Voici le second chapitre qui est en fait la suite du premier, j'espère qu'il vous plaira...
-Damon ! Mon chéri je suis si contente de te voir ! s'exclama avec joie madame Salvatore en se redressant dès qu'elle vit le garçonnet dans l'embrasure de la porte
Le petit garçon se précipita au chevet de sa mère.
-Damon, fais attention ! Ne cours pas, lui imposa Giuseppe en reprenant son ton autoritaire.
-Laisse le Giuseppe je ne suis pas mourante lui rétorqua sa femme en faisant signe a son fils d'approcher.
Il courut jusqu'au lit et se hissa au côté de sa mère, celle-ci le prit dans ses bras et l'enlaça tendrement.
-Mère vous m'avez tant manqué ! murmura l'enfant en se blottissant contre elle.
-Voyons mon bonhomme la dernière fois que tu m'as vu c'était hier soir ! Mais qu'as-tu fait à ta joue ? remarqua-t-elle en caressant affectueusement le visage de son garçon et la petite cicatrice rougeâtre qui la balafrait.
-Comme d'habitude il n'en a fait qu'a sa tête intervint Monsieur Salvatore ne souhaitant pas que Damon raconte la punition cruelle qu'il lui avait imposé.
Elle fit un bisou sur la joue de Damon qui fît un grand sourire, très heureux d'avoir enfin retrouver les bras réconfortant de sa maman. Soudain, des gémissements se firent entendre du fond de la pièce et bientôt se fût des pleures qui résonnèrent dans toute la chambre.
-Giuseppe tu veux bien me le donner ? Il doit avoir faim…
Monsieur Salvatore s'avança jusqu'au berceau qui était calé dans un coin de la pièce et pris quelque chose dans ses bras. Damon devina vite que c'était cette « chose » qui poussait de tels hurlements et il se dandina sur le lit pour parvenir à mieux voir.
-Damon tu peux descendre s'il te plaît ?lui demanda sa mère en le poussant gentiment hors du lit, je dois m'occuper de ton petit frère.
Il obéit et se tint droit comme un 'i' à côté du lit pendant que son père déposait le bébé sur le ventre de sa mère.
-Coucou mon poussin, tu as faim ? déclara Mme Salvatore en se penchant vers le nourrisson que Damon avait du mal à apercevoir. Le bébé gazouilla et Damon sauta sur lui-même pour mieux le voir, Giuseppe arriva derrière lui, le porta pour qu'il soit à hauteur du lit et le pencha au dessus du nouveau né que tenait sa mère.
-Voilà ton frère Damon.
-C'est…mon petit frère ? Comment il s'appelle ? demanda-il en examinant le petit être qui, les yeux fermés, se tapissait dans les bras de sa mère.
-Il s'appelle Stefan lui répondit sa maman en caressant la tête du nourrisson.
-Je peux le toucher ? l'interrogea-t-il en approchant ses petites mains du visage de son cadet.
-Non, Damon lui interdit Giuseppe en le reposant à terre, Ne le touche pas avec tes mains sales, elles ont trainées partout.
L'enfant grimaça en scrutant ses mains puis il marmonna d'un ton boudeur: elles sont propres mes mains…
-Oh, mon chéri regarde ses magnifiques yeux…clama Madame Salvatore alors que Stefan venait d'ouvrir les paupières dévoilant deux émeraudes, deux sublimes yeux verts.
-Tu as raison, ils sont superbes répondit l'homme en prenant la minuscule main du bébé.
Damon se remit à sautiller pour voir ces « soi-disant » sublimes yeux verts.
-Arrête de faire du bruit, tu ne tiens pas en place le réprimanda son père, le regard toujours posé sur son second fils.
-Il veut juste voir son frère. Sa mère pencha les bras vers le petit garçon pour que celui-ci puisse regarder les yeux de son cadet.
« Oui, il a de jolis yeux, mais bon les miens aussi sont beaux » pensa amèrement Damon lorsqu'il vit ses parents s'extasier devant son frère.
-Tu ne les trouves pas jolis, mon garçon ?
-Si, ils sont…beaux
Damon alla s'asseoir sur une chaise un peu plus loin puis il croisa les bras sur sa poitrine en ronchonnant, ses parents ne le remarquèrent même pas et continuèrent de passer en revue « toutes les choses merveilleuses qu'avait Stefan. » C'est merveilleux yeux, son merveilleux sourire, ses merveilleuses joues, ses merveilleux petits petons…
-Désolé ma chérie je dois y'aller, le conseil m'attend…
-Giuseppe le coupa-t-elle, ils pourraient au moins se passer de toi pendant une journée non ?
-J'aimerais vraiment rester avec toi et Stefan mais il y'a des choses importantes à régler.
« Et moi alors ? pensa Damon, tu t'en fiche de moi ? Il n'y a que Stefan et maman qui intéresse père maintenant… »
-Très bien, reviens vite. Elle embrassa amoureusement son mari qui avant de partir déposa un baiser sur la tête de son second fils avant de s'approcher de la porte.
-Euh…Damon, vient avec moi, ta mère doit nourrir Stefan et je ne veux pas que tu la dérange, nous reviendrons la voir ce soir quand je serais rentré de chez Monsieur Lockwood.
L'enfant se leva sans grande joie et suivit son père en boudant toujours mais avant de sortir sa mère le rappela :
-Et bien Damon ? Tu ne me fais pas un bisou avant de partir ?
-Oh, désolé mais comme vous aviez Stefan dans les bras…
-Allons viens ici.
Il marcha jusqu'à elle et elle le serra dans ses bras comme elle pouvait étant donné qu'elle tenait toujours le bébé puis elle embrassa sa joue avant de lui glisser à l'oreille :
-Ne sois pas jaloux de ton frère, vous êtes pareils, vous avez le même sang, c'est toi qui lui servira d'exemple plus tard alors apprends à l'aimer, je suis persuadé que vous en entendrez bien et sache que je vous aime tout les deux autant l'un que l'autre.
-Je vous aimes aussi mère lui répondit-il en l'embrassant à son tour, il dévisagea le bébé qui était toujours dans les bras de sa maman, celui-ci le contemplait de ses deux grands yeux émeraudes et fit un sourire au petit garçon en babillant.
-Tu vois, je suis sur qu'il t'aime déjà ajouta-t-elle avant d'ébouriffer les bouclettes noir de jais de son fiston.
Damon eut un regard peu convaincu puis suivit son père en dehors de la pièce.
[...]
Assis par terre au milieu de sa chambre, Damon réfléchissait aux paroles de sa mère :
« Vous êtes pareils, vous avez le même sang, c'est toi qui lui servira d'exemple plus tard… »
-Dis Booba, tu crois que c'est vrai ? demanda à voix haute le petit garçon en regardant son ours en peluche, qu'on est pareils ?
Il attendit en silence en fixant le nounours qui - bien sur- ne répondit pas.
-Hum tu dois avoir raison continua le garçonnet, et est ce que tu crois que c'est vrai qu'il m'aime bien ?
Il fit hocher la tête du nounours.
-Ouai…mais alors pourquoi père et mère ne s'occupe que de lui ? Moi, je veux bien l'aimer mais je ne veux pas qu'il soit méchant et qu'il me vole mes parents…
Il pencha la tête vers Booba comme s'il attendait que la peluche lui glisse quelques mots à l'oreille.
-Oui, très bonne idée Booba ! S'exclama-t-il en serrant la patte de l'ours, Il suffit d'aller lui expliquer à mon petit frère, je vais aller lui dire que, comme on est frères, il faut qu'on partage nos parents et comme ça après je pourrai l'aimer !
Il se leva en sautillant et entrebâilla la porte pour pouvoir voir le couloir :
-Vous voyez soldat Booba, notre mission est que nous devons aller parler à Stefan dès que mère sortira de la chambre ! Alors vous êtes prêts ?
Il prit une grosse voix pour répondre à la place du nounours :
-Oui chef je suis prêts !
Il patienta calmement jusqu'à ce qu'il vit enfin la porte de la chambre voisine s'ouvrir et sa mère en sortir avec une de leur servante qui l'accompagna jusqu'à la salle de bain laissant la pièce vide, il pourrait être seul avec Stefan !
L'enfant se faufila dans la chambre et referma la porte derrière lui. Il posa sa peluche sur le grand lit puis s'approcha du berceau.
-Oh non…Je suis trop petit se lamenta-t-il, puis il inspecta la pièce des yeux avant de remarquer une chaise poser un peu plus loin, il la porta avec un peu de mal puis la posa à côté du berceau et monta dessus. A l'intérieur du lit, le bébé dormait paisiblement, son pouce dans sa bouche. Damon se pencha vers lui en murmurant :
-Eh, petit frère ! Il faut que je te parle c'est important !
Aucune réponse du bébé qui ne broncha pas :
-Stefan, c'est moi Damon ! Aller réveille-toi s'il te plaît.
Toujours rien, le petit garçon commençait à perdre patience, il posa ses mains sur les épaules du nourrisson et le secoua en douceur, juste pour le faire réagir :
-Aller, arrête de dormir !
Cette fois-ci, le bébé ouvrit les yeux et se mit à pleurnicher, puis à pleurer un peu plus fort :
-Oh non ! Chut, chut, Non rendors-toi, rendors-toi, Mère va t'entendre !
Mais le nouveau né ne se calma pas pleurant toujours à chaudes larmes.
Damon paniqua : si sa mère le trouvait dans sa chambre en train d'embêter Stefan, il se ferait gronder à coups surs alors il improvisa :
-Eh regarde, regarde Stefan
Il fit une grimace a son frère puis agita sa main au dessus de la tête du bébé en continuant de tirer la langue. Et cela fonctionna, le nourrisson arrêta de pleurer et sourit en suivant des yeux la main de son aîné.
-Super, t'es un gentil bébé dit-il en touchant la joue du petit.
-Maintenant que tu es calme on va pouvoir discuter, alors moi, je veux bien être ton grand frère mais il faut que tu apprennes à partager !
Stefan le fixa avec des yeux ronds sans rien dire.
-Tu pourrais répondre Stefan ! Bougonna le petit garçon en mettant ses mains sur ses hanches. Alors on fait comme ça d'accord ? Je te sers d'exemple et je suis un bon grand frère comme l'a dit mère et en échange tu arrête d'être le chouchou de tout le monde et on devient amis.
-Damon ? Qu'est ce que tu fais là ?
Madame Salvatore se tenait sur le pas de la porte, les cheveux encore mouillés.
-Oh, euh rien…Il descendit de sa chaise et récupéra son ourson d'un air penaud. Je voulais discuter avec Stefan mais il ne me répond pas !
-Mon chéri, Stefan est trop petit pour te répondre, de quoi voulais-tu lui parler ?
-Oh de rien…
Le petit garçon sortit en courant de la chambre avant de se réfugier dans la sienne.
- Bon, Booba ça ne nous avance à rien, il n'a pas répondu ! Ronchonna l'enfant en prenant un air autoritaire tout en tournant autour de la peluche posé au sol, mais il avait l'air gentil et puis mère et père avaient raison, c'est vrai que quand il sourit il est mignon…
