Bonjour bonjour ! Je suis impressionnée par le nombre de lectures pour mon premier chapitre, ça me met un peu la pression du coup ^^.

Je remercie ceux qui ont mis cette histoire en alerte et en favori, je suis touchée de votre confiance.

J'espère que la suite vous plaira tout autant...

Merci Mary pour ton aide


Réponses aux reviews anonymes :

Glostars : Merci pour ta review! De quel pays viens-tu ? Je parle anglais donc si l'histoire plaît, peut-être que je la traduirais un jour... J'espère que la suite correspondra à tes attentes :D. A bientôt !

Nanou : Merci pour ta review! C'est délicat de mettre tout de suite le lecteur dans l'histoire sans trop en révéler d'un coup. Si j'ai réussi à t'intriguer, c'est parfait ;), j'espère que ce chapitre te plaira. A bientôt !


Résumé : Hermione se remet lentement de la guerre. Elle a emménagé dans un petit appartement à Londres et se prépare pour passer le concours de Médicomagie. Le journal lui apprend que Malfoy a été innocenté et Harry leur annonce le soir-même que Draco le traîne en Justice.


Chapitre 2 - Rentrée sous haute tension

Août-Septembre 1999

Hermione était allongée sur son lit, elle scrutait le plafond. Pourquoi quand tout commençait à s'arranger, fallait-il que la vie vous réserve encore des surprises ? Elle en voulait tellement à Malfoy. Comment pouvait-il faire ça à Harry ? Harry qui avait déjà tant souffert et tant perdu. Si elle avait eu cette misérable fouine sous la main, elle lui aurait probablement déjà tordu le cou !

La jeune fille tapa avec colère sur le matelas de son lit. Elle le savait, elle ne réussirait jamais à s'endormir. Malfoy ne lui avait pas encore suffisamment pourri la vie, il fallait aussi qu'il la prive de ses précieuses heures de sommeil ! Décidément, elle le haïssait.

Elle suivit des yeux les arabesques que dessinaient les moulures de son plafond éclairées par la lumière des lampadaires qui filtrait au travers des rideaux. Cette étude minutieuse réussit à occulter partiellement Malfoy de ses pensées. Vers quatre heures du matin, elle s'assoupit enfin. Sa nuit, du moins ce qu'il en restait, fut aussi mouvementée que d'habitude. Au réveil, le reflet de son miroir semblait se moquer de sa mine cadavérique.

Il avait bien choisi son jour pour la perturber ainsi. Ce matin elle passait son concours pour intégrer la formation de Médicomagie à Sainte-Mangouste. Elle devait être en pleine possession de ses capacités mentales. Elle n'avait pas travaillé nuits et jours pendant un an pour échouer lamentablement si près du but ! Hermione prépara ses affaires avec minutie, se concentrant sur la liste qu'elle avait faite quelques jours plus tôt afin d'être sûre de ne rien oublier. Se concentrer sur une tâche lui avait toujours permis de ne pas céder à la panique. Depuis longtemps elle utilisait cette méthode afin de ne pas sombrer dans le stress et l'angoisse.

La foule de candidats s'était massée dans le hall de Sainte-Mangouste. Leur excitation était palpable. Les employés ne cessaient de leur jeter des regards tour à tour compatissants, courroucés, voire même hostiles. Il fallait bien reconnaître que tout à leur interminable attente, ces jeunes gens n'étaient pas vraiment discrets.

Certains s'étaient donnés rendez-vous et criaient d'un bout à l'autre du hall, agitant frénétiquement les bras en apercevant leurs amis. D'autres faisaient connaissance, espérant ainsi faire passer le temps un peu plus vite. Hermione se trouvait dans la dernière catégorie. Recroquevillée dans un coin, elle passait frénétiquement en revue ses fiches. Elle avait l'impression d'avoir tout oublié, une année entière à travailler pour rien ! Elle se tenait le ventre, persuadée qu'elle allait rendre son maigre déjeuner quand elle devrait se mettre debout.

« Mesdames et messieurs, si vous voulez bien entrer dans la salle d'examen. Je vous demande de sortir vos papiers d'identité et d'émarger la liste de présence», clama un homme à la prestance impressionnante.

« C'est le directeur de Sainte-Mangouste en personne, lui chuchota la jeune fille à côté d'elle. Et toi, tu es Hermione Granger, non ?

— Heu… Oui, en effet. On se connaît ? demanda Hermione poliment, sa tête ne lui revenant pas du tout.

— Non, non, ne t'inquiète pas, pouffa la jeune fille. J'ai vu tellement de photos de toi après la guerre que je t'aurais reconnue entre mille. J'étais l'année au-dessus de toi à Poudlard, mais à Serdaigle. On a sûrement dû se croiser dans les couloirs une fois ou deux. Je m'appelle Megan.

— Enchantée ! » répondit Hermione ravie de pouvoir se concentrer sur la conversation plutôt que sur l'épreuve à suivre.

Ce court échange de mots avec Megan l'avait faite redescendre sur terre. Elle se rendit compte que beaucoup de monde la dévisageait, se demandant probablement si elle était bien l'héroïne de guerre qu'ils s'imaginaient. Faire partie du Trio d'Or avait aussi ses conséquences.

Hermione se rappelait encore le jour où Harry lui avait expliqué que le Ministère, pour remonter le moral de la population après la guerre, avait décidé de faire une campagne de promotion sur eux. En entendant cette expression de « Trio d'Or » qu'elle trouvait horriblement prétentieuse, elle avait recraché son jus de citrouille sur la nappe à fleur de Molly.

Elle n'aimait déjà pas beaucoup qu'on utilise son image mais, dès qu'elle avait aperçu Rita Skeeter, son sang n'avait fait qu'un tour. Ils l'avaient certainement fait exprès, elle en était sûre ! Quelle personne saine d'esprit au Ministère aurait choisi ce scarabée moisi pour faire un reportage sur Harry et ses amis et leur façon de se reconstruire après la guerre ? Hermione avait fui les objectifs comme la peste. Avec cette journaliste de malheur, elle imaginait très bien l'usage ultérieur qu'elle pourrait faire de ces photos. Apparemment certains clichés avaient fait de la résistance…

Hermione présenta sa carte et émargea. Elle parcourut les rangées à la recherche de sa place. Le numéro 98 scintillait de mille feux sur le bois en acajou de sa table d'examen. La jeune fille décala doucement sa chaise et s'y assit, tendue.

Repenser à Rita lui fit de nouveau cogiter sur Malfoy. Elle se rappela la discussion qu'elle avait eue avec ses amis la veille au soir.

ooOOoo

« Malfoy me traîne en Justice, lâcha Harry.

— Pardon ?

— Tu as bien entendu Ginny, soupira le jeune homme. J'ai reçu un hibou cet après-midi m'apprenant qu'il me colle un procès sur le dos.

— Mais, pourquoi ? s'inquiéta Hermione.

— Il veut récupérer l'héritage des Black.

— Quoi ? Il n'a pas le droit ! Sirius t'a fait le légataire de cette maison et de tout ce qui lui revenait. Malfoy n'a rien à voir là-dedans ! s'indigna Ron.

— C'est plus compliqué que ça Ron, dit Hermione d'un ton lasse. Les Black sont une famille très ancienne qui s'est assurée depuis des siècles à rester non seulement toujours pure comme le dit si bien leur devise, mais aussi à faire en sorte que leur patrimoine demeure à jamais dans la famille.

— Je ne te suis pas. Harry a été reconnu comme l'héritier de Sirius ! Dumbledore lui-même nous l'a dit !

— Et Dumbledore lui-même a eu des doutes », expliqua Harry.

Devant l'air perdu de ses amis, il leur expliqua les soupçons qu'avait eus le mage sur la sécurité du 12 square Grimmaurd.

« Malfoy est le dernier descendant mâle vivant des Black par le sang de sa mère. Les anciennes familles fondaient leurs testaments sur le sang et non pas sur les liens affectifs, expliqua Hermione. Je pense que Malfoy estime pouvoir montrer par son sang qu'il est le légataire légitime de cette fortune. Harry, bien que désigné par Sirius.

— Ton père n'était pas affilié aux Black ? s'étonna Ron. Tous les sang-purs sont pourtant parents.

— Si, par mon arrière-grand-mère ou quelque chose comme ça.

— Ça ne résout pas le problème, Harry n'est pas le descendant de la branche directe des Black, objecta Hermione.

— Mais Malfoy non plus ! s'indigna Ginny. Il n'est un Black que par sa mère !

— C'est vrai ce que tu dis là Ginny, s'exclama Hermione en se redressant sur son siège, une idée venant de germer dans sa tête. Chez les moldus, dans les grandes familles, les filles n'héritent pas, expliqua-t-elle. Si c'est la même chose chez les sorciers, Malfoy ne peut pas revendiquer cet héritage.

— Non, ça ne marche pas comme argument, grogna Ron. Chez les sorciers depuis la nuit des temps si aucun héritier mâle dans la lignée directe ne se présente, c'est la fille qui hérite. Nous ne sommes pas misogynes chez nous !

— Ce qui voudrait dire que vu que Sirius et Regulus sont morts. Ce sont leurs cousines qui auraient dû hériter, raisonna Hermione. Hors Bellatrix est morte et Andromeda a perdu tout droit à la succession en étant reniée…

— Sirius aussi a été renié, fit remarquer Harry. Et il a pourtant récupéré l'héritage.

— On peut renier son descendant mâle direct mais pas le déshériter », expliqua Ron qui se révélait décidément une vraie mine d'informations sur les us et coutumes des familles de sang-pur. « Papa nous le répète depuis que nous sommes tout petits à chaque fois que Tante Murielle nous menace de ne rien nous léguer à sa mort.

— Andromeda pourrait donc récupérer le patrimoine des Black ?

— Non, ça ne marche pas pour les femmes. C'était une simple sécurité puisqu'au XVIIème siècle les patriarches avaient un peu trop tendance à renier pour un oui ou pour un non leurs héritiers. Seules les femmes ont été décrétées indignes de confiance après avoir été reniées.

— Répète-moi ce que tu as dit i peine trente secondes, grogna Hermione. Pas misogynes ? Pff.

— Ce qui nous laisse comme unique légataire Narcissa, et donc Malfoy, conclut Harry.

— Ce qui veut donc dire qu'en fonction de la manière dont est rédigé le testament ancestral des Black, il pourrait tout récupérer et vous mettre, Ginny et toi, à la porte.

— Ce type est vraiment une enflure !

— Je crois, Ron, que tu viens de trouver l'argument le plus pertinent de la soirée, rit Hermione.

— Comment connaître la manière dont est rédigé ce fichu testament ? se renseigna Ginny.

— Oh, je ne m'inquiéterais pas pour ça, nous savons déjà la façon dont est rédigé ce misérable bout de papier, dit Harry avec colère.

— Comment ça ?

— Malfoy est un vrai Serpentard. Crois-tu vraiment qu'il se lancerait dans un procès sans être parfaitement persuadé de le gagner ? Je suis sûr qu'il a eu accès au testament avant de saisir le tribunal. »

Un long silence suivit ces paroles. Au bout d'un moment, Hermione reprit finalement la parole d'une petite voix :

« Qu'est-ce que tu vas faire Harry ?

— Je vais me battre. Cet héritage c'est tout ce qu'il me reste de mon parrain ! L'or je m'en contre-fiche, j'en ai déjà suffisamment, mais cette maison a une âme. C'était le QG de l'Ordre et il est hors de question que cette fouine la récupère sans avoir croisé le fer avec moi au tribunal ! J'irai voir des avocats demain pour en savoir plus sur la procédure à suivre. »

ooOOoo

Hermione repensait aux dernières paroles de son ami. Un procès serait une vitrine pour Malfoy, une façon pour lui de redorer son image, de rappeler qu'il était toujours le meilleur parti d'Angleterre.

« Mais arrête de penser à lui ma fille, se fustigea mentalement Hermione. Il ne vaut vraiment pas la peine que tu rates ton concours pour lui ! »

Se promettant de tout faire pour aider Harry, Hermione reporta son attention sur les surveillants du concours en train de distribuer les copies.

« Mesdames, messieurs, vous avez une heure » déclara finalement le directeur.

ooOOoo

Quand Ginny vint voir Hermione ce soir-là pour papoter un peu, elle était loin de se douter de ce qui l'attendait. Une Hermione pleurant à chaudes larmes, recroquevillée sous sa couette lui causa un choc. Qu'est-ce qui avait bien pu perturber à ce point son amie ?

« Qui est mort ? demanda-t-elle d'une voix chevrotante.

— Quoi ? s'étonna Hermione en reniflant. Mais, personne ! Enfin si, mes espoirs de devenir un grand médicomage viennent de succomber. Oh Ginny! J'ai tout raté ! » dit-elle en plongeant son visage dans son oreiller.

Ginny était passablement déconcertée. Son cerveau venait à l'évidence de faire un court-circuit. L'illumination vint après un laborieux travail de raisonnement. C'était aujourd'hui ! Sa meilleure amie avait passé le concours le plus important de sa vie ce jour-même et elle l'avait complètement oublié !

« Écoute Hermione, tu serais plus crédible si tu ne nous avais pas fait le coup à chaque devoir à Poudlard, la sermonna Ginny. Alors maintenant tu vas être une grande fille et sortir de ton lit. Tu t'habilles correctement, et pas avec ces choses affreuses que tu appelles vêtements, et je t'emmène boire un verre pour fêter la fin de tes interminables révisions !

— Je n'ai pas la tête à faire la fête. J'ai tout raté je te dis !

— Bon, maintenant ça suffit ! Il est hors de question que tu te morfondes comme une âme en peine jusqu'aux résultats. Tu sors de là de ton plein gré ou je te traîne par la peau des fesses jusqu'au bar le plus proche. Et tu sais combien j'en suis capable ! »

Hermione lui adressa un maigre sourire. Bien sûr elle avait raison, comme d'habitude ! Elle se moucha en produisant un bruit de trompette et essuya ses larmes. Elle allait avoir un boulot monstre point de vue maquillage pour camoufler les rigoles qu'avaient laissées ses larmes sur ses joues. Ses yeux rougis n'étaient pas non plus du meilleur effet. Après un moment dans la salle de bain, elle ressortit présentable à défaut d'être jolie et n'eut d'autre choix que d'enfiler la robe bleue que lui tendait son amie. Quand Ginny Weasley avait décidé quelque chose, mieux valait être du même avis…

Une fois attablées au comptoir, un cocktail à la main, Ginny posa la question qui la turlupinait depuis la veille :

« Hermione, tu crois vraiment que Harry fait bien d'aller à ce procès ?

— Non, je suis persuadée que non. Ça va être une boucherie ultra-médiatisée que nous allons perdre. Mais Harry n'a pas le choix puisque c'est lui l'accusé.

— L'accusé ! Comme tu y vas ! Harry n'est pas un criminel Hermione ! s'emporta la rousse.

— Je le sais bien Ginny ! Cependant d'un point de vue juridique il est accusé de spoliation d'héritage, il va lui falloir un très bon avocat pour ne pas perdre trop de plumes.

— S'ils ne sont pas tous pris par Malfoy… » grogna Ginny.

Elles finirent leurs cocktails avec moins d'entrain qu'en début de soirée. Hermione, un peu éméchée par la fatigue et le verre qu'elle venait de boire, se leva, appuya ses deux mains sur le comptoir et dit à Ginny d'une voix forte :

« Je l'aiderai ! Même si je dois être traînée dans la boue par ce blondinet décoloré, je te jure Ginny que je vais trouver quelque chose pour que Harry gagne son procès ! »

ooOOoo

Hermione Granger faisait les cent pas dans sa salle à manger de dix mètres carrés en se rongeant les ongles. Ginny Weasley, assise sur le divan, tapait du pied sur le carrelage blanc pour montrer sa désapprobation. N'y tenant plus, elle lança :

« Hermione arrête ça ! Tu sais combien ton stress est communicatif ? Je suis venue pour te soutenir, pas pour angoisser avec toi !

— Ils auraient dû arriver il y a cinq minutes ! Cinq minutes tu te rends compte ! C'est sûr je suis recalée et ils ne savent pas comment me le dire ! » dit-elle avant de s'effondrer sur le canapé la tête entre les mains. »

Ginny leva les yeux au ciel. Elle adorait sa meilleure amie mais parfois elle mourrait d'envie de l'étrangler à mains nues.

Un bruit d'ailes se fit entendre et Hermione poussa un hurlement hystérique en voyant un hibou passer par la fenêtre de son appartement. Elle se précipita vers lui avant de s'arrêter à la dernière seconde. L'animal lui jeta un regard surpris. Personne encore ne l'avait admiré comme le faisait cette fille. D'habitude on prenait sa lettre et il repartait. Bizarre cette humaine !

« Bon Hermione tu attends le déluge ou quoi ? s'impatienta la jeune Weasley.

— Je ne peux pas… Tu veux bien regarder pour moi ? » supplia-t-elle.

Ginny détacha la lettre au plus grand soulagement du hibou qui s'envola en se répétant « Bizarre, bizarre » dans sa tête. Elle décacheta l'enveloppe officielle et donna une grande claque à sa meilleure amie pour la sortir de sa torpeur.

« Ça, c'est pour m'avoir fait stresser toute la soirée d'hier et aujourd'hui pour rien ! Et ne râle pas, tu l'as méritée !

— Je… je suis prise ? demanda Hermione une main sur sa joue douloureuse.

— Évidemment que tu es prise, imbécile ! Tu croyais vraiment que Hermione Granger, la meilleure élève de Poudlard après Dumbledore lui-même ne serait pas prise à son concours après avoir révisé comme une tarée pendant un an ? Bon, maintenant j'ai besoin de prendre l'air ! On va fêter ça au restaurant avec les garçons ce soir alors tu fais un effort de toilette ! Si je te vois encore avec ton chignon je te jure que je me charge moi-même de tes cheveux ! »

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Hermione était sur les nerfs. Elle s'était levée aux aurores. Comme elle avait eu beaucoup de mal à s'endormir, autant dire qu'elle n'avait pas vraiment eu son quota de sommeil. Aujourd'hui c'était la rentrée, sa rentrée ! Celle qu'elle avait tant attendue depuis un an. Elle était à la fois impatiente et terriblement inquiète de découvrir un nouvel univers.

La formation en médicomagie se déroulait à Sainte-Mangouste dans un amphithéâtre au sous-sol. Puisqu'ils auraient des gardes à faire, autant être au plus proche des patients dès le début. Tant de questions se bousculaient dans la tête d'Hermione. Qui seraient ses camarades ? Parviendrait-elle à trouver sa place parmi eux ? Et si après tant de travail les études ne lui plaisaient pas finalement ?

En bonne Miss Parfaite, elle était arrivée avec une heure d'avance et n'avait cessé de parcourir de long en large le couloir devant la salle de cours. Un léger brouhaha la sortit de sa torpeur. Des étudiants fraîchement admis au concours, comme elle, venaient de la rejoindre. Avec un grand soulagement, elle reconnut Megan. Une tête connue dans cet océan de nouveautés n'était pas pour lui déplaire.

Le directeur de Sainte-Mangouste vint leur ouvrir la porte et les laissa entrer en silence. Il leur expliqua qu'ils ne viendraient que rarement dans cette salle de cours, leur formation étant essentiellement pratique. La théorie serait validée par une évaluation de leurs connaissances des livres obligatoires. Ils allaient vite se rendre compte que s'ils délaissaient la théorie, la pratique allait être compliquée. Il commença l'appel. Arrivé au nom d'Hermione, il ne put s'empêcher de la dévisager, les commentaires allèrent bon train dans le dos de la jeune fille.

« Miss Granger, voulez-vous bien distribuer la liste des ouvrages de référence pendant que je poursuis l'appel ? »

Hermione se leva et prit le paquet de feuilles entre ses bras. Adressant un sourire avenant à chaque personne à qui elle donnait une liste, les regards se firent vite bienveillants.

« Excusez mon retard professeur, j'ai eu du mal à trouver cette salle »

Hermione se redressa, piquée au vif. Cette voix traînante elle l'aurait reconnue entre mille. Elle se retourna pour se retrouver face à Draco Malfoy en personne. Non, c'était impossible ! Il ne pouvait pas être innocenté, poursuivre Harry en Justice et suivre les mêmes études qu'elle, en même pas une semaine ! Le paquet de feuilles qu'elle tenait entre les bras se retrouva au sol quand elle cria :

« Par Merlin, qu'est-ce que tu fous là, toi ? »


Vos impressions ?

Je publierai tous les dimanche soir / lundi matin (en fonction de votre fuseau horaire).

La semaine prochaine, le chapitre s'intitulera : Hermione si tu le tues, ça m'arrangerait. A bientôt !