de Joan Watson. C'était là sa saison préférée. Si pour d'autres l'automne était triste, à ses prunelles ce temps l'apaisait. C'est ainsi que chaque matin elle s'en allait, un livre toujours différent en main. La belle passait la matinée à s'enfermer dans une bulle formée par sa lecture. Elle se surprenait à s'imaginer à la place de l'une des héroïnes de romans, où les femmes se rebellaient envers leur position dans la société et où les hommes faisaient la cour avec une galanterie et une sincérité sans pareil et cela sans que ce ne soit entaché par une quelconque somme d'argent ou d'intérêts. Juste un peu d'amour et de justice. Mais ce petit moment de tranquillité finissait toujours par s'évaporer lorsque les crie de sa mère lui parvenait pour qu'elle rentre auprès des siens.

Refermant doucement son livre, elle poussa un léger soupir en fixant la porte d'entrée de sa demeure. De là où elle se tenait elle pouvait aisément entendre ce qui se passait avec cette famille qui l'avait accueilli quelques années plus tôt. Il y avait là des rires, qu'elle devinait appartenir à ses deux plus jeunes sœurs, Lydia et Kitty. Des paroles un peu trop rapides et totalement enjouées qui signifiaient que sa mère s'exprimait. Un air de piano joué par Mary, un petit fredonnement laissé par Jane, qu'elle savait occuper à étendre le linge à quelques pas de là. Et les soupirs un peu las de son père qu'elle pouvait entendre depuis la fenêtre du bureau situé près de la porte d'entrée. Secouant la tête elle pénétra dans la maison et fut à peine étonnée lorsqu'elle vit Lydia et Kitty, les oreilles contre la porte du bureau de leur père. Joan s'avança alors et tira les deux jeunes demoiselles par le jupon, s'attirant ainsi des protestations et quelques petits cris.

-Est-ce donc là des agissements nobles ? Écouter aux portes ? , s'exclama Joan

Aucune réponse ne lui parvint, les cadettes, s'enfuyant de nouveau vers le bureau après que l'entrée un peu fracassante de Jane ait fait sursauter Joan. L'aînée par maladresse avait laissé s'échouer sur le sol lamentablement les linges de maison. Oubliant quelques instants Lydia et Kitty, la jeune femme aux traits asiatiques alla aider Jane à mettre le tout sur un des nombreux sièges du salon. La chose accomplie, les deux sœurs ne prirent nullement la peine de le ranger s'avançant vers les plus jeunes de la fratrie qui gloussaient. Joan se préparait à réprimander ses sœurs, suivit de par l'aide de Jane, mais tout mouvement cessa lorsque la porte du bureau s'ouvrit sur Monsieur Watson. Le père de famille qui d'une main lissait sa barbe blanche avait au premier abord tout l'air d'un homme des plus sage mais pour ceux qui comme sa famille, le connaissait un minimum assurerait bien le contraire. En effet monsieur Watson, quoique étant un gentleman avait toujours quelque part son âme d'enfant, ce qui pouvait parfois être dérisoire. Le vielle homme s'était mis à fixer ses filles une à une avant de s'effacer pour pouvoir laisser passer sa femme. Celle-ci arborait un grand sourire sur les traits alors qu'elle tapait joyeusement dans ses mains. Il n'était pas rare de la voir ainsi. En effet la mère de famille était toujours dans un état euphorique et cela surtout lorsqu'elle savait qu'une situation pouvait être bénéfique à sa famille et à sa réputation.

-Oh mes enfants chéris ! Vous ne devinerez donc jamais quelle nouvelle j'ai pu avoir aujourd'hui en revenant du marché ! Deux hommes riches et célibataires viennent de louer Netherfield ! J'ai entendu dire que l'un d'entre eux était d'une beauté exquise et que l'autre cherchait, parait-il une femme à qui se fiancer. N'est-ce pas là une merveilleuse chance pour qu'ils prennent deux de mes filles pour femmes ? J'en serais plus que ravie. Il me tarde de les rencontrer. N'est-ce pas là une excellente nouvelle que je vous apprends là ?, s'extasia la mère de famille, qui s'était par ailleurs emportée dans son discours comme à l'accoutumée.

-Mère est- ce vraiment une nouvelle qui mérite autant de débordement ?, dit Joan qui s'était laissée tomber assise sur l'une des marchés des escaliers de l'entrée.

-Joan mon enfant lorsque vous aurez cinq filles à marier vous me direz si cela ne mérite pas autant de débordement que pas un, mais deux hommes célibataires se présentes dans la région, dit Madame Watson les traits tout à fait sérieux. Monsieur Watson dites le donc à votre fille !

-Joan...cela mérite du " débordement" d'après ce que j'ai déjà pu voir, souffla le père de famille en essayant de se dérober de nouveau dans son bureau.

Joan ne put que sourire face à l'attitude de son père. Des cries de joies se faisaient entendre dans la maison, venant assurément de Lydia et Kitty. Elles s'étaient mises à interroger leur père sur ses deux nouveaux arrivant à travers la porte qu'il venait tout de même de claquer.

-Sont il beaux ? Sont-ils grands ? Charmants ? Élégants ?

-Hé bien vous n'aurez qu'à en juger par vous même, car nous allons tous au bal de Meryton, où ils se rendent pour signifier leur arrivés dans le Herfordshire, s'exprima le père.

Il était évident là, que Mr Watson cherchait à se débarrasser de tout questionnement afin de retourner dans la tranquillité qu'offrait son bureau. Toutefois personne ne sembla s'en formaliser car des petits applaudissements se firent entendre ainsi que des rires. Lydia et Kitty se mirent à courir dans toute la maison à la recherches de leurs pièces de sorties qui les rendraient plus élégantes. Madame Watson chantonnait déjà. Mais ce ne fut qu'un regard complice qui fut échangé entre Jane et Joan. Elles avaient déjà deviné ce qu'allait être cette soirée. Elles voyaient déjà leur mère vantait les mérites de ses filles pour que l'une d'elle se marie au plus vite.

Joan visualisait déjà leur présence dans l'immense salle de réception. Elle y voyait très bien les deux plus jeunes courir, danser et se laisser charmer par un homme. Elle se figurait Mary assise dans un coin à regarder tout le monde avec ce petit air ennuyé qui ne quittait pratiquement jamais ses traits et elle savait d'avance que elle et Jane se retrouveraient toutes les deux à partager leurs impressions sur les gens tout en dansant. Un sourire fleurit sur lèvres de la brune alors qu'elle s'en allait au salon pour finalement ranger le linge délaissait un peu plus tôt.

Ce fut alors qu'une autre voix un peu plus calme et qui semblait un peu perdu retentit dans la maison :

-Un bal dites-vous ? Quel bal ?, interrogea Mary.

Il était bien connu que la danse avait pour don de rapprocher les gens. Ce n'était donc pas surprenant que la salle de fête de Meryton soit bondée de monde à l'annonce de nouveaux habitants-prétendants-. Les demoiselles célibataires étaient remarquablement sous leurs plus beaux jours et les mères de famille veillaient La Grande Entrée de la salle du coin de l'œil. Joan Watson n'avait donc pas dérogé à la règle, et malgré ses réticences, elle s'était apprêtée de sa plus belle robe et de ses rubans les plus couteux. Pourtant, si comme toutes ces filles, elle avait fait l'effort d'être présentable. Elle n'avait aucunement pour idée de mettre la main sur l'un des arrivants. Son désir était simplement de s'amuser avec ses sœurs. C était là ce qu'elle faisait, riant fortement et dansant sans gêne, et ce sans soucier du reste jusqu'à ce qu' un coude s'enfonce un peu trop durement dans ses côtes et qu'elle ne prenne conscience que la salle était silencieuse et que avant qu'elle ne se taise, on entendait plus qu'elle. Pourtant, elle n'était nullement gênée jusqu'à ce que son regard ne se pose sur la source de cette accalmie soudain. Deux hommes joliment vêtus, se tenaient parfaitement droit dans l'entrée de la grande salle. L'un arborait un sourire simple et accueillant, alors que ses yeux se posaient un peu partout sur ces beaux monde. Il se balançait sur ses pieds, comme si il était impatient de se mêler à la foule, tandis que le second, un peu plus grand, avait un air renfrogné et les prunelles étonnamment dirigées vers elle, avec une certaine dureté. Cela ne lui prit pas longtemps pour comprendre qu'ils avaient sans doute assistés à sa petite démonstration un peu plus tôt. Mais que contrairement à celui des deux qui semblait le plus aimable, le grand lui n'avait pas véritablement apprécié. Joan détourna du regard et ce fut uniquement à cet instant qu'elle remarqua la présence d'une femme à leur côté. Elle se tenait au bras du plus élancé, son visage joliment encadré par une chevelure blonde relevée dans un chignon parfait, mais ses traits ne laissaient place seulement à de la froideur.

Joan fut retirée de sa contemplation, lorsqu'une voix masculine et totalement formelle s'éleva dans la pièce.

-Monsieur Mycroft Holmes, Monsieur Sherlock Holmes et Miss Irène Adler de Pimberley du Derbyshire.

L'homme quitta la place dans une courbette et les chuchotements fusèrent aussitôt alors que les trois personnes nommées, s'avançaient lentement vers le coin qui les avait été réservé. Joan perdit rapidement du regard le trio, néanmoins elle ne pouvait nier avoir été intriguée par eux. Elle fut distraite lorsqu'une main douce et assurément féminine se posa sur son épaule. Elle tourna donc la tête pour y voir Jane, lui souriant légèrement.

-J'ai eu ouïs dire par une dame un peu plus loin, et qui semblait en savoir long sur les Holmes et Miss Adler, que celui portant le nom de Sherlock aurait pour amante la femme qui les accompagne, Jane avait parlé d'une voix basse afin d'éviter de se faire entendre par tout le monde.

Joan détourna son regard du visage de sa sœur pour le laisser vagabonder sur la pièce bondait de monde, qui s'était de nouveau mis à festoyer.

-Hé bien que grand bien lui en fasse si la place d'amante lui convient parfaitement. Que voulez-vous que cela me fasse Jane ?, s'exprima la demoiselle aux traits tirés.

-Je trouve cela simplement surprenant. Qu'elle femme voudrait avoir une telle place… ? Elle aurait mieux fait de l'épouser, même si je me demande bien lequel des deux se nomme Sherlock.

-Assurément, celui dont elle était accroché au bras, ma chère. Qui voulez vous que cela soit ? L'autre homme était bien trop distrait et ne leur portait que peu d'attention pour affirmer qu'il partageait une quelconque relation avec cette femme. , Ayant l'esprit observateur, Joan n'avait pas vraiment eut de mal à deviner les liens qui étaient tissés entre ces trois personnes.

-Je suppose que si vous le dites, c'est que vous avez là de bonne raison. Je vous connais aussi bien qu'une sœur se le doit et vous avez toujours raison.

-Je me demande quand même pourquoi ils ont décidé de poser bagage à Meryton, nous ne sommes qu'une ville campagnarde après tout. , glissa Joan.

-Peut-être sont-ils là pour se ressourcer ? , suggéra Jane.

-Si ils viennent du Derbyshire et qu'ils possèdent Pimberley, c'est bien la bas qu'ils auraient dût se rendre pour se ressourcer.

-Alors je suppose que nous finirons par découvrir leur motivation au moment venue !

Jane sourit avant de mettre fin à la discussion en entrainant la seconde fille de la famille au milieu de la piste pour danser avec elle. Joan sentit alors l'euphorie l'envahir de nouveau alors qu'elle tournoyait et bougeait au gré de la musique. Une fois que celle-ci joua sa dernière note, Joan fit la révérence habituelle à chaque danse, la tête légèrement baissée, face à sa sœur, mais lorsque la jeune femme se redressa, et leva les yeux, ce ne furent pas les yeux de Jane qu'elle rencontra mais deux orbes verts qui la fixaient avec attention à quelques
pas de là.


Premier chapitre conclus et qui nous a été très agréable à écrire ! N'oubliez pas de nous laisser votre avis pour qu'on puisse s'améliorer et surtout satisfaire votre lecture. A bientôt Marion & Océane.