Chapitre 1
Mais qu'est-ce que je fiche ici !
La journée avait été on ne peut plus normale, et je m'apprêtais à aller dormir. Baillant avec volupté et m'étirant de tout mon long devant l'écran de mon ordinateur, je laissais un message d'au revoir sur la chatbox de mon forum rpg préféré avant de fermer la fenêtre web et l'unité centrale, un sourire amusé fermement accroché sur mon visage. Rapidement, je me dirigeais vers la salle de bain, me lavais les dents, enfilais mon pyjama et m'en allais dans ma chambre où je me glissais sous mes couettes. Le sommeil ne tarda pas à me prendre dans ses bras, et le noir prit possession de ma vue.
Un bruit d'explosion me réveilla en sursaut, me faisant ouvrir mes paupières sur un Komui échevelé se trouvant juste devant mon nez. Inutile de vous décrire ma stupeur. Je dus me pincer pour me prouver que non, je ne rêvais pas ! Me relevant d'un bond, je me rendis compte de deux choses : j'étais toujours en pyjama et j'étais le centre d'attention d'une grande partie de la Congrégation, exorcistes et traqueurs compris !
Rouge de honte, j'aperçus comme par miracle une pièce où se trouvait beaucoup de linge. Ni une ni deux, je m'y enfermai et en profitai pour me changer. Ce devait être le dressing car je pus m'habiller plus convenablement. Alors que je finissais de boutonner la chemise que j'avais empruntée, la porte fut ouverte de force, et je me retrouvai face à un Kanda apparemment de bien mauvaise humeur et à un Lavi étonné. Il était vrai que ni eux ni Allen ne m'avaient vu quelques instants auparavant, d'où leur surprise de se retrouver face à moi.
Se retournant vers Komui, le taciturne asiatique demanda, mauvais :
- Depuis quand sommes nous devenus des baby-sitters ?
La gifle fut cinglante et étonna tout le monde, moi compris. N'en montrant rien, je pris la parole, ou plutôt je hurlais :
- Qui est-ce qui m'a amenée ici !
Le mouvement de recul de Komui me suffit amplement. Remontant les manches de ma nouvelle chemise, j'allais m'élancer durement lui lorsqu'une main me stoppa net dans mon élan en m'attrapant l'épaule. Mon regard rencontra celui d'Allen, et je fus obligée de me calmer, mais mes yeux étaient déjà assez éloquents, de même que ceux de Kanda qui me lançaient des éclairs. Tournant la tête vers lui, je soutins son regard, tout aussi furieuse que cet espèce d'asiatique taciturne pas fichu de faire une phrase complexe lorsqu'il était en pétard !
Ce petit jeu aurait pu durer longtemps, mais Lavi, curieux, me posait des questions tout en enquiquinant l'asiatique. Je dus donc décliner mon identité, mes origines, mon âge et bien d'autres choses encore. À la question « Est-ce que tu sais où tu es ? » je levais les yeux au ciel et opinais du chef. Surprise de l'assemblée et gros silence. A cet instant précis, je me mis à penser à Malkav, Goro, Cloud et Niu. Pourquoi ? Peut être parce que j'aurai bien aimé voir leurs réactions, et à ma grande surprise, un mini goro, un petit poulpe couronné, une quiche avec des yeux et une cloudy format SD apparurent dans quatre plops sonores. J'explosai de rire sous l'œil désespéré d'une partie de l'auditoire (mettez-vous à ma place aussi, vous verrez si c'est facile de rester sérieux !) et Lubérier, qui venait d'arriver, demanda ce qui se passait. La mini cloud discutait avec la quiche tout en fouettant le poulpe et le mini goro qui s'élancèrent vers Lubérier, l'un avec des fioles d'Ichor (pour ceux qui ne connaissent pas, sachez que l'Ichor est en fait du sang ), l'autre avec ses couteaux dans la main. Moi ? Je tentais vainement de me calmer, mais c'était trop pour mes pauvres neurones, et mon fou-rire ne cessait pas, bien au contraire, j'étais pliée en deux dans les bras d'Allen, totalement dépassé par la situation absurde qui se présentait devant ses yeux. Même Kanda ne savait plus à quoi s'en tenir, c'est dire !
Komui expliqua alors qu'a la suite d'une de ses expériences douteuses, j'étais apparue devant lui (je savais bien que cet abruti y était pour quelque chose !) Reprenant ma respiration et un semblant de calme (avec un secrétaire se battant contre deux pestes hautes comme une pomme dans un bazar monstre, je vous dis pas la galère) je repris :
- Et moi j'ai rien demandé à personne, je veux rentrer chez moi, j'ai cours demain !
Silence consterné. Franchement, c'est agréable de se sentir soutenue… Totalement démotivée, je poussai un profond soupir, et les « apparitions » disparurent. Je me sentais encore plus seule. Link, sur un ordre de son supérieur, m'attrapa alors le bras et me tira vers une salle. Me dégageant brusquement, je marmonnai un vague « eh oh je sais marcher toute seule ! » avant d'entrer dans la pièce, bon gré mal gré…
Voila, la suite bientôt, si j'ai des rewiews x) (moi faire du chantage ? Absolument pas 83)
nan, sincèrement, dites moi ce que vous en pensez, histoire de voir si je modifie où non quelques petits détails pour la suite. Merci d'avance !
