1. Appartenance: Les personnages présents dans cette fiction ainsi que son univers appartiennent à J.R.R Tolkien, et tiré du célèbre livre The Hobbit, du même auteur.
2. Rating: Cette fiction contiendra beaucoup de sévices (c-a-d violence physique, morale, sexuelle...) et c'est pour cela que je mets un "M" en rating, car certains propos pourraient choquer. Alors vous savez à quoi vous attendre /!\
3. Autre: Oh là là ! Voilà que le premier chapitre est en ligne depuis deux jours qu'il a déjà atteint les 100 views ! Je vous remercie à toutes (à tous ? ;P) ! Je suis heureuse de savoir, grâce aux toutes premières reviews, que cette fiction suscite de l'intérêt et attise votre curiosité :D Ca touche beaucoup, car ça va être une fiction qui avoisinera les 15 chapitres (je pense) et j'en suis déjà au 8ème actuellement ! Je tiens aussi à vous informer que je posterai un chapitre dès que le précédents aura atteint les 100 vues ( mais je vais tout de même tenter de garder une certaine marge, histoire de ne pas poster tout d'un coup et de mettre trois plombes avant de poster un nouveau chapitre :D) Oui je sais, j'aime être préventive ! héhé.
Je tiens aussi à pardonner mes fautes d'orthographes, de syntaxes, etc. Car je n'ai pas eu le temps de me relire (et n'en ai toujours pas) donc parfois, certaines phrases seront difficiles à comprendre ( à cause de fautes de frappes, ou le fait d'avoir écrit accidentellement un mot à la place d'un autre : EX - 'Avant' et 'Avec' ; ou alors 'Et' et 'En' ; je les mélange U.U)
Chapitre 2
Point de vue de Fili.
Je fus le premier debout lorsque la grive vint frapper à ma fenêtre, et je décidai de laisser Kili dormir encore un peu, le temps de me préparer avant que nous descendions au village pour aider les villageois. Après un bon bain et une bataille presque perdue avec mes cheveux, je fus enfin prêt pour faire le petit déjeuner. Lorsque je retournai dans la chambre, j'eus l'agréable vue de voir encore Kili endormit dans mes draps, dévoilant légèrement son corps. Une montée d'adrénaline me brûla le ventre jusque dans la poitrine. Bon sang... On dirait une scène de petit matin après une nuit mouvementée. S-Si seulement... Non. Non je ne dois pas penser comme ça. Je secouai vivement la tête pour me faire sortir ces sales idées de mon esprit et me dirigeai vers ma cuisine pour préparer de quoi manger avant de partir. Du lait chaud, du pain frais, du miel et des fruits.
« Salut... »
Je me retournai en entendant la voix grave du matin de Kili, qui me regarda d'un œil mi-clos et un large sourire sur les lèvres.
« Oulah...Va falloir faire quelque chose de tes cheveux, petit frère ! Fis-je pour le taquiner.
— Tais-toi... fit-il faussement vexé. Je ne t'ai pas entendu te lever... Tu fais pareille avec tes amants lorsque tu t'échappes de leur chambre ? »
Ma mâchoire se resserra face à cette remarque. Je ne voulais pas comparer Kili à mes amants d'une nuit. Tout d'abord parce que Kili était mon petit frère et que jamais une telle chose se produirait entre nous, et deuxièmement, ces personnes-là n'arrivent même pas à la cheville de Kili. Je fais justement ça pour combler ce manque de lui...
« C'est bon, pâlit pas comme ça, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, fit-il avant de me pincer les reins en passant derrière moi.
— Hey ! Pas touche ! »
Nous prîmes alors notre petit déjeuner ensemble, commençant aussi à discuter sur le déroulement de la matinée. Nous devions d'abord faire un tour aux réserves pour prendre un peu de nourriture que nous mettrons ensuite dans un chariot dissimulé par une bâche pour l'emmener au village, et faire ensuite un tour par la tour de Gloin, qui s'occupe de la banque royale et des répartitions de l'argent dans le peuple. Au départ, nous pensions que c'était lui qui ne donnait pas ce que le peuple méritait d'avoir, mais là encore, c'était Thorin qui l'avait demandé. Il était devenu égoïste et avait de plus en plus de mal à se séparer de son trésor. Il ne voulait plus en perdre une pièce maintenant. Thorin était devenu aussi venimeux qu'un serpent et aussi terrifiant qu'un dragon. Il avait même un point commun avec eux : l'or. Il était devenu Smaug version II.
« Et ensuite, il y à les séances des doléances ?
— Oui, soupirai-je. Nous allons encore écouter ces choses atroces que nous entendons tous les deux jours...
— J'espère que nous n'aurons pas encore affaire à un cas comme celui du nain qui s'est jeté dans les feux de la forge...
— Bon sang, son père était terriblement affecté...dis-je en secouant désespérément la tête. Il y en a marre de tout ça. Il faut faire quelque chose...
— Nous ne pouvons pas grand-chose, Fili... Si ce n'est d'aider secrètement le peuple lorsque Thorin et les gardes dorment encore... »
Kili avait raison, nous ne pouvions que faire cela malgré notre statut de princes... Nous n'avions pas énormément de droits en fait. Nous avions un couvre-feu à respecter, des heures strictes pour les repas, et même quitter le royaume nous était interdit. Les seules choses que nous étions obligés de faire étaient de participer aux séances de doléances et aux conseils. Ce nous nous apprêtions donc à faire ce matin, était dans l'illégalité. Et dans un sens, cela rendait la chose plutôt excitante. Nous nous étions jamais fais prendre pour le moment, et nous n'imaginions même pas la sanction que nous pourrions recevoir pour avoir un peu nourrit le peuple de Durin et lui avoir donné quelques pièces d'or.
« Allez, hop ! Bombur doit nous attendre à la réserve à l'heure qu'il est, fis-je en quittant la table. N'oublie pas ta cape à capuche, si nous croisons des gardes ils p-
— Pourraient nous reconnaître, oui je sais. Je connais le refrain depuis, me répondit-il dans un sourire. »
Une fois prêt, nous partîmes alors discrètement trois niveaux plus bas pour nous rendre à la réserve, où effectivement, Bombur nous attendait.
« Fili, Kili ! Vous voilà enfin.. !
— Excuse-nous, Bombur, fis-je dans une accolade. Mais l'écureuil à eu du mal à se réveiller ce matin !
— C'est qui que tu traites d'écureuil ? Fit Kili étonné. Non parce que moi aussi je peux m'amuser à te donner des surnoms d'animaux aussi débile que celui-là ! Comme...euh...hm... aah !
— Cherche pas, fis-je en riant. Je suis trop parfait pour me donner des petits surnoms d'animaux ! »
Il me tira de façon immature la langue avant de s'approcher de la longue table sur laquelle Bombur avait déjà disposé la nourriture à charger dans le chariot.
« Vous pensez que ça suffira pour la tournée d'aujourd'hui ? Demanda-t-il inquiet.
— Ce ne sera jamais assez... fis-je à demi-mots. Mais c'est suffisant pour que Thorin ne se rende pas compte que c'est en moins dans la réserve. Merci de ton aide Bombur...
— Vous êtes droits, tous les deux. J'obéis au roi parce que je le dois. Mais je suis prêt à faire n'importe quoi pour vous deux. Alors, je serais toujours là pour vous servir, fit-il en s'inclinant.
— Merci Bombur, répondit Kili. Bien, chargeons le chariot, nous prenons du retard ! »
A trois, nous mîmes seulement une vingtaine de minutes à charger le chariot avant de rabattre une bâche grise sur la nourriture pour la cacher. Nous remerciâmes Bombur pour son aide, puis Kili et moi partîmes vers un passage dérobé assez large pour sortir le chariot, qui nous attendra sagement ici le temps que nous partions voir Gloin. Le soleil commença à bien se lever maintenant, nous devions faire vite. Arrivé dans le grand bureau emplit de coffre et de casiers, nous nous approchâmes du banquier qui nous attendait en regardant par par la fenêtre.
« Bonjour les enfants, comment allez-vous ?
— Gloin, s'il te plaît... arrête de nous appeler ainsi, fit Kili en levant les yeux au ciel. Nous ne sommes plus des enfants !
— Vous êtes à peine plus vieux que Gimli, j'y peux rien ! Je vous vois et vous verrez toujours comme des enfants Kili. »
Je me mis à rire en voyant la tête de mon frère s'empourprer d'embarras et de fausse colère. Il était adorable quand il boudait, j'avais envie de lui pincer les joues et de l'emb...Hum, non. Je me ressaisis en reprenant mon sérieux et m'approchai du bureau de notre grand cousin pour lui faire comprendre que nous n'étions pas là pour plaisanter et embêter Kili.
« Alors ! Fit-il en s'asseyant à son bureau. Vous faîtes quel quartier aujourd'hui ?
— Le Nord-Est, fis-je simplement.
— Nord-Est...Nord-Est... »
Il se mit alors à fouiller dans les archives pour trouver les habitants répertoriés dans cette zone de la ville. Il chercha longuement, compta, griffonna quelques notes puis soupira de satisfaction.
« Bien, nous avons soixante-treize habitations dans la zone Nord-Est. Il y a quarante-sept maisons qui abritent une famille de plus de deux enfants, vingt-deux qui sont occupées par des célibataires et quatre qui sont habitées par des couples sans enfants.
— Bon sang, je ne sais pas si nous aurons le temps à faire toute cette tâche avant que Thorin ne se réveille... fit Kili inquiet.
— Nous avons cas demander à Bofur et Ori ? Je sais qu'ils n'hésiteront pas une seconde à nous venir en aide, fis-je sûr de moi.
— Oui, c'est une bonne idée, fit Gloin de sa voix grave. Vous pouvez aussi demander à Gimli, il sera ravi de vous aider. »
Alors qu'il demanda à son garde personnel d'aller chercher son fils, Gloin commença à rassembler les pièces d'or dans de petits baluchons de velours marron, répartis en fonction des besoins des différents habitants vivants dans le quartier Nord-Est. Il nous donna également un plan du quartier pour situer les bonnes maisons. Il ne faudrait pas qu'un nain célibataire se retrouve avec une bourse contenant assez de pièces pour nourrir une famille de trois enfants dont les parents, ce ne serait pas juste pour ces derniers qui se retrouveraient avec une petite somme, idéale pour un seul nain. Gimli entra alors dans la pièce, habillé et dissimulé par sa capuche.
« C'est vrai ? Je peux venir vous aidez ?
— Bien sûr, fis-je en lui donnant une tape sur l'épaule. Mais ça reste entre nous, pas vrai ? Faudrait pas que Thorin nous tombe dessus !
— Cela va de soit ! Je ne suis pas idiot, merci Fili ! »
Je ne le prenais pas pour un idiot, mais je ne peux m'empêcher de le prendre pour un enfant, comme Kili, et je suis un peu envahissant lorsque j'essaie de rassurer les plus jeunes que moi. En fait, je suis vraiment trop protecteur parfois, ça me fait presque peur.
Nous étions fin prêt désormais, et nous repartîmes au passage dérobé où le chariot nous avait attendu. Nous envoyâmes Gimli prévenir Ori et Bofur pour nous rejoindre à l'entrée du quartier en question. Il nous fallut pas énormément de temps, à Kili et moi, pour nous rendre sur les lieux. Certains gardes étaient là, mais ceux-là ne se souciaient pas de nous, et nous eûmes donc aucuns problèmes pour rejoindre les autres. Nous les saluâmes dans une accolade, puis leurs expliquâmes le plan.
« Alors voilà, fis-je à voix basse, Ori et Gimbli, vous allez vous occuper de la nourriture. C'est un gros pain, un bouquet de carottes et un sac de pommes de terre par habitation, d'accord ? Kili et moi irons chasser ce soir pour ce qui est de la viande. (Ils acquiescèrent et partirent avec le chariot) Bofur, tu viens avec nous pour la répartition de l'or. Nous devons être efficace, car ce genre de cadeau est beaucoup plus risqué que de donner la nourriture. Si tu connais Thorin, tu sais comment il réagira s'il sait que nous donnons de l'or au peuple. (Il hocha la tête) Bien, ne perdons pas de temps. Allons-y ! »
Je distribuai alors les baluchons à Kili et Bofur avec chacun un plan. Ils s'occupaient des familles avec des enfants, et moi, je m'occupais des couples et du reste. Je devais faire vite, car me balader avec vingt-six petits sacs d'or sur moi était très risqué si je me faisais prendre par un garde, malgré le fait que je sois prince.
Mais finalement, plus de peur que de mal, car les portes s'ouvraient rapidement, et les habitants savaient ce que nous faisions pour eux, et ils savaient qui nous étions. Après de nombreuses portes, et des flots de remerciements, je finis par rejoindre Kili et Bofur, qui venaient de distribuer leurs dernières bourses.
« Aucuns problèmes ? Fis-je en m'approchant de Kili.
— Non, pas pour nous, me répondit-il. Mais je ne sais pas ce qu'il en est d'Ori et Gimli.
— Allons les voir. »
Nous les croisâmes quelques mètres plus loin, le chariot vide. Génial, nous avions réussis à distribuer l'argent et la nourriture dans les temps. Je remerciai grandement nos amis, qui sans eux, nous n'aurions pas pu faire aussi vite sans nous faire prendre. Ils repartirent alors à leurs occupations, et quant à Kili et moi, nous repartîmes dans nos appartements pour nous changer avant de nous rendre aux Séances de Doléances, qui avaient lieux dans à peine une heure.
Point de vue de Kili.
Nous nous trouvions assis sur nos sièges, autour du trône sur lequel Thorin était posé. Il avait les yeux vides d'expression et fixés sur l'entrée principale qui était encore close. La séance allait bientôt avoir lieu, et je redoutais déjà ce que nous allions entendre. Je jetai un regard à Fili qui semblait perdu dans ses pensées. J'étais tellement fier de l'avoir comme grand frère... Il était parfait. Il savait prendre en main les choses, les diriger et les organiser. J'admirais cette qualité chez lui, il avait un tel charisme que personne ne bronchait quand il donnait ses ordres. Je l'ai vu dans les yeux de Gimli ce matin, il le regardait comme s'il était le roi à aduler, le regardait comme un joyau. Ce qui ne me plut pas tellement, d'ailleurs... Je n'aimais pas que quelqu'un d'autre que moi le regarde comme ça. Oui, c'était de la jalousie, et je ne pouvais clairement expliquer pourquoi je ressentais un tel sentiment. Mais dans un sens, ce qui paraissait dans les yeux du fils de Gloin, était vrai. Fili ferait un roi parfait... Et largement meilleur que Thorin, c'est certain.
« Ne t'endors pas, Kili.
— J-Je ne dors pas, mon oncle...
— Et tu me réponds ?! Insolant, tais-toi. »
Je resserrais la mâchoire et dirigeait mon regard vers la porte. Bon sang, pourquoi étais-je si soumis à Thorin ? Pourquoi est-ce que j'avais peur de lui dès qu'il haussait le ton ? Non, à peine se mettait-il à parler que je tremblais, que je craignais qu'il ne me tue d'un seul regard.
La porte s'ouvrit enfin et une file d'attente phénoménale qui s'étendait hors du palais. Mes doigts se resserrèrent sur les accoudoirs de mon siège, et le premier plaignent entra.
Les plaintes étaient ordinaires, c'est-à-dire à propos du manque de nourriture, de soin et d'argent. Nous avions l'habitude d'entendre cela, même si Fili et moi ne restions pas indifférent à ces plaintes. Nous ne pouvions rien dire, pas intervenir. Nous devions simplement assister, et c'était un supplice.
« Au suivant, fit le roi agacé... »
Un nain, du même age que Thorin, entra alors dans la salle et tomba à genoux devant le trône surélevé par les poignes des gardes.
« Mon Seigneur, commença-t-il la voix tremblante, nous avons besoin de nourriture, de soins... ! Ma jeune fille de sept ans est...est morte ce matin ! Nous n'avions plus assez de nourriture pour l'aider à survivre, et elle était tombée terriblement malade... Je vous en supplie Mon Seigneur ! Aidez-nous à vivre, et non à survivre !
— Je regrette, je ne peux rien pour vous. Au suivant ! »
Quoi ?! Je tournai la tête vers Fili qui me regardait de la même manière : ahurit et horrifié par le comportement de Thorin. Pourquoi n'avait-il pas prit en compte la mort de la jeune naine ? Mais bon sang ! Il s'agissait d'une femelle ! Elles sont si rares dans notre race ! Nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre !
« Mon oncle, commença Fili, si vous me permettez d'intervenir, je tr-
— Non je ne te permets pas. Silence. »
Sa bouche se referma et il baissa les yeux. Il se réinstalla doucement dans son fauteuil avant de river son regard sur le sol. Je savais que dans ces moments-là, Fili se déconnectait complètement du monde pour ne plus souffrir des plaintes qui s'élevaient dans la salle. Et je pense que j'allais faire de même, jusqu'à la fin de la séance.
Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis notre dernière obligation, et j'avais enfin du temps libre pour discuter seul à seul avec Thorin. Fili avait tout de même insisté à venir avec moi, et m'attendre à l'extérieur, car la conversation qui allait s'ensuivre devait être seulement entre Thorin et moi.
« Allez, t'inquiète pas Kili... Tout va bien se passer, fit-il en m'enlaçant. Si tu as un problème, tu sors et je serais là, d'accord ?
— Oui, mais je ne me fais pas de soucis. Thorin est désagréable et sans cœur, mais ce n'est pas non plus un tel monstre. »
Je le serrai encore une fois contre moi, savourant son odeur et sa présence une dernière fois. En réalité, j'étais très angoissé... Thorin était déjà désagréable sans contexte particulier, alors je n'imaginais même son état si nous venions à parler de Bilbon... Je sentis les mains de mon frère se resserrer dans mon dos et sa tête se glisser dans mon cou, ce qui me provoqua une étrange sensation dans la poitrine. Et...c'était très agréable. Je sentis soudainement ses lèvres caresser ma peau fine avant d'y déposer un léger baiser qui me donna une agréable brûlure au même endroit. Je retins mon souffle alors qu'il se détacha de moi pour plonger ses yeux célestes dans les miens.
« S-Sois prudent, fit-il finalement.
— J-Je...Hum, oui, ne t'en fais pas. »
Je me dirigeai alors vers la grande porte de la salle du trésor, car à cette heure-ci Thorin se rendait toujours ici avant le repas, et toquai timidement alors que Fili alla s'asseoir sur un banc de marbre non loin. Un pan s'ouvrit sur un garde qui me demanda ce que je voulais.
« Je souhaite parler à mon oncle, c'est important.
— Bien, entrez. »
Je m'aventurai alors doucement dans cet endroit fabuleux et vertigineux tant l'or avait envahi les lieux et s'élevait sur des montagnes de pièces, d'objets, et de pierres précieuses. J'étais ébahi, comme à chaque fois que je rentrais ici. C'est tellement...bizarre de se dire que tout ce trésor appartient à la lignée de Durin. Y a de quoi en devenir fou... Je vis alors Thorin, se baladant tranquillement dans les sillons d'or, seul. Je m'approchai alors de lui, avant de lui faire savoir ma présence et de m'incliner pour le saluer.
« Kili ? Que fais-tu ici, dans mon trésor ? Fit-il sèchement.
— Je...Je devais à tout prix vous parler. Il s'agit de quelque chose d'important et... il n'y a qu'à vous que je puisse en parler. »
Il se retourna lentement vers moi pour me faire face, et là, je vis cette étincelle de rage briller dans son regard. Mes poings se resserrèrent d'eux-mêmes contre ma tunique. Bon sang, mais qu'est-ce que je foutais là ? Je regardais légèrement paniqué autour de moi pour voir où étaient les gardes, mais nous étions trop loin, à l'abri des regards et de tous bruits. J'entendis alors un rire sardonique s'achapper de la gorge de Thorin qui me regardait de cette façon si terrifiante.
« J'attends Kili. De quoi veux-tu me parler ?
— E-Eh bien... Je... Je sais que vous ne me pardonnerez jamais pour mon erreur passée, m-mais j'ai ce fardeau qui m'appuie sur les épaules depuis deux ans maintenant e-et...(son regard s'assombrit soudainement) je...je me suis dit que discuter un peu de ça... pourrais vous soulager...et me soulager aussi... »
Mes doigts s'entortillaient les uns aux autres, et jouaient parfois à tordre ma tunique quand Thorin m'attrapa brutalement à la gorge et me coupa le souffle. Mes mains s'agrippèrent violemment à la sienne pour me débattre et tenté de le faire lâcher, mais sa prise était ferme et puissante, je n'arrivais plus à respirer, et il me faisait extrêmement mal !
« Tu as vu juste, morveux. Je ne te pardonnerais jamais ton erreur passée, et en discuter n'arrangera rien ! Ça ne le fera pas revenir. Et le seul responsable de tout ça, de tout ce qui s'en est suivit, c'est toi ! Tout est entièrement de ta faute ! »
Il me jeta brutalement contre le sol, où je me rattrapai difficilement. Une violente quinte de toux me prit d'assaut, ne pouvant plus du tout reprendre mon souffle tant la douleur était présente et atroce. Je savais... Je savais qu'il ne me pardonnerait pas... Mais je ne savais pas qu'il était capable de lever la main sur moi.
Il s'approcha lentement vers moi et s'accroupit pour être à ma hauteur.
« Tu n'as pas obéi à mes ordres pendant la bataille. Pourquoi devrais-je te pardonner ? Par ta faute, il a été tué. Tu es incompétent Kili, tu n'es qu'un bon à rien ! Oh si, tu es bon à faire tuer tout le monde par ton insouciance et ton égoïsme ! Tu sais, j'y ai pensé longuement à ce que je pourrais bien te faire subir pour te faire payer un tel crime ! »
Il saisit violemment le col de ma tunique pour me relever et plonger son regard noir de rage et de folie dans le mien. Mon souffle était court, je tentai de me débattre mais il attrapa mes deux mains dans la sienne libre et les serra très fort contre sa poitrine pour m'immobiliser.
« La mort t'aurait évité de souffrir trop longtemps... contrairement à ce que je vis chaque jour depuis ton échec ! Alors l'exécution est passée à la trappe. Mais maintenant que tu es là, et que je viens de me rendre compte à quel point te malmener me soulage de toutes cette souffrance vécue pendant deux ans, j'ai enfin trouvé le moyen de te faire payer Kili. Oh oui... tu vas souffrir autant, voir pire, que ce que j'ai souffert. Pour te faire comprendre ce que ça fait. »
Il lâcha mes deux mains pour écraser son poing contre mon visage, qui me propulsa contre le sol. Un cri de douleur s'était échappé de ma gorge, et ma main alla instinctivement se poser contre mon arcade en sang. Le liquide dégoulinait dans mon œil gauche, je ne voyais plus rien et ça me brûlait atrocement. La douleur pulsait dans mon front, et le sang m'aveuglait. J'ouvris mon autre œil difficilement, et vis Thorin m'attraper par les épaules et me soulever pour me plaquer contre un pilier non loin de là. Ma tête cogna violemment contre la pierre et ma vue se troubla quelques instants avant de sentir à nouveau une pression autour de mon cou. Son avant-bras m'écrasait la gorge, et je n'arrivais vraiment plus à respirer. Mes mains s'agrippèrent à sa tunique pour le griffer, le faire lâcher prise, mais il tenait, et moi de moins en moins. Ma vue commença alors à s'obscurcir quand je me sentis lourdement tomber au sol. Ma respiration ne revenait pas ! Par la panique, je me mis à grossièrement me faire un massage cardiaque pour retrouver mon souffle. Soudainement, je sentis mes poumons se gonfler douloureusement et me mis à tousser une nouvelle fois. La tête me tournait, j'avais affreusement mal à la gorge, et j'étais aveugle d'un œil. Thorin s'approcha encore de moi, et je reculai alors jusqu'au pilier et tendis mes bras droit devant moi pour me protéger.
« N-N'approchez-p-pas ! »
Il se mit à rire de façon terrifiante avant de placer sa bouche près de mon oreille.
« Si tu parles de ce qu'il vient de se passer, et de ce qu'il se passera, à quiconque...(il se mit à chuchoter soudainement) Je n'hésiterais pas une seconde à m'en prendre à ton frère. »
Mon sang en fit qu'un tour. Il était hors de question de Thorin fasse du mal à Fili comme il venait de m'arriver. Non, c'était inconcevable. Même si c'est atrocement douloureux et terrifiant, j'étais prêt à subir toutes les tortures pour que Thorin laisse Fili tranquille. Et puis, je voulais être puni... Mahal a donc entendu mes paroles...
« J-Je ne dirais rien...
— Voilà un sage prince, fit-il en se redressant. Va-t'en maintenant. Je ne veux plus te voir ici. »
Je me relevai précipitemment et parti presque en courant vers la sortie. Les gardes ne réagirent même pas en me voyant l'arcade et l'oeil en sang, et ils m'ouvrirent sans même poser de question. Aussitôt sorti, je vis Fili marcher vers moi quand son visage se décomposa.
« K-Kili ! Cria-t-il en me prenant contre lui. Que...Que s'est-il passé ?!
— Héhé, tu vas rire... Mais dès que je suis rentré, j'ai loupé la dernière marche et me suis manger quelques pierres ! Dis-je en rigolant.
— Idiot ! Tu n'as pas regardé où tu posais les pieds ?!
— Non, mes yeux étaient beaucoup trop impressionnés par ces montagnes d'or ! »
Je me mis alors à rigoler, ce qui le fit sourire. Bon sang, comment pouvais-je être si convaincant? C'en est presque effrayant... Mais maintenant, Fili ne craignais rien, et je me faisais passer pour un frère qui n'avait pas les yeux en face des trous.
« Allez viens, je vais te soigner... fit-il en inspectant mon aracade.
— Oh pitié, ne me met pas de l'alcool...
— Va pourtant falloir !
— Oh non, Fee ! »
Il lâcha un petit rire et m'attrapa par la main pour me mener à ses appartements. Mon cœur battait à tout rompre. J'avais peur, terriblement peur que Thorin touche à Fili... Il était tout pour moi, et je ne voulais pas le voir dans l'état que j'étais. Une fois dans sa chambre, je m'assis sur son lit alors que Fili alla chercher de l'alcool et des tissus pour nettoyer et désinfecter. C'était très douloureux, mais c'était déjà plus agréable que le coup de poing de Thorin. Car là, je savais que c'était pour une bonne raison, et que c'était Fili qui s'occupait de moi.
« Maintient ce tissus sur ton arcade, le temps qu'elle arrête de saigner. Je vais nettoyer ton œil. »
Ca aussi ce n'était pas très agréable, même s'il n'en mettait pas beaucoup, j'avais l'impression de me prendre des trombes d'eau dans l'oeil, c'était...horrible ! Mais rapidement, je retrouvais l'usage de mon œil gauche, et la dernière once de panique qui était en moi s'estompa en voyant de nouveau mon frère, avec mes deux yeux. C'est alors que je me mis à rire. Fili arqua un sourcil, un léger sourire en coin.
« Quoi ?
— Je n'avais jamais fait attention, mais tes lèvres se pincent quand tu t'appliques à faire quelque chose... C'est...amusant ! »
Il me donna un gentil coup dans l'épaule, qui sur l'instant, me coupa la respiration. Une douleur vive s'empara d'elle, mais je restai de marbre. Je devais avoir un hématome ou quelque chose comme ça au même endroit que Fili venait de taper.
« Je vais te passer du fond de teint autour de ton arcade.
— Du fond de teint ? Mais je ne suis pas une naine !
— Kili... C'est pour dissimuler ton bleu ! Tu ne veux pas que les autres te demandent comment tu te l'es fait ? Sinon, tu vas devoir leur avouer que le jeune et beau prince Kili a manqué une stupide marche avant de s'écraser le visage par-terre.
— E-Euh...Oui, c'est assez embarrassant, en effet... »
Ce qui l'était vraiment, était qu'il venait de me définir comme un beau prince. Je me mis alors à rougir pendant qu'il passait la poudre. D'ailleurs, où l'a-t-il eu ? Peu importe, ce n'est pas important... enfin, je ne veux surtout pas savoir en fait. Je retirai enfin la tissus posé sur mon arcade et Fili eu un sourire de satisfaction.
« Je suis content, j'ai bien retenu les leçons d'Oín lors du voyage ! Tu ne saignes plus. »
A partir de cet instant, le temps passa relativement vite. Nous enchaînâmes avec le repas du midi, que nous passâmes avec Bofur, Ori et Gimli. Bien évidemment, même si le bleu était caché, la petite saignée dans mon sourcil était visible, et finalement les questions furent posées. Ça ne m'enchantait pas du tout de leur mentir, surtout à Fili, mais je faisais ça pour son bien. Je ne voulais pas le perdre.
Mais le reste de l'après midi, je le passai pratiquement seul, car Fili avait été obligé d'aller voir Dwalin, puis Balin, me promettant qu'en fin d'après-midi, nous nous retrouverions pour aller chasser pour les villageois. Je partis donc sur le promontoire où j'avais l'habitude de me rendre chaque jour pour m'occuper et me morfondre.. On ne change pas ses habitudes, après tout...
Eh voilà, le cauchemar va pouvoir commencer...
Alors tout d'abord, je tiens à vous dire que j'ai du mal à décrire les scènes de violences, alors j'espère qu'elles paraissent assez réelles pour pouvoir être correctement imaginées (même si c'est affreux, je le conçois...)
Toute fois, j'espère que la tournure de l'histoire vous plaît, et que certaines (certains ? ;P) d'entre vous ne
cesseront pas de lire cette fiction de par le fait qu'elle soit un peu dur à avaler :/
Sachez qu'il y aura un Happy-End ( si ça peut déjà vous rassurer xD ), et qu'à un certain stade de l'histoire,
il n'y aura plus autant de violence (voir plus du tout - vous verrez pourquoi avec le temps)
En tout cas, merci à vous qui me suivez, qui m'avez ajouté à vos favoris et qui me donnez
de gentille reviews ! Je suis contente qu'elle vous plaise, et je compte vous satisfaire du
mieux que je le pourrais !
Sur ce, je vous dis à plus !
(On va faire comme avec mon autre fic, à chaque au revoir, je donnerai un petit indice sur le prochain chapitre)
DONC, je recommence...
Sur ce, je vous dis à plus, et vous retrouve au chapitre 3 !
( Où Kili va littéralement brisé le cœur de son frère...)
