Coucou tout le monde ! Avec un peu de retard (je n'ai malheureusement toujours pas trouvé quelqu'un à blamer), voici le chapitre deux. J'espère que vous aimerez.

Paradise-life : Tout d'abord, merci pour ta review qui m'a fait plaisir. J'espère ne pas te décevoir avec ce chapitre et que je ne t'ai pas trop fait attendre. J'adore Rouge Rubis et ça me tue de voir qu'il y a si peu de fanfictions dessus. Je trouve que Gwendoline a énormément de potentiel et j'ai peut-être exagéré ce potentiel ici, mais c'est parce que j'ai un faible pour les héroines indépendantes ^^

Lylemi : Merci beaucoup ! J'espère que tu conitnueras de me lire ^^

Disclaimer : Rouge Rubis ne m'appartient malheureusement pas.


Une des filles de ma classe, Cynthia Dale, avait mené une pétition il y a deux ans pour que le collège cesse de nous imposer l'uniforme. Elle avait crié haut et fort à qui voulait l'entendre que l'uniforme empêchait les élèves de s'exprimer à travers leurs vêtements. J'avais refusé de signer la pétition, lui disant que seul les gens dépourvus d'imagination n'avaient pas d'autres moyens de s'exprimer.

C'était un mensonge. En tant qu'artiste, j'aurais aimé pouvoir choisir mes vêtements, mais j'avais toujours eu trop de difficultés à me réveiller à temps, je ne voulais même pas penser à ce qui arriverait si je devais choisir mes vêtements au lieu d'enfiler l'uniforme déjà prêt.

Ce mardi-là, j'enfilais mes vêtements avec tout l'enthousiasme d'un poisson mort. Mon uniforme était composé d'une jupe écossaise à carreaux, rouge et noirs qui arrivait à la mi-cuisse, d'une chemise blanche, d'une cravate rouge et d'un sweater. Je portais des bas, mes nombreuses bagues vintages, un choker autour du cou et aux pieds mes boots noirs préférés. Je relevais mes cheveux en une haute queue de cheval avant de me juger prête à y aller.

Je détestais les mercredis presque autant que les lundis. La raison ? J'avais deux heures d'histoire avec Mr Whitman. Cynthia et ses copines pouvaient fantasmer sur lui autant qu'elles le voulaient, le fait est qu'il me fichait les jetons. J'avais remarqué qu'il était proche avec Charlotte, toujours en train de la complimenter et de lui sourire mais surtout qu'il m'observait avec un peu trop de minutie à mon gout. Je n'arrivais pas à lire ses pensées, ça ne m'était jamais arrivé auparavant et je remerciais le ciel que Leslie ne soit pas tombé sous son charme comme la plupart des filles de ma classe.

D'ailleurs, elle l'avait baptisé l'écureuil.

Je retrouvais à la salle à manger tout le monde réuni. Nick dormait presque devant ses céréales, ma mère lisait le journal, Lady Arista et tante Glenda harcelaient Charlotte de questions. Ma grande tante Maddy était absente, sans doute en train de faire la grasse matinée. Quant à Caroline, elle m'attendait avec sa brosse à cheveux rose, les cheveux en bataille.

-Viens, par-là, je vais t'aider, lui dis-je en la faisant s'asseoir sur mes genoux.

J'aimais mes cheveux noirs, longs et raides. Mais il m'arrivait parfois de regretter de ne pas avoir la chevelure rousse des Montrose.

Je coiffais les longues boucles de ma petite sœur le plus délicatement possible avant de nouer ses cheveux en deux tresses qui se joignaient sur le haut de sa tête.

-Tu es prête, va manger maintenant.

-Merci, Gwenny !

Je suivis mon conseil et avalais mon petit déjeuner avec gusto, étant affamée. Depuis que j'avais commencé mes voyages dans le temps il y a près d'un an, j'étais toujours affamée. Je vis Charlotte plisser le nez de dégout et décidais de l'ignorer. Elle ne valait pas la peine que je gâche mon petit déjeuner.

-Je tenais à vous informer que nous aurons des invités à dîner, vendredi soir, lança Lady Arista alors que je m'apprêtais à me lever.

Je retins un grognement, tout en échafaudant quelques plans pour être certaine d'être occupé ce jour-là.

-Qui donc ? Demanda ma mère.

-Les De Villiers... Du moins, Falk et son neveu.

Contrairement à ma cousine, je n'avais jamais rencontré les De Villiers. Quoi que, je me souvenais vaguement de mon grand-père se plaindre de cette famille quand j'étais plus jeune. Je savais juste que c'était l'autre famille porteuse de gêne et que ma « cousine » Lucy s'était enfui avec l'un d'entre eux. Paul.

J'avais également dû souffrir les pensées de Charlotte au sujet de Gideon De Villiers, l'amour de sa vie d'après elle. C'était d'ailleurs pour cette raison que je m'étais entraînée à ne plus écouter les pensées de mon entourage.

Tout à coup, les pensées furieuses de ma mère m'envahirent et je dû me retenir de gémir.

-Falk ? Tu as invité Falk De Villiers ? S'énerva maman.

-Y a t-t-il un problème, Grace ? Demanda tante Glenda avec un sourire sournois.

Lorsque j'étais plus petite, plus d'une fois, je m'étais servi de mes pouvoirs contre ma tante lorsqu'elle faisait ce genre de commentaires à ma mère, ou qu'elle se montrait particulièrement désagréable tout simplement. Mon père avait trouvé ça, hilarant. Ma mère avait souri, et m'avait fait promettre de ne plus utiliser mes pouvoirs à des fins égoïstes ou pour quelque chose d'aussi insignifiant que tante Glenda. Et puis j'étais une grande sœur, je devais montrer l'exemple.

-Après tout, ça fait des années que vous n'êtes plus ensemble. Il a rompu avec toi après t'avoir trompé avec…

D'un simple mouvement des doigts, trop discret pour être vu par ma famille, j'utilisais ma télékinésie et fit basculer la tasse de thé de ma tante sur ses cuisses.

Nick, Caroline et ma mère se tournèrent comme un seul homme vers moi.

Parfois, je n'étais pas le meilleur exemple à suivre. Je n'ai jamais prétendue être parfaite…

Après ça, le petit-déjeuner se termina sur une note presque joyeuse. Ma mère accompagna mon frère et ma sœur à leurs écoles respectives, tandis que j'avais l'honneur et le privilège de me rendre au lycée en compagnie de Charlotte. Notez le sarcasme.

Elle et moi n'avons jamais eu une bonne relation. Nous nous disputions constamment quand nous étions enfants. Et en grandissant, ça n'avait fait qu'empirer. Mais depuis quelques temps, nous nous étions calmées. Elle était trop occupée pour chercher la bagarre, et j'avais trop pitié d'elle pour répondre à ses piques quand elle se comportait comme sa mère. Charlotte était belle et intelligente. Mais elle avait aussi un lourd fardeau sur les épaules et je me sentais sincèrement désolé quand je voyais les attentes de sa mère et de Lady Arista. Les deux femmes demandaient la perfection et rien d'autre. C'était beaucoup de pression. Et je redoutais le jour où les veilleurs réaliseraient que Charlotte n'avait pas le gêne qu'il fallait pour voyager dans le temps…Avec un peu de chance, je serais déjà loin du Royaume-Uni quand ça arrivera.

Mon rêve était d'étudier l'art en Italie, après tout. Malheureusement, j'avais encore près d'un an avant de pouvoir déménager de la maison familiale…

Le trajet jusqu'à l'école se fit en silence, Charlotte était trop préoccupée à penser à ses cours de l'après-midi pour se soucier de moi. Quant à moi, mes pensées se tournèrent vers la première fois que j'avais voyagé dans le temps. C'était il y a un an, le jour de mes seize ans, ou plutôt le lendemain sachant pertinemment que ma mère avait mentit sur ma date de naissance pour me protéger. J'étais au collège et je m'étais sentit nauséeuse toute la sainte journée. Mes pouvoirs avaient été incroyablement difficiles à maîtriser ce jour-là. Je pouvais sentir les ondes de pouvoir s'échappaient de mon corps et à la moindre perturbation, je faisais trembler les fenêtres, exploser les verres et faisais apparaître des brises. Je m'étais réfugiée avec Leslie dans les toilettes de peur de vomir… Quelle ne fut pas ma surprise quand je me retrouvais deux cent ans plus tôt dans la demeure des Pimplebottom… Ça avait été une expérience horrible… Ma deuxième expérience avait été plus bizarre qu'autre chose. J'étais tombé sur mon double portant une perruque et en train d'embrasser un garçon dont le visage m'était dissimulé. Ma troisième expérience par contre fut plutôt cool, je devais l'admettre. J'avais atterrit dans un concert des beatles et rencontré Le John Lennon avant qu'il ne devienne mondialement connu. Je lui avais demandé deux autographes, un pour moi et un pour Leslie.

Un peu plus d'un an plus tard, je ne m'étais toujours pas habituée à voyager dans le temps.

Ça m'arrivait trois à quatre fois par jour et chaque jour était une nouvelle aventure.

-Gwen !

Je sortis de ma rêverie pour sourire quand je réalisais que c'était Leslie qui m'avait appelé.

Sans un dernier regard pour ma cousine, je me jetais dans les bras de ma meilleure amie et gémis pitoyablement.

-Je peux passer la soirée chez toi, Vendredi ? S'il te plait ?

-Bien sûr ! Ta grand-mère te fait des misères ?

-Involontairement. Elle a invité les De Villiers à dîner. L'un d'entre eux est l'ex de ma mère et l'autre est le partenaire de Charlotte.

-Ma pauvre Gwenny, me plaignit Leslie. Bien sûr que tu peux venir à la maison. Mes parents t'adorent. Tu pourrais même passer le week end ! On aura la maison pour nous toutes seuls et je pourrais t'aider à t'entraîner avec tes pouvoirs ! S'exclama Leslie surexcitée.

Elle récolta quelques regards incrédules qu'elle ignora avec un grand sourire. Entre moi qui parle à des fantômes et Leslie avec ses théories démentes, personne ne nous prenait au sérieux.

Parfois la meilleure façon de se cacher était de ne rien cacher.

Je pouvais parler de mes pouvoirs à l'école entière et tous mes prendrait pour une folle alliée mais personne ne songerait pendant une seconde que je disais peut-être la vérité.

La journée se déroula sans encombre…enfin de mon point de vue. Je disparu dans les années vingt durant ma pause déjeuner et dû me retenir de brûler vive Cynthia Dale lorsqu'elle se moqua des taches de rousseur de Leslie, je cartonnais à mon test d'Italien et j'ai pris de l'avance sur mon projet pour mon cours d'art. Mr Whittman était toujours aussi flippant, Charlotte toujours peste. En somme, une journée tout à fait banale.

A seize heures, je disais au revoir à Leslie pour aller chez Nick et Caroline. Je les emmenais manger une glace avant que le temps ne refroidisse complètement et fîmes nos devoirs dans le parc d'à côté.

En rentrant, Nick et Caroline firent coucou à l'homme en noir qui espionnait notre maison pour le compte de la société des veilleurs. Pour ma part, je préférais l'ignorer, toujours irritée à l'idée d'être espionné. Une part mesquine de moi-même était heureuse que toute l'attention soit portée sur Charlotte tandis que j'étais libre de faire presque tout ce que je voulais.

-Bonjour les enfants ! Fit tante Maddy.

Elle était assise sur son fauteuil préféré et semblait tricoter des chaussettes géantes.

Nick la salua rapidement avant de s'en aller dans sa chambre tandis que Caroline qui adorait notre grand-tante s'assit sur ses genoux pour lui raconter sa journée.

Après avoir vite embrassé ma tante, je m'empressais de laisser un message à ma mère pour l'informer que j'avais des plans pour Vendredi.

Je me dirigeais à la cuisine pour prendre un encas, et croisais en chemin Mr. Bernhard qui était en quelque sorte le majordome de mes grands-parents…Ca m'avait fait un choc à huit ans de découvrir qu'il était mon frère biologique.

-Bonjour, Mr Bernhard.

Je l'embrassais sur la joue comme je le faisais tous les jours. Tante Glenda et Charlotte trouvaient que c'était horriblement inconvenant. Lady Arista qui m'avait vu prendre cette habitude lorsque j'étais jeune se contentait de crisper les lèvres et de garder le silence.

-Bonjour, Miss Gwendoline.

Je lui souris et lui demandais comment c'était passé sa journée, tout en me servant dans le réfrigérateur.

-Ma journée s'est très bien passée, merci. J'ai cru vous entendre dire que vous serez absente pour le dîner de vendredi soir.

-Oui, j'ai d'autres projets. Quel dommage, et moi qui voulait tant rencontrer les De Villiers, dis-je d'un ton faussement désolé.

Bizarrement, Mr Bernhard ne sembla pas croire à mon jeu d'actrice…


Gideon apparaîtra à la fin du chapitre trois et deviendra récurrent dans le chapitre quatre.

Laissez des reviews !

Bises,

LS.